200.000 emplois seront créés au cours des trois prochaines années

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 24 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Prise en charge par l’Etat des frais de création des petites entreprises
    Les journées d’Actions pour la création d’emplois, tenues sous le thème « L’emploi, c’est l’affaire de tous », ont été ouvertes, hier matin, par le Premier ministre, M. Driss Jettou, en présence du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, de plusieurs autres ministres, d’ambassadeurs accrédités à Rabat, de chefs d’entreprises et d’associations professionnelles et de nombreux hauts responsables d’administrations et d’entreprises publiques.

    Placées sous le haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, les J.A.C.E. sont consacrées à la question de l’emploi et la dynamisation du marché du travail, perçue à travers la croissance du PIB devant être forte et durable pour permettre la création d’emplois. C’est ce qui ressort de la plate-forte d’actions, présentée par le gouvernement à ces journées, et devant être débattue et enrichie par les réflexions et suggestions des intervenants pour permettre l’élaboration de recommandations qui seront arrêtées à la fin de ces Assises, aujourd’hui même.

    Cette plate-faite de travail est articulée autour d’un diagnostic du marché de l’emploi, un plan d’actions axé sur deux types d’intervention : une réponse économique et une politique proactive.

    Dans le discours d’ouverture prononcé à l’occasion de ces J.A.C.E., M. Driss Jettou s’est déclaré convaincu que les solutions aux problèmes du chômage passent nécessairement par la réalisation d’un taux de croissance économique fort et soutenu, à travers l’incitation de l’investissement productif. Partant de cette conviction, le gouvernement s’est attelé à réunir les conditions nécessaires en vue d’initier une nouvelle dynamique économique créatrice de richesses et d’emplois, à travers une politique économique visant à préserver les équilibres macro-économiques nécessaires à l’économie saine et renforçant l’attractivité pour l’investissement national et étranger, et la modernisation des réseaux de transport et de communications. Cette politique vise aussi à la mise à niveau du tissu productif et au renforcement de sa compétitivité, à travers la mise en oeuvre d’un nouveau plan de développement économique axé sur :

    une stratégie industrielle à même de promouvoir les nouveaux métiers au Maroc, le soutien des branches industrielles à forts potentiels de croissance, la modernisation des autres branches.

    Le plan vise, en outre, à poursuivre le soutien à l’entreprise nationale afin de lui permettre de faire face à l’ouverture de l’économie, et ce, à travers des mesures incitatives adéquates.


    Les grands projets initiés par le gouvernement tels le nouveau port de Tanger, l’aménagement du Bouregreg, le programme national des autoroutes, la rocade méditerranéenne, les programmes d’habitat, les stations balnéaires, la zone franche de Tanger, les projets de partenariat avec le privé pour l’exploitation de terres de la SODEA et la SOGETA doivent se traduire par un impact positif sur l’économie et le marché du travail.

    La seule croissance ne suffit pas, a dit le Premier ministre. Aussi, le gouvernement a-t-il mis en place une politique volontariste visant à faire face directement au problème du chômage à travers plusieurs instruments et mesures. Ces mesures figurent dans une plate-forme, portent sur l’amélioration du rendement des outils déjà mis en place et visent l’efficacité en vue de promouvoir et dynamiser l’emploi. Le gouvernement a procédé à la révision des contrats d’insertion pour en faire des contrats de travail pour un premier emploi.

    Cette mesure englobe les diplômés de la formation professionnelle, améliore les incitations aux employeurs, relève le seuil d’exonération des salaires et réduit les cotisations.

    Le gouvernement a également pris des mesures concernant l’emploi dans le secteur public en généralisant le système des concours suivant les normes d’objectivité et de transparence.

    En vue d’encourager l’auto-emploi, la plate-forme soumise aux journées d’actions pour la création d’emplois suggère plusieurs mesures concernant la gestion des petites entreprises nouvellement créées, dont le capital ne dépasse pas 250.000 dh, et qui consistent à accompagner les promoteurs de ces projets durant la période de création jusqu’à leur opérationnalité. Le gouvernement prendra en charge les frais de création de ces entreprises, une partie sous forme de dons et l’autre par l’octroi d’un crédit sans intérêt, avec une période de grâce.

    Le gouvernement prendra, en outre, en charge la garantie des crédits bancaires à des niveaux très appréciables.

    D’autres dispositions ont été prises par le gouvernement dont M. Jettou a cité la réduction du capital des SARL de 100.000 dh à 10.000, dont seulement 2500 dh sont à libérer. M. Jettou a souligné qu’en dépit des réformes et mesures prises ou en cours, il est nécessaire d’adopter une politique d’anticipation pour accompagner les mutations du marché du travail et de disposer des compétences et expertises devant accompagner les grands projets de développement ouverts et répondre aux nouveaux besoins dans le cadre de la mise en ½uvre de la stratégie industrielle.

    Dans ce cadre, le gouvernement fait plusieurs propositions portant sur les contrats de formation-insertion et la formation-reconversion ou adéquation avec l’offre d’emploi.

    S’agissant du marché de l’emploi, le gouvernement s’est penché sur la question de la rationalité à travers la dynamisation du rôle de l’intermédiation et le renforcement de son professionnalisme et l’adoption du mode contractuel entre tous les intervenants. L’ANAPEC fera aussi l’objet d’une restructuration et sera renforcée en moyens matériels et humains. Ses représentations seront multipliées pour une plus grande proximité avec les actifs concernés.

    Le gouvernement mettra en place un observatoire de l’emploi en vue de parer aux dysfonctionnements des systèmes de suivi de l’emploi et du chômage au Maroc et d’évaluer l’impact des mesures prises par le gouvernement.

    Ces mesures devront se traduire par la création de 200.000 emplois au cours des trois prochaines années.

    Une enveloppe budgétaire de plus de 2 milliards de dirhams sera allouée à ce programme. Le gouvernement s’attèle, lors de la préparation de la prochaine loi de finances, à prendre les mesures nécessaires pour mettre en oeuvre les outils qui seront adoptés lors des Journées d’Actions pour la création d’emplois.


    LOPINION
     

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