Accusé de colonialisme au Sahara Occidental, Rabat dénonce celui de l’Espagne!!!

Discussion dans 'Scooooop' créé par starsat4200, 7 Novembre 2007.

  1. starsat4200

    starsat4200 Visiteur

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    Paradoxe à la marocaine

    Dans un discours au Parlement lundi soir, le Premier ministre marocain Abbas El Fassi s’en est vivement pris à Madrid en affirmant que “l’Espagne doit comprendre que le temps du colonialisme est révolu, et irrévocablement”, oubliant cependant le conflit sahraoui dans lequel le Maroc est accusé de colonialisme.

    Empêtré au Conseil de sécurité et devant la commission de décolonisation des Nations unies dans le cadre du conflit du Sahara occidental, le Maroc défraye la chronique ces jours-ci en dénonçant le “colonialisme” espagnol dans les enclaves de Ceuta et Melilla. Rabat se retrouve dans l’inconfortable position de “l’arroseur arrosé”. En effet, que dire de la présence marocaine au Sahara occidental, qui date seulement de trois décennies, alors que les deux enclaves, espagnoles dans le nord du Maroc, sont sous souveraineté espagnole depuis cinq siècles.
    Cela étant, il n’en demeure pas moins que Rabat est dans son bon droit de vouloir récupérer des territoires qui se trouvent collés à ses frontières et plus éloignés de celles de l’Espagne, mais il ferait bien aussi d’admettre la réalité qui lui fait si mal en reconnaissant au peuple du Sahara occidental de choisir son destin. Dans le cas des enclaves de Ceuta et Melilla, le monarque marocain ne peut prétendre qu’aux territoires, qui sont habités par des Espagnols, alors que pour le Sahara occidental, il existe un peuple qui revendique le droit à l’autodétermination, ce qui n’est guère le cas pour les deux villes. Néanmoins, pour le Premier ministre marocain Abbas El Fassi, qui intervenait au cours d'une session parlementaire consacrée avant-hier aux enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, “l'Espagne doit comprendre que le temps du colonialisme est révolu”.
    Poursuivant son argumentation, il ajoute : “Ceuta et Melilla font partie intégrante du territoire national et leur récupération se fera par des négociations directes comme ce fut la cas pour Tarfaya, Sidi Ifni et pour le Sahara marocain.” Ne s’arrêtant pas là, il mettra en garde Madrid en soulignant : “Il y a des lignes rouges qu'on ne saurait transgresser, qui concernent l'intégrité territoriale du Maroc.” Il avertit aussi que la visite actuelle de Juan Carlos “est de nature à influer sur les relations entre les deux pays et sur la sécurité et la stabilité dans la région méditerranéenne”. Pendant ce temps, Juan Carlos continue à faire la sourde oreille en continuant sa visite dans les deux enclaves. Hier, le roi d'Espagne Juan Carlos a entamé sa visite en tant que souverain dans l'enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc.
    Accompagné de la reine Sofia, Juan Carlos a été acclamé aux cris de “Viva España !” “Melilla espagnole !” “Vive le roi !” par une foule compacte qui agitait une marée de drapeaux espagnols, sur la Plaza de España, principale place de ce port méditerranéen situé au nord-est du Maroc.
    De son côté, la presse espagnole s’est interrogée hier sur l'ampleur et la durée de la crise diplomatique avec le Maroc provoquée par la visite du roi d'Espagne Juan Carlos dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. “Reste à savoir, une fois passés les gestes immédiats de colère du pays voisin — manifestations et déclarations au ton véhément — quelle sera la magnitude des dommages causés aux relations bilatérales”, soulignait le quotidien libéral El Mundo dans un éditorial. Cela se jaugera “en fonction du temps que le royaume alaouite décidera de maintenir le retrait de son ambassadeur, ou par l'évolution de sa collaboration contre l'immigration illégale ou le terrorisme islamique”, estimait le même journal. Pour el-Païs, “l'Espagne et le Maroc ont trop d'intérêts communs cruciaux pour laisser le désaccord, profond, sur les enclaves, entraver la collaboration stratégique dans la lutte contre le terrorisme jihadiste, le contrôle de l'immigration illégale et l'impulsion d'échanges économiques culturels et humains accrus”. Toutefois, la presse espagnole rejetait de manière générale les accusations de “colonialisme” formulées lundi par le Premier ministre marocain Abbas El Fassi, qui a comparé les enclaves aux territoires palestiniens occupés par Israël.
    Dans ce cadre, el-Païs écrit : “Le Premier ministre a omis de dire que le conseil de sécurité de l'ONU a condamné l'occupation israélienne des territoires palestiniens (...) Mais qu'il ne s'est jamais prononcé en faveur du retrait de l'Espagne des deux villes autonomes.” Plus virulent, ABC estime : “Le nationalisme exacerbé marocain ne peut masquer l'évidence que l'une et l'autre ville font partie de l'Espagne depuis de nombreux siècles, avant que le Maroc, indépendant depuis 1956, ne devienne sujet de droit international. En conséquence, il n'y a pas de situation coloniale ni d'usurpation de territoires.” C’est une manière de dire que Rabat est mal placé pour défendre ses revendications.


    Par : Abdelkamel K.


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  2. BOLK

    BOLK Accro Membre du personnel

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    Cela étant, il n’en demeure pas moins que Rabat est dans son bon droit de vouloir récupérer des territoires qui se trouvent collés à ses frontières et plus éloignés de celles de l’Espagne, mais il ferait bien aussi d’admettre la réalité qui lui fait si mal en reconnaissant au peuple du Sahara occidental de choisir son destin.


    sir dkhol sou9 racek o diha f jiha darrak ok ;)
     
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  3. Mor67

    Mor67 Visiteur

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    il faut bien preciser la source svp ! il s' agit ici de Liberté Algerie ! et ce qui veint de ce coté on le sait deja: que la haine et les problemes !!!

    On est sur un forum marocains alors epargnez nous ces torchons algeriens !!!
     

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