Accident de train en Espagne : le système de freinage mis en cause

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 10 Août 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Accident de train en Espagne :
    le système de freinage mis en cause


    Les autorités ferroviaires espagnoles ont été interrogées jeudi sur la catastrophe qui a fait 79 morts le 24 juillet dans le nord de l'Espagne. L'absence de système de freinage automatique est pointée du doigt.

    La voie ferroviaire aurait dû être équipée d'un système de freinage automatique. C'est ce qui ressort de l'enquête judiciaire en cours en Espagne, laquelle tente de comprendre comment le train de la Renfe a pu dérailler le 24 juillet dernier, faisant 79 morts et 180 blessés.

    Or aujourd'hui, on semble y voir plus clair : le système de contrôle automatique de la vitesse n'était pas installé à l'endroit de l'accident. A sa place, le tronçon était équipé d'un système d'alerte moins élaboré, qui se contente de signaler les situations dangereuses au conducteur, ce dernier gardant la main sur l'action finale. Une alarme à bord du train, comme l'a reconnu le conducteur lui-même, s'est donc allumée sur le tableau de bord. Il a essayé de freiner, mais il était trop tard, le train ayant déjà accumulé trop de vitesse, explique El Pais. En plus de rouler beaucoup trop vite, le train a donc freiné trop tard, du fait des insuffisances dans le système de freinage.


    La polémique grandit en Espagne

    Le conducteur du train lui-même, Francisco José Garzon, avait mis en cause ce dispositif. "Il avait dit qu'il est incroyable qu'on ne contrôle pas la vitesse à cet endroit, qu'on ne pouvait pas passer de 180 km/h à 80 km/h sans aucune supervision d'aucun système de sécurité", avait déclaré Rafael Rico, porte-parole du syndicat de conducteurs. "La portion de voie où a eu lieu l'accident de train devait être équipée au départ d'un système de freinage automatique", s'est défendu jeudi Gonzalo Ferre, président de l'ADIF, une société gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol. Par la suite c'est le système conventionnel ASFA (Automatic Braking and Signal Announcement) qui a été retenu : un freinage automatique actionnable uniquement au-delà de 200 km/h, d'où l'accident.

    Ce vendredi, c'est au tour d'Ana Pastor, ministre espagnole de l'équipement, d'intervenir devant des députés espagnols réunis en Congrès, pour évoquer l'accident ainsi les mesures de sécurité à prendre en conséquence pour le réseau ferroviaire espagnol. L'enjeu est d'autant plus important que l'Espagne est actuellement en compétition pour vendre son train à grande vitesse au Brésil. L'affaire provoque également des remous sur le plan politique en Espagne : des membres de l'Opposition ont pris la défense du conducteur, au motif qu'il est impossible que la sécurité d'un train à grande vitesse puisse reposer uniquement sur le seul conducteur.

    L'accident de train du 24 juillet a fait 79 morts et environ 180 blessés. Il s'est produit à 4 km de Saint-Jacques de Compostelle au Nord-Ouest de l'Espagne, au niveau d'un virage particulièrement prononcé. Un Français figure parmi les personnes tuées. Trois jours de deuil national avaient été annoncés par le chef d'Etat espagnol, Mariano Rajoy, tandis que la Galice, région où s'est produit le déraillement, a reçu la visite du roi Juan Carlos et de la reine Sofia.

    Par : Théo Labi

    http://www.metronews.fr/info/accide...-freinage-pointe-du-doigt/mmhi!RtqAKrqpomE8M/
     

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