Affaire des fuites des épreuves du Baccalauréat)

Discussion dans 'Forum des étudiants' créé par minoucha, 29 Septembre 2006.

  1. minoucha

    minoucha Visiteur

    J'aime reçus:
    2
    Points:
    0
    La cour d’appel à Meknès vient de rendre son verdict concernant l’affaire des fuites des épreuves du baccalauréat session juin 2006 : confirmation du jugement de première instance pour les deux principaux accusés, Mohammed Khattat et Abderrahim Chaouri condanmés à (03) trois ans d’emprisonnement fermes assortis d’une amende de 5000 dirhams, confirmation aussi pour Touria B, soit deux années d’incarceration, reduction de peines pour les autres accusés, soit (06) mois pour Amina B et ( 03) mois d’emprisonnement fermes pour Meryem A, Samira B, Kamal L, Ayoub D, Majda O, Bouchra T, Zhour B et Ali B, (02) deux mois fermes pour Mohammed E, et l’acquittement pour Mohammed B.
    Notons que l’affaire remonte à juin, les fuites massives de certaines épreuves, en particulier les épreuves de maths, anglais et philosophie a contraint les responsables à suspendre les examens dans deux établissements, Lalla Amina et Al Khawaryzmi.

    Quelques jours plus tard, le parquet de la ville de Meknès avait dévoilé l’identité des présumés coupables dans l’affaire. Il s’agit des dénommés Abderrahim Chaouri et Mohammed Khatat, respectivement agent de service chargé de l’impression au sein de l’Académie de l’éducation et de la formation de Meknès-Tafilalet et agent d’exécution dans le même établissement, impliqués d’une façon directe dans les actes criminels relatifs aux fuites de certaines épreuves de la deuxième année du Baccalauréat, de deux s½urs Touria et Amina Bowissan et de Ali Nouamane qui ont procédé à la communication des épreuves à des élèves moyennant de l’argent et de la dénommée Zhor Bensaken pour avoir accepté de payer pour se procurer des épreuves pour sa fille, candidate libre au bac et de 08 autres élèves impliqués dans cette affaire.

    C’est Abderrahim Chaouri, technicien chargé de l’impression, qui a pu la nuit de sa chambre à coucher , communiquer les épreuves à l’agent de service, Mohammed Khatat en les jetant de sa fenêtre. Ce dernier, avec les autres complices, s’est chargé de la vente et de la diffusion de l’information.


    Avec ce jugement de la cour d’appel, le rideau est tombé sur une affaire qui a failli jeter du discrédit sur notre système éducatif surtout l’étanchéité des examens seule garante de l’égalité des chances et de l’équité.

    Hassan BENMAHMOUD. l'opinion
     

Partager cette page