Abbas El Fassi exacerbe la colère des magistrats

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 25 Décembre 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    A Marrakech, Abbas El Fassi a réitéré les griefs formulés à l'égard de la justice en relation avec les procès pour fraude électorale. Ce lundi, l'Amicale Hassania des magistrats se réunit pour examiner les suites à donner aux attaques du SG du Parti de l'Istiqlal.

    Abbas El Fassi a tempéré ses attaques contre la justice et les juges sans rien céder sur l'essentiel. Vendredi 22 décembre, lors d'une rencontre avec les membres de son parti à Marrakech, le patron de l'Istiqlal a affirmé que «les juges étaient honnêtes et respectables», mais que cela n'empêchait pas quelques dérapages lors des poursuites engagées contre des conseillers et des députés, après le scrutin du 8 septembre dernier. Lors de cette rencontre, Abbas El Fassi a réaffirmé que la majorité des candidats avaient eu recours au pouvoir de l'argent et qu'il fallait «enquêter sur 500 candidats sans avoir besoin des écoutes téléphoniques». C'est la conclusion d'un long discours du secrétaire général de l'Istiqlal au cours duquel il est revenu sur le processus électoral au Maroc depuis le début pour affirmer que les diverses échéances avaient été entachées d'irrégularités et notamment les législatives de 1992. Pour Abbas El Fassi, qui a déclaré que la revendication d'une justice indépendante était présente dans tous les congrès de l'Istiqlal, «Sa Majesté le Roi est le seul garant de la démocratie et des libertés des individus et des groupes face aux calculs partisans et au clientélisme».
    Abbas El Fassi a multiplié les attaques contre les juges et la justice dont il a qualifié les procédures de «sélectives» après les poursuites engagées contre cinq élus istiqlaliens et les verdicts prononcés contre eux par les tribunaux. Dimanche 17 décembre 2006 à Salé, le secrétaire général de l'Istiqlal avait enfoncé le clou en fustigeant la justice qui est, selon lui, «soumise aux ordres». Trois jours auparavant, il avait suffi d'une seule voix, celle de l'istiqlalien Youssef Tazi, pour arracher un vote contre le budget du ministère de la Justice en commission de la deuxième Chambre. Un précédent dans l'histoire du Maroc.
    Les déclarations du dirigeant de l’Istiqlal ont également jeté leur ombre sur les travaux du dernier Conseil de gouvernement et donné lieu à de vifs échanges avec Mohamed Bouzoubaâ, le ministre USFP de la Justice.
    Les magistrats, pour leur part, n'ont pas été insensibles aux accusations de Abbas El Fassi. L'Amicale Hassania des magistrats, que préside Me Mostafa Farès, a d'ailleurs convoqué, pour ce lundi, une assemblée extraordinaire pour décider des suites à donner aux déclarations de M. El Fassi, chef de parti et ministre d'Etat. Cette réunion avait initialement été prévue vendredi dernier.
    Dans une réaction à la polémique suscitée par les propos de Abbas El Fassi, Me Mohamed Ziane, en sa qualité de bâtonnier de Rabat, affirme qu'il s'agit d'une « grave attaque contre la justice de la part d'un ministre d'Etat et au moment où elle a le plus besoin d'être défendue». «Sa Majesté le Roi devrait dissoudre la deuxième Chambre, puisque c'est un ministre et chef de parti majoritaire qui affirme que tout le monde y est pourri», conclut Me Ziane avant de suggérer que «Abbas El Fassi assume toutes ses responsabilités et rende le tablier».
    Trois conseillers et deux députés istiqlaliens ont été condamnés à diverses peines de prison assorties d'amendes et interdiction de se porter candidats pour deux mandats successifs et ce suite à leur implication dans des affaires de fraude électorale. Il s'agit des conseillers Mohamed Saoud, Abdellah Mekkaoui et Abdelouahed Messaoudi et des députés Abdellatif Toumi et Abdellah Ouariti.



    Aujourdhui
     
  2. morphin

    morphin Visiteur

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    Re : Abbas El Fassi exacerbe la colère des magistrats

    je ne comprend pas pourquoi il me rappelle lbasri [07h]
    merci freil pour l' article.
     

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