مقتل فرنسية وجرح 16 أغلبهم أجانب في انفجار بقلب القاهرة

Discussion dans 'Scooooop' créé par @@@, 22 Février 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    قال مراسل الجزيرة في القاهرة إن فرنسية قتلت وجرح 16 آخرون -أغلبهم فرنسيون وألمان- عندما انفجرت قنبلة في حي الحسين السياحي في قلب العاصمة المصرية مساء اليوم الأحد، بحسب ما أعلنته مصادر أمنية.

    وقالت المصادر إن جسما غريبا انفجر في حي الحسين حيث مسجد الإمام الحسين والجامع الأزهر الذي يعد منطقة جذب للسياح من مختلف الجنسيات.

    وأوضح المراسل أن الانفجار وقع على بعد عشرة أمتار من مسجد الحسين، وأن القيادات الأمنية التي هرعت إلى هناك منعت الإعلاميين من الوصول إلى موقع الانفجار.

    وقالت مصادر طبية إن سيارات إسعاف هرعت إلى المكان، وأشار مصدر أمني إلى أن هناك جسما متفجرا آخر تمكن خبراء المتفجرات من إبطال مفعوله.

    ولكن وكالة رويترز أفادت بوقوع أربعة قتلى في الانفجار بينهم أجنبيان.

    وقبل سنوات وقع أكثر من انفجار في المنطقة التي يكثر فيها السياح الأجانب والعرب، كما يتردد مصريون على الحي الذي تنتشر فيه المطاعم والمحلات.
    http://www.aljazeera.net/NR/exeres/F4405C49-9FF3-43AF-9A86-82143EB401DD.htm
     
  2. BAL9ISS

    BAL9ISS Visiteur

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    attentat au caire

    Une Française de 17 ans a été tuée dimanche soir au Caire, alors qu’elle achevait un voyage scolaire d’une semaine en Egypte. L’adolescente est morte dans l'explosion d'une bombe près du souk très touristique de Khan el-Khalili, vers 18h50 heure locale (soit 16h50 TU et 17h50 heure française). Dix-sept autres Français ont été blessés (trois grièvement), majoritairement ses camarades de classe, originaires de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le dernier bilan officiel fait état de 25 blessés, dont trois Saoudiens, quatre Egyptiens, et un Allemand.

    Selon des représentants de la sécurité égyptienne, six des blessés sont dans un état grave. Quatorze des victimes françaises ont pu quitter l'hôpital et être rapatriées en France après avoir reçu des soins et livré leur témoignage à la police égyptienne. Elles sont rentrées par le vol d'Air France qui a atterri vers 11h30 à Roissy-Charles-de-Gaulle. Quant aux trois autres, elles sont toujours hospitalisées au Caire, où leurs parents devaient les retrouver via un avion parti ce matin de Paris, a précisé sur RTL Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret.

    L’un des jeunes français serait dans un état critique. Le ministre de la Santé égyptien Hatem al-Gibali a fait savoir qu’il avait dû subir une intervention chirurgicale, mais le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a assuré que "les choses s'amélior[aient]" pour lui, et que son pronostic vital n’était pas engagé. "C'était le dernier jour de leur voyage, ils ont passé une semaine en Egypte", a-t-il ajouté.

    Onze suspect arrêtés
    L'attentat a été commis peu après la tombée de la nuit près du bazar historique de Khan el-Khalili, dans l'est de la capitale, où les touristes affluent pour acheter des souvenirs, bijoux et autres pièces d'artisanat. La bombe a explosé sur la place principale de ce marché vieux de sept siècles, un endroit garni de restaurants et cafés. Selon la version officielle rapportée par l'agence égyptienne Mena, l’engin, apparemment de conception artisanale, était dissimulé dans un sac plastique sous un banc. D’autres sources ont toutefois affirmé qu’il avait été jeté depuis un immeuble, ou encore depuis une moto. Une autre bombe aurait été désamorcée avant qu’elle ne se déclenche.

    Le secteur a été bouclé et onze suspects, dont deux femmes, ont été arrêtés, ont annoncé les services de sécurité sans fournir plus d’information. D'autres personnes sont interrogées depuis en tant que simples témoins. L'attentat n'a toujours pas été revendiqué, mais des indices poussent les enquêteurs à privilégier certaines pistes. L’amateurisme qui caractérise cet acte semble notamment exclure l’hypothèse Al-Qaïda, comme celle de toute grande organisation terroriste. "Il s'agissait de dispositifs élémentaires dont l'un n'a pas fonctionné", a ainsi souligné Abdel-Monem Saïd, directeur du Centre Al Ahram pour les études politiques et stratégiques. "Les dégâts n'ont pas été très étendus, cela semble l'action de quelques personnes en colère."

    La piste des Frères musulmans semble également être exclue. Cette confrérie islamiste fondée en 1928 en Égypte dans le but d'instaurer un grand état islamique fondé sur la charia, est devenue le principal parti d’opposition en Egypte. Officiellement interdite depuis 1954, elle est relativement tolérée, et ses membres détiennent (sous l'étiquette "indépendants") un cinquième des sièges au Parlement depuis leur percée historique lors des législatives de 2005. Ils ont officiellement renoncé à la violence, et condamné avec force cet attentat.

    La piste palestinienne
    Quant à l’hypothèse de la manipulation gouvernementale, elle est jugée plausible mais peu probable par les spécialistes. Le régime policier du président Moubarak s'étant radicalisé ces dernières années, Dominique Thomas chercheur à l'EHESS, spécialiste des mouvances islamistes explique que les services secrets égyptiens pourraient être derrière cet attentat pour "ne pas frapper directement la population égyptienne, mais provoquer un ressentiment fort qui justifierait ensuite une répression importante", a-t-il confié à 20minutes.fr. Comme beaucoup d’autres, il estime toutefois que l’hypothèse liée au conflit israélo-palestinien est bien plus probable.

    Hosni Moubarak est médiateur dans le conflit qui oppose l’Etat hébreu et le Hamas. Les Palestiniens lui reprochent sa politique trop conciliante à l’égard d’Israël, ce qui pourrait expliquer une sorte de mise en garde de leur part. Ces pistes sont toutefois à prendre avec beaucoup de précaution. Depuis hier soir, les informations contradictoires se multiplient, et les spécialistes mettent en avant la multiplicité des thèses probables. Jean-Noël Ferrié, politologue spécialiste du monde arabe et directeur de recherche au CNRS, a notamment souligné sur France Info que l’arrestation de suspects ne signifiait rien en Egypte. "La police égyptienne a toujours des suspects ou en trouve, mais (…) on ne sait vraiment pas d’où ça peut venir." "Il y a plein d’hypothèses : de celle d’islamistes à celle de bédouins mécontents… on peut absolument tout dire", a-t-il conclu.

    Le ministère a ouvert un numéro vert spécial pour les familles des victimes : 01.53.59.11.00


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