AL Qaïda s'implante au Maroc, Al Adl prépare la "qawma" de 2006...

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 6 Décembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Mohamed Raha, un lieutenant présumé de Zarqaoui, est arrêté à Casablanca. Le Groupe islamique combattant marocain (GICM), supposé être une antenne d'Al Qaïda, intensifie ses opérations. Tous les voyants sécuritaires sont au rouge.

    Mohamed Raha devait-il être le “Zarqaoui du Maghreb” ? C'est en tout cas une thèse qui séduit de nombreuses sources sécuritaires. “Nous pensons sérieusement que les dirigeants d'Al Qaïda ont décidé demettre en place un réseau avec un chef de le trempe de Zarqaoui qui se chargerait d'ouvrir un nouveau front au Maghreb”, précise un haut gradé de la police. Ce même Raha vient d'être arrêté dans une vaste opération policière lancée pour émanteler “cette cellule terroriste en formation”, en compagnie d'un autre cadre présumé du Groupe islamique combattant marocain (GICM), le turc Khaled Azig, installé au Maroc depuis juin 2005. Alertées par plusieurs rapports des Renseignements généraux, les forces de l'ordre sont intervenues “pour prévenir une action terroriste qui se préparait sur le territoire marocain”. Soupçonnés, 17 terroristes présumés ont été ainsi arrêtés le 20 novembre 2005. “(Ils ont) des connexions avec des groupuscules évoluant à la frontière irakienne et entretenant des liens étroits avec des cadres de l'organisation d'Al Qaïda”, révélait le communiqué de la police annonçant leur arrestation.

    En réalité, cela faisait déjà plus de huit mois que ces hommes étaient pistés par les enquêteurs des différents services de renseignements, en raison de leurs déplacements fréquents entre le Maroc, la Syrie et la Turquie. En septembre 2005, l'entrée au Maroc de ce cerveau présumé qu'est Mohamed Raha, va pousser les autorités à accélérer le mouvement et à procéder à l'arrestation du groupe. D'après les enquêteurs, Khaled Azig, ancien étudiant en théologie en Syrie, et Mohamed Raha, le Belge d'origine marocaine auraient été chargés de recruter de nouveaux “soldats de Dieu” au Maroc. Et pourquoi le Maroc ? Parce qu’ils pouvaient y recruter des jihadistes ayant déjà fait leurs preuves en Afghanistan. “C'est pour cela, nous confie une source policière, que les trois Marocains, Mohamed Mezaour, Ibrahim Benchekroun et Redouane Chekouri, anciens détenus de Guantanamo ont été arrêtés le 11 novembre dernier”.

    Seul indice, mis en avant par les sécuritaires pour justifier cette arrestation, ces trois hommes auraient été à plusieurs reprises approchés par Raha et Azig et auraient adhéré à leurs projets. Mazouz et Benchekroun, dont le procès est actuellement en cours devant le tribunal antiterroriste, avaient pu bénéficier de la liberté provisoire au début du procès. Mais lors de l'audience du 15 novembre, le juge a décidé de les placer en détention provisoire pour avoir “aidé un membre d'Al Qaida à s'infiltrer au Maroc”. Une arrestation d'ailleurs largement réprouvée par leur avocat, maître Mohamed Zahrach et par de nombreuses organisations de défense de droits de l'homme qui déplorent “que ces hommes aient été kidnappés et que personne ne sache jusqu'à présent où ils ont été conduits”.

    Toujours d'après les sources qui mènent l'enquête, la cellule démantelée avait pour but de “faciliter le recrutement massif, à partir du Maroc en particulier et du Maghreb en général, de nouveaux jihadistes pour des opérations armées en Irak”. Quel lien ? A croire les témoignages recueillis par la justice belge, “Mohamed Raha maintient des contacts permanents avec Zarqaoui en Irak”. Le Maroco-belge est même fortement soupçonné par les services de sécurité européens d'être un cadre particulièrement actif du Groupe islamique combattant marocain (GICM) sur le vieux continent. “Sachant que le GICM est l'instrument exécutif d'Al Qaïda en Europe, explique le spécialiste Mohamed Darif, Raha et Azig sont perçus par Bruxelles comme des chasseurs de tête, des cerveaux de cette branche de la nébuleuse Al Qaïda”.


    Ce n'est pas un hasard si l'arrestation des 17 présumés terroristes intervient au moment où démarre, au tribunal correctionnel de Bruxelles, le procès de treize Marocains et Belges d'origine marocaine. Ce groupe de Belgique est accusé d'être en contact avec des figures importantes du GICM et de soutenir des terroristes présumés, en les hébergeant ou en leur fournissant de faux documents. L'un des principaux prévenus, Abdelkader Hakimi a été arrêté à Bruxelles, le 19 mars 2004. Les enquêteurs le soupçonnent d'être, avec Mohamed Guerbouzi, une des figures dirigeantes du GICM. Avant de suivre des entraînements en Afghanistan, Hakimi a été condamné à mort au Maroc en 1985. Le jugement a été rendu par contumace dans le cadre du procès des militants de la Jeunesse islamique de Abdelakrim Motii. En fuite, Hakimi s'est réfugié alors en Algérie avant de regagner l'Europe, grâce à de faux papiers. D'après les enquêteurs belges, il aurait ainsi effectué plusieurs voyages, sous diverses identités, en Libye, Turquie, Bosnie (en 1995, avant la fin de la guerre), à La Mecque, en Malaisie, puis dans des pays africains. L'accusé affirme s'être déplacé dans tous ces pays “soit pour les besoins de (son) commerce en vêtements et peaux de bête, soit pour tenter de décrocher l'asile politique”. Il s'est ensuite rendu en Belgique, d'où il comptait gagner la Grande-Bretagne pour rejoindre son ami Guerbouzi, que le Maroc rêve de faire extrader.

    Les écoutes téléphoniques d'Abdelkader Hakimi ont occupé une bonne part de l'audience. Ces pistes téléphoniques portent à croire que l'homme a été en contact avec des terroristes présumés, fort recherchés, appartenant au réseau marocain. Il s'agit, surtout, de Abdeladim Akoudad (incarcéré en Espagne pour son appartenance présumée au groupe Hofstad, (d'où provient l'assassin de Theo van Gogh) et de Hassan El Haski, frère aîné du prévenu Lahoussine El-Haski, impliqué dans les attentats de Madrid en mars 2004. Pour établir les liens entre ces différents éléments du puzzle GICM, une commission rogatoire belge est venue au Maroc en avril 2004. Elle s'est alors basée sur les révélations d'un certain Nafia, qui aurait avoué être l'un des fondateurs du GICM. Le mouvement se serait structuré en 2001 et aurait été divisé en commissions, Hakimi héritant de la commission sécurité et son co-prévenu Lahoussine El-Haski de la commission religieuse. Les responsables du mouvement se seraient d'ailleurs rendus en août 2001 en Afghanistan où ils auraient prêté allégeance à Oussama Ben Laden et au mollah Omar.

    Redéployés depuis en Europe, les dirigeants du GICM sont omniprésents. Raha, aujourd'hui arrêté par les autorités marocaines, semble être un maillon de la chaîne de leaders présumés du mouvement, en contact permanent entre eux. Exemple parmi d'autres, l'un des lieutenants de Hakimi, Mourad Chabarou, est soupçonné d'avoir hébergé dans son appartement de Schaerbeek, un des auteurs des attentats de Madrid, Mohamed Afalah, et d'avoir eu un contact téléphonique avec Mohamed l'Egyptien, le cerveau de ces mêmes attentats. Autre exemple, Hakimi aurait eu des liens avec Youssef Belhadj, alias Abou Doukhan Al Afghani, un autre Marocain présenté par les autorités espagnoles comme pouvant être le porte-parole d'Al Qaîda en Europe. Les relais présumés d'Al Afghani pour les attentats de Madrid, arrêtés à Sebta et Tétouan, ont, depuis 2004, informé les autorités des liaisons dangereuses qui se tissaient aux frontières du Maroc.

    Comme on le voit, la nébuleuse du GICM est beaucoup plus dense qu'on ne le soupçonnait. Les enquêteurs, aussi bien marocains qu'européens ne cachent pas leur surprise de découvrir des connexions du GICM, non seulement avec Zarqaoui, mais également avec le GSPC Algérien soupçonné lui aussi d'être une officine de Ben Laden au Maghreb. “Ce qui conforte la thèse qu'Al Qaïda est décidée à créer une base arrière au Maghreb, essentiellement au Maroc et en Algérie à un moment où les Américains ont pratiquement verrouillé la zone sahélienne que comptait exploiter Ben Laden pour installer ses troupes”, pense un haut sécuritaire.D’où l’alerte générale.

    Telquel

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    L'article est tellement long que je vous propose de lire La Suite
     
  2. Friend

    Friend Bannis

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    Re : AL Qaïda s'implante au Maroc, Al Adl prépare la "qawma" de 2006...

    Raha ? Koun blbalid 3ta *Raha* rrassou !
     

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