[Sujet unique] Égypte : Événements

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 2 Mars 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    ... avant la présidentielle

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    Le chef de l'armée égyptienne, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, qui ne cache pas sa ferme intention de se présenter à la présidentielle, a prêté serment samedi avec le nouveau gouvernement dirigé par un ancien cacique du parti de Hosni Moubarak.

    Pour être candidat au scrutin prévu au printemps, le maréchal devra cependant d'abord démissionner du gouvernement et quitter ou prendre sa retraite de l'armée.

    Selon des experts, la nouvelle équipe gouvernementale pourrait permettre au candidat Sissi de se prévaloir durant sa campagne d'un gouvernement au bilan positif, alors que l'équipe sortante faisait face à une grogne sociale grandissante sur fond d'attentats quasi-quotidiens contre les forces de l'ordre.

    Si les autorités avaient promis du "sang neuf" au gouvernement, 20 ministres sur les 31 que compte la nouvelle équipe ont été reconduits. Parmi eux se trouve le ministre de l'Intérieur, Mohamed Ibrahim, dont les policiers répriment violemment avec l'armée les partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué et arrêté par l'armée en juillet.

    Le maréchal Sissi, architecte de la destitution de M. Morsi, conserve lui le portefeuille de la Défense, de même que le poste de vice-Premier ministre.

    Le nouveau gouvernement, dirigé par Ibrahim Mahlab, un cacique du parti de M. Moubarak chassé du pouvoir par une révolte populaire début 2011, doit désormais conduire le pays vers l'élection présidentielle, pour laquelle le nouvel et très populaire homme fort du pays, pas encore officiellement candidat, est donné favori.

    Un haut gradé, proche du chef de l'armée, a affirmé à l'AFP que M. Sissi resterait au gouvernement jusqu'à la promulgation de la loi électorale encadrant le scrutin présidentiel, confirmant qu'il entendait bien briguer la présidence.

    Dès sa nomination mardi, M. Mahlab, un ingénieur d'une soixantaine d'années, avait promis de s'atteler aux dossiers économiques alors que plusieurs secteurs professionnels sont en grève.

    Retour à l'ère Moubarak ?

    Il avait en outre assuré faire de la sécurité une priorité dans le pays déserté par les touristes, théâtre depuis juillet d'attentats quasi-quotidiens contre les forces de l'ordre.

    Des groupes jihadistes revendiquent régulièrement ces attaques, dont plusieurs spectaculaires, en représailles à la répression des islamistes qui a fait au moins 1.400 morts, selon Amnesty International, depuis l'éviction de M. Morsi, premier président du pays élu démocratiquement et unique civil à avoir présidé l'Egypte.

    En outre, des milliers de personnes ont été arrêtées, mais les forces de l'ordre peinent à mettre un coup d'arrêt aux attaques qui sont allées jusqu'à viser le ministre de l'Intérieur ou à abattre un hélicoptère de l'armée dans le Nord-Sinaï.

    Alors que de nombreux militants et le seul candidat déclaré à la présidentielle pour le moment, le leader de gauche Hamdeen Sabbahi, disent redouter un retour de l'ère Moubarak et du pouvoir autoritaire, trois ans tout juste après la "révolution" de 2011, la nomination de M. Mahlab a recueilli des avis partagés.

    Longtemps dirigeant de l'entreprise gouvernementale Arab Contractors, l'une des plus importantes sociétés de construction en Afrique du Nord, M. Mahlab avait siégé au Sénat sous la présidence Moubarak et était l'un des cadres du parti de l'ex-raïs, le Parti national démocratique (PND).

    Ses détracteurs l'associent à l'ancien régime, tandis que ses partisans louent un homme dynamique, fort de nombreux succès dans son domaine et proche du terrain.

    La présidentielle, qui devrait avoir lieu au printemps, est l'avant-dernière étape d'une "feuille de route" annoncée par l'armée lors de son coup de force début juillet.

    La "transition démocratique" promise a été lancée mi-janvier avec un référendum constitutionnel aux allures de plébiscite autour de la personne du maréchal Sissi - avec plus de 98% de oui, mais avec un taux de participation des jeunes extrêmement bas.

    Elle doit s'achever avec des élections législatives après la présidentielle.

    Exclus de la transition - et désormais déclarés "terroristes" en Egypte - la plupart des dirigeants des Frères musulmans, l'influente confrérie de M. Morsi, sont poursuivis en justice et encourent la peine de mort.

    M. Morsi a ainsi comparu une nouvelle fois samedi pour "incitation au meurtre" de manifestants, l'un des quatre dossiers dans lesquels il est poursuivi. L'audience doit reprendre dimanche. Et la justice doit examiner lundi une demande de récusation des juges dans deux autres de ses procès, l'un pour "espionnage" et l'autre pour évasion de prison.





    Crédit image : Présidence égyptienne/AFP
    Mise à jour : samedi 1 mars 2014 19:50 | Par AFP
    Egypte: le marchal Sissi reconduit au gouvernement avant la prsidentielle - M6info by MSN
     
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Plus de 500 partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée ont été condamnés à mort lundi en première instance pour des violences commises durant l'été, à l'issue d'un procès expéditif sur fond de sanglante répression des islamistes en Égypte.

    Sur les 529 personnes condamnées à la peine capitale lors de la seconde audience de ce procès ouvert samedi à al-Minya, au sud du Caire, seuls 153 sont en détention, les autres étant en fuite. Dix-sept des accusés ont été acquittés alors que près de 700 autres personnes, dont des cadres des Frères musulmans de M. Morsi, doivent comparaître mardi pour répondre de violences également survenues le 14 août dans ce même gouvernorat.

    Le 14 août, lors de la journée la plus sanglante de l'histoire récente de l’Égypte, policiers et soldats avaient lancé l'assaut sur deux rassemblements pro-Morsi au Caire, faisant des centaines de morts et embrasant le pays déjà secoué par des violences quotidiennes depuis la destitution le 3 juillet de son seul président jamais élu démocratiquement par l'armée.

    Depuis cette date, plus de 1.400 partisans de M. Morsi ont été tués dans une répression qui s'est désormais élargie à l'opposition laïque au nouveau pouvoir dirigé de facto par l'armée, selon Amnesty International. Des milliers de personnes, en majorité des islamistes, ont été emprisonnées.

    La quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans sont actuellement jugés et encourent la peine de mort, à l'image de M. Morsi lui-même. Ainsi, le Guide suprême de l'influente confrérie qui avait remporté toutes les élections depuis la révolte de 2011, Mohammed Badie -- cité dans plusieurs autres affaires -- figure parmi les accusés du procès d'al-Minya, qui implique au total plus de 1.200 accusés, un chiffre jamais atteint depuis le début de la répression des pro-Morsi.

    Tous doivent répondre de violences ayant causé la mort de deux policiers et d'attaques contre des biens publics et privés le 14 août dans le gouvernorat d'al-Minya, 250 km au sud du Caire.

    Les Frères musulmans appellent régulièrement à manifester pour réclamer le retour au pouvoir de M. Morsi. Leurs rassemblements ont souvent dégénéré en heurts avec les forces de sécurité et des opposants au président destitué. Mais, fin décembre, les nouvelles autorités ont déclaré "terroriste" le mouvement islamiste égyptien vieux de 85 ans. Depuis, lui appartenir, posséder sa littérature ou participer à ses manifestations est passible de peines de prison.

    Répression tous azimuts

    Alors que les nouvelles autorités répriment tous azimuts la contestation, le plus peuplé des pays arabes vit désormais au rythme de multiples procès. Outre les quatre affaires dans lesquelles M. Morsi est poursuivi, les procès emblématiques de figures de la révolte de 2011 qui renversa Hosni Moubarak et la pléthore de procès qui visent des pro-Morsi dans la quasi-totalité des provinces du pays, un tribunal du Caire juge actuellement des journalistes d'Al-Jazeera, la chaîne satellitaire du Qatar devenue la bête noire du Caire.

    Lundi aura lieu la troisième audience dans cette affaire, qui implique 16 Égyptiens accusés d'appartenance à une "organisation terroriste" et quatre étrangers - deux Britanniques, un Australien et une Néerlandaise -, à qui il est reproché de leur avoir fourni "argent, équipements et informations" afin de "diffuser de fausses nouvelles" faisant croire à une "guerre civile dans le pays".

    Huit d'entre eux, dont l'Australien Peter Greste, l'Egypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy et l’Égyptien Baher Mohamed, sont détenus et les autres recherchés par les autorités. Ibrahim Abdel Wahab, l'avocat de M. Fahmy a indiqué à l'AFP lundi qu'il allait "insister pour obtenir la libération sous caution" de son client "compte tenu de ses problèmes de santé".

    Al-Jazeera a toutefois assuré que seuls neuf des accusés travaillaient pour elle et a dénoncé des accusations "infondées".

    Depuis juillet, Le Caire et Doha sont à couteaux tirés, le premier reprochant au second son soutien aux Frères musulmans.

    Dans le pays auquel l'armée a promis début juillet une "transition démocratique", l'ONU et des organisations de défense des droits de l'Homme ont dénoncé une campagne de répression contre les médias. La première étape de cette transition a été l'adoption avec plus de 98% de oui d'une nouvelle Constitution, un référendum en forme de plébiscite autour de la personne du chef de l'armée, le très populaire maréchal Abdel Fattah al-Sissi déjà donné favori de la présidentielle prévue au printemps.




    Crédit image : AFP/Archives
    Mise à jour : lundi 24 mars 2014 12:14 | Par AFP
    Egypte: plus de 500 pro-Morsi condamns mort - M6info by MSN
     
  3. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    la7awla wala 9ouawata ila bilah
     
  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    wa ye8 Allahouma 8ada mounkar
    Si l'on compte tous les gens faisant partie des Frères Musulmans et leurs sympathisants qui sont tombés sur la place Rabi3a l3adawya plus ceux qui viennent d'être "condamnés à mort", cela fait relativement le compte d'une population moyenne d'une ville.
    Si jamais ils sont exécutés, c'en est fini de l’Égypte !
    Allahou A3lam
     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Égypte : encore 700 pro-Morsi jugés

    après 529 condamnations à mort

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    Un Égyptien tient une affiche montrant Mohamed Morsi et ses co-accusés
    derrière des barreaux, au Caire le 1er février 2014 | afp


    Près de 700 partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi, jugés pour des violences en Égypte, connaîtront leur sort le 28 avril, à l'issue d'une unique journée d'audience mardi


    Comme les 529 autres pro-Morsi condamnés à mort lundi, malgré un tollé international, près de 700 partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi, jugés pour des violences en Égypte, connaîtront leur sort le 28 avril, à l'issue d'une unique journée d'audience mardi.

    Tous ces pro-Morsi, parmi lesquels Mohammed Badie, le guide suprême des Frères musulmans, la confrérie vieille de 85 ans qui avait remporté toutes les élections depuis la chute du président Hosni Moubarak début 2011, sont jugés par un même tribunal pour des violences survenues le 14 août dans le gouvernorat de Minya, au sud du Caire.

    Les 683 accusés jugés mardi comparaissaient pour la première fois. M. Badie, incarcéré au Caire, n'a toutefois pas été amené devant la cour.

    Les avocats de la défense ont boycotté cette audience, dénonçant une "mascarade" de procès, au lendemain du verdict le plus sévère rendu en Égypte, prononcé à l'issue d'une seule audience par un juge visiblement courroucé par une demande de récusation formulée par les avocats de la défense.

    Et la communauté internationale, déjà préoccupée par la sanglante répression qui s'est abattue sur les partisans de M. Morsi depuis sa destitution le 3 juillet par l'armée, a pointé du doigt "irrégularités" et "violations" des droits des accusés, dénonçant un verdict "sans précédent" bien au-delà des frontières du plus peuplé des pays arabes.

    Cependant, seuls 153 des 529 condamnés à mort lundi sont actuellement en détention. Les autres, en fuite, ont été jugés par contumace. Les experts judiciaires sont unanimes: ce verdict, susceptible d'appel, sera probablement annulé ou les peines commuées parce que le tribunal n'a respecté ni la procédure, ni les droits les plus élémentaires de la défense.

    A l'issue de l'audience de mardi, le tribunal a fixé la date du verdict au 28 avril. Les accusés doivent répondre de leur implication présumée dans des violences ayant causé la mort de deux policiers dans le gouvernorat de Minya et d'attaques contre des biens le 14 août, le jour où soldats et policiers ont tué plus de 700 manifestants pro-Morsi au Caire.

    Climat délétère

    Les avocats de la défense ont indiqué qu'ils allaient de nouveau demander la récusation du juge Saïd Youssef Sabry qui, selon certains médias égyptiens, est connu pour prononcer des peines extraordinairement lourdes même dans des affaires mineures. Selon ces derniers, il a ainsi infligé un jour 30 ans de prison à un homme qui avait volé des robes dans un magasin.

    Son verdict intervient dans un climat extrêmement délétère depuis la destitution de M. Morsi, alors qu'une large majorité de la population, à l'unisson des médias quasi-unanimes, applaudit la répression extrêmement sanglante qui s'est abattue sur les islamistes.

    Plus de 1.400 manifestants pro-Morsi ont été tués en huit mois, selon Amnesty International, et quelque 15.000 personnes ont été arrêtées, selon des responsables de la police.

    La communauté internationale s'émeut régulièrement de cette répression implacable, mais lundi, les 529 condamnations à mort ont déclenché un nouveau tollé.

    "L'imposition en masse de la peine de mort après un procès marqué par des irrégularités de procédure est une violation du droit international des droits de l'Homme", a estimé le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme. "Un procès de masse de 529 personnes qui a duré deux jours ne peut pas avoir répondu aux exigences les plus fondamentales d'un procès équitable", a-t-il ajouté.

    Les États-Unis se sont dits "profondément inquiets", estimant eux aussi qu'il n'était "pas possible qu'un examen juste des preuves et des témoignages, conformément aux normes internationales, ait pu être effectué pour 529 accusés en deux jours de procès".

    La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a pressé Le Caire d'assurer aux accusés "le droit à un procès juste et respectant les délais" pour la défense.
    Il s'agit "du plus grand nombre de condamnations à mort simultanées que nous ayons vu ces dernières années, pas seulement en Égypte mais dans le monde entier", s'est ému Amnesty International, tandis que Human Rights Watch dénonçait un procès "criblé de violations graves des procédures" et ayant "donné lieu à des peines scandaleuses qui s'apparentent à une grave erreur judiciaire


    afp / 25.03.2014 : 16h30

    Egypte: encore 700 pro-Morsi jugés après 529 condamnations à mort | Portail Menara.ma
     
  6. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Sissi annonce sa candidature
    à la présidence de l’Égypte

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    Le chef de l'armée égyptienne, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, le 16 février 2014 à Moscou | afp


    Abdel Fattah al-Sissi a annoncé mercredi qu'il se présenterait à la présidentielle prévue au printemps, une déclaration attendue depuis des semaines en Égypte.

    Réagissant à l'annonce de celui qui était jusqu'à mercredi soir encore ministre de la Défense, vice-Premier ministre et chef de l'armée, les Frères musulmans, l'influente confrérie du président destitué, ont répliqué qu'il n'y aurait "pas de stabilité" sous une présidence Sissi, grand favori du scrutin à venir.

    Il y a huit mois, c'est Abdel Fattah al-Sissi - alors général - qui apparaissait à la télévision pour annoncer l'éviction de Morsi, seul président jamais élu démocratiquement du pays.

    Mercredi soir, il s'adressait à la nation "pour la dernière fois dans un habit militaire", pour mettre fin à un suspense qui n'en était plus un depuis longtemps.

    "En toute humilité", a-t-il dit, "je me présente à la présidentielle de l’Égypte". Comme le prévoit la Constitution, il a dû abandonner ses fonctions au sein de l'armée et du gouvernement pour être éligible. Mais sa démission, a-t-il promis, ne l'empêchera pas de "continuer à combattre tous les jours pour une Égypte débarrassée du terrorisme".

    Homme fort

    Dans un pays où tous les présidents - à l'exception de M. Morsi - ont été issus de l'armée, Abdel Fattah al-Sissi incarne l'homme fort capable de faire revenir la stabilité, alors que l’Égypte est régulièrement secouée par des crises et désertée par les touristes depuis la révolte de 2011 qui chassa du pouvoir Hosni Moubarak.

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    Un affiche montrant le chef de l'armée égyptienne, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, au Caire le 6 février 2014


    Ahmed Ali, ingénieur de 52 ans, a assuré à l'AFP qu'il allait voter "avec toute sa famille" pour le maréchal car "le pays a besoin d'un homme comme lui, une forte personnalité". Ali Amine, 30 ans, était moins enthousiaste, mais a estimé qu'il n'y avait "pas d'autre alternative: "Sissi est trop puissant, il aurait causé des problèmes au futur président". Mais, a-t-il noté, cette candidature pourrait porter préjudice à l’Égypte car "l'Occident le voit déjà comme un putschiste".

    Depuis que l'armée a destitué M. Morsi et installé un gouvernement intérimaire, policiers et soldats répriment implacablement toute manifestation de l'opposition. Cette violente campagne a fait, selon Amnesty International, au moins 1.400 morts.

    Parallèlement, des groupes jihadistes multiplient depuis juillet les attaques contre les forces de l'ordre qui ont fait plus de 200 morts et un attentat a récemment visé des touristes.

    Il n'y aura ni "stabilité ni sécurité sous une présidence Sissi", a prévenu Ibrahim Mounir, membre du bureau politique des Frères musulmans, joint par téléphone à Londres.

    Outre les questions de "sécurité", celui qui est désormais le second candidat déclaré à la présidentielle - son unique adversaire étant pour le moment le leader de gauche Hamdeen Sabbahi - a évoqué les dossiers "économiques et sociaux", citant notamment "les millions de jeunes chômeurs".

    Fin juin, des millions d’Égyptiens étaient descendus dans les rues pour réclamer le départ de Morsi, obtenu trois jours plus tard de la main de l'armée, dénonçant notamment la situation économique catastrophique.

    Procès de masse

    Depuis lors, mandaté par l'armée pour répondre à l'"appel du peuple" et fort d'une ferveur populaire sans faille, Sissi, 59 ans, voit ses portraits s'étaler partout en ville et même dans certaines administrations.

    En destituant Morsi, Sissi a promis une "transition démocratique" lancée mi-janvier par l'adoption par un référendum - en forme de plébiscite autour de sa personne - d'une Constitution remaniée à la marge. Les scrutins présidentiel puis législatif prévus ensuite doivent clore cette transition.

    Mais la communauté internationale a déjà dit à plusieurs reprises son inquiétude face à la répression, aux milliers d'arrestations et aux militants emprisonnés pour avoir contrevenu à une loi controversée restreignant le droit de manifester.

    Lundi, un juge a déclenché un tollé international en condamnant à mort lors d'un procès expéditif 529 partisans de M. Morsi accusés de violences.

    Depuis l'été, les procès de masse se multiplient et plus de 1.500 pro-Morsi attendent de connaître leur sort dans des affaires similaires.

    Les nouvelles autorités dirigées de facto par l'armée se sont lancées dans une véritable guerre juridique contre les islamistes, en particulier les Frères musulmans, déclarés "organisation terroriste" et dont la quasi-totalité de la direction, à l'instar de M. Morsi en personne, encourt désormais la peine de mort.

    A ce propos, le secrétaire d’État américain John Kerry a appelé mercredi l’Égypte à annuler les sentences condamnant à mort 529 partisans de M. Morsi, estimant qu'elles envoyaient un "message négatif" au monde.


    afp / 27.03.2014 : 09h58
    Sissi annonce sa candidature à la présidence de l'Egypte | Portail Menara.ma
     
  7. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Sissi président,
    l'épilogue d'un coup de force en Égypte ?

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    Une affiche montrant un portrait du chef de l'armée égyptienne,
    le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, au Caire le 6 février 2014 | afp

    L'accession attendue à la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, l'ex-chef de l'armée qui a destitué l'islamiste Mohamed Morsi, devrait consacrer le retour d'un pouvoir autoritaire en Égypte

    Que ce soit en juillet dernier, lorsqu'il a destitué le seul président jamais élu démocratiquement du pays, ou mercredi soir, quand il a annoncé sa candidature à la magistrature suprême, le maréchal a affirmé répondre à la demande du peuple.

    Celui qui était jusqu'à présent ministre de la Défense et vice-Premier ministre d'autorités intérimaires qu'il a lui-même installées entend profiter d'un plébiscite des Égyptiens désireux de mettre fin à trois années d'instabilité.

    En effet, après la révolte qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir dans le tumulte du Printemps arabe, 16 mois d'intérim assuré par une junte militaire conspuée par la rue et un an de présidence Morsi émaillée de crises et de violences, la grande majorité des quelque 85 millions d’Égyptiens n'aspirent plus désormais qu'à une chose: trouver l'homme à poigne qui pourra en finir avec le "chaos".

    Et dans un pays exclusivement dirigé depuis 1952 par des militaires - à l'exception de Morsi -, l'homme fort se doit d'être issu de cette puissante institution. C'est d'ailleurs en uniforme de maréchal qu'Abdel Fattah al-Sissi a annoncé sa candidature, un treillis qu'il portait "pour la dernière fois", selon ses mots, car la Constitution n'autorise que les civils à briguer la présidence.

    Mais même avec d'autres habits, la rhétorique reste inchangée, note Michele Dunne, du Carnegie Endowment for International Peace. "Je n'ai rien entendu dans ce premier discours qui suggère une inflexion dans la stratégie sécuritaire", affirme la chercheuse à l'AFP.

    Une stratégie qui s'est déjà soldée par la mort de plus de 1.400 manifestants pro-Morsi, violemment réprimés par soldats et policiers, eux-mêmes cibles d'attaques meurtrières désormais quotidiennes menées par des groupes islamistes radicaux.

    Et, sous les approbations d'une population chauffée à blanc par des médias unanimes dans leur dénonciation des Frères musulmans, les nouvelles autorités ont arrêté plus de 15.000 personnes, jugées par centaines dans des procès de plus en plus importants, selon des responsables de la police.

    "Pire que sous Moubarak"

    "Si la répression se poursuit et qu'il y a des morts toutes les semaines, il sera difficile, peut-être même impossible, de restaurer la stabilité et de remettre l'économie sur pied", estime Mme Dunne, alors que l’Égypte, désertée par les touristes, survit déjà grâce aux substantielles aides venues de pays du Golfe en soutien au nouveau pouvoir.

    Par ailleurs, "si les violations des droits de l'Homme et les attaques d'islamistes radicaux contre les forces de l'ordre ne sont pas une nouveauté en Égypte, elles ont atteint un niveau jamais égalé depuis l'éviction de M. Morsi, affirme Mme Dunne, pour qui "les droits de l'Homme sont bien moins respectés maintenant que sous Moubarak".

    Et avec un pouvoir et une opposition islamiste déterminés à ne faire aucun compromis - les Frères musulmans ont déjà assuré qu'il n'y aurait "ni stabilité ni sécurité sous une présidence Sissi" -, le cycle des violences pourrait se poursuivre, ainsi que les pratiques héritées de l'ancien régime, même si M. Sissi a promis qu'il ne permettrait jamais un retour à "l'ère Moubarak".

    Si la poursuite des violences pourrait empêcher Sissi de tenir ses promesses économiques, elle ne devrait toutefois pas entamer son impressionnante popularité de sitôt, note Shadi Hamid, spécialiste de l’Égypte au sein du Brookings Institution.

    Mais, "s'il ne tient pas ses promesses, et ce sera sûrement le cas, alors il devra recourir à des mesures répressives" face à la grogne sociale, ajoute le chercheur.

    Dans l'immédiat, note Andrew Hammond, expert au sein du European Council on Foreign Relations, dans le pays en proie à l'instabilité, "une fois de plus, la république militaire née en 1952 est de retour avec la même logique : l'idée que l'armée est l'institution à même de défendre l’État".


    afp / 28.03.2014 : 11h28
    Sissi président, l'épilogue d'un coup de force en Egypte? | Portail Menara.ma
     
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    Abdel Fattah al-Sissi,
    nouvelle icône nationaliste de l’Égypte

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    Abdel Fattah al-Sissi, qui a annoncé mercredi qu'il serait candidat à la présidentielle prévue au printemps en Égypte, est la personnalité la plus populaire du pays.

    Le 3 juillet, c'est lui qui apparaissait sur les écrans de télévision pour annoncer la destitution du seul président jamais élu démocratiquement du pays, l'islamiste Mohamed Morsi, issu de l'influente confrérie des Frères musulmans.

    Mercredi soir, il s'est présenté aux Égyptiens "pour la dernière fois dans un uniforme militaire", selon ses mots, pour se lancer "en toute humilité" dans la course à la présidence du plus peuplé des pays arabes. Pour annoncer sa candidature, il a en effet dû quitter ses fonctions, abandonnant ses postes de ministre de la Défense, de vice-Premier ministre et de chef de l'armée.

    Le maréchal Sissi et Gamal Abdel Nasser - lui aussi un militaire -, devenu dans les années 1950 et 1960 le champion du panarabisme et des Non-Alignés, ont notamment en commun d'avoir chacun mené une sanglante répression contre les Frères musulmans.

    Mais, contrairement à Nasser et à ses discours enflammés, Sissi, s'exprime peu en public, et toujours d'une voix doucereuse, travaillant postures et intonations.

    Son entourage le décrit comme pieux, affirme qu'il met un point d'honneur à accomplir ses cinq prières quotidiennes et que son épouse, comme la très grande majorité des Égyptiennes, porte le hijab.

    Âgé de 59 ans, Abdel Fattah al-Sissi était entré au gouvernement sous la présidence Morsi en août 2012. Sa nomination avait alimenté de nombreuses spéculations sur une mise au pas de l'armée et sur une possible allégeance des militaires aux nouveaux dirigeants islamistes.

    Quelques jours avant de le déposer et de l'arrêter, les militaires avaient lancé un ultimatum à Mohamed Morsi - seul chef d’État égyptien non issu des rangs de l'armée -, affirmant répondre aux millions de manifestants descendus dans la rue pour réclamer son départ.

    Au même moment, Sissi - alors général et ministre de la Défense - assistait à un discours vindicatif du président islamiste, le sourire aux lèvres. Quelques jours plus tard, il l'envoyait en prison.

    Depuis, la popularité de celui qui a été promu maréchal fin janvier - un cadeau d'"au revoir" de l'institution militaire à son chef, selon des hauts gradés - ne cesse de grandir, son portrait s'étalant partout, dans les rues et les commerces, et même dans certaines administrations.

    Bête noire des islamistes

    Dans un pays régulièrement secoué par des crises et déserté par les touristes depuis la révolte populaire de 2011 qui chassa du pouvoir Hosni Moubarak, lui aussi issu de l'armée, Abdel Fattah al-Sissi incarne l'homme fort capable de faire revenir la stabilité.

    Mais pour les pro-Morsi qui continuent de manifester quotidiennement malgré une répression qui a fait plus de 1.400 morts, "Sissi est un assassin", selon des slogans tagués par des partisans du président destitué sur les murs du Caire, des slogans toutefois rapidement éclipsés par les nombreux portraits du général.

    Mi-2011, alors chef du renseignement militaire et membre du Conseil suprême des forces armées qui avait assuré l'intérim entre Hosni Moubarak et Mohamed Morsi, Sissi avait justifié les tests de virginité pratiquées par l'armée sur des manifestantes, selon Amnesty International.

    Il avait toutefois souligné "la nécessité de changer la culture des forces de sécurité et donné des assurances que des instructions avaient été données de ne pas utiliser la violence contre les manifestants", selon Amnesty.

    Né au Caire en novembre 1954, diplômé en sciences militaires de l'académie militaire égyptienne en 1977, il a ensuite étudié dans une académie militaire britannique en 1992 avant de rejoindre, comme de nombreux officiers égyptiens, une école militaire américaine en 2006, où il a rédigé un mémoire intitulé "La démocratie au Moyen-Orient" dans lequel il insistait sur le rôle de l'islam dans la législation notamment.

    Il a quatre enfants, une fille et trois garçons ayant rejoint les rangs de l'armée et dont l'aîné est marié à la fille de l'actuel chef des renseignements militaires.



    afp / 28.03.2014 : 12h34
    Abdel Fattah al-Sissi, nouvelle icône nationaliste de l'Egypte | Portail Menara.ma
     
  9. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    5 morts dans des heurts
    entre policiers et islamistes


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    Un étudiant égyptien pro-Morsi vise les journalistes lors d'affrontements
    avec la police anti-émeute au Caire le 26 mars 2014 | afp

    Cinq personnes ont été tuées vendredi au Caire dans des heurts entre des policiers et des islamistes manifestant contre la candidature de Abdel Fattah al-Sissi, à la présidentielle.

    Des partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi ont défilé dans plusieurs villes du pays vendredi après l'annonce deux jours plus tôt de la candidature de M. Sissi, artisan de l'éviction de M. Morsi en juillet, à l'élection présidentielle pour laquelle il est donné grand favori.

    Alors qu'elle couvrait une manifestation au Caire, dans le quartier de Aïn Chams, la journaliste Mayada Achraf, qui travaillait pour le quotidien privé Al-Doustour et le site internet Masr Alarabia, a été tuée d'une balle dans la tête, a annoncé un responsable des services de sécurité.

    Quatre autres personnes ont été tuées et onze blessées dans ce même rassemblement, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.

    A travers le pays, 79 pro-Morsi ont été arrêtés en possession de cocktails molotov et de feux d'artifices utilisés pour tirer vers les forces de l'ordre, ajoute le communiqué.

    Dans son dernier article publié vendredi sur le site d'Al-Doustour, Mayada Achraf affirmait que des combats à balles réelles opposaient des pro-Morsi à des civils qui leur étaient hostiles.

    La police est ensuite intervenue, et c'est à ce moment que Mme Achraf a été séparée d'un de ses confrères, Mohamed Rabié, qui a ensuite tenté de la joindre au téléphone, a-t-il raconté.

    "C'est un manifestant qui m'a répondu et qui m'a dit qu'elle était morte", a expliqué M. Rabié qui a retrouvé plus tard le corps de la journaliste dans une mosquée où des islamistes l'avaient transporté.

    Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a accusé les partisans de M. Morsi d'être responsables des morts. Un des manifestants a pour sa part affirmé à l'AFP que la police avait ouvert le feu au moment où le rassemblement commençait à se disperser.

    Un responsable au sein du ministère de la Santé, Khaled al-Khatib, a fait état de son côté de 19 blessés dans l'ensemble du pays, dont 15 au Caire et quatre dans la province de Damiette (nord).

    A Madinet Nasr, dans l'est du Caire, des étudiants de l'université d'Al-Azhar ont lancé des cocktails molotov et des pierres sur les policiers anti-émeute qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes, selon ces sources.

    La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser plusieurs autres rassemblements islamistes, selon l'agence officielle Mena.

    Calendrier électoral annoncé dimanche

    Célébrant pour leur part l'annonce de la candidature de Sissi, les partisans de l'homme fort du pays ont tenu plusieurs rassemblements vendredi en Egypte, notamment au Caire, sur la célèbre place Tahrir, et à Alexandrie, sur la côte méditerranéenne.

    [​IMG]
    Des habitants passent à côté du portrait de l'ex-chef de l'armée, Abdel Fattah al-Sissi,
    candidat à l'élection présidentielle, le 27 mars 2014
    La commission électorale, chargée de l'élection présidentielle qui doit se tenir avant le mois de juin, a affirmé dans un communiqué qu'elle tiendrait dimanche une conférence de presse pour annoncer le calendrier électoral, a rapporté l'agence Mena.

    Lorsqu'il a annoncé sa candidature mercredi soir, M. Sissi a promis de continuer à se battre "pour une Egypte débarrassée du terrorisme", alors que les forces de l'ordre sont devenues des cibles quasi-quotidiennes d'attaques meurtrières depuis l'éviction de M. Morsi.

    Si ces attaques ont été revendiquées en grande partie par un groupe inspiré d'Al-Qaïda, Ansar Beit al-Maqdess, les autorités les imputent aux Frères musulmans, dont est issu M. Morsi, qui ont été déclarés "organisation terroriste" en décembre.

    La répression contre les Frères musulmans, lancée l'été dernier, a fait des centaines de morts et la quasi-totalité de la direction de la confrérie, à l'instar de M. Morsi en personne, emprisonnée, encourt désormais la peine de mort.

    Dans un pays auquel l'armée a fourni tous les présidents -à l'exception de M. Morsi-, M. Sissi incarne l'homme fort, capable de faire revenir la stabilité dans un pays secoué par des crises à répétition depuis la chute de Hosni Moubarak début 2011.

    Mais son accession attendue à la présidence devrait consacrer le retour d'un pouvoir autoritaire en Egypte, estiment les experts.


    afp / 29.03.2014 : 12h0
    Egypte: 5 morts dans des heurts entre policiers et islamistes | Portail Menara.ma
     
  10. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Égypte : prison à vie pour 230 militants anti-Moubarak

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    © Fournis par AFP Ahmed Douma leader de l'opposition égyptienne écoute le verdict au tribunal du Caire le 4 février 2015

    Deux cent trente militants de la révolte qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir en 2011 ont été condamnés mercredi en Égypte à la prison à vie, dont un des leaders, Ahmed Douma, ont indiqué à l'AFP des sources judiciaires.

    Trente-neuf mineurs ont également été condamnés à 10 ans de prison par le même tribunal pour des heurts entre manifestants et forces de l'ordre en décembre 2011.

    Une cour criminelle du Caire a estimé que les 269 condamnés étaient coupables "d'agression des forces de l'ordre" et "d'incendie de bâtiments étatiques," a indiqué à l'AFP un responsable du tribunal.

    Les condamnés ont été reconnus coupables de l'incendie du prestigieux Institut d’Égypte lors des affrontements qui se sont déroulés non loin de l'emblématique place Tahrir au Caire, épicentre de la contestation de 2011.

    Fondé en 1798 par Napoléon Bonaparte,abritait quelque 200.000 ouvrages, certains rarissimes, relatifs notamment à l'histoire du pays.

    Depuis que l'armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013 et réprimé dans le sang les manifestations de ses partisans, les condamnations à mort et à de longues peines de prison se sont multipliées. Les procès de masse expédiés parfois en quelques minutes ont suscité un tollé international.

    Les juges se montrent souvent plus répressifs que le gouvernement et certaines de leur décision ont même mis dans l'embarras les autorités, y compris le président Abdel Fattah al-Sissi, architecte de la destitution de M. Morsi.

    En Égypte, la peine de prison à vie se traduit par 25 années de détention. Les condamnés peuvent faire appel du verdict de mercredi.

    Les peines prononcées mercredi sont les plus lourdes infligées à des militants des mouvements laïcs et libéraux qui ont chassé M. Moubarak du pouvoir.


    "Haine de la révolution"


    "C'est un verdict extrêmement dur. C'est un verdict contre la révolution, qui montre la haine personnelle du juge pour la révolution et ses militants", a déploré Mohamed, le frère de M. Douma.

    Dans les mois qui ont suivi la destitution de M. Morsi, 1.400 manifestants islamistes ont été tués dans la répression des autorités. Des centaines ont été condamnés à mort dans des procès expéditifs, et environ 15.000 personnes ont été emprisonnées.

    Des dizaines de militants laïcs et de gauche sont également derrière les barreaux pour avoir enfreint une loi controversée limitant le droit de manifester.

    M. Douma a ainsi été condamné à trois ans de prison pour avoir organisé une manifestation illégale contre les autorités mises en place par M. Sissi.

    Lors d'une audience précédente, le juge Mohamed Nagy Chehata avait condamné M. Douma à trois ans de prison pour avoir insulté le pouvoir judiciaire. Le militant de 26 ans avait dénoncé un procès politique.

    Ce juge a rendu certains des verdicts les plus sévères prononcés ces derniers mois en Égypte. Lundi, il a confirmé la condamnation à mort de 183 islamistes pour avoir tué 13 policiers en août 2013 à Kerdassa, une banlieue du Caire. Ce verdict a été vivement critiqué par des organisations internationales des droits de l'Homme.

    C'est lui également qui avait condamné trois journalistes d'Al-Jazeera à des peines de prison allant de sept à 10 ans pour "diffusion de fausses informations" en soutien aux Frères musulmans.

    La cour de cassation a ordonné un nouveau procès dans cette affaire et l'un des journalistes, l'Australien Peter Greste, a été remis en liberté et expulsé dimanche sur décret présidentiel.

    Les défenseurs des droits de l'Homme dénoncent régulièrement une justice sélective, au moment où des figures du régime de Moubarak ont bénéficié d'acquittements.

    Les deux fils de l'ancien Raïs, Alaa et Gamal, ont été remis en liberté récemment, en attendant leur nouveau jugement dans une affaire de corruption.




    [​IMG] AFP - Il y a 3 heures
    http://www.msn.com/fr-fr/actualite/...e-pour-230-militants-anti-moubarak/ar-AA8YxRf
     
  11. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    l'égypte tfed7aaaate bezzaaaaaaf
     
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  12. titegazelle

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    b nassba lya 9assaman bi Llah L3ali L3adhim l9adya kanet bayna men lbidaya : la preuve !
    Allah Cha8ed 3la klami
    .
     
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  13. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    En Égypte, "une partie importante de la population
    semble accepter le mouvement répressif"

    [​IMG]
    © AFP Un jeune Égyptien brandit un drapeau égyptien à l'extérieur d'un bureau de vote
    le 14 janvier 2014 au Caire.

    [​IMG]
    © Heba Khamis / AP Des partisans des Frères musulmans et autres militants islamistes
    en procès en mai 2014 à Alexandrie.

    [​IMG]
    © POOL / REUTERS Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi le 27 octobre 2014
    lors d'une rencontre avec le secrétaire au Trésor américain Jack Lew au Caire.


    Aux yeux de la population, le maréchal Sissi est l’homme providentiel ?

    Dans le culte de la personnalité organisé par les médias, il est la figure de l’officier patriote, honnête, hostile à toutes formes de corruption. Il a du charisme, et même du charme aux yeux du public féminin. Il dispose de qualités tactiques individuelles indéniables mais sa légitimité est institutionnelle. Elle se fonde sur le retour à l’ordre et les promesses socio-économiques. Il est vu comme celui qui va dépasser l’ère Moubarak et quatre années de gabegie. Le succès des fonds de participation qu’il a lancés pour les grands projets traduit un soutien populaire. Sa stature régionale lui a permis d’éviter la banqueroute financière avec l’aide des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite. La question est de savoir si la manne financière du Golfe va durer.

    Vous affirmez que le régime du président Sissi n’est pas le retour à l’ancien régime…

    Ce n’est pas un retour à l’avant-2011 mais une transformation à l’intérieur du régime. L’armée a retrouvé sa prééminence sur le ministère de l’intérieur et la police, dont elle veut effacer les excès. Mais le ministère de l’intérieur se reconstitue et Mohammed Ibrahim a beaucoup d’autonomie dans son ministère. La tension entre les deux institutions, qui structure l’histoire politique de l’Égypte depuis 1952, peut ressurgir. L’armée est désormais la dernière ligne de défense face au chaos, ce qui explique cette confiance populaire dans l’armée et le président.

    Sissi ne veut pas voir le retour de l’ancien régime et ne veut pas de grande formation présidentielle. Le pouvoir semble négliger les élections législatives de mars-avril alors qu’elles auraient pu être le lieu pour négocier un nouveau pacte social. Le risque est d’avoir les désavantages du PND – le retour des personnalités compromises dans l’ancien régime – sans ses avantages – un parti à même de négocier avec la société, de faire le lien avec les espaces ruraux et urbains. Or, les grandes familles et les propriétaires terriens ne contrôlent plus les campagnes. Lors de la présidentielle de 2012, le vote Morsi y a dépassé 70-80%, notamment chez les plus pauvres.

    Le régime cherche ses nouveaux équilibres, mais fait face à une équation impossible: on ne peut revenir, faute de moyens, à l’État nassérien, social et redistributeur, mais on ne peut pas non plus reproduire l’État capitaliste de Moubarak, producteur d’une croissance inégalement répartie et source d’un puissant mécontentement social. Al-Sissi doit inventer une troisième voie.

    Quel est l’avenir de l’islam politique en Égypte?

    Le discours étatique prône l’éradication tout en sachant que c’est impossible d’éradiquer, avec une armée de 400000 hommes, l’islam politique dans son berceau de naissance. Le réseau caritatif des Frères musulmans n’a pas disparu, il est sous contrôle. La rumeur dit que l’appareil institutionnel a été réactivé en Égypte avec un guide et un appareil d’orientation.

    Le scénario optimiste serait que les Frères attendent le moment opportun pour entrer à nouveau dans l’équation politique. Il peut y avoir une conciliation avec des dirigeants plus modérés. Mais, le camp des éradicateurs est le plus puissant. Davantage de violence entraînera la djihadisation de nouveaux groupes. De nouvelles hybridations vont se créer en prison où Frères et révolutionnaires sont détenus ensemble. Il y a un poids croissant du salafisme révolutionnaire qui concilie révolte sociale et exigences religieuses.

    Le parti politique salafiste Al-Nour s’est, lui, marginalisé en concluant un partenariat avec le régime. Il n’a pas compris que Sissi voulait contrôler l’expression du religieux avec Al-Azhar. Le retour de l’institution étatique sunnite et sa volonté de s’imposer sur l’ensemble du champ religieux rendent Al-Nour inutile.

    Y a-t-il un risque de radicalisation des islamistes?

    Oui. Ajnad Masr est en ce sens plus inquiétant qu’Ansar Beit Al-Maqdis car il est composé d’amateurs en voie de radicalisation. Le risque est de voir des ponts entre les deux se créer. Le recrutement se fait dans toutes les zones de prédilection du vote frériste : Helwan, la partie rurale de Gizeh, Matariya, le Saïd (sud). Il y a un phénomène générationnel comme en Irak et en Syrie. De nouveaux jeunes cadres ne se reconnaissent pas du tout dans les Gamaa islamiyya et les appels au calme. Les personnalités modérées sont en train de se radicaliser. Ce sont autant de signes que la répression est allée trop loin et a été trop indiscriminée.





    [​IMG] - Le Monde.fr Il y a 3 heures

    http://www.msn.com/fr-ca/actualites...le-accepter-le-mouvement-répressif/ar-AA9r1jx
     
  14. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Le mouvement Hamas déclaré "terroriste" par l’Égypte

    [​IMG]
    Un militant de la branche armée du Hamas,
    lors d'un rassemblement à Gaza, le 5 février 2015 | afp


    Un tribunal égyptien a classé samedi comme organisation "terroriste" le mouvement palestinien Hamas, selon une source judiciaire.

    Les relations entre le Hamas et l’Égypte sont très tendues depuis la destitution en juillet 2013 du président islamiste Mohamed Morsi par l’ex-chef de l’armée et actuel président, Abdel Fattah al-Sissi.

    Le tribunal des référés a rendu son verdict samedi après deux plaintes accusant le Hamas d’être directement impliqué dans des attaques jihadistes meurtrières contre les forces de sécurité dans la péninsule du Sinaï (nord-est), voisine de la bande de Gaza.

    «Il a été prouvé que le mouvement avait commis sur le territoire égyptien des actes de sabotage et assassiné des innocents, des civils et des membres de la police et de l’armée», a indiqué la cour dans ses attendus, déclarant le Hamas «organisation terroriste».

    Elle évoque notamment des attentats coordonnés fin janvier dans le nord du Sinaï et dans lesquels au moins 25 soldats avaient été tués, précisant que «les roquettes utilisées dans cette opération ne se trouvent que dans la bande de Gaza».

    Des groupes jihadistes égyptiens, qui ont fait du nord du Sinaï leur fief, revendiquent cependant les nombreux attentats contre les forces de l’ordre.

    Fin janvier, la justice égyptienne avait classé comme mouvement "terroriste" la branche militaire du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, et en mars un tribunal avait proscrit les activités du mouvement palestinien sur le sol égyptien et ordonné que ses avoirs soient gelés.







    Menara avec agences / 28.02.2015 : 18h27
    http://www.menara.ma/fr/actualités/...ent-hamas-déclaré-terroriste-par-legypte.html
     
  15. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Prison à vie
    pour le chef des Frères musulmans


    [​IMG]
    Le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie
    lors d'une audience judiciaire, le 30 août 2014 au Caire | afp


    Un tribunal égyptien a condamné samedi le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, à la prison à perpétuité.


    Le 30 juin 2013, en marge des rassemblements monstres qui ont conduit l'armée à destituer le président islamiste Mohamed Morsi, des anti-Morsi avaient tenté d'investir les locaux de sa confrérie des Frères musulmans au Caire, et douze d'entre eux avaient été tués dans des heurts avec des partisans du président.

    Samedi, un tribunal criminel du Caire a confirmé quatre peines de morts prononcées le 7 décembre, dont deux par contumace, a constaté un journaliste de l'AFP. La cour a également condamné à la prison à vie 14 personnes, dont trois par contumace.

    Outre M. Badie, plusieurs hauts dirigeants des Frères musulmans, son adjoint Khairat al-Chater et l'ex-président du Parlement Saad al-Katatni, qui sont déjà derrière les barreaux, ont été condamné à perpétuité.

    Reconnus coupables de "meurtre", "d'incitation au meurtre" ou de "possession d'armes à feu et de munitions", les condamnés peuvent faire appel.

    A l'annonce du verdict, les accusés présents au tribunal ont scandé "à bas le pouvoir militaire".

    M. Badie a déjà été condamné à mort dans un autre procès pour violences, mais il est en train d'être rejugé dans cette affaire. Il a également été condamné trois fois à la prison à perpétuité dans d'autres procès.

    Depuis que l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi a évincé M. Morsi le 3 juillet 2013, les autorités ont lancé une sanglante répression contre ses partisans, faisant au moins 1.400 morts.

    La confrérie des Frères musulmans a été déclarée "organisation terroriste" par les autorités en décembre.

    Et le pouvoir est accusé d'instrumentaliser la justice dans sa répression, alors que des centaines de partisans de M. Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes, tandis que 15.000 autres ont été arrêtés.







    afp / 28.02.2015 : 13h00
    http://www.menara.ma/fr/actualités/...-à-vie-pour-le-chef-des-frères-musulmans.html
     
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    Le procureur général tué
    dans un attentat au Caire


    Le procureur général égyptien, Hicham Barakat, a été tué lundi dans un attentat à la bombe au Caire

    L'attaque a été menée un mois après un appel du groupe jihadiste État islamique (EI) à s'en prendre au corps judiciaire pour venger l'exécution de ses partisans.

    Cette attaque est la plus spectaculaire menée au Caire contre de hauts responsables depuis la tentative d’assassinat du ministre de l'Intérieur dans un attentat suicide en 2013.

    En tant que procureur général, M. Barakat a déféré devant la justice des milliers d'islamistes dont des centaines ont été condamnés à mort, après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013.

    Blessé le matin dans l'attaque contre son convoi, le procureur a été transporté à l'hôpital où "il est décédé", a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice, Ahmed al-Zind.

    L'explosion a totalement détruit au moins cinq voitures et fait exploser les vitrines de plusieurs magasins dans le quartier huppé de Héliopolis, dans le nord de la capitale égyptienne. Des taches de sang étaient visibles dans la rue.

    M. Barakat est décédé en raison d'une défaillance d'organes liée à la gravité de ses blessures, a déclaré à l'AFP un médecin l'ayant soigné.

    Un responsable de la police avait précédemment précisé que le procureur avait été atteint par des bris de verre dus à l'explosion, qui a eu lieu devant une académie militaire.

    Un médecin à l’hôpital avait aussi affirmé qu'il souffrait d'"une hémorragie interne à la poitrine".







    Menara.ma / AFP / 29.06.2015 : 14h42
    http://www.menara.ma/fr/actualités/...ur-général-tué-dans-un-attentat-au-caire.html
     
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    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Attaques inédites
    du groupe Etat islamique en Égypte :
    «C’est la guerre»

    Le groupe djihadiste État t islamique (EI) a lancé mercredi une série d’attaques sans précédent contre l’armée dans le Sinaï en Égypte, faisant des dizaines de morts, un nouveau coup dur pour le pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi.

    Après cette vague d’attentats coordonnés, des affrontements ont éclaté entre soldats et assaillants, tandis que des chasseurs F-16 de l’armée ont bombardé les positions de l’EI. Les djihadistes se sont finalement retirés, après près de huit heures de combat.

    [​IMG]
    © Fournis par Le Soir
    Image de l’armée égyptienne montrant des véhicules de djihadistes
    ciblés par l’armée de l’air. ©EPA

    Au moins 70 soldats et civils ont été tués dans les violences, selon des responsables de la santé et de la sécurité. Mais dans un communiqué, l’armée a fait état de 17 soldats tués et de 100 djihadistes abattus, sans qu’il ne soit possible dans l’immédiat d’expliquer l’écart entre les différents bilans.

    Il n’empêche que ces pertes sont parmi les plus lourdes subies par l’armée dans le Sinaï, bastion du groupe Ansar Beït al-Maqdess, la branche de l’EI dans cette région, où elle a multiplié les attentats contre les forces de l’ordre depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

    Les djihadistes affirment d’ailleurs agir en représailles à la sanglante répression qui s’est abattue sur les pro-Morsi et qui a fait plus de 1.400 morts. Et les violences de mercredi interviennent alors que l’Égypte marque vendredi le deuxième anniversaire de l’éviction du président islamiste.

    Au Caire, un haut responsable des Frères musulmans, Nasser al-Houfi, et huit membres de la confrérie islamiste dont est issu M. Morsi ont été tués mercredi dans un raid policier, selon des responsables de la police et un avocat de l’organisation.

    «C’est la guerre»

    Dans le Sinaï, les djihadistes avaient lancé peu après l’aube une série d’attaques coordonnées d’une ampleur sans précédent contre plusieurs positions de l’armée, utilisant notamment des voitures piégées, selon des responsables.

    L’une des attaques, menée avec une voiture piégée contre un check-point au sud de Cheikh Zouweid, près d’Al-Arich, chef-lieu du Nord-Sinaï, a coûté la vie à quinze soldats.

    «C’est la guerre», indiquait un haut responsable militaire. «Vu le nombre de terroristes mobilisés et l’armement utilisé, (ces attaques sont) sans précédent».

    Avant de se retirer, les djihadistes ont miné les abords d’un commissariat du Cheikh Zouweid pour empêcher l’arrivée de renforts, prenant position sur les toits des immeubles alentours pour attaquer le bâtiment avec des lance-roquettes, selon un colonel de police.

    Des chasseurs F-16 de l’armée ont alors bombardé les positions djihadistes, selon des responsables de la sécurité et un témoin. «Il y a des hommes armés dans les rues. Ils ont planté des mines partout», avait indiqué ce témoin depuis Cheikh Zouweid.

    Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe «Province du Sinaï» a revendiqué des attaques contre plus d’une quinzaine de barrages militaires, précisant que trois kamikazes avaient participé aux assauts.

    Se faisant autrefois appeler Ansar Beït al-Maqdess, ce groupe a changé de nom pour bien marquer son allégeance au «califat» autoproclamé par l’EI sur les territoires conquis en Irak et en Syrie.

    Ces attaques surviennent au surlendemain de l’assassinat au Caire du procureur général d’Égypte dans un attentat à la bombe, le plus haut représentant de l’Etat tué depuis le début de la vague d’attaques djihadistes en 2013.


    «Venger nos martyrs»


    Après ce meurtre non revendiqué, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, l’ex-chef de l’armée tombeur de M. Morsi, avait promis une législation plus dure pour «lutter contre le terrorisme».

    Mercredi, le gouvernement a alors approuvé une nouvelle loi antiterroriste qui prévoit notamment «des procédures pour assécher les sources de financement du terrorisme» et doit «offrir une justice rapide et venger nos martyrs», selon un communiqué.

    Une vaste campagne militaire a été lancée contre les djihadistes dans la région du Sinaï il y a près de deux ans, mais elle n’a pas réussi à mettre fin aux attentats. Selon les autorités, des centaines de policiers et soldats ont été tués depuis.

    En avril, 14 personnes en majorité des soldats et policiers avaient ainsi péri dans deux attaques revendiquées par Ansar Beït al-Maqdess dans le Nord-Sinaï, région frontalière d’Israël et du territoire palestinien de la bande de Gaza, alors qu’une autre attaque avait coûté la vie à 15 soldats et deux civils.

    La confrérie islamiste de M. Morsi a été classée organisation «terroriste» en Égypte et est accusée d’être derrière les attentats meurtriers de ces derniers mois, ce qu’elle nie.

    Des centaines de pro-Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs qualifiés par l’ONU de «sans précédent dans l’histoire récente» du monde. Le président islamiste lui-même a été condamné à mort pour des attaques contre la police et des évasions de prisons durant la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.







    [​IMG] Le Soir - Afp - Il y a 2 heure
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  18. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    L’Égypte renforce son arsenal répressif

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    © AMR ABDALLAH DALSH / REUTERS
    La loi punit la presse et toute expression publique, y compris sur les réseaux sociaux,
    qui contredirait les déclarations officielles du régime en matière de terrorisme. Ici…

    La présidence égyptienne a adopté, dans la nuit de dimanche à lundi 17août par décret, une vaste loi antiterroriste qui entérine une politique répressive menée depuis deux ans contre la confrérie des Frères musulmans, l’opposition de gauche et laïque et, plus largement, toute frange contestataire de la société égyptienne.

    Cette loi, qui a pris effet immédiatement, garantit notamment une large impunité aux policiers qui feraient usage de la force dans le cadre de son application. Elle punit la presse et toute expression publique, y compris sur les réseaux sociaux, qui contredirait les déclarations officielles du régime en matière de terrorisme.

    «La définition du terrorisme que propose cette loi est extrêmement vague, c’est toute sa force, estime Mohamed Zari, directeur national de l’Institut du Caire d’étude des droits de l’homme. Elle met sur le même pied l’organisation État islamique (EI), la presse, des manifestants pacifiques et des organisations de défense des droits de l’homme. Voyez: si je lance aujourd’hui une campagne contre cette loi, je pourrai être emprisonné.» Sur Twitter, Gamal Eid, le directeur du Réseau arabe pour l’information sur les droits de l’homme, basé au Caire, a dénoncé l’instauration d’une «République des ténèbres».

    Dizaines d’attaques

    Le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi a signé le décret d’application moins de deux mois après l’assassinat du procureur général de la République, Hicham Barakat, pièce maîtresse de sa politique répressive, victime d’un attentat au Caire. La loi vise en priorité, selon les autorités, le principal suspect de cette attaque: le groupe djihadiste Province du Sinaï, qui a fait allégeance à l’EI, en novembre2014.

    Depuis la destitution de l’ex-président islamiste, Mohamed Morsi, en juillet 2013, les djihadistes ont revendiqué des dizaines d’attaques qui ont coûté la vie à des centaines de policiers et de soldats, essentiellement dans la péninsule désertique du Sinaï, frontalière d’Israël et de la bande de Gaza. Récemment, le groupe a revendiqué deux attaques contre des cibles occidentales: un attentat contre le consulat italien au Caire, le 11 juillet, et le meurtre d’un employé croate d’une compagnie française, Tomislav Salopek, enlevé près du Caire le 22 juillet, possiblement par un gang qui aurait revendu sa prise.

    La loi donne également un cadre extensif à la répression engagée contre les membres la confrérie des Frères musulmans, classée organisation terroriste en décembre 2013, et qui a déjà mené à l’arrestation de plus de 41000 personnes en deux ans, selon Amnesty International. Elle vise également des groupuscules plus radicaux qui se forment actuellement en marge de la confrérie, au Caire et dans le delta du Nil.

    Le texte met en place un système dédié au sein du système judiciaire, doté de procédures accélérées et d’un corps de juges spécifique, choisis sur la base du volontariat par le Conseil suprême judiciaire. Ce sont ces juges qui pourront se saisir d’affaires impliquant la presse, les partis politiques, des activistes et des participants à des manifestations non autorisées. La loi prévoit notamment des amendes allant de 23000 à 58000 euros pour diffusion de «fausses informations» ou pour avoir contredit le bilan officiel d’une attaque terroriste visant les forces de sécurité.

    Tortures et dénis de soin

    Dans les commissariats, la loi pourra être utilisée pour couvrir des pratiques de répression que les organisations de défense des droits assimilent à celles du régime Moubarak chassé par la révolution de 2011. Dans certains quartiers du Caire, les tortures, détentions de longue durée et dénis de soin y sont redevenus monnaie courante. Des sympathisants supposés des Frères en sont victimes, mais aussi des jeunes apolitiques radicalisés par l’ampleur de la répression, ou encore des délinquants et des criminels de droit commun.

    Dans un récent rapport, Human Rights Watch documentait la mort de 9 membres des Frères musulmans, dont un haut responsable, Nasser Al-Houfi, dans un raid mené par la police le 1er juillet contre son appartement dans une banlieue du Caire. L’organisation de défense des droits de l’homme y voyait un possible cas d’exécution extrajudiciaire. Elle s’inquiétait de voir les forces de sécurité égyptiennes atteindre «un nouveau degré de non-respect de la loi». Les officiers de police ayant conduit ce raid pourraient en théorie échapper à des poursuites selon la nouvelle loi. A la suite de ce raid, les Frères musulmans avaient appelé à la «rébellion pour défendre le pays».

    Enfin, la présidence voit l’éventail des «mesures extraordinaires» mises à sa disposition élargi: l’avant-dernier article lui permet de déclarer un couvre-feu, l’évacuation de certaines zones, et de recourir à diverses mesures prévues par la loi de 1958 sur l’état d’urgence pour six mois renouvelables. «Cette loi ramène le pays à l’époque de Moubarak, à trente ans de vie sous l’état d’urgence [institué en1981 après l’assassinat du président Anouar El-Sadate, il sera renouvelé sans interruption jusqu’en mai 2012]», estime Mohamed El-Messiry, spécialiste de l’Égypte à Amnesty international.






    [​IMG] Le Monde - Le Monde.fr, il y a 1 jour
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  19. titegazelle

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    Egypte: La Cour de cassation annule
    la peine de mort pour Morsi

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    La Cour de cassation égyptienne a invalidé mardi la condamnation à mort de l'ancien président Mohamed Morsi et ordonné la tenue d'un nouveau procès, ont indiqué des sources judiciaires.


    L'ex-chef de l'Etat égyptien, issu des Frères musulmans, avait été condamné à la peine capitale en juin 2015 pour une évasion collective lors du soulèvement populaire de 2011 et à la prison à vie dans une affaire d'espionnage au profit du mouvement palestinien Hamas.

    La cour de cassation a également annulé les condamnations de cinq des co-accusés de Morsi, dont l'ancien guide suprême des frères musulmans Mohamed Badie.




    Crédit photo : L'ex-président égyptien Mohamed Morsi, dans la cage des accusés lors d'un procès au Caire, le 5 novembre 2014 | afp
    Menara avec map / . 15.11.2016
    http://www.menara.ma/fr/actualités/...ation-annule-la-peine-de-mort-pour-morsi.html
     
  20. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Suis contente pour lui même si je ne le connais pas et ne sais pas qu'elles étaient ou sont ses intentions :p mais sur le plan humain, c'est une bonne chose. C'est une bonne nouvelle pour sa famille qui a va être heureuse.
     

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