ALE Maroc-Egypte

Discussion dans 'Info du bled' créé par kochlok03, 10 Juillet 2006.

  1. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    L’appréciation du Patronat marocain
    Un bilan mi-figue, mi-raisin



    Pour rendre l’accord de libre-échange signé entre le Maroc et l’Egypte en 1999 plus efficace, il faut que les deux parties respectent les accords conclus et que les opérateurs des deux pays soient bien informés des détails d’un tel accord.

    Aujourd’hui ce n’est pas totalement le cas puisque un certain nombre de dysfonctionnements a été enregistré durant la période 1999-2005.

    Dans ce cadre, les opérateurs marocains à travers la CGEM se sont adressés aux départements concernés par cet accord de libre-échange pour veiller au respect à la bonne exécution des dispositions de l’accord. Pour ne citer qu’un seul exemple, la Commission Veille Economique et Défense commerciale de la CGEM avait adressé une lettre au ministre du Commerce extérieur l’incitant à établir l’état des lieux des avancées tel qu’il est stipulé dans l’accord de 1998 et renforcer le contrôle afin de mieux appliquer l’accord.

    A l’occasion de la 6ème session de la Haute Commission mixte maroco-égyptienne tenue à Marrakech du 11 au 13 mai courant sous la présidence de S.M. le Roi Mohammed VI et le Président égyptien Hosni Moubarak, les responsables marocains et leurs homologues égyptiens ont discuté le sujet des exonérations douanières restantes après l’entrée en vigueur de l’accord de libre échange entre les deux pays.

    La partie marocaine revendique la suppression des droits de douanes existants et qui varient entre 17% et 25% selon la nature des produits. Sur le volet agricole, il semble que chaque partie défend sa position. Du côté marocain, il est actuellement impossible de toucher aux droits de douanes appliqués aux produits agricoles. Pour les Egyptiens, dans un contexte marqué par l’accélération de la libéralisation des échanges, il est nécessaire de revoir les taxes appliquées sur les produits agricoles.

    Pour eux, il est également important d’annuler le double contrôle imposé aux produits agricoles et animaliers, puisque les deux pays ne reconnaissent pas le certificat de contrôle délivré par les parties compétentes dans chaque pays.

    Un autre point important sur lequel se sont penchés les responsables des deux pays et celui de l’élimination des listes négatives mises en place par la partie marocaine. Un certain nombre de produits sont concernés par ces listes, il s’agit essentiellement des secteurs de textile, du ciment, et des matériaux de construction.

    Principaux accords signés entre le Maroc et l’Egypte.

    1ère session en mai 1997 tenue à Rabat : un protocole de coopération et de coordination entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays a permis de tracer le contour d’une coopération économique entre les deux pays. Un accord relatif à l’encouragement et à la protection des investissements a été conclu ;


    2ème session de libre échange et un protocole de coopération agricole ont été signés ;

    3ème session en juin 1999 tenue à Rabat :

    Un accord de coopération technique dans les domaines du pétrole, de la formation, de l’échange d’expertise pétrolière et de la planification de l’énergie ; un mémorandum d’entente dans le domaine de l’organisation de l’administration, un accord de coopération dans le domaine sécuritaire et la lutte contre la criminalité.
    4ème session en mai 2000 tenue au Caire :

    Des protocoles d’accord dans le domaine de l’administration et de l’habitat, un protocole de coopération entre les ports d’Alexandrie et Casablanca, de nouvelles listes des produits affranchies des droits de douane et des impôts directs.
    5ème session en mai 2005 tenue au Caire :

    Un accord relatif au transfert des personnes condamnées à des peines privatives de liberté dans leur pays d’origine pour y purger leur peine ; un mémorandum d’entente de coopération entre la Bourse de Casablanca et les Bourses du Caire et d’Alexandrie.

    Un programme d’application de coopération bilatérale dans le domaine de l’habitat et de l’urbanisme pour les années 2004-2006 ; un programme d’application dans le domaine de l’environnement pour les années 2004-2005, un programme d’application de l’accord de coopération dans le domaine du tourisme.


    Source : CGEM-Infos
     

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