Affaire des violeurs du lotissement Tilila à Agadir: Les victimes obtiennent justice

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 24 Juillet 2009.

  1. Info du bled

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    La police judiciaire vient de mettre sous les verrous une bande de trois criminels notoires, récidivistes dans l’affaire des violeurs du lotissement Tilila. Ils ont été présentés devant la justice sous les chefs d’inculpation pour association de malfaiteurs, kidnapping, séquestration, viol sous la menace à l’arme banche, vol et ivresse publique.
    Vendredi 17 juillet dernier, tôt dans la matinée, une jeune femme demande du secours à une voiture sur la route qui contourne le lotissement Tilila. Les éléments de la PJ d’Agadir, arrivés sur place, la jeune fille K leur raconte avoir été amenée de force par deux individus en état d’ivresse puis violée sauvagement à plusieurs reprises par les deux kidnappeurs avant qu’elle ne réussisse à se sauver. Orientés vers le lieu du forfait, la police a arrêté les deux individus en flagrant délit.
    M.A., 36 ans, marié et père de 4 enfants, commerçant résidant à Inzegane et A.R., 36 ans aussi, menuisier de son état, résidant à Dcheira Jihadia ont été arrêtés dans une Renault Kangoo blanche. L’interrogatoire des deux individus a permis l’arrestation d’un troisième complice, F.L.Kh., 25 ans, étudiant hôtelier. Dans la soirée du vendredi 17 juillet dernier, M.A. et A.R. embarquent avec eux, sur l’Avenue Hassan II, deux jeunes femmes pour une supposée soirée au quartier Bouargalne. Arrivés au niveau dudit lieu, ils bloquent les portières, augmentent la vitesse pour s’arrêter quelque part dans la nuit noire d’Agadir, loin de toute agglomération.
    Les deux hommes, bières en main, éteignent les feux de la voiture, confisquent les portables des deux femmes, les obligent à boire et à danser et se relaient pour les violer sous la menace à l’arme blanche, à plusieurs reprises. Torture physique et psychologique, humiliation, coups et blessures, viol…les deux femmes ont craint pour leur vie par moment, jusqu’à ce que l’une d’elle parvienne à fuir et à prévenir la police. L’interrogatoire poussé allait découvrir une situation sociale dramatique et un mutisme complice des victimes qui ont enduré ce calvaire. En plus de reconnaître les faits pour lesquels il a été arrêté le 17 juillet dernier avec son complice A.R. au lotissement Tilila, M.A. avoue avoir violé et dans pratiquement les mêmes conditions et au même lieu des dizaines de femmes depuis 2004, à raison de 2 à 3 victimes tous les 20 jours. Les victimes les plus récalcitrantes, femmes mariées et jeunes vierges recevaient des traitements de choc avec une clef à mollette; certaines victimes se sont vues un bras ou une jambe cassés.
    M.A. s’ingéniait à humilier ses victimes, à leur faire endurer des violences sexuelles inhumaines et comme cela ne suffisait pas, il les abandonnait nues au petit matin, les obligeant à se déplacer sur des centaines de mètres sur un terrain caillouteux jusqu’à la route pour retrouver leurs habits. Interrogé sur les raisons de ce comportement agressif et de sa misogynie, M.A. a avoué avoir agi pour se venger de toutes les femmes depuis que l’une d’elles l’a abandonné le lendemain d’une soirée de plaisir avec tout l’argent qu’il possédait. L’enquête de la police a permis de remonter, de fil en aiguille jusqu’à 13 victimes qui n’ont eu aucun mal à reconnaître leurs agresseurs ; d’autres pourraient briser leur silence et se joindre au groupe des plaignantes dans l’affaire des viols de Tilila. Ceci dit, la peur du scandale et du qu’en-dira-t-on continuent de prévaloir sur toute volonté de réclamer justice et protection, surtout que des victimes ont dû être opérées plusieurs fois pour panser les blessures physiques parce que les blessures psychologiques ne s’effacent jamais.







    Source : libe.ma
     

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