Égypte : la justice prolonge la détention de Morsi

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 13 Août 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Égypte : la justice prolonge la détention de Morsi
    [​IMG]
    ASSOCIATED PRESS - Le Caire - 11.08.13 - L'ancien président soutenu dans la rue
    La justice égyptienne a annoncé, lundi 12 août, avoir prolongé de 15 jours la détention préventive du président déchu Mohamed Morsi. Ce dernier a été arrêté et destitué par l'armée le 3 juillet dernier. Il est soupçonné de complicité dans des opérations meurtrières qui ont eu lieu au début de l'année 2011, et qui sont imputées au Hamas. Formellement placé en détention préventive le 26 juillet dernier, il est détenu dans un lieu secret par l'armée.
    Échec de la médiation
    Le pouvoir égyptien a proclamé mercredi 7 août l'échec de la médiation internationale pour trouver une issue pacifique à la crise en Égypte et a prévenu les Frères musulmans qu'ils seraient tenus responsables des conséquences de cet échec.​
    Déception de la communauté internationale
    Les États-Unis et l'Union européenne ont réagi de façon commune à l'échec de leur médiation, à laquelle ont aussi participé le Qatar et les Émirats arabes unis, en regrettant que"le gouvernement et les dirigeants de l'opposition ne soient pas encore parvenus à trouver une issue pour sortir d'une impasse dangereuse".​
    "Cela reste une situation très fragile", ont écrit dans un communiqué commun John Kerry, secrétaire d’État américain, et Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie de l'UE.​
    Une situation "critique"
    Dans un message prononcé à l'occasion de la fête de l'Aïd, qui marque la fin du ramadan, le président par intérim Adli Mansour a reconnu que l'Egypte était désormais dans une situation critique.​
    "Le train de l'avenir est parti (...) et tous ceux qui se ne rendent pas compte de ce moment doivent assumer les responsabilités de leur décision", a-t-il déclaré.​
    L'armée durcit le ton
    Le gouvernement égyptien a déclaré, mercredi 30 juillet, qu'il considérait les sit-in organisés par les Frères musulmans comme une menace pour la sécurité nationale et a annoncé qu'il allait intervenir pour y mettre fin.​
    Le mouvement, auquel appartient Mohamed Morsi, observent des sit-in en plusieurs endroits du Caire et ont fait savoir qu'ils resteraient sur place jusqu'à ce que le président, déposé le 3 juillet par l'armée et placé en détention, soit rétabli dans ses fonctions.​
    La France réclame la libération de Morsi
    La France a appelé, mardi 30 juillet, par la voix de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, à la libération du président égyptien déchu, Mohamed Morsi : "Nous condamnons les brutalités (...) Nous appelons au dialogue et à la libération du président Morsi", a déclaré le chef de la diplomatie française lors d'un entretien avec la presse.​
    Un peu plus tôt dans la journée, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, avait affirmé que Mohamed Morsi, gardé au secret par l'armée depuis près d'un mois, allait "bien" et avait "accès aux informations".​
    Washington condamne les violences
    La Maison blanche a condamné lundi la répression sanglante des manifestations du week-end en Égypte, mais n'a pris aucune mesure visant à suspendre l'aide militaire à ce pays.​
    75 personnes tuées
    Soixante-cinq personnes ont été tuées samedi à l'aube dans les violences au Caire, et neuf autres ont péri dans des affrontements à Alexandrie dans la nuit de vendredi à samedi, selon un bilan rendu public samedi soir par le ministère égyptien de la Santé.​
    200 morts depuis le 3 juillet
    C'est la deuxième fois que se produisent des violences meurtrières de masse dans ce quartier de Rabaa, quartier général des pro-Morsi. Le 8 juillet, une cinquantaine de partisans des Frères musulmans avaient été tués par des tirs des forces de sécurité aux abords de la caserne de la Garde républicaine. En tout, plus de 200 personnes - des pro-Morsi en majorité - ont trouvé la mort dans des violences politiques depuis la destitution de Mohamed Morsi le 3 juillet.​
    Ces nouvelles violences interviennent au lendemain d'une démonstration de force des deux camps au Caire qui témoigne de la profonde division de la société égyptienne.​
    Le ministre de l'Intérieur du gouvernement de transition, Mohamed Ibrahim, avait annoncé vendredi que le sit-in des partisans de Mohamed Morsi "devait prendre fin prochainement et de manière légale".​
    Mandat d'arrêt lancé
    Le procureur général égyptien a ordonné, mercredi 24 juillet, l'arrestation du numéro 1 des Frères musulmans, Mohamed Badie, et de 8 autres responsables de ce mouvement pour incitation à la violence, selon l'agence de presse officielle Mena.​
    Les Frères musulmans poursuivent leurs rassemblements pour obtenir le retour au pouvoir du président déchu Mohamed Morsi, issu de leurs rangs et destitué par l'armée le 3 juillet dernier, à la suite de manifestations de masse de l'opposition libérale et laïque.​
    Destitution de Morsi et coup d’État militaire
    Mercredi 3 juillet, l'armée égyptienne a destitué le président Mohamed Morsi et suspendu à titre provisoire la Constitution afin de trouver une solution à la crise que traverse le pays, reprenant la place qu'elle a longtemps occupée au centre du jeu politique en Égypte.​
    Jeudi 4 juillet, le juge Adly Mansour désigné par l'armée pour diriger le pays le temps de la transition, a prêté serment. "Je m'engage à préserver le système de la République, à respecter la Constitution et la loi et à protéger les intérêts du peuple" a-t-il déclaré.​
    Situation politique provisoire
    Les nouvelles autorités égyptiennes ont promis la tenue d'élections législatives au plus tard début 2014. Une présidentielle sera ensuite annoncée. Mais avant cela, une nouvelle Constitution sera soumise à référendum. La Constitution d'inspiration islamiste adoptée en décembre dernier par référendum a été suspendue lorsque l'armée a destitué le président Mohamed Morsi.​
    Le gouvernement provisoire a prêté serment le mardi 16 juillet. La nouvelle équipe gouvernementale, comprenant plus d'une trentaine de membres issus d'horizons divers, a immédiatement été rejetée par les Frères musulmans : "Nous ne reconnaissons pas sa légitimité ni son autorité", a réagi un porte-parole de la confrérie, Gehad El-Haddad.​
    Par La rédaction avec AFP, M6info by MSN


     

Partager cette page