Affaire Slimani-Laâfoura : délai supplémentaire pour la défense

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 10 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le procès Slimani-Laâfoura et consorts a repris, hier, à la Cour d'appel de Casablanca. Pour la première fois depuis le début du procès, Abdelaziz Laâfoura, ancien gouverneur de la préfecture de Hay Mohammadi-Ain Sebaâ, est absent du box des accusés. Son dossier a été transféré à la Cour suprême qui devra statuer si son dossier devra être disjoint des autres, en raison de son statut d'ancien haut fonctionnaire, ou jugé comme étant un simple citoyen.


    Autres faits marquants, la présentation à la cour de l'ensemble des documents relatifs aux comptes bancaires du principal accusé Abdelmoughit Slimani et de son complice Boujemaâ El Youssefi, ainsi que ceux des autres suspects. Ces comptes bancaires qui couvrent la période 1990-2000 vont devoir permettre à la cour de vérifier si effectivement les accusés ont procédé au détournement de deniers publics et aux malversations financières ou pas.

    La cour a donné un délai d'une semaine à la défense pour consulter ces documents et préparer leur réquisitoire. Elle a, par la suite, fixé la date du 23 septembre pour convoquer l'ensemble des témoins dans cette affaire, ainsi que le début de jugement de l'ensemble des accusés sur la base des documents existants, originaux ou photocopiés.

    Elle a également rejeté la requête de la défense de Azzedine Bekraoui qui a demandé à la cour de séparer le dossier de son client de l'ensemble de cette affaire. La même requête a été faite également par la défense de Abderrahim Kanir et de Driss Anmou, mais sans résultat.

    De son côté, la défense de Khalil Doghmi se plaint de l'absence permanente des témoins clés dans cette affaire qui exercent aux ministères de l'Intérieur et des Finances, alors que la cour a tous les pouvoirs de les faire venir. En réponse à cette requête, le représentant du ministère public a affirmé que ces témoins ne sont pas connus et qu'ils ne disposent d'aucune adresse pour les convoquer.

    Mais les quatre noms cités comme témoins à savoir Ch.Y, avocat, M.B, fonctionnaire à Rabat, M. Z, directeur d'une école à Casablanca et M.B sont connus de l'opinion public et ils ont des adresses.

    L'audience du 23 septembre sera également consacrée au jugement par contumace de l'entrepreneur suisse, Jhon-Victor Lovat, actuellement incarcéré au Brésil. L'audience du vendredi 9 septembre a été marquée également par l'absence des entreprises convoquées pour témoigner dans cette affaire. Il est à signaler que ces malversations et les détournements de fonds durant l'ère Slimani-Lâafoura ont pratiquement touché tous les secteurs.

    Le marché des abattoirs constitue l'une des illustrations les plus éloquentes de la corruption du système Basri à Casablanca. En plus d'autres, notamment le marché de gros et la gare Ouled Ziane, dont les fonds ont été détournés en toute impunité et qui ont atterri en fin de compte dans les comptes de ces responsables aujourd'hui jugés. Plus de 100 personnes ont été appelées par la cour pour témoigner dans cette affaire qui sent le soufre.

    Parmi les personnalités qui ont défilé devant la barre, on peut citer, entre autres, Abderrazak Afilal, patron de l'UGTM et ex-président de la commune de Aïn Sebaâ, Mohamed Kemou, ex-président de la commune de la commune de Hay Hassani, Ben Chahla, président de Aïn Sebaâ.

    De toute façon, c'est au fur et à mesure du déroulement de la procédure judiciaire que de nouveaux détails seront révélés au grand public qui espère que la lumière soit faite sur cette affaire.


    LE MATIN
     

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