3ocha9 el 3ayta !!

Discussion dans 'Art' créé par josef21ma, 29 Juillet 2008.

  1. josef21ma

    josef21ma Accro

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    Salam WB et BB,
    Bghit ne3raf wach kayn chi 3ocha9 dyal l3ayta 8na ou pas?? si oui ce lieu va être incha2allah un lieu d'échange d'informations et de points de vue sur ce type de musique négligé.

    A noter que rani dert un album khass b rowwad el 3ayta el maghribiyya que je vous donne son lien ici : http://www.wladbladi.com/forum/josef21ma-albums-noujoum-al3ayta-almaghribiyya.html

    A vos claviers

     
  2. josef21ma

    josef21ma Accro

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    7ta 7ad mabgha yet9addem, je vais commencé donc

    Profession : chikha

    Habillée d'une djellaba de couleur vive qui couvre son corps un rien corpulent. Autour d'un poignet, elle porte une "sertla" composée d'une quinzaine de bracelets en or, autour de l'autre: 2 bracelets en or massif. Autour des doigts: 2 grosses bagues serties de zircon. Le tout assorti à une imposante paire de boucles d'oreilles atteignant les épaules. Il est midi…
    Confinée dans une telle caricature et considérée encore par certains marocains comme une femme aux mœurs légères, la chikha n'en est pas moins une artiste. Une artiste à part entière. Elle chante, elle danse et elle peut être aussi auteur-compositeur.

    Une chikha, signifie littéralement chanteuse professionnelle . Jusqu'aux années 50, les rares femmes qui chantaient devant une audience mixte étaient des chikhates que le public associait au divertissement dans toutes ses dimensions et formes. Ces femmes chantaient et dansaient dans les fêtes de la communauté (moussems) ou à l'occasion d'un baptême, une circoncision ou un mariage. Elles sont portées généralement vers le chant et la danse et accessoirement vers les percussions d'accompagnement sous la forme du fameux petit tambourin (ta'rija).

    A l'exception des chikhates ou ghennayates de Tétouan (nord du Maroc) et des raysattes de Souss (sud du Maroc), ces femmes ne toucheront pas aux instruments à cordes, encore moins aux instruments à vent.

    A l'origine terme général désignant toute chanteuse, "chikha" s'est vu peu a peu attribué aux chanteuses de l'aita, un genre musical où le chant domine les autres composantes de la création populaire (rythmes, danses..). Et la 'aita serait une dérivation du verbe 'ayyat (appeler), puisque presque toutes les 'aita commencent par une invocation d'Allah et de ses saints. L' appel serait ensuite un appel d'anticipation et de demande de l'inspiration.

    Ce genre musical constitue l'un des piliers du chant populaire marocain d'une manière générale, mais reste le principal genre de chant populaire arabophone (par opposition a berbèrophone). Il s'est développé dans des zones rurales non-berbères et plus précisément dans les plaines bordant l'Atlantique. Ainsi, il est pratiqué essentiellement dans les régions agricoles de Chaouiya, Doukkala et 'Abda, c'est à dire dans l'axe Casablanca-Safi. On retrouve également l'Aita dans les plaines de Za'er, à Beni-Mellal et au Hawz (région de Marrakech) avec des variantes consacrées. Et selon les régions, l'Aita prend des qualificatifs différents , elle est marsawiya (portuaire) au littoral, za'riya, mellalia ou hawziya. En plus de ces variantes principales, il existe une 'aita spéciale à Safi appelée Hassba, son répertoire est limité à quelques exemples du genre.

    Pour la petite histoire: L'Aita a eu ses heures de gloire pendant la deuxième moitié du XIXème siècle chez le qaid Issa Ben'mar el Abdi qui était, semble-t-il, un fin connaisseur. Sa maison attirait les meilleures chikhates dont les performances étaient largement récompensées.

    L' ayut (Aita au pluriel) seront chantées essentiellement par des femmes: les chikhates donc, accompagnées par des hommes au violon, un violon ou kamanja tenu verticalement sur le genou gauche. Mais dans le cas où les chikhates sont absentes, l'un des hommes du groupe revêt des habits féminins et imite la voix et la danse des femmes. La 'aita de Bouchaib El Bidawi, star des années 50-60, très connu pour son "tayhou zarzour men fouq ssour", en reste une illustration.

    C'est pendant cette même époque, que ce genre s'est vu modernisé grâce a l'introduction d'une structure de véritable orchestre fait de saxophone, orgue et autre guitare venant s'ajouter au violons et tambourins utilisés jusque là . C'était grâce à une grande dame de la 'aita marsawiya : Hajja Hamdaouia. Cette ancienne star des années cinquante restera pour les marocains comme la référence absolue de la Aita. "Daba yji", "jiti-majiti", "mama ou hiyani", "mal hbibi 'liya" sont des classiques du genre qu'elle a réussi, grâce à son talent, à forger dans la mémoire de générations de marocains. Ses chansons sont encore chantées par d'autres chikhates ou reprises par des orchestres populaires actuels.

    Le marsawi tel que le chantait l'Hamdaouiya ou le chante encore Fatna Bent l'Houssine, autre mythe vivant du marsawi (du Doukkala, celui-ci) est à l'origine un chant composé de deux parties contrastant par le rythme et le caractère. Chaque partie comporte des strophes reliées par des cadences et des transitions poétiques. Le tout se terminant par une sadda, c'est à dire une cadence concluante.

    La première partie est lente, elle est appelée dans le jargon du genre: lafrash (littéralement: le lit, le drap de dessous). Elle commence par l'introduction musicale qui prépare l'entrée du chant. Souvent l'introduction est une improvisation instrumentale puis une exposition du thème chanté sans rigueur rythmique. La phrase principale du chant est répétée du début jusqu'à la fin.

    La deuxième partie, d'allure rapide, est appelée ghta (couverture). Ici le rythme impose la danse. Les plus jeunes parmi les chikhates exécutent devant le public des danses sensuelles consistant en déhanchements divers, jeux de ventre, frémissements du corps, balancement de la chevelure…etc, puis le chant reprend par un dialogue entre la chikha principale et le reste des chikhates et les musiciens. Des musiciens dont le rôle sera de puiser dans toutes leurs ressources expressives pour meubler la séquence dansante (répétitions de rythmes et de mélodies, accélérations, ralentis…etc) et surtout la faire durer la plus longtemps possible pour raviver l'admiration et la gratitude, se manifestant par des donations en argent: la'ghrama. Plus longue sera la danse, plus "garnie" sera la'ghrama!

    En réalité, souvent les chikhates ne reçoivent pas une rémunération préalable pour leur prestation et se contentent des donations des spectateurs.

    Mais la danse ne reste qu'un accompagnement du chant, une sorte d'illustration. Car les passionnés du genre 'aita ou "chikhates" sont d'abord là pour écouter une voix (rauque et vigoureuse), mais aussi des textes qui ne sont pas nécessairement cohérents et soutenus mais qui se présentent plutôt comme des phrases-clès. On y chante essentiellement l'amour avec un lexique propre, mais aussi l'honneur tribal, ou alors des thèmes généraux comme la mère, l'incompréhension de la société..etc. Un répertoire riche qui ravive les émotions de ces passionnés allant jusqu'à en faire des "accros". Combien de légendes nous a-t-on raconté sur tel qaid ou tel notable ayant vendu terres et bétail pour son amour de l'aita. D'autres ont abandonné familles et tribus. Il en reste que c'est un art populaire à part entière qui a toujours eu beaucoup d'admirateurs.

    Mais bien que art populaire national reconnu par les officiels, l'aita des chikhates garde une certaine audience régionale. Chaque chikha forge sa notoriété dans une région déterminée et recrute ses plus ardents admirateurs parmi les originaires de cette région. A l'exception de quelques rares chikhates, comme Hajja Hamdaouiya qui est reconnue et appréciée dans tous les coins du royaume, elles obéissent toutes à ce schéma. On pourrait citer: Fatna Bent L'houssine, véritable star en Doukkala, ou l'Khawda en région de Chaouiya, Khadija L'bidaouiya en région casablancaise..etc.

    Au-delà de tout régionalisme, un trait commun réunit toutes ces dames: l'amour de l'aita et du métier en tant que tel. Elles ont souvent beaucoup sacrifié de leur vie pour exercer ce métier et parfois même tout perdu: jeunesse, beauté et argent. Il en restera que grâce à elles, un immense répertoire de la tradition musicale populaire est préservé et même fructifié, et un métier se retrouve reconnu par une audience et une société qui avait assigné la chikha au rôle de "voleuse de maris".
     
  3. josef21ma

    josef21ma Accro

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    ba3d (quelques) "el7abbat" (au jargon du 3ayta) [el7abba: chakl chi3ri chafawi saghir] :

    1-
    6ol 3la eddat
    chouf kif wellat

    2-
    b9aw fiyya el7ejlat
    elli triychou 7ayyat

    3-
    3as ya le8bil
    3la njoum ellil

    4-
    sa3dat el9alb el8ani
    ma 3es bellil
    ma 7seb enjoum b7ali

    5-
    nmout ana maymout 7bibi
    nmout 3li8 bel7did elmadi
    nedkhol 3li8 bechra3 w el9adi

    6-
    se3dat men zar elka3ba
    chari jentou
    lalla ezzine eddrif
    da8er men te7zimtou

    Iwa kif jakom 8adchi ??!!
     
  4. fsniper

    fsniper Guest

    Merci mon frere pour le lien nta3 l'3ayta !
     
  5. fsniper

    fsniper Guest

    maykounche andek chi disque nta3 " nadia nadia o 3arre lah Gouli lia ..." ola disque nta3 " ntti alli britih direh o ana lli brito ndiro..." <D

    MeRcI !!
     
  6. josef21ma

    josef21ma Accro

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    Pas de quoi khouya. pour les disques li bghiti, goul liyya chkoun keyghanni et smiyya exact dyal disque w nchouf lik. :)
     
  7. fsniper

    fsniper Guest

    wallah a khouya ma-3rafte smite disque...ana sma3to fi 96 fi wahed l3ersse kane fih ouled Soba fi asfi .
     
  8. josef21ma

    josef21ma Accro

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    Musique de l’Aita

    « C’est principalement dans les plaines bordant l’atlantique qu’ « Al Aîta » est le plus appréciée. Le genre est particulièrement pratiqué dans la région de Chawiya, Doukkala-Abda, c’est-à-dire dans l’axe Casablanca-Safi. On retrouve aussi Al Aîta dans les plaines de z’ayer, à Beni Mellal et au Hawz, avec des variantes consacrées (…). Il existe à Safi une Aîta spéciale appelée « Haçba », son répertoire est limité à quelques exemples du genre.

    Toutes les ayût, à l’exception d’Al Aîta za’riya qui est monorythmique, usent des changements rythmiques et selon une coupe généralement à trois phases progressivement accélérées.
    Les ayût sont souvent chantés par un groupe d’hommes et de femmes. Dans le cas où celles-ci sont absentes, l’un des hommes du groupe revêt des habits féminins et imite la voix et la danse des femmes. La Aîta de Oulad Hmar en est une bonne illustration. (…). La Aîta se termine par une « Sadda » c’est-à-dire une cadence conclusive.

    La première partie est lente, elle est appelée « Lafrash » (littéralement : le lit, le drap de dessous). Elle commence par l’introduction musicale qui prépare l’entrée du chant. Souvent l’introduction est un taqsim puis une exposition du thème chanté sans rigueur rythmique. La phrase principale du chant est répétée du début jusqu’à la fin ; de la première partie, elle ne subit que deux menus changements.

    La deuxième partie, d’allure rapide, est appelée « Ghta » (couverture). Ici, le rythme enjoué impose la danse. Celle-ci est réglée, calculée, on l’appelle pour cette raison « Hsâb » (littéralement : calcul). Les plus jeunes parmi les Chikhat exécutent devant le public des danses sensuelles (jeu du ventre et des hanches, ondulations et frémissements du corps, balancements de la chevelure…), puis le chant reprend par un dialogue entre la Chikha principale et le reste des Chikhat et des musiciens. »

    Musiques du Maroc, A. Aydoun ​
     
  9. عبقور لفهامة

    عبقور لفهامة صلاح الدين عودة

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    salam khouya youssef tbarkellah 3lik ou khlass
    chouf kan9aleb 3la disk dial
    chabbalhemdaouiya [22h] smito moul kotchi
    ra kayn fi version mghanniha cheb khaled walakine si tu peux me trouver hadik dial lhemdaouiya merci
     
  10. inspiration08

    inspiration08 allahoma ghfir denoubana

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    allah yardi 3likom jibo lina chi 7aja nesam3ou8a tekon m2asla [22h] ana man 3oucha9 fan l3ayta
    dakchi dyal chalili a baba [22h]
     
  11. taliani

    taliani Accro Membre du personnel

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    l akhe chamali ??? [22h]
    rani 3arfek 3endek m3a l 9ssayer [22h]
     
  12. inspiration08

    inspiration08 allahoma ghfir denoubana

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    lwa7ad 8oia illi kon hadar f tourat lmaghirbi [22h]
    c vrai kay3ajbani fan l3ayta o chikhat la9dam kaygolo kalimat zwinin dyal lglob lma7na [22h]
     
  13. عبقور لفهامة

    عبقور لفهامة صلاح الدين عودة

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    7altek s3iiiiiiiiiba a lahoma [22h]khassek t7adri lchi 9sara fi l9arib l3ajil
     
  14. takayama

    takayama Touriste

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    Supplément d'info

    khay josef, rah fatna bent l7oussine ma3rofa f tout le maroc, machi ghir f doukkala, asla hya men Abda, men asfi exactement. elle est décédée maintenant.
    kayna kadalik al 7ajja el 7amouniya,3tazlat daba, kayna 3ayda, hadi wa3ra 9erraha Wa7ed chikh m3alem smitou de3baji.ba9a 3aycha, walakin 7az9a bel bien. kayna khadija mergoume, sawt dyalha spécial,mara mara kadir duo m3a 3ayda.
    w kayna bien sûr khadija el bidaouiya fdakchi l9dim dyalha, m3a Star La3lam.walakin daba 3yat chwiya.
    kaynin, kadalik wlad el bou3azaoui, tbark allah 3la khaled dyalhoum, sa voix est super.il respecte la pure tradition dyal el 3ayta.
    perso, je pense que toutes les personnes citées plus haut dépassent de loin, musicalement parlant, el hajja el hamdaouiya. néanmoins, el hajja a eu le mérite de présenter ce genre musical sous une forme plus accessible à un public génétiquement non préparé pour l'Aita <D
    kayna wa7ed al 9adiya baghi ngoulha kadalik:hadouk el koumikat w el mikhiyat li kaygoulou 3la roushoum fannanin dyal chaabi b7al sidhoum daoudi, rani nl9a fihoum chi wa7ed f tri9i ndouz fih.3la 7a9ach chowhou b chaabi w l'aita w b el moussi9a en général, w sahmou f ana les jeunes daba kay7sab lihoum chaabi houwa lbssala li ka yghanou daba.
    :mad:
    wa sem7ou liya 3la had tlo3 dem, walakin wallah w nl9a chi wa7ed menhoum ya 7ta nweklou el kamanja dyalou
     
  15. zbougz

    zbougz بــــابــــا عـــــروب Membre du personnel

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    hadchi makdebtich fih a khouya! o hadchi rah machi ghir f cha3bi! rah lmosi9a koulha welate b7al haka! rai, gharbi, charqui...... koulchi wela ghir commercial! mab9atch fih ri7t lfane!
    ps: dak sujet trucs et astuces dyal derb ghelef twe7chek <(
     
  16. inspiration08

    inspiration08 allahoma ghfir denoubana

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    fatna bent lhoussein



    ana jabt likom échantillion [22h]
     
  17. inspiration08

    inspiration08 allahoma ghfir denoubana

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  18. inspiration08

    inspiration08 allahoma ghfir denoubana

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  19. inspiration08

    inspiration08 allahoma ghfir denoubana

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    rouicha



    o mansawch 3ayta chal7aouia fanna fanna fanna sawt fan [:Z]
     
  20. MIMALION

    MIMALION Visiteur

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    7azmouniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii [24h]

    merci josef:)
     

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