Aladin à Casa, entre Hip Hop et danse orientale

Discussion dans 'Scooooop' créé par Le_Dictateur, 17 Novembre 2005.

  1. Le_Dictateur

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    Fusion magique.
    L’histoire d’Aladin a été légèrement retouchée, dans ce spectacle, par le directeur artistique et chorégraphe du groupe, José Dos Santos. Sur scène, on retrouve ce même chorégraphe et danseur capverdien de hip hop né à Lisbonne et résident en Suisse. Nous découvrons également les huit danseurs de hip hop et la danseuse orientale, issus tous des différents quartiers de Casablanca. Ce groupe a réussi à donner naissance à une création unique et originale réunissant des talents riches de leurs horizons différents.

    José dos Santos a tenu à associer dans sa chorégraphie danses hip hop et orientale, et chants populaires marocains, tels que ceux des Nass el-Ghiwan et de la Dakka Marrakchia ainsi que de la musique Gnawa.


    Il s’est également très librement inspiré de l’Aladin des Mille et Une Nuits. «Aladin à Casa est un voyage fantasmatique, à la rencontre de différents personnages tout aussi extravagants les uns que les autres», explique José dos Santos.
    En effet, l’ambiance à la fois loufoque et magique met en scène des personnages en quête de liberté, à travers l’expression corporelle et les mouvements acrobatiques qui ont remplacé les mots, car il y avait une absence de dialogues tout au long du spectacle, ce qui n’empêchait guère les téléspectateurs de déceler chaque geste ou message diffusé.

    Charme

    Les huit danseurs d’Aladin à Casa appartiennent à une même compagnie de hip hop, Salama, qui a été constituée à Casablanca en octobre 2002. Ce sont de véritables danseurs de hip hop confirmés. Plusieurs d’entre eux enseignent ce style de danse dans les grandes écoles de Fitness de Casablanca.

    La danseuse orientale qui a accompagné le groupe lors de cette représentation, a ajouté une touche de charme et de sensualité au spectacle. Ses mouvement corporels, maîtrisés et souples, laissaient les spectateurs sous le charme de sa finesse. La danse orientale a parfaitement accompagné le conte oriental d’Aladin, créant avec la musique hip hop une fusion magique. Loubna Touil n’a pas été recrutée pour participer au spectacle d’Aladin par simple hasard.

    Elle est une danseuse orientale et classique qui a été initiée au hip hop pendant les résidences de création de l’Institut français de Casablanca. Elle est d’ailleurs une enseignante dans une école de danse de cette ville.
    En 2002, la compagnie Salama a remporté le titre de champion du Maroc au Championnat du Maroc d’Aérobic-Fitness, dans la catégorie Hip Hop/funk.

    Ce spectacle, produit par l’Institut français de Casablanca, et basé à 100% sur la danse, a toutefois laisser dérober une partie de chant interprété par l’un des danseurs qui tentait de courtiser la danseuse. Tous les danseurs sont fascinés par la beauté de cette jeune fille et cherchent à l’impressionner par l’habilité de leurs mouvements.

    Cependant, elle reste fidèle à Aladin, incarné par l’un des danseurs. Le conte original d’Aladin a subi quelques changements afin de faire ressortir certains aspects de la culture marocaine, notamment l’introduction de la théière qui a remplacé la vieille lampe magique d’Aladin.

    Cette théière est en quelque sorte l’élément-clé du spectacle. Elle représente la réconciliation à la fin du spectacle, de tous les danseurs qui se sont regroupés autour. Il s’agit d’un symbole de la spécificité de la culture marocaine et de la coutume conviviale qui rassemble toujours les Marocains autour de la théièro.

    (Par Loubna Bernichi)
     

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