364 000 GSM en 1999, 32 millions aujourd'hui

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 7 Février 2011.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

    J'aime reçus:
    813
    Points:
    113
    364 000 GSM en 1999, 32 millions aujourd'hui !

    A fin 2010, le taux de pénétration du mobile a dépassé les 100% et l'on compte 1,87 millions d'abonnés à internet. En 2010, le chiffre d'affaires engrangé par les trois opérateurs est estimé à 40 milliards de DH.

    [​IMG]

    Qui l’aurait crû au lendemain de la libéralisation des télécoms, en 1999. Le paysage de ce secteur au Maroc s’est complètement transformé à l’issue de la première décennie du XXIe siècle. A fin 2010, le nombre d’abonnés au mobile s’élève à 32 millions, soit un taux de pénétration qui dépasse pour la première fois les 100% pour s’établir précisément à 101,5%. En 2000, avec l’entrée en fonctions de Medi Telecom qui allait booster le secteur, il était passé à 2,852 millions et 4,776 millions, l’année suivante, avec pas loin de 2 millions de clients recrutés en une seule année. Le rythme de 2 nouveaux millions de clients par an va se maintenir jusqu’en 2006. Mais de 2006 à 2007, sans que l’on comprenne réellement ce qui s’était passé, ce nombre va atteindre 4 millions de nouveaux accros.

    L'ADSL, puis la 3G ont favorisé la vulgarisation d'internet


    Pour assister à un soubresaut comparable, il faudra attendre 2010, une année où le nombre de clients qui était de 25,31 millions en 2009 passe à près de 32 millions de clients au total. Mais là, c’est l’effet produit par l’arrivée de Inwi qui s’est glissé dans le créneau du GSM, après avoir acheté la troisième licence 2G en 2009.
    Sur le créneau du fixe et de l’internet, la donne est complètement différente. Le fixe avait perdu 30 000 clients en 2000, leur nombre étant tombé de 1,5 million en 1999 à 1,47 million avant de se stabiliser à 1,14 million à partir de 2001. Il faudra attendre 2004 pour que les opérateurs remontent la pente dans ce segment. Ils affichaient alors 1,3 million de clients. Mais c’est surtout avec l’arrivée de Wana Corporate et sa mobilité restreinte en 2007 que la remontée sera plus nette. Le nombre d’abonnés monte à 2,4 millions, un niveau jamais atteint. Depuis, la progression est continue. Le nombre de clients frôle les 3 millions en 2008 et franchit le cap des 3,5 millions en 2009. A fin 2010, il culmine à 3,75 millions, avec un fait important : la majorité des clients, 66,72 %, est abonnée à Inwi (la marque commerciale de Wana). Maroc Telecom, lui, détient 32,83% du marché et Medi Telecom 0,45 %.
    Pour ce qui est d’Internet, l’essor ne sera réellement perceptible qu’à partir de 2004, puisque le parc de clients, cette année-là, connaîtra une progression de 86% en se situant à 113 170 au lieu de 61 812, un an auparavant. Il faut dire que cette période coïncide avec l’arrivée d’offres ADSL intéressantes. Depuis, ce sera le grand boom. Entre 2004 et 2007, par exemple, le parc de clients sera multiplié par près de 5. Le lancement de la 3G, à la mi-2007, accélèrera la progression. 232 000 clients supplémentaires en 2008, 430 000 en 2009 et et 680 000 en 2010 ! Il faut dire que le marché de l’Internet a profité à la fois de l’évolution technologique avec des offres de débit de plus en plus rapide et la mise sur le marché de modems internet encourageant la mobilité ; de la baisse des prix et du lancement des offres sans engagement ; et de la concrétisation du net comme outil de travail à la fois en milieu professionnel et éducationnel. De même, les programmes gouvernementaux de soutien à l’équipement des écoles, des enseignants et des étudiants ont dopé la demande. Résultat : une véritable explosion avec un parc de clients qui a été multiplié par 592 !

    Les clients restent attachés à leur prestataire

    En 1999, on ne comptait que 3 152 abonnés ; à fin 2010, ils sont 1,86 millions. Tout naturellement le nombres des usagers du net (internautes) a suivi cette folle progression. De 50 000 en 1999, ils sont aujourd’hui 16,8 millions.
    En définitive, le secteur des télécommunications au Maroc a fait preuve d’une vitalité impressionnante durant la décennie. On peut estimer le chiffre d’affaires engrangé en 2010 à 40 milliards de DH environ, dont un peu plus de 30 pour l’opérateur historique.
    Bien évidemment, il y a quelques petites ombres au tableau. Par exemple, la concurrence ne se déploie pas sur l’ensemble des segments - même si le régulateur n’a eu à résoudre qu’une trentaine de saisines émanant des opérateurs à propos des différends à propos de la concurrence - et la qualité des réseaux mécontente souvent le consommateur. Certes les prix ont baissé et l’accès s’est très largement démocratisé. Mais on peut se demander pourquoi la portabilité a du mal entrer dans les mœurs : à ce jour, on n’a compté que quelque 2 700 clients qui ont changé d’opérateurs en gardant leur numéro. Selon Azzeddine Moutassir Billah, directeur de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), le fait que les Marocains aient choisi d’acheter plusieurs puces «pour parler plus intelligent et moins cher» n’est pas étranger à cela. Mais la question est au coeur d’une réflexion menée par le régulateur.
    [​IMG]

    [​IMG]



    Mohamed El Maâroufi. La Vie éco

    Source : lien
     

Partager cette page