Akwa se positionne dans le gaz naturel

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 4 Décembre 2006.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    · Un projet de terminal pour 10 milliards de DH en 2007


    · Il sera opérationnel en 2012


    AKWA investit le gaz naturel. Un projet de terminal dédié à cette source d’énergie est dans le pipe du groupe d’Aziz Akhennouch. L’objectif est d’accompagner les besoins futurs en la matière. Limitée à moins de 3%, la part impartie à cette ressource dans le bouquet énergétique passera à 20% à l’horizon 2012, soit une croissance de 6% par an de la consommation énergétique globale, pour atteindre une moyenne déjà réalisée au niveau mondial.

    Le terminal GNL (gaz naturel liquifié) sera pour cela doté d’une capacité de 3 milliards de m3 de gaz naturel. L’investissement prévu est de 1,2 milliard de dollars (près de 10 milliards de DH). «Le lancement de ce projet est attendu pour 2007. Les études de faisabilité seront achevées d’ici-là», indique Rachid Idrissi Kaïtouni, directeur du pôle gaz d’Akwa group. Idem pour le choix du port devant abriter cette structure. Les initiateurs du projet devront trancher entre les ports de Tanger, de Mohammédia et de Jorf Lasfar. Pour la mise en place du terminal, Akwa envisage des partenariats futurs avec des groupes étrangers.

    Certains ont déjà manifesté leur intérêt. L’approvisionnement se fera auprès des pays du Golfe mais aussi ceux d’Afrique comme le Nigéria et, prochainement, la Mauritanie. Le recours à l’Algérie n’est pas exclu. Le gaz naturel prévu sera destiné principalement à la production d’électricité via la technologie de cycle combiné. La centrale de Tahaddart pourrait servir de modèle. Le recours au gaz naturel sera également de mise pour les activités de raffinage et celles de certaines industries. Cette source d’énergie présente en cela plusieurs avantages. A son caractère propre s’ajoute son coût. Le gaz naturel est 30% moins cher que le gaz de pétrole liquifié (GPL), secteur où Akwa est d’ailleurs leader avec 42% de parts de marché. Il est de 20% plus économique que le gazoil et de 10 à 15% moins cher que le fuel.

    Sans oublier sa facilité d’utilisation. Le fuel fait appel à la combustion pour être réchauffé et donc, à d’autres énergies. Il pose aussi le problème de l’entretien, notamment du brûleur. L’augmentation progressive de la consommation de gaz naturel permettra in fine de réduire la part des produits pétroliers à 46%, contre 62% actuellement du bouquet énergétique. Le souci de diversifications des sources d’approvisionnement est également présent. Le terminal permettra en effet d’avoir une source autre que le Gazoduc Maghreb Europe (GME). Le pays s’alignera ainsi sur des pays comme ceux de l’Europe, mais aussi l’Inde et la Chine, tous dotés de terminaux. «Nous pouvons évidemment augmenter notre part des redevances sur le GME. Mais avoir une autre ouverture est, stratégiquement, plus viable», affirme en substance celui qui occupe également les postes de président de la commission GPL du Groupement des pétroliers du Maroc et de vice-président de la Fédération de l’Energie.


    L'Economiste
     

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