«l'une des pires violations des droits humains dans le monde»

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 13 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    La situation des détenus marocains à Tindouf constitue "l'une des pires violations des droits humains dans le monde", souligne le "Washington Times" dans son éditorial de vendredi, appelant à "exercer des pressions sur l'Algérie qui abrite le polisario", pour libérer ces détenus.

    Dénonçant le calvaire des détenus marocains dont plusieurs sont emprisonnés depuis plus de 20 ans, "ce qui fait d'eux les prisonniers de guerre les plus vieux du monde", le Washington Times appelle à davantage de pression internationale pour mettre fin à cette situation, qu'il qualifie de ''tragique''.


    L'éditorialiste dénonce la situation dégradante de ces détenus et la qualifie de ''l'une des pires violations des droits de l'Homme dans le monde'', rappelant dans ce contexte le rapport établi en 2003 par l'association française des droits de l'Homme "France libertés" qui ''fait état de cas de torture extrême, de travail forcé, et de formes barbares d'exécutions, comme le fait de brûler vifs les prisonniers''.
    Le journal relève que le "polisario" utilise les détenus marocains, comme ''moyen de pression politique pour demander des compromis politiques au Maroc et de l'aide aux organisations non gouvernementales''.

    Faisant remarquer que depuis le cessez-le-feu de 1991, "le polisario n'a cessé de multiplier les promesses non tenues", l'éditorialiste rappelle que Mohammed Abdelaziz avait annoncé, le mois dernier, que le polisario allait libérer tous les Marocains ''le plus tôt possible'' et que le Comité International de la Croix Rouge (CICR) allait être contacté pour mettre au point la logistique nécessaire pour procéder à leur libération.

    ''Trois semaines se sont écoulées depuis la promesse de Abdelaziz et aucun prisonnier de guerre n'a été libéré'', précise l'éditorialiste qui rappelle qu'une porte-parole du CICR a indiqué au ''Morocco Times'' que le CICR n'avait eu ''aucune information officielle concernant une éventuelle libération des prisonniers marocains détenus par le front polisario'' et que l'information selon laquelle le CICR se trouve actuellement à Tindouf (Algérie) pour préparer la libération des prisonniers ''n'est pas exacte''.

    L'éditorialiste estime que la question du Sahara ''ne peut être résolue que si tous les prisonniers de guerre sont libérés''.

    Rappelant l'appel lancé (en mai dernier) par le sénateur républicain John McCain (Arizona) pour la libération des Marocains détenus dans les geôles du polisario à Tindouf, l'éditorialiste affirme que "les Etats-Unis doivent faire davantage et exercer des pressions sur l'Algérie, qui abrite le polisario".

    En effet, poursuit-il, ''il y a des raisons de penser que si l'Algérie pèse de son poids sur cette question, le polisario n'aura pas d'autre choix que d'obtempérer'' et que ''davantage de pression internationale pourrait le persuader à mettre fin à cette situation tragique".



    L'association «Le Sahara marocain» veut se rendre à Tindouf

    L'Association «le Sahara marocain» a fait part, dans un communiqué cité par l'agence Europapress, de son intention de se rendre à Tindouf, accompagnée de délégations international. Un voyage dont le but souligné est de faire «l'évaluation de la situation des droits humains dans les camps».

    Pour rappel, les autorités algériennes avaient refusé, au mois de juin dernier, l'entrée au pays à une délégation de l'Association « le Sahara marocain ».
    Le déplacement prévu au mois de septembre rentre, selon les responsables de l'ONG marocaine dans un cadre «purement humanitaire».

    L'Association joint sa voix à celle de plus en plus nombreuses dans le monde, pour exprimer sa «préoccupation» devant «la situation humanitaire précaire» dans laquelle vivent les populations dans les camps de Tindouf.

    L'ONG rappelle, par ailleurs, que jusqu'à présent le polisario n'a pas autorisé les instances internationales à faire un recensement des populations sur place afin d'évaluer leurs besoins. Pourtant, la commission de l'union européenne a fini par approuver, mercredi (10 août courant) une aide de 9,3 millions d'euro en aux populations des camps.

    Une aide que la commission européenne dit destinée à l'alimentation et à l'amélioration des conditions éducatives et sanitaires des populations retenues dans les camps. L'Union européenne aura ainsi affecté plus de 108 millions d'euro termes d'aides aux populations dans les camps pour être le principal donateur.

    Une aide qui, il est avéré, est détournée de son objectif initial. Les rapports de plusieurs ONG, notamment de « France Libertés », se sont multipliés pour démontrer, preuve à l'appui, que l'aide est écoulée sur les marchés et ne sert qu'à enrichir les responsables du polisario. Les populations continuent de vivre dans des conditions tout à la fois précaires et inhumaines.


    Source: MAP
     

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