Égypte : le président destitué Morsi rejette l'autorité de ses juges

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 29 Octobre 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Égypte : le président destitué Morsi
    rejette l'autorité de ses juges


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    Présidence égyptienne/AFP


    Le président islamiste égyptien Mohamed Morsi, destitué et arrêté par l'armée le 3 juillet, ne reconnaît pas l'autorité du tribunal qui doit le juger pour "incitation au meurtre" à partir du 4 novembre, a annoncé lundi la coalition de ses partisans



    "Aucun avocat - égyptien ou étranger - ne défendra le président élu Mohamed Morsi, car le président ne reconnaît pas ce procès ni aucune action ou processus issu du coup d’État", annonce dans un communiqué l'Alliance pour la démocratie et contre le coup d’État, une coalition des partisans du seul chef de l’État élu démocratiquement en Égypte.

    M. Morsi, détenu au secret par l'armée qui a nommé un gouvernement et un président intérimaire dès le 3 juillet, doit comparaître à partir du 4 novembre devant un tribunal du district du Caire au côté de 14 autres personnes pour "incitation au meurtre" de manifestants le 5 décembre 2012, quand il était au pouvoir.

    "Il ne reconnaît pas l'autorité du tribunal", a martelé dans son communiqué l'Alliance contre le coup d’État, composée principalement des Frères musulmans, l'influente confrérie islamiste de M. Morsi qui avait largement remporté les législatives de fin 2011.

    Le texte cite une équipe "d'avocats des victimes du coup d’État" comme étant la seule à pouvoir parler au nom de M. Morsi, et ajoute qu'ils seront présents au procès "non pas pour le défendre mais pour observer la procédure" judiciaire.

    Depuis le 14 août, jour où policiers et soldats ont tué des centaines de manifestants pro-Morsi en dispersant leurs rassemblements au Caire, plus d'un millier de ses partisans ont été tués dans diverses manifestations. Et, dans un implacable processus de répression lancé par le gouvernement dirigé de facto par les militaires, plus de 2.000 frères musulmans ont été arrêtés, dont les principaux leaders de la confrérie, également accusés d'incitation au meurtre ou meurtre de manifestants.

    M. Morsi a été destitué par l'armée, qui avait invoqué les manifestations de millions d’Égyptiens fin juin réclamant le départ du chef de l’État élu en 2012, l'accusant d'accaparer la totalité du pouvoir au profit des Frères musulmans et de vouloir islamiser à marche forcée la société égyptienne.

    Il doit comparaître le 4 novembre pour avoir "incité ses partisans à commettre des meurtres prémédités" lors de heurts devant le palais présidentiel au Caire le 5 décembre 2012.

    Sept personnes ont été tuées dans ces affrontements entre pro et anti-Morsi, survenus après la dispersion d'un sit-in d'opposants qui accusaient le président de vouloir islamiser la législation du pays.

    Les Frères musulmans avaient indiqué que la plupart des victimes étaient des islamistes, ce que conteste l'opposition.

    Plusieurs proches de l'ex-président ainsi que des responsables des Frères musulmans, détenus ou en fuite, comparaîtront dès le 4 novembre à ses côtés.

    Mais ce procès pourrait attiser la colère de ses partisans, dans un contexte de fortes tensions, même si décimés ou arrêtés à chaque grande manifestation en août et septembre, les Frères musulmans ne mobilisent plus guère dans la rue.

    L'Alliance contre le coup d’État a appelé les partisans du président déchu à se mobiliser massivement au Caire et dans tout le pays le jour du procès. Et le gouvernement intérimaire a assuré qu'il déploierait massivement les forces de l'ordre ce jour-là.

    Cet appel fait redouter un regain de violences. Le gouvernement a, depuis août, autorisé policiers et soldats à ouvrir le feu sur tout manifestant se montrant "hostile" ou s'en prenant à un "bien public".

    Le pays vit dans l'état d'urgence et sous couvre-feu nocturne depuis le 14 août et l'armée est déployée massivement dans les rues du Caire, où les tanks et autres blindés filtrent les principaux axes et quartiers stratégiques.



    Mise à jour : mardi 29 octobre 2013 00:23 | Par AFP

    http://news.fr.msn.com/m6-actualite...destitué-morsi-rejette-lautorité-de-ses-juges
     
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    L’Égypte juge Mohamed Morsi
    quatre mois après sa destitution


    Le procès pour "incitation au meurtre" du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée s'ouvre lundi en Égypte, dans la tourmente depuis la déposition il y a quatre mois de son seul chef d’État démocratiquement élu.


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    AFP/Archives

    Ses partisans, emprisonnés ou décimés par l'implacable répression des autorités installées par l'armée dès le 3 juillet, appellent à la mobilisation au moment où M. Morsi doit faire sa première apparition publique depuis sa mise en détention au secret, faisant craindre de nouvelles violences.

    Un général de la police a assuré à l'AFP qu'"un plan a été mis en place pour sécuriser le tribunal et le transport de M. Morsi jusqu'à la salle d'audience" installée dans une académie de police de l'est du Caire.

    Les autorités vont déployer 20.000 hommes au Caire, mégalopole de 20 millions d'habitants, se disant prêtes à répondre à toute violence.

    Dès dimanche soir, deux policiers égyptiens ont été tués et un troisième blessé dans une attaque près d'Ismaïliya, sur le canal de Suez, ont annoncé des sources des services de sécurité, bilan confirmé de source médicale.

    M. Morsi doit répondre d'"incitation au meurtre" de manifestants devant son palais présidentiel le 5 décembre 2012, lors de heurts qui avaient fait sept morts. Il encourt la peine de mort ou la prison à perpétuité.

    Quatorze personnes, dont des membres de sa garde rapprochée et plusieurs dirigeants de la confrérie des Frères musulmans à laquelle il appartient, comparaissent également dans la même affaire.

    Ce procès risque d'attiser un peu plus les divisions dans un pays où plus d'un millier de pro-Morsi ont péri dans la répression et où plus de 2.000 islamistes ont été emprisonnés, dont la quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans.

    Dans ce contexte, "la présence de M. Morsi dans le tribunal va galvaniser ses partisans et augmenter les possibilités de voir de nouvelles manifestations et affrontements", prédit Shadi Hamid, spécialiste de l’Égypte au Brookings Doha Center.

    Pour l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International, ce procès est un "test" pour les autorités intérimaires.

    L'ONG les presse d'"amener Mohamed Morsi à l'audience et de lui accorder le droit à un procès juste, en particulier lui permettre de contester les preuves qui pourront être produites contre lui devant le tribunal".

    "Si ce n'est pas le cas, alors il sera permis de soulever des questions quant aux motivations cachées de ce procès", ajoute l'organisation internationale.

    Mais, note M. Hamid, "ce procès est avant tout politique et il est important, donc il n'y a aucune chance qu'il soit libre et juste. Il rappelle clairement que la société égyptienne est actuellement profondément divisée".

    Les autorités se défendent pourtant de tout biais politique. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Badr Abdelatty a affirmé à la presse ce week-end que M. Morsi "comparaîtrait devant un juge conformément au Code pénal égyptien. "Rien d'extraordinaire, rien d'exceptionnel, il a droit à un procès libre et juste", a-t-il commenté.

    Contrairement au président déchu Hosni Moubarak, également jugé pour meurtre de manifestants, M. Morsi a déjà prévenu qu'il ne coopérerait pas avec la justice dont il ne "reconnaît pas l'autorité", selon l'Alliance contre le coup d’État, la coalition chapeautée par les Frères musulmans qui organise la mobilisation de ses partisans.

    Ses avocats ne seront présents lundi que pour surveiller la procédure judiciaire, a ajouté l'Alliance.

    Les rares personnes ayant vu M. Morsi dans son lieu de détention secret l'ont trouvé déterminé à défendre sa "légitimité" puisée dans les urnes, comme il l'avait affirmé dans une vidéo diffusée le soir de son éviction.

    Les faits qui lui sont reprochés avaient marqué un important tournant dans sa présidence: après six mois au pouvoir, M. Morsi avait édicté un décret le plaçant au-dessus de tout contrôle judiciaire, déclenchant des manifestations devant son palais.

    Estimant que la police avait échoué à protéger le président, les Frères musulmans avaient appelé leurs partisans à déloger les protestataires. Ces violences --qui s'étaient soldées par sept morts-- avaient soudé les rangs de l'opposition anti-Morsi qui, six mois plus tard, descendait dans la rue pour réclamer son départ et l'obtenait de la main des militaires.




    Mise à jour : lundi 4 novembre 2013 07:38 | Par AFP
    L'Egypte juge Mohamed Morsi quatre mois aprs sa destitution - M6info by MSN
     

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