économie : stratègie Maroc vert

Discussion dans 'Info du bled' créé par acha3ir al majhoul, 22 Avril 2008.

  1. acha3ir al majhoul

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    L'avenir de l'économie nationale se joue en grande partie sur le secteur agricole (ministre de l'Agriculture)
    Meknès, 22/04/08- Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, M. Aziz Akhannouch, a affirmé, mardi à Meknès, que l'avenir de l'économie nationale "se joue en grande partie sur le secteur agricole", qui constitue un enjeu socio-économique colossal.

    M. Akhannouch, qui présentait devant SM le Roi Mohammed VI les grandes lignes de la nouvelle stratégie de l'agriculture marocaine "Plan Maroc vert " lors de la séance d'ouverture des Premières assises nationales de l'agriculture, a souligné que ce secteur représente de 15 à 20 pc du PIB national et a un impact majeur sur la croissance de l'économie nationale.

    Quelque 3 à 4 millions de ruraux exercent des activités agricoles et près de 100.000 personnes sont employées dans le secteur de la transformation agro-alimentaire, a-t-il ajouté, affirmant que le secteur contribue aux grands équilibres macro-économiques et à la balance commerciale du pays.


    La nouvelle stratégie, a rappelé le ministre, a été élaborée dans une logique de développement intégré conformément aux orientations lucides de SM le Roi Mohammed VI, dans l'objectif de définir les contours d'une nouvelle vision de l'agriculture.

    Elle traite de la situation du secteur agricole, son potentiel de croissance, les énergies qu'il recèle et les défis et contraintes entravant son développement, a ajouté M. Akhannouch, précisant que le secteur se trouve aujourd'hui confronté à une multiplicité d'enjeux inhérents en particulier au développement durable.

    Selon M. Akhannouch, la part de la consommation en eau de l'agriculture s'élève à 80 pc dans un contexte marqué par la raréfaction de l'eau et la montée de la concurrence autour de cette ressource vitale.

    Il a indiqué que le monde rural compte 15 millions de personnes, 500.000 exploitations, 8 à 10 millions d'actifs souffrant d'un chômage endémique et de conditions de vie difficiles, ce qui exige, a-t-il dit, d'£uvrer à l'amélioration des conditions de vie et de travail des populations rurales.

    Evoquant la situation du secteur agricole, le ministre a souligné la diversité des cultures de subsistance aux côtés de projets agricoles modernes, relevant que cette dualité entraîne la dominance des cultures des céréales (75 pc de la superficie agricole utile) bien que celles-ci ne représentent que 10 pc des transactions du secteur et n'assurent que 5 pc des postes d'emploi.

    Le ministre à insisté sur la nécessité d'encourager les chaînes de production végétale à haute valeur ajoutée à l'exportation, notamment pour les créneaux des agrumes, des légumineuses et de l'oléiculture qui emploient plus de 80 pc de la main d'oeuvre agricole en comparaison avec les cultures céréalières bien que les premières demandent plus d'investissements.

    Les petits agriculteurs sont confrontés à une situation difficile du fait du morcellement excessif des terres, sachant que 70 pc des exploitations agricoles ont une surface moyenne de 2 ha, situation qui se répercute négativement sur leurs revenus et aggrave la pauvreté en milieu rural.

    Durant les deux dernières décennies, a-t-il rappelé, s'est accumulé un déficit chronique dans le secteur, le PIB n'ayant enregistré qu'une légère hausse comparativement avec les principaux pays concurrents comme l'Espagne, l'Egypte et la Turquie.

    De même, le taux de croissance des exportations n'a pas dépassé 5 pc annuellement contre 8 à 10 pc pour les concurrents directs.

    Le ministre a imputé cet état de fait à la faible croissance de l'agrumiculture en dépit de la facilité de l'accès aux marchés de l'Union européenne et des changements macro-économiques qui sont à l'avantage du Maroc.

    La capacité du Royaume de mobiliser les professionnels du secteur durant les cinq prochaines années engagera l'avenir même du secteur, a insisté le ministre, qui a appelé à un investissement optimal des nombreux atouts et potentialités du pays encore sous-exploités, tels que la croissance démographique rapide et l'amélioration du niveau de vie des citoyens.

    Pour M. Akhannouch, le secteur agricole est appelé à faire face à des obstacles de taille susceptibles d'hypothéquer sa croissance économique et sociale, citant notamment la précarité du tissu des acteurs, leur faible organisation, le manque des moyens d'investissements, les problématiques du foncier et de l'eau.

    Il a recommandé à cet égard l'adoption de la politique des barrages et le développement de systèmes de production respectueux de l'environnement, à même de valoriser davantage les ressources en eau.

    Bien que le Maroc ait été précurseur dans son choix d'ouverture par la conclusion d'accords de libre-échange, cette orientation n'a toutefois pas été mise à profit de manière optimale, a-t-il fait observer. D'où il convient de chercher les moyens nécessaires pour traduire ce choix dans les faits de manière à permettre aux petits agriculteurs d'en tirer le meilleur parti, a-t-il soutenu.

    Sur la base de ce diagnostic, le ministre a présenté les grandes lignes du plan " Maroc Vert " qui sert de programme pragmatique et ambitieux pour la réalisation d'un développement rapide de l'agriculture nationale au profit de l'ensemble des acteurs.

    Le plan s'articule autour de six idées se rapportant tout d'abord à une conviction claire selon laquelle l'agriculture doit être le principal moteur de croissance de l'économie nationale sur les 10 à 15 prochaines années, avec des impacts colossaux en termes de croissance du PIB, de création d'emplois, d'exportation et de lutte contre la pauvreté, a-t-il expliqué.

    La deuxième idée considère que l'agriculture doit être pour tous sans exclusive au travers d'une stratégie différenciée adaptée à chaque type d'acteurs, rompant avec la conception classique distinguant entre agriculture moderne et agriculture sociale et prenant en considération la diversité des acteurs et leurs contraintes intrinsèques et socio-économiques .

    Le Maroc se doit, selon la 3ème idée, de traiter la problématique de fond de l'agriculture : la faiblesse du tissu des acteurs, autour de modèles d'organisation innovants, en suivant des exemples qui ont fait leur preuve à l'international et au Maroc, comme l'agrégation.

    Concernant la 4ème idée à la base de la nouvelle stratégie agricole, elle porte sur la nécessité de promouvoir l'investissement privé, accompagné si nécessaire de l'aide publique.

    Dans cette perspective, la 5ème idée plaide pour l'adoption d'une approche transactionnelle autour de la mise en £uvre concrète sur le terrain de 1.500 projets définis sur la base d'un modèle économique ciblé.

    La sixième idée recommande qu'aucune filière de production n'est condamnée au Maroc et que toutes les filières ont leur chance de réussite. Il s'agit de donner aux acteurs le maximum de chance de réussir cette mutation.

    La stratégie est axée sur une approche globale destinée à tous les acteurs selon leurs objectifs, sur la base de deux piliers. Le premier pilier porte sur le développement d'une agriculture moderne répondant aux règles du marché en s'appuyant sur les investissements privés, à travers le financement de 700 à 900 projets d'un coût total de 10 à 15 milliards de DH annuellement.

    Le deuxième pilier concerne le développement d'une approche pour la lutte contre la pauvreté, à travers l'amélioration des revenus des agriculteurs les plus précaires, notamment dans les zones enclavées.

    Dans ce cadre, il sera procédé au financement de 300 à 400 projets sociaux inscrits dans le cadre d'un plan régional visant la reconversion des agriculteurs précaires dans des activités à haute valeur ajoutée et moins sensibles aux précipitations.

    Il s'agit aussi, a-t-il ajouté, d'encourager les projets de production intensive dans les domaines aussi bien de production animale que végétale, à travers l'encadrement des agriculteurs et leur qualification pour avoir un revenu supplémentaire.

    La dynamisation de ces deux piliers, a affirmé le ministre, doit être accompagnée d'une refonte du cadre sectoriel par le biais de l'agrégation du foncier et l'adoption d'une nouvelle politique d'irrigation pour la mise à niveau des infrastructures du secteur de l'irrigation moderne, l'amélioration des conditions définissant le cadre du libre-échange dans le domaine d'exportation, en tenant compte des produits à grande sensibilité à l'importation, outre la modernisation du marché national et le renforcement des organisations agricoles et la réforme institutionnelle du ministère de l'agriculture.

    Selon M. Akhannouch, le plan Maroc vert aura sans doute des répercussions positives sur l'économie nationale ainsi que sur le marché de l'emploi en ce sens que cette stratégie cible un million d'entreprises agricoles et va générer un produit intérieur supplémentaire de 70 à 100 milliards de DH.

    Ce plan de relance, a-t-il expliqué, a pour but d'impulser une nouvelle dynamique d'investissement au niveau national d'une valeur de 10 milliards de DH annuellement, comme il devra conforter les efforts déployés dans le cadre de l'Initiative nationale pour le Développement humain, surtout en milieu rural.

    Le ministre a souligné que le véritable défi demeure la mise en £uvre de ce plan sur le terrain, eu égard à l'ampleur et au caractère complexe des chantiers, situation qui requiert, a-t-il estimé, un consensus et une coordination avec l'ensemble des organismes et les départements ministériels concernés ainsi que la mobilisation des ressources hydriques nécessaires.

    Il a proposé la création d'un comité ministériel de pilotage et d'une agence spéciale de développement pour assurer la mise en £uvre de cette stratégie et servir d'interlocuteur pour les investisseurs sociaux et privés.

    Le ministre a également recommandé la contribution du budget public pour assurer un financement supplémentaire durant les 10 prochaines années, ainsi que du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, en plus des contributions des bailleurs de fonds internationaux, tels l'UE, les coopérations française et britannique et des investisseurs privés.

    L'évaluation des résultats préliminaires de cette stratégie aura lieu prochainement, sachant que les investissements dans certaines chaînes de production ne tarderont pas à porter leurs fruits durant la première année de l'exécution de cette stratégie, a conclu le ministre.

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  2. L9ant

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    Kifach z3ma ? chkoun mat ?
     
  3. bmk_saida

    bmk_saida Visiteur

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    un nouveau gouvernement, un nouveau ministre, une nouvelle stratégie; toujours le même refrain.
    la question qu'on devrait se poser est à quel point l'agriculteur, surtout le petit, va t il bénéficier des ressources mises en oeuvre dans cette stratégie?
     
  4. milagro

    milagro Visiteur

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    Cad? Peux tu m'éclaircir d'avantage ton point de vu?
     
  5. L9ant

    L9ant Accro

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    Avant de répondre à ta question, nous allons tout d'abord démontrer des lemmes avant de passer au problème principal :

    - Lemme n°1 : As-tu lu l'intégralité du sujet ?

    - Lemme n°2 : Si oui, as-tu compris le contenu ?

    - Lemme n°3 : Si oui, pourquoi tu n'as pas réagi par rapport à ce sujet ?
     
  6. milagro

    milagro Visiteur

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    euhh!! il me semble que c'est cohérant! du moment que j’enflamme mes neurones pour comprendre ta réaction!!! :cool:
    Au fait j'avais vu sur 2M le commentaire d'un parlementaire qui débattait la nouvelle stratégie et actuellement ça m'intéresse de voir l'autre face du médaillon (l'oeil critique illustré ici par ton com)
    Sinon réagir et non pas agir telle est la question!!
     
  7. popo40

    popo40 Accro

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    c'est un message de mise en garde face à l'amplification de la crise concernant les produits de premiéres nécéssités.tout les indices sont au rouge en ce qui concerne les prix. les usa commencent à rationner le riz et le mais....
     

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