5.000 affaires de corruption en 2005 contre 2.000 en 40 ans

Discussion dans 'Scooooop' créé par kochlok03, 7 Mars 2006.

  1. kochlok03

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    66 juges ont fait l’objet de mesures disciplinaires


    Le ministre de la Justice, M. Mohamed Bouzoubaâ, a affirmé, intervenant lors de l’Université du Parti de l’Istiqlal pour les études et la formation, que son département avait mis au point un certain nombre d’amendements au statut général des magistrats dans le sens de la remise en cause de la tutelle et des compétences élargies du ministre, en ce qui concerne l’affectation, le transfert et les mesures disciplinaires dont peuvent faire l’objet les juges.
    Une réforme qui a été adressée au secrétariat général du gouvernement en attendant sa prochaine éventuelle application.
    A ce sujet, le ministre a précisé que dans le cadre de la campagne de moralisation du corps de la justice, le Conseil supérieur de la justice a traité, entre 2003 et 2005, 66 mesures disciplinaires à l’encontre de juges, sur un ensemble de 91 dossiers. Les mesures ayant trait à la radiation des juges concernés, le blâme et l’avertissement. En parallèle, des opérations de contrôle central et graduel ont été mises en place avec le contrôle de 110 tribunaux toutes spécialités confondues depuis 2003, alors que 33 tribunaux vont à leur tour subir des contrôles durant les six premiers mois de l’exercice 2006. Si le ministre de la Justice a reconnu que tous les magistrats n’étaient pas honnêtes et au-dessus de tout soupçon, il n’a pas manqué de préciser que dans certains corps de l’Etat, la situation est pire.
    Le fait est que l’argent sale coule à flot dans certaines administrations dès qu’il s’agit de mettre à mal des parties qui n’hésitent pas à user du pouvoir de l’argent pour défendre leurs intérêts.
    A ce sujet, le ministre a ajouté que si, au cours des 40 dernières années, le Maroc a comptabilisé quelque 2000 cas de corruption au sein de l’administration, il en a enregistré 5000 au cours de l’année 2005. Il serait chronique de parler de saut quantitatif puisqu’il est évident que les scandales financiers qui éclaboussent l’actualité depuis quelques années et où sont mis en cause d’anciens influents responsables ayant longtemps sévi dans l’impunité, ont accentué la tentation chez les lobbies d’argent d’influencer le cours de la justice.
    Pendant ce temps, la justice poursuit son cours tant bien que mal et ce sont ainsi une centaine de fonctionnaires qui ont été sanctionnés entre 2003 et 2005 et 257 relevant des maisons d’arrêt. Ce qui est étonnant, c’est que 10% seulement des concernés ont fait appel, ce qui montre que 90% penseraient avoir mérité leur sanction.
    Dans un tout autre chapitre, la criminalisation de la torture est devenue une réalité effective et concrète dans notre pays puisqu’en 2005 neuf policiers, 11 officiers, 5 gendarmes et 8 fonctionnaires des services pénitenciers ont été poursuivis et présentés à la justice pour répondre de leurs actes.

    Source : l’opinion
     

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