400 clandestins interceptés en trois jours

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 6 Septembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Une nouvelle vague d'émigration illégale a été enregistrée le week-end dernier


    Les services de sécurité espagnols ont intercepté lundi matin au large des côtes sud du pays deux embarcations transportant un total de 54 immigrants clandestins, ce qui porte à 373 le nombre de clandestins interceptés au large de l'Espagne durant les dernières quarante- huit heures. Lundi à l'aube, rapporte l'agence MAP, une embarcation transportant 34 immigrants clandestins a été repérée par les radars du Service intégré de surveillance du détroit (SIVE) à trois miles au large de Cabo Sacratif (sud).


    Une autre embarcation transportant 20 clandestins marocains a été interceptée au large de l'île de Las Palomas à Tarifa. Les occupants de la patera ont été conduits vers le commissariat d'Algesiras en vue de leur rapatriement.

    Ces nouvelles arrestations portent à 373 le nombre d'immigrants clandestins interceptés durant les dernières 48 heures au large des côtes espagnoles, dans la plus importante vague de tentatives d'immigration illégale en Espagne depuis le début de l'année.

    Dimanche, la garde civile a arrêté 69 Marocains qui tentaient de débarquer clandestinement sur les côtes de la province de Grenade et 70 clandestins originaires de divers pays de l'Afrique subsaharienne (Gambie, Mali et Guinée-Bissau) interceptés à bord d'une embarcation au large de l'île de Fuerteventura (Canaries).

    Une autre embarcation a réussi à débarquer sur la côte de Motril (province de Grenade). 39 immigrants ont été arrêtés, même si la garde civile pense que l'embarcation transportait une cinquantaine de personnes.
    Le même jour, la garde civile a intercepté une barque qui transportait 30 immigrants marocains, dont plusieurs mineurs.

    Entre temps, une embarcation a été interceptée au large de Tarifa. Celle-ci transportait 50 immigrants, dont plusieurs mineurs et quatre bébés.
    Les autres immigrants clandestins ont été interceptés à bord d'embarcations au large des côtes canariennes.

    Il va sans dire que cette vague de tentatives d'entrées clandestines en Espagne par la mer est l'une des plus importantes des dernières années, après celle du 18 août 2001 lorsque 503 immigrants clandestins avaient été interceptés dans le détroit de Gibraltar et 64 sur l'île de Fuerteventura.

    Africains du Nord et subsahariens en majorité, ils se sont succédé pendant 24 heures, par vagues successives sur les côtes de l'Andalousie (sud) ou de l'archipel des Canaries, à bord de navires de fortune en provenance du Maroc.
    Le détroit de Gibraltar est avec l'archipel atlantique des Canaries la principale porte d'entrée des immigrants par voie maritime en Espagne.

    L'agence française AFP rapporte que selon des témoignages recueillis par des ONG, deux Africains seraient décédés à la suite de l'action de la garde civile pour les en empêcher. Une enquête conjointe hispano-marocaine est en cours.
    Par ailleurs, vendredi dernier, une unité de la marine royale en patrouille en Mediterranée a arraisonné au large de Pointe Los Frailes (région d'Al Hoceima), une embarcation pneumatique avec à bord 46 candidats marocains à l'émigration clandestine.

    Une embarcation pneumatique équipée d'une motogodille "Yamaha" de 40 CV, avec à bord 46 candidats marocains à l'émigration clandestine, de sexe masculin, a été arraisonnée à 06h45 au nord-ouest de Pointe Los Frailes à 6,2 nautiques de la côte, indique un communiqué de la marine royale. Selon l'agence MAP, les candidats à l'émigration clandestine ont reçu l'assistance et les soins nécessaires avant d'être confiés à la brigade maritime de la gendarmerie royale d'Al Hoceima pour enquête et procédure judiciaire, ajoute la même source.

    Cela dit, il est à rappeler qu'en dépit de la vague de tentatives d'émigration précitée, il est à signaler que ce phénomène a connu une baisse de 55% par rapport à l'année précédente. Un résultat dû en grande partie à la collaboration entre les autorités marocaines et espagnoles, sachant que durant les dix premiers mois de l'année 2004, 13.053 personnes ont été interpellées, alors qu'elles tentaient d'entrer en Espagne par voie de mer, dont 6.375 par le détroit de Gibraltar.

    Aussi, malgré les radars de la frontière électronique, qui détectent tout mouvement suspect en mer dans un rayon de 20 kilomètres, et le nombre important de morts parmi les clandestins, les pateras continuent de jouer à cache-cache avec les autorités des deux pays riverains. Tant que ce trafic est juteux et rentable pour la mafia.

    Aziz Khamliche
    Le Matin
     

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