90 % des plages bonnes pour la baignade

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 24 Juin 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    La qualité des eaux de baignade des principales plages marocaines s'est nettement améliorée au titre de l'année 2004/2005, avec 89,9 % des 299 stations, où des prélèvements ont été effectués, déclarées de qualité microbiologique conforme aux exigences réglementaires pour la baignade. C'est ce qui ressort du rapport annuel du programme national de la surveillance de la qualité des eaux de baignade des principales plages du Royaume, rendu public lors d'un point de presse donné, jeudi, par le ministère de l'Equipement et des Transports et le ministère de l'Aménagement du territoire, de l'Eau et de l'Environnement.

    Selon le rapport, la quasi-totalité des 28 stations déclarées non conformes pour la baignade lors de cette saison (soit 10,1 %), subissent l'influence des rejets d'eaux usées couplée à une forte concentration de baigneurs et une insuffisance des infrastructures d'hygiène.

    Les plages de Tanger, Asilah port, Salé, Rabat, Aïn Sebaâ, Sidi Ifni, Kariat Arakmane (Nador) et M'Diq sont non conformes aux exigences pour la baignade. C'est ce qui ressort du rapport annuel du ministère de l'Equipement et du Transport et du ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Eau et de l'Environnement, présenté jeudi à Rabat lors d'un point de presse.
    En fait, 28 stations sont déclarées non conformes pour la baignade lors de cette saison, soit 10,1 % contre 44 stations l'an dernier.

    La détérioration de la qualité des eaux de baignade est due à diverses sources de pollution. Le déversement des rejets domestiques et industriels en absence des stations de traitement des eaux usées ou suite à leur dysfonctionnement en est la première cause. D'autres facteurs sont signalés : les apports fluviaux de pollution d'origine urbaine, agricole et industrielle, les rejets des bateaux et des embarcations, les accidents comme les déversements d'hydrocarbures, la surfréquentation des plages…L'utilisation non contrôlée d'engins de plaisance (jet-skis, embarcations à moteur…) est aussi mise en cause.


    Malgré tout, on note une nette amélioration de la qualité des eaux de baignade des plages du Maroc d'année en année. Parmi les 299 stations de prélèvement, 89,9 % sont conformes aux exigences réglementaires pour la baignade. La saison dernière, ce chiffre était de l'ordre de 83,71 %.
    Cette avancée est due grâce aux programmes importants d'assainissement des villes côtières menée actuellement à : Agadir, Essaouira, Safi, El Jadida, Casablanca, Mohammédia, Bouznika, Rabat-Salé, Skhirat, Tanger, Tétouan, Al Hoceima…etc. Les campagnes de prélèvements et d'analyses pour la saison 2004-2005, indique-t-on de même source, ont été effectuées entre les mois de mai 2004 et janvier 2005 conformément aux normes marocaines de surveillance de la qualité des eaux de baignade et aux normes internationales et Directives de l'OMS-PNUE applicables à la surveillance sanitaire des eaux de baignade.

    Le renforcement de l'arsenal réglementaire et institutionnel à travers la promulgation de certaines lois relatives notamment à la gestion des déchets et à la protection du littoral, la réduction des sources de pollution, le renforcement des infrastructures et des mesures de sécurité, la promotion des campagnes de sensibilisation et des partenariats et la généralisation du label «Pavillon bleu» à toutes les plages du Royaume sont des actions importantes dans le futur.
    La publication des résultats relatifs à la qualité des eaux de baignade constitue un moyen de communication et de sensibilisation en matière de prévention des risques pour la santé des populations, liés à la baignade.

    Les problèmes de santé causés par les différents rejets urbains peuvent engendrer des problèmes de santé aux baigneurs. Ces derniers risquent de contracter différentes maladies ou infections de type gastro-intestinal, oculaire ou cutané voire des maladies graves comme l'hépatite et la fièvre typhoïde. Les déchets déposés ou enfouis dans le sable peuvent être à l'origine de blessures pour les estivants. Pour ce, le rapport vise à inciter ces derniers à fréquenter de préférence les plages conformes aux normes et à éviter de se baigner dans les plages de classe C. On met en garde les estivants pour éviter la baignade en cas de blessure ou de maladie dermique et pour interdire l'accès des plages aux animaux domestiques.

    Méduses sur les côtes de Tétouan
    L'apparition des méduses en grand nombre sur la côte entre Mdiq et Oued Law, dans la province de Tétouan, depuis le début de mai dernier, est due à la rareté des pluies et à l'augmentation de la température des eaux, selon le service de l'Institut national de recherche chargé de la pêche maritime de Mdiq.


    L'apparition des méduses avait provoqué un climat de crainte chez les estivants qui prennent d'assaut, en cette période de vacances, les plages de la région.
    L'apparition de méduses n'est pas un phénomène nouveau dans la région, mais c'est leur nombre impressionnant qui inquiète les estivants, a estimé M. Mohamed Maghraoui, responsable du service de l'Institut. L'espèce de méduse qui existe au Maroc, qui vit habituellement dans les eaux profondes et remonte parfois à la surface, n'est pas dangereuse, au contraire des espèces vivant dans les océans indien et pacifique qui secrètent un venin mortel parfois, a-t-il expliqué dans une déclaration à la presse.

    Il a toutefois insisté sur la nécessité pour les estivants de prendre les précautions nécessaires et de s'éloigner des méduses qui peuvent provoquer des blessures au contact du corps. Il ne faut pas surdimensionner ce phénomène, a indiqué M. Maghraoui qui a ajouté qu'il a informé les services centraux de l'Institut à Casablanca pour prendre les dispositions nécessaires.


    Source: MAP.
     

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