A l'ONU, Rohani assure que l'Iran "n'est pas une menace pour le monde"

Discussion dans 'Info du monde' créé par dul2, 25 Septembre 2013.

  1. dul2

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    Dans un discours très attendu à la tribune de l'ONU, le président iranien Hassan Rohani a assuré mardi 24 septembre que son pays ne représentait "absolument pas une menace pour le monde ou pour sa région". Il a appelé Barack Obama à ignorer les va-t-en-guerre et à privilégier la négociation.
    L'Iran est déterminé à agir de "de manière responsable concernant la sécurité régionale et internationale", a-t-il déclaré devant l'assemblée générale de l'ONU, quelques heures après celui de son homologue américain Barack Obama. "Nous défendons la paix basée sur la démocratie et le bulletin de vote partout dans le monde, y compris en Syrie et au Bahreïn et dans d'autres pays de la région", a-t-il poursuivi. "Il n'y a pas de solutions violentes aux crises du monde".

    Le président américain avait déclaré que "la voie diplomatique mérite d'être essayée avec l'Iran", tout en appelant son homologue iranien à traduire ses paroles en actes, notamment au sujet de son programme nucléaire.

    Malgré leurs volontés affichées de de donner une chance à la diplomatie, la rencontre attendue entre les présidents américain et iranien n'a pas eu lieu, preuve de la méfiance tenace qui demeure. Un rendez-vous manqué que M. Rohani a expliqué par un manque de temps. Il a cependant souligné que la glace commençait "à se rompre" entre Washington et Téhéran "parce que l'environnement change en raison de la volonté du peuple iranien d'instaurer de nouvelles relations".

    Voir notre portfolio : "Trente ans de tensions entre Washington et Téhéran"

    PRÊT À DES DISCUSSIONS SUR LE NUCLÉAIRE

    Concernant la question nucléaire, Hassan Rohani a affirmé que l'Iran n'avait pas besoin de l'arme nucléaire pour assurer sa sécurité. Il a également déclaré être prêt à entamer immédiatement des discussions fondées sur un calendrier précis pour régler avec les grandes puissances le dossier du nucléaire iranien. Le président iranien avait déjà juré qu'il ne cherchait pas à acquérir la bombe, tout en affirmant que Téhéran avait droit au nucléaire civil.

    Dénonçant avec virulence les sanctions internationales qui frappent son pays, il a dit espérer que le gouvernement du président américain Barack Obama aura la volonté politique de résister "à la pression des groupes bellicistes".


    CRITIQUE ENVERS L'USAGE DES DRONES

    En parallèle de ces signes d'ouverture envers la puissance américain, M. Rohani s'est montré critique envers la stratégie antiterroriste américaine. Si M. Rohani a condamné le terrorisme, qualifié de "fléau violent", il a ajouté que "l'utilisation de drones contre des innocents au nom de la lutte contre le terrorisme devrait aussi être condamnée".

    Allié du régime syrien, M. Rohani a également affirmée que la plus grande menace pesant sur le Moyen-Orient est que les armes chimiques tombent entre les mains de groupes terroristes, reprenant la rhétorique du régime syrien.

    Lire : "Le tabou des relations irano-américaines sera-t-il enfin brisé à l'ONU ?"

    RECONNAISSANCE DE L'HOLOCAUSTE

    Par ailleurs, la journaliste de la chaîne américaine CNN Christiane Amanpour a révélé sur son compte Twitter que le président iranien lui avait dit "qu'il acceptait l'Holocauste. Il s'est agi d'un grand crime des nazis contre les Juifs. [Il] le condamne comme tous les génocides".

    Cette prise de position tranche avec celle que défendait son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad qui avait qualifié le meurtre de millions de Juifs par le régime nazi de "tromperie".

    "Cela ne veut pas dire que puisque les nazis ont commis des crimes contre un groupe, ce groupe doit confisquer la terre d'un autre groupe et l'occuper", a ajouté M. Rohani. "Cela aussi est un acte qui devrait être condamné."

    UN DISCOURS DE DUPES, POUR ISRAËL

    Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a qualifié cette intervention de "cynique" et "d'hypocrite". Ce discours "traduit exactement la stratégie iranienne qui consiste à parler et à gagner du temps pour faire progresser ses capacités à se doter d'armes nucléaires".

    Rohani "s'est vanté il y a une décennie d'avoir trompé l'Occident de telle sorte que pendant que l'Iran menait des discussions, ce pays avançait simultanément son programme nucléaire. La communauté internationale doit tester l'Iran non pas sur ses paroles mais sur ses actions", a conclu le premier ministre, qui s'adressera mardi prochain à l'Assemblée générale.

    Yuval Steinitz, chef de la délégation israélienne qui a boycotté le discours du président iranien, a préconisé d'accroître la pression sur l'Iran : "Plus la pression économique et militaire augmente sur l'Iran, plus la diplomatie a des chances de succès".http://www.lemonde.fr/proche-orient...67_3218.html#ens_id=3483216&xtor=RSS-3208
     
  2. dul2

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    Rohani aimerait régler la question du nucléaire en trois mois.
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    Le président iranien Hassan Rohani a souhaité que le dossier épineux du nucléaire soit réglé dans les trois mois par le biais de négociations diplomatiques tout en s'engageant à la transparence, lors d'un entretien avec le Washington Post publié mercredi 25 septembre.
    Le président élu le 14 juin a affirmé être prêt à signer un accord dans les "trois à six mois", expliquant que l'Iran voulait régler cette question "dans les mois qui viennent et non les années". "Le choix de l'Iran serait trois mois mais six mois, cela va aussi", a-t-il précisé.

    Hassan Rohani, qui avait assuré mardi à la tribune des Nations unies à New York que son pays était prêt à coopérer de manière bilatérale et multilatérale, a ajouté vouloir régler cette question "le plus rapidement possible", "dans l'intérêt de tous".

    Lire : L'Iran d'Hassan Rohani "prêt à coopérer"

    Les Etats-Unis et leurs alliés soupçonnent le programme nucléaire iranien d'avoir des visées militaires, ce que Téhéran, sous le coup de sanctions économiques internationales, dément. Interrogé par le journaliste du Post sur le fait de savoir si le guide suprême Ali Khamenei lui avait donné toute latitude sur la question, Hassan Rohani a répondu que "le règlement du dossier nucléaire était l'une des responsabilités de son gouvernement". "Mon gouvernement a tout pouvoir pour conclure les pourparlers sur le nucléaire", a-t-il insisté.

    "AUCUN OBSTACLE À LA TOTALE TRANSPARENCE"

    Comme il l'avait dit la veille devant l'assemblée générale de l'ONU, le dirigeant iranien a assuré qu'il était prêt à jouer la "transparence" sur le programme nucléaire de son pays, afin de prouver qu'il ne cherchait pas à se doter de l'arme atomique.

    "Si l'Occident reconnaît à l'Iran ses droits, il n'y a aucun obstacle à la totale transparence nécessaire au règlement de ce dossier", a-t-il affirmé, précisant qu'un tel accord permettrait une éventuelle normalisation des relations avec les Etats-Unis. Les deux pays ont rompu tous liens en 1980.

    Voir notre portfolio : Trente ans de tensions entre Washington et Téhéran

    "Si M. [Barack] Obama et moi-même devions nous retrouver, nous regarderions tous les deux vers le futur, ses perspectives et nos espoirs pour le futur", a-t-il dit. "Les notes, les lettres et les échanges que nous avons vont dans cette direction. Nous avons besoin d'un point de départ. Je pense qu'il s'agit du dossier nucléaire". Pour la première fois, une réunion est prévue jeudi à New York sur ce dossier entre le nouveau ministre des Affaires étrangères iranien et ses homologues des pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne).
    http://www.lemonde.fr/proche-orient...-du-nucleaire-en-trois-mois_3484746_3218.html
     

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