10.000 enfants à Tanger sont analphabètes

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 17 Décembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Trois enfants sur quatre qui travaillent aujourd’hui dans la ville, ont commencé avant l’âge de 15 ans. La durée moyenne du travail de ces enfants est de 9 heures par jour et un enfant sur trois travaille 7 jours par semaine. Ces enfants «ne disposent pas de garantie minimale de leurs droits». Ils sont exposés à de graves déséquilibres de développement physique et affectif. De plus, un enfant sur trois est puni dans le cadre de son travail.

    Ces enfants évoluent, en outre, dans un environnement caractérisé par un habitat insalubre, une mauvaise nutrition, des conditions d’hygiène corporelle déplorables, l’analphabétisme, entre autres.
    A cet égard, quelque 9950 enfants tangérois âgés de 10 à 17 ans sont aujourd’hui totalement analphabètes.
    Ces chiffres ont été rendus publics récemment par la représentation de l’UNICEF au Maroc. Ils sont le résultat d’une enquête menée dans trois villes du Maroc : Tanger, Fès et Marrakech. L’enquête a été réalisée auprès de plus de 7.000 ménages et 11.600 enfants dans les trois villes.
    Les données recueillies «permettent de nous dire aujourd’hui quels droits des enfants sont respectés et lesquels sont violés», affirme-t-on auprès de l’Organisation internationale. L’enquête est déclinée en quatre volets : droit à la survie, droit au développement, droit à la protection et droit à la participation, à l’expression, aux jeux et aux loisirs. Elle reflète les conditions d’évolution des enfants dans des milieux différents : à l’école, dans la vie active et dans la rue.
    Ses constats sont alarmants. Ils le sont davantage pour les enfants de la rue, une catégorie très présente dans la ville du Détroit. «Ces enfants dorment dans la rue, mangent dans des poubelles, pratiquent la mendicité et le vol et consomment les drogues qui leur sont accessibles», affirment les enquêteurs.
    «Ils ont été victimes d’agressions sexuelles et ont des capacités communicationnelles très réduites du fait de leur recours permanent à la drogue». «Et même pris en charge par des ONG, ils continuent à vivre psychologiquement dans la rue, et ce, malgré leur réinsertion dans des programmes d’éducation non formelle et de formation professionnelle».
    Dans les centres d’accueil, les orphelinats et les maisons de bienfaisance, ils disposent certes d’un «minimum requis en ce qui concerne l’hébergement, l’alimentation et l’enseignement», mais souffrent du mépris de leurs pairs et déplorent la «violence physique exercée sur eux par une partie des éducateurs».
    Globalement, ils ressentent une insécurité psychologique et une instabilité profonde de la restriction de leur liberté, de l’absence de vie familiale et dénoncent un statut social intolérable.
    Par ailleurs et selon une autre étude effectuée à Tanger, il y a un peu moins de trois ans, plus de 90% des mineurs candidats à l'émigration clandestine sont déjà passés par une expérience de travail non fructueuse au Maroc.
    Cette enquête conduite par une anthropologue espagnole, Mecedes Jimenez, dans la ville du Détroit, indique, ainsi, que ces enfants candidats à l'émigration clandestine sont souvent déjà passés dans des ateliers de menuiserie dans des boulangeries des tôleries et parfois même dans des ateliers clandestins de confection. Le salaire de ces enfants ainsi exploités, ne dépasse pas, selon l'étude, 2,5 dh par heure de travail.
    A rappeler que durant cette période, un programme de lutte contre le travail des enfants a été initié par le département de l'Emploi et des Affaires sociales et le Bureau international du Travail (BIT), avec un financement français et belge. Le programme finalisé en 2003, a bénéficié d'un fonds de près d'un million de dollars, dont environ 600.000 octroyés par la France.
    Une autre enquête réalisée à l’époque par le BIT indiquait que 90% des enfants au travail ont entre 10 et 14 ans. 80% ne sont pas scolarisés et "le milieu de leur travail est le plus souvent insalubre, dangereux et encombré, exposant les enfants aux nuisances sonores, aux poussières, aux gaz et aux fumées".
    Selon la même enquête, 52% des enfants subissent une durée de travail hebdomadaire supérieure à 50 heures, sans congé annuel, alors que 53% ne perçoivent même pas le salaire minimum.



    LIBERATION
     
  2. diwanet

    diwanet Guest

    Re : 10.000 enfants à Tanger sont analphabètes

    :-(

    j'habitais à tanger pendant 18ans, et je n'ai jamais été au courant de celà... mais bon, ça ne m'etonne pas... vu le nombre de personne que j'y ai connu qui n'ont jamais terminé leurs etudes, meme pas le brevet... c'et vraiment dommage tout ça
     
  3. booftu

    booftu Visiteur

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    Re : 10.000 enfants à Tanger sont analphabètes

    C vraiment désolant que des adultes en soit réduit a envoyer des enfants travailler pour subvenir aux besoins de leur familles mais le pire c que ces enfants sont maltraités par leurs patron bref Comme le dit tjs me dit ma mere:"Les études mon fils, les études!!!!....."
     

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