A la veille d’une bonne campagne agricole

Discussion dans 'Info du bled' créé par omarigno, 8 Mai 2006.

  1. omarigno

    omarigno Visiteur

    J'aime reçus:
    23
    Points:
    0
    [​IMG]

    Le second round des négociations Maroc-UE s’annonce « dur »
    Cette saison, la campagne agricole s’annonce bonne et tout porte à croire que si les conditions climatiques, ayant prévalu jusqu’ici, continuent de jouer en la faveur du monde rural, il est fort probable que la récolte céréalière avoisinerait les 70 millions de quintaux.


    Déjà au niveau des céréales d’automne, la superficie emblavée atteint les 5,21 millions d’hectares, en hausse de 4% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

    Au niveau des exportations, les données du département de l’agriculture notent la même tendance et évoquent des ventes de 451.000 tonnes d’agrumes et de 450.000 tonnes de primeurs, soit des hausses allant de 3 à 5% par rapport à la campagne précédente.

    Du côté de l’élevage, il est tout aussi question de « bonnes performances » du secteur et d’un « excellent état de santé » du cheptel.

    Du coup, les prévisions relatives au taux de croissance retenu pour l’exercice en cours seront nécessairement révisées.

    Selon certaines estimations, une bonne récolte céréalière peut aisément porter le taux de croissance à 7%.

    Aussi, faut-il que les pouvoirs publics veillent au respect d’un certain nombre de préalables dont notamment une amélioration des circuits de commercialisation et une protection douanière adéquate qui aurait à prendre en considération un bon écoulement de la production nationale de blé tendre. D’autant plus que le Maroc est en pleine négociation du volet agricole avec son principal partenaire, l’Union Européenne, en l’occurrence. Laquelle négociation s’opère dans un nouveau cadre, sensé veiller au respect des produits sensibles des deux côtés. Il s’agit, en fait, de lister les deux côtés, les produits qui ne pourront faire partie du processus de libéralisation tarifaire.

    Autrement dit, dresser la liste des produits que chacune des deux parties veut protéger.

    A en juger par les produits des deux parties qualifiés de sensibles, c’est sûr que les négociations seront dures et difficiles et cette notion de liste présenterait un enjeu de taille.


    Déjà les deux partenaires sont à leur second round de négociation. Et les échos de la toute dernière rencontre à Bruxelles, mardi dernier, font état d’une offre européenne qualifiée de contraignante par le Maroc qui n’a pas encore remis la sienne.

    En attendant, l’Union Européenne met toute la pression pour faire aboutir ces négociations avant fin 2006. Et les associations professionnelles marocaines revendiquent une mise à niveau des filières.

    N. BATIJE
    lopinion.ma
     

Partager cette page