Bank Al-Maghrib «Le plus beau des cadeaux…»

Discussion dans 'Scooooop' créé par kochlok03, 22 Mars 2007.

  1. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

    J'aime reçus:
    114
    Points:
    0
    · Jouahri loue l’indépendance et la stabilité des prix;

    · Approche multicritère pour la politique monétaire;


    · Une base de données à haute fréquence.


    De l’évolution de l’activité et résultats des banques au faux monnayage en 2006, passant par la modernisation des systèmes et moyens de paiement, l’inflation, la présentation des produits «halal»... Des sujets aussi bien vitaux, pour notre pays, que passionnants ont fait l’objet des discussions lors de l’habituelle rencontre du gouverneur de Bank Al-Maghrib avec la presse, hier mardi 20 mars.
    Abdellatif Jouahri, ancien ministre des Finances lui-même, n’a pas caché sa satisfaction en mettant la lumière sur les actions entreprises par la banque centrale, notamment dans le cadre du nouveau texte qui lui confère «une indépendance quasi-totale» pour mener à bien ses nouvelles missions, telle la stabilité des prix «loin de toute considération politique ou autre qui puisse gêner le bon fonctionnement de la politique monétaire», précise-t-il.
    La banque centrale a adopté depuis fin 2006 une stratégie de politique monétaire fondée sur une approche multicritère. Il s’agit d’établir un diagnostic des risques inflationnistes sur la base d’un large éventail d’indicateurs relatifs aussi bien à la sphère réelle (capacité de production, marché de l’emploi, la demande…) qu’à la sphère financière (monnaie, crédit, marché de capitaux…). «Le plus beau cadeau que peut apporter une banque centrale au développement d’un pays, c’est de veiller à la stabilité des prix et d’assurer la lutte contre l’inflation». La banque centrale a également développé sa manière d’élaborer la politique monétaire. Un rapport trimestriel présente désormais une analyse détaillée de l’économie récente et prévisionnelle. Il dégage notamment une balance des risques à même d’affecter à court terme la stabilité des prix. Le gouverneur vise à établir «un contact permanent avec les opérateurs et remonter les informations pour mieux prendre les décisions de politique monétaire». C’est également un élément préalable à une gestion active de la trésorerie publique que BAM est en cours d’examiner en profondeur avec le ministère des Finances. Il a rappelé également qu’avec les nouveaux statuts, BAM a la possibilité d’émettre ses propres titres afin de mieux piloter cette politique. «Nous n’avons pas encore utilisé cet instrument, mais je tiens à rappeler que nous disposons d’un large éventail pour la bonne conduite de notre mission». Par ailleurs, Jouahri a insisté sur les conditions de transmission de cette politique. Il estime qu’une politique n’a de sens que si sa transmission est valable.


    · Banques publiques: fin des exemptions en juin

    Parallèlement à cet objectif cardinal de la stabilité des prix, la banque centrale veille à la solidité et à la stabilité du système bancaire. Le processus d’assainissement et de restructuration du pôle bancaire public a connu des progrès importants. Le CIH retrouve une situation normale, le CAM poursuit son plan de restructuration. «Ces banques doivent se mettre sur le rang des autres à partir de juin. Toutes les exemptions seront ainsi annulées», affirme Jouahri. A rappeler que l’un des points saillants du FSAP 2002 estime que la faiblesse du système bancaire marocain réside dans les banques publiques. Le niveau des créances en souffrance a baissé d’une manière significative. Il s’est stabilisé à fin 2006 à 11% environ et 9% si l’on ne compte pas les banques publiques, contre 20% quelques années auparavant.
    La diversification de l’offre des produits bancaires ainsi que l’amélioration des conditions de financement ont contribué au renforcement de la bancarisation et au développement de la pénétration du crédit bancaire.
    L’introduction des financements alternatifs ( Ijara, Moucharaka et Mourabaha) devrait permettre d’élargir davantage la gamme des offres et une meilleure bancarisation de l’économie. «Nous avons choisi cette option de permettre la commercialisation de ces produits et ne pas agréer des banques dédiées à ces produits, pour ne pas désarticuler notre système financier. Sachez que le nombre de demandes d’agréments des banques a atteint sept».
    Par ailleurs, BAM s’est beaucoup investie pour améliorer les relations banques/clients. La banque centrale tient deux réunions par an avec le GPBM pour arrêter un plan de travail. Les principales actions à ce niveau touchent, d’une part, l’amélioration de la transparence dans l’application des conditions bancaires et le mécanisme de médiation bancaire et, d’autre part, le renforcement la proximité auprès des opérateurs. Des principes directeurs de la tarification des services bancaires ont été arrêtés, et une campagne de sensibilisation à travers les 8 régions du Royaume a été menée conjointement avec le GPBM, la CCG, la CGEM et l’ANPME. Les conclusions de cette campagne ont permis de révéler à la surprise de tous que «les PME ont de moins en moins été l’objet de discrimination de la part des banques et demand de plus en plus de conseil, d’accompagnement, de proximité de décision…».


    source : leconomiste
     

Partager cette page