Agroalimentaire : Les professionnels anticipent la loi de Finances 2012

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 6 Décembre 2010.

  1. Med Omar

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    Agroalimentaire

    Les professionnels anticipent la loi de Finances 2012


    · Des concertations avec le Fisc dès janvier 2011

    · Objectif: Evaluer l’impact de la fiscalité et préparer des propositions pour 2012


    Cette fois-ci est la bonne? La fiscalité a toujours été pointée du doigt par les professionnels de l’agroalimentaire. L’exonération fiscale de l’agriculture et l’imposition de taux, souvent rédhibitoires, à la moindre transformation, constituent une source d’iniquité entre l’amont et l’aval, selon les opérateurs. La Direction générale des impôts (DGI) mettra-t-elle fin à «cette injustice ?» En tout cas, selon Amine Berrada, président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fénagri), «des concertations démarreront entre les professionnels et la DGI dès janvier 2011. Elles ont pour objectif d’évaluer l’impact fiscal sur le secteur de l’industrie agroalimentaire». Les résultats de cette étude permettront d’intégrer les propositions fiscales de la Fénagri dans la loi de Finances 2012.
    La contribution du secteur aux recettes de l’Etat s’élève à 3,9 milliards de DH, répartis à hauteur de 30% pour la TVA et 30% pour l’IS. Ce qui représente une charge fiscale de 7,4% du chiffre d’affaires de la filière. Comparativement avec les autres pays du pourtour méditerranéen, le Maroc se situe parmi les pays où les taux d’imposition sont les plus élevés. Les taux de l’IS et de la TVA le situent en dernière position en termes d’attractivité fiscale spécifique à l’industrie agroalimentaire. Ce qui, selon les professionnels, n’incite pas à l’investissement. De plus, une étude réalisée par la Fénagri affirme que le différentiel d’imposition avec le secteur de l’agriculture n’est pas le seul boulet qui plombe le secteur. L’importation de produits agricoles, exonérés à la faveur des ALE, et l’imposition et la taxation des matières premières entrant dans la fabrication de ces mêmes produits constituent également un frein au développement de la filière. De plus, si l’on compare avec le taux moyen (8%) appliqué par les pays du bassin méditerranéen, les produits marocains supportent une TVA plus élevée. Outre la fiscalité, la filière évoque également la difficulté de l’accès aux intrants. Au niveau du secteur de l’industrie agroalimentaire, les matières premières représentent jusqu’à 70% du coût global de la transformation. Une donnée aggravée par l’irrégularité et la faiblesse de la production.

    16,6 milliards de DH à l’export en 2009


    Selon une étude qui vient d’être rendue publique par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) du ministère des Finances, l’industrie agroalimentaire (IAA) constitue la deuxième branche industrielle. Elle représente 30% de la production industrielle totale, précédée de la chimie. Par ailleurs, la filière est essentiellement tournée vers le marché local puisque les exportations ne dépassent guère 16 à 17% de la production. L’industrie agroalimentaire représente la deuxième branche industrielle du pays. La filière emploie en moyenne 104.000 personnes. Au cours de la période 2002-2008, la production a atteint une moyenne de 67 milliards de DH, dont près de 13,6 milliards de DH à l’export. En 2009, les exportations de la filière se sont établies à 16,6 milliards de DH. La valeur ajoutée du secteur a atteint en moyenne 22 milliards de DH.

    Hassan EL ARIF


    Source : leconomiste
     

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