«Autoroute» Marrakech/Essaouira : Impressionnant!

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 25 Mai 2010.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    · L’achèvement des travaux prévu pour fin 2010

    · Les intempéries ont provoqué des retards

    · Montant de l’investissement: 700 millions de DH



    Ceux qui se rendent à Essaouira par la route vont bientôt pousser un «ouf» de soulagement! Les trois heures de car, de taxi ou de voiture depuis Marrakech, la poussière avalée à cause des travaux… ne seront plus qu’un mauvais souvenir.
    Les travaux de la voie express avancent, malgré les retards dûs aux intempéries.

    D’après la direction régionale de l’équipement de Marrakech, il est encore possible de finir la route dans les délais prévus, c’est-à-dire pour fin 2010. Sans aucun doute, la mise en service va avoir un impact-clé sur la région.


    Augmenter la sécurité routière, diminuer les coûts d’exploitation, mais aussi booster le développement économique et ouvrir Marrakech sur l’Atlantique… sont autant d’objectifs visés par le projet.

    Tout commence à quelques kilomètres de Chichaoua, en pleine campagne désertique. C’est là que se trouve l’échangeur de la future autoroute Marrakech-Agadir, point de départ de la voie express, qui bifurque vers Essaouira.

    Le premier tronçon est terminé depuis 2008. Sur place, quelques voitures circulent, mais l’on voit également un troupeau de moutons et une vache qui divaguent tranquillement... Etrange tableau où se mêlent tradition et modernité. «Actuellement, la voie n’est pas encore fortement fréquentée, car l’autoroute (Marrakech-Agadir) n’est pas encore ouverte. Mais dès que celle-ci sera finie, en juin prochain, le nombre d’usagers va augmenter de manière exponentielle», indique Mohamed Najib Lakhssasi, directeur régional de l’équipement et du transport de Marrakech, en charge du suivi des travaux.

    Pour la réalisation des travaux, la route a été divisée en six tronçons. L’état d’avancement des travaux varie en fonction de ces lots. Sur le second, à savoir la traversée de Chichaoua, il reste 40% à faire. Le troisième lot qui va jusqu’à Sidi Mokhtar est presque terminé. Quant aux quatrième (Sidi Mokhtar-Tafetachte) et cinquième lots (Tafetachte-Ounagha), ils en sont seulement à 25% et 45% d’achèvement. Le dernier lot qui va jusqu’à Essaouira est terminé.

    Pour chacun des tronçons, un appel d’offres a été lancé. C’est l’entreprise SW Trap qui a remporté cinq marchés sur les six. Seul le lot n° 5 a été confié à une autre société: Sefiani. «Cela s’explique entre autres, car SW Trap a remporté le premier lot. Le personnel et le matériel (dont le concasseur) étaient déjà sur place», poursuit Lakhssasi. C’est un classique: lorsqu’une entreprise de génie civil a déjà son matériel, sa base de vie, ses engins, il est logique qu’elle soit moins chère que ses concurrentes qui doivent tout apporter.

    A partir de Chichaoua, les chantiers se succèdent tout au long de la voie. Il s’agit de petites entités autonomes disséminées sur les 113 kilomètres. On trouve trois types de chantiers: les travaux routiers, les travaux pour l’aménagement du réseau d’assainissement et quatre ouvrages d’art.

    Pour les quatre ouvrages d’art, il s’agit de la construction de ponts. Ils ont été confiés à des sociétés spécialisées. D’autres appels d’offres ont donc été lancés. Les sociétés en lice sont Seeg, la Société maghrébine d’étude et de génie civil (Megec) et de la Société marocaine des ponts (SMP), cette dernière étant en charge de deux chantiers.

    De l’avis commun, la plus grande épreuve a été les intempéries des derniers mois. «Il y a eu arrêt total des chantiers pendant deux mois. Les orages sont très gênants pour les travailleurs, car on se situe en terrains nus. Il peut également y avoir des problèmes avec le matériel, qui peut se perdre ou être défectueux. Parfois, il faut reprendre certains travaux, quand ils ne répondent pas aux normes», explique un chef de chantier. A noter qu’il n’y a pas de problème de stabilisation des sols, étant donné qu’il ne s’agit pas d’une zone montagneuse.




    http://www.leconomiste.com/
     

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