50ème anniversaire des FAR du Maroc

Discussion dans 'Scooooop' créé par Le_Dictateur, 12 Mai 2006.

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    Maroc: 50ème anniversaire des FAR du Maroc : l'Enoa et le 1er bataillon d'infanterie à l'honneur

    e Royaume chérifien s'apprête à célébrer, le dimanche prochain, en grandes pompes, le 50ème anniversaire de la création des Forces armées royales (Far). Ã- Rabat, capitale administrative du royaume constitutionnel, les invités ont presque fini d'affluer et le drapeau tout rouge frappé d'une étoile verte au milieu flotte dans les différents carrefours de l'agglomération.

    Voyant grand et ambitieuses, les Far veulent, à l'instar du chef suprême et chef d'État-major général des Armées royales, sa majesté le roi Mohammed VI, donner à la cérémonie un cachet exceptionnel qui en dit long sur l'incarnation de grande Armée dont elles ont faite leur.

    Pays ami et pays frère, le Sénégal est un invité de marque des festivités. Outre le général chef d'état-major des armées (Cemga), le général de corps d'armée Papa Khalilou Fall, l'École nationale des sous-officiers d'active (Enoa) de Thiès et un détachement du 1er Bataillon d'infanterie, arrivés ici dans les premières heures de la matinée de samedi dernier, prendront part au défilé. Et pour l'heure, la partie sénégalaise, amenée par le colonel Seydou Bâ, directeur de l'Enoa s'adonne, à la Brigade des Parachutistes de Mamorah, aux répétitions qui permettent les derniers réglages avant le jour J.

    Placé sous le thème " Les Far au service de la Nation ", le 50ème anniversaire est une opportunité pour le Maroc de faire participer à la parade un nombre important de détachements de pays amis.

    Composante européenne

    Un Régiment d'infanterie chars et marine et une Musique principale de l'Armée de terre français sont la seule composante européenne. Militaires Congolais, Gabonais, Nigériens et de la République démocratique du Congo y participeront également. Du côté marocain, ce sont l'ensemble des composantes des Far (Terre, Air, Marine et Gendarmerie royale), les grandes Écoles et Centre d'instruction militaires et paramilitaires ainsi que des unités de la Sûreté nationale et des Forces auxiliaires qui vont défiler dans la matinée du 14 mai prochain. Et dans l'après-midi, une exhibition sera présentée par les équipes parachutistes de l'Armée de terre et des Forces royales air. Une parade navale aura lieu le lendemain dans la ville d'Agadir.

    Créée en 1981, l'Enoa reste ce creuset de formation des officiers avec une volonté interafricaine affichée. L'École est " fortement ancrée dans ses traditions dont la thématique principale est le rite initiatique de la case de l'homme. Depuis sa création, l'école a formé 300 officiers sénégalais et 180 officiers originaires d'autres pays d'Afrique et de Madagascar ", selon le commandant Prosper Basse de la Direction de l'information et des relations publiques des armées.

    Ayant acquis le statut d'école nationale à vocation régionale (Envr,) en 1998, l'Enoa poursuit encore l'objectif de " former des officiers d'active destinés à l'encadrement des unités de l'Armée de terre, de la Gendarmerie et du Groupement national des Sapeurs-pompiers, de participer à la formation des officiers de réserve et de compléter la formation des officiers en cours de carrière ".

    " Les traditions constituent l'âme de l'école et un support permanent à la formation. Elles relèvent à la fois de l'éthique, du style et du rayonnement de l'école. Puisant ses composantes dans la société négro-africaine, le cérémonial militaire et dans les multiples facettes de la vie, les traditions recouvrent de nombreux rites et activités essentiellement inspirés de l'initiation ", selon le commandant Basse. C'est ainsi que, selon cette logique, les fondateurs de l'école ont repris à leur compte, dans un contexte militaire, les " principes et vertus militaires de la case de l'homme ou " Mbâr " dans la société ouolof. Et l'initiation intervient dès le début de la formation des élèves officiers et est menée par les aînés de la deuxième année appelés Selbés, sous la responsabilité du Kéletigui et sous le contrôle du Kocc ou officier des traditions ". Bataillon des traditions ou formation mère de l'Armée séné galaise, le 1er Bataillon d'infanterie est le réceptacle du drapeau et des traditions du 1er Régiment des Tirailleurs sénégalais. C'est, en effet, le 10 novembre 1960 que le 1er drapeau de l'histoire du Sénégal indépendant a été remis, par la France, puissance coloniale, aux Forces armées sénégalaises.

    Troupes africaines

    Dans les plis du drapeau du 1er Bataillon se trouvent incrustés neuf noms de batailles. Celles-ci commencent par Dahomey, en 1892, et jusqu'à la 2ème Guerre mondiale. " Ces inscriptions résument toute l'épopée des troupes africaines qui se sont vaillamment illustrées sur ces champs de bataille qu'ils sont marqués de leur sueur, de leur sang, de leur courage indomptable. Aussi, le drapeau a-t-il été honoré de l'inscription immortelle de leurs titres de gloire.

    Ã- ces différents titres de gloire, vient s'ajouter, depuis le 10 novembre 2004, une nouvelle décoration sénégalaise, cette fois-ci, qui sera décernée par le président de la République, chef suprême des Armées sénégalaises ", souligne une note de la Dirpa.


    Le 1er Bataillon, commandé par le commandant Abdoulaye Diallo, a participé aux campagnes libériennes (1992), congolaise (Rdcv-2002-3- et 05) et soudanaise (2006). Il a également participé à la reconstruction de la Casamance, notamment dans le département d'Oussouye et au plan Orsec de 2005.


    Source - All Africa
     

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