Affaire Ben Barka: Maroc & Israél...

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 30 Janvier 2008.

  1. Le_Dictateur

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    Ecrit par un journaliste israélien, Shmouel Seguev, le livre apporte des révélations sur la disparition de Ben Barka en 1965, notamment une alliance maroco-israélienne en 1963 après le déclenchement de la “guerre des sables” entre le Maroc et l'Algérie.

    D'après l'auteur, le chef du Mossad de l’époque, Meir Amit, avec un faux passeport, a rencontré à Marrakech le roi Hassan II pour lui déclarer :
    “Nous pouvons, et nous voulons vous aider.”

    Le roi a accepté l’offre israélienne et des instructeurs de l’armée israélienne ont ensuite entraîné des officiers marocains, formé des aviateurs au pilotage de Mig-17 soviétiques, organisé ses services secrets, surveillé la construction de la barrière entre le Maroc et l'Algérie, vendu des armes, y compris des chars AMX-13 français via Téhéran, et équipé des embarcations de pêche avec des radars pour les transformer en gardes-côtes.


    "L'opposant marocain Mehdi Ben Barka, enlevé il y a 42 ans à Paris, a été assassiné par Ahmed Dlimi, numéro 2 de la police secrète marocaine, puis enterré dans la capitale, près d'une autoroute, affirme un ouvrage intitulé "Le lien marocain" et publié vendredi 25 janvier par le journaliste israélien Shmouel Seguev.

    "Le 29 octobre 1965, Ben Barka est arrivé à Paris en provenance de Genève, avec un passeport diplomatique algérien. Il a déposé ses valises chez son ami Jo Ohanna, un juif marocain, et s'est rendu à pied à la brasserie Lipp pour y rencontrer un journaliste français, quand deux policiers français en civil l'ont interpellé et conduit dans une voiture de location jusqu'à une villa au sud de Paris", a raconté Shmouel Seguev dans un entretien à l'AFP.


    Le meurtre pas intentionnel
    "Nous savons avec certitude que Ben Barka était encore en vie le 1er novembre (...) [le général] Dlimi ne voulait pas le tuer, mais lui faire avouer son intention de renverser le roi Hassan II", a-t-il ajouté.



    "Ben Barka avait les chevilles entravées et les mains nouées dans le dos, et Dlimi lui a plongé la tête dans un bac rempli d'eau. A un moment donné, il a pressé trop fort sur ses jugulaires, l'étranglant ainsi à mort", a-t-il poursuivi.

    "Le ministre marocain de l'Intérieur, le général Mohammed Oufkir, chef de la police secrète, est ensuite arrivé à Paris pour organiser l'enterrement, qui s'est déroulé à Paris, quelques jours après le décès, sur une aire en construction, où il y avait du béton et du ciment, aux abords de l'autoroute du sud", a encore indiqué Shmouel Seguev.


    Implication du Mossad

    Son livre, préfacé par un ancien chef du Mossad, le service d'espionnage israélien, Ephraïm Halévy, et publié en hébreu par les éditions Matar, fourmille de détails sur les relations secrètes entre Israël et le Maroc.

    Le Mossad a ainsi indirectement permis aux services secrets marocains de repérer l'opposant socialiste, puis de le piéger: "Ben Barka, qui voyageait beaucoup à travers le monde, se servait d'un kiosque à journaux à Genève comme d'une boîte postale où il venait récupérer son courrier, et le Mossad a donné cette information à Dlimi", affirme Shmouel Seguev.

    On apprend aussi que Ben Barka a rencontré en 1960 un haut responsable du Mossad pour lui demander -en vain- une aide financière et en armes afin de renverser le régime chérifien, et que David Ben Gourion, le fondateur d'Israël, en a averti le souverain marocain.


    Vente d'armes israéliennes au Maroc

    Après le déclenchement en 1963 de la guerre entre le Maroc et l'Algérie, le chef du Mossad, Meir Amit, doté d'un faux passeport, a rencontré à Marrakech le roi Hassan II pour lui déclarer : "Nous pouvons, et nous voulons vous aider".

    Les instructeurs d'Israël ont ensuite entraîné des officiers marocains, formé des aviateurs
    au pilotage de Migs-17 soviétiques, organisé ses services secrets, surveillé la construction de la barrière entre le Maroc et l'Algérie, vendu des armes, y compris des chars AMX-13 français via Téhéran, et équipé des embarcations de pêche avec des radars pour les transformer en gardes côtes.

    En 1965, Israël a pu suivre le sommet arabe de Casablanca et a ainsi découvert l'impréparation des armées arabes bien avant la guerre de juin 1967.

    Les archives du Mossad utilisées
    Shmouel Seguev consacre aussi une place importante aux pourparlers du Mossad avec
    le roi Hassan II, qui ont préludé à la rencontre secrète au Maroc du ministre israélien
    des Affaires étrangères Moshé Dayan avec le vice-Premier ministre égyptien Hassan al-Toami, puis au voyage historique du président égyptien Anouar Sadate à Jérusalem en 1977.

    Shmouel Seguev souligne qu'il n'a pas eu accès aux archives du Mossad, encore sous le sceau du secret. Ancien capitaine des renseignements militaires, puis correspondant à Paris du quotidien Maariv, il dit avoir noué des liens très étroits avec les renseignements israéliens.

    Source - AFP
     
  2. sahame

    sahame only god can judge me!!!

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  3. ringo

    ringo Accro

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    je n'arrive pas a croire un mot de ce que ce juif a ecrit ; les agents de mossad sont que des menteurs y des tueurs ;
     

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