Al Adl Wal Ihssane : Le dernier brûlot de l’association islamiste

Discussion dans 'Scooooop' créé par kochlok03, 17 Décembre 2007.

  1. kochlok03

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    « Ensemble pour la délivrance » est le titre choisi par Al Adl Wal Ihssane pour sa lettre rendue publique le 8 décembre. L’association islamiste s’arrête longuement sur ce qui ne marche pas au Maroc.

    « Les élections de septembre, comme le feuilleton médiocre de la formation du gouvernement, ont montré que la situation dans le pays ne cesse de se dégrader au fil des jours et que le gouffre ne cesse de se creuser entre le peuple et ses dirigeants : 80% des citoyens en l’occurrence ont exprimé leur refus du jeu », c’est sur ce même ton que l’association politique non officiellement reconnue d’Al Adl Wal Ihssane (mouvement Justice et Spiritualité) dresse un bilan noir de la politique, de l’économie et du social au Maroc. Un bilan rédigé sous forme de lettre adressée « au peuple marocain et à ses forces vives ». Signée par le Conseil national du cercle politique de l’association, la missive fait suite à d’autres déjà publiées par la « Jamaà » : « L’islam ou le déluge », « La lettre royale du siècle » et le « mémorandum à qui de droit ».
    C’est la catastrophe selon les adlistes !

    Dans son dernier brûlot, l’association dirigée par Cheikh Yassine estime que « tout le monde, à l’extérieur comme à l’intérieur du pays, s’est rendu compte de la gravité de la situation ». Rien ne va donc, selon Al Adl Wal Ihssane. L’association islamiste en donne comme preuves : « Le drame de l’enseignement au Maroc », « la rapacité économique (qui) se fait alliée du despotisme politique », la « jeunesse marocaine (qui) risque sa vie sur des embarcations de fortune », « l’exportation des filles marocaines à travers des réseaux mafieux qui alimentent le marché mondial de la prostitution et envoient la pauvre ‘marchandise’ même chez l’occupant sioniste », la « campagne sans précédent (qui) est menée pour propager le vice et normaliser la débauche, surtout à Marrakech et Agadir, bastions historiques du combat et du savoir, transformées en destinations privilégiées de chercheurs de luxure et de dépravation », l’« appareil médiatique (qui) est lui aussi de la partie, menant une offensive systématique contre la pudeur et les valeurs sacrées de la nation »... Tout ceci, d’après Al Adl Wal Ihssane, fait que « le citoyen marocain n’ose même plus déclarer sa nationalité lors de rencontres internationales, la renommée, non enviable, de son pays l’ayant devancé ».
    Al Adl Wal Ihssane connecté


    « La situation se complique davantage au Maroc, est-il écrit dans ce document de la jamaâ, le régime makhzénien n’étant pas seulement un acteur politique dans la crise mais aussi et surtout un acteur économique principal de la souffrance de ce peuple. Rappelons sa gestion ambiguë de la richesse nationale et sa participation (à travers des compagnies tentaculaires comme l’ONA) à des capitaux qui détiennent le monopole de la quasi-totalité des secteurs économiques stratégiques... » note la lettre de l’association de Cheikh Yassine. L’association islamiste montre aussi qu’elle est branchée : « à l’heure actuelle, tout le monde peut assister au spectacle de nos déchéances, sur Youtube par exemple : films pornographiques, noces d’homosexuels, en plus des fameuses scènes des gendarmes corrompus de Targuist... », fait-elle savoir.
    L’avenir

    « Le travail des enfants, les filles comme les garçons, est l’un des phénomènes qui nous place parmi les derniers en matière de droits de l’homme. Les statistiques officielles sont, à ce sujet, très révélatrices : plus de 30% d’enfants qui travaillent ont entre 7 à 17 ans, 90% d’entre eux ont de 10 à 14 ans. Phénomène alimenté par une déscolarisation accrue (400000 arrêts en une seule année). Il n’en demeure pas moins que 30% des enfants travailleurs ne se sont jamais assis sur un banc d’école », argumente Al Adl Wal Ihssane en se basant sur des statistiques dites officielles.
    Conclusion

    « Depuis un quart de siècle, nous n’avons cessé d’appeler à un pacte », rappelle Al Adl Wal Ihssane à la fin de sa lettre. Et d’ajouter « Les années n’ont fait que renforcer notre conviction : que la tâche ne peut s’accomplir sans le concours de toutes les mains qui n’ont pas participé au programme de destruction. Nous n’avons jamais douté de l’existence de ces mains propres, ni de ces gens intègres. Car, malgré tous les signes de la catastrophe, ce peuple croyant a grand espoir en Dieu ». Le mots de la fin ont été les suivants : « notre espoir est que Dieu fasse accourir les cœurs sincères pour participer à ce qui garantira la dignité terrestre et le salut éternel à cette oumma ».


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