[Sujet unique] Algérie : Période pré-électorale

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 31 Janvier 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    ... la cohésion sociale menacée par des violences

    [​IMG]
    Des hommes de la communauté mozabite, une minorité berbère,
    près d'une échoppe dans la ville de Ghardaïa en Algérie, le 27 janvier 2014 | afp



    La destruction fin décembre du mausolée d'un érudit, père de l'intégration des arabes dans la communauté berbère de Ghardaïa, au sud d'Alger, a attisé les tensions.

    Ghardaïa, chef-lieu de la province éponyme construit au 11e siècle, est située à 600 km au sud d'Alger.

    Ses 400.000 habitants, dont près de 300.000 berbères, vivent depuis plusieurs semaines au rythme des heurts devenus récurrents, destruction de biens, fermeture d'écoles et magasins.

    "La crainte si Ghardaïa est déstabilisée est que toute la région se retrouve dans une situation précaire", analyse le politologue Rachid Tlemçani.

    La ville se trouve à proximité des zones pétrolières et des grandes villes du sud algérien, frontalières des pays du Sahel.

    La cohabitation plusieurs fois centenaire entre communautés mozabite (berbère) et chaamba (arabe) est menacée, et le calme revenu reste précaire dans cette ville aux portes du Sahara, où trois personnes ont déjà été tuées ce mois-ci.

    Selon M. Tlemçani, "seule une démocratie participative (...) peut éliminer le risque du communautarisme", dans ce pays où les différentes communautés arabes et berbères cohabitent habituellement en harmonie.

    Mais à Ghardaïa, les autorités locales semblent impuissantes à régler le phénomène.

    "Je resterai blessé toute ma vie, cela ne s'effacera jamais", lance amèrement le mozabite Nourredine Daddi Nounou, évoquant la destruction du mausolée de Ammi Moussa.

    [​IMG]
    Après des semaines de tensions communautaires,
    des femmes manifestent pour la libération de proches dans la ville de Ghardaïa en Algérie,
    le 27 janvier 2014


    Ammi Moussa, mort en 1617, est le symbole de l'intégration dans cette région. Il "fut celui qui prit la responsabilité d'intégrer les nomades (arabes) dans la ville (mozabite) en 1586", explique Mohamed Hadj Said, chercheur.

    La destruction de son mausolée, classé patrimoine mondial par l'Unesco, et la profanation du cimetière où il se trouve, le 26 décembre 2013, ont été très mal vécues par la population.

    Des vidéos montrant des casseurs, dont des jeunes identifiables en train d'y détruire des biens mozabites, sans que les policiers présents ne réagissent, circulent sur le net et sont montrées aux journalistes qui arrivent sur place.

    Impunité

    Des Ksour (villes traditionnelles) ont été pillés et incendiés. Ils sont gardés par les gendarmes, et les notables accusent une partie des policiers d'être complices des émeutiers.

    [​IMG]
    Un homme de la communauté mozabite assis à côté d'une boutique,
    à Ghardaïa, en Algérie, le 27 janvier 2014


    "Nous n'avons rien demandé à l’État depuis 1962 (l'indépendance du pays), aujourd'hui nous demandons seulement la sécurité", lance Moussa, un commerçant dans la vieille ville.

    Pour Mohamed Djelmami, un intellectuel mozabite, "la situation actuelle est la conséquence des retombées d'une politique qui a été menée dans cette région depuis l'indépendance"

    Les chaambas ont accaparé le parti du pouvoir, le Front de libération nationale (FLN), après l'indépendance, se considérant comme révolutionnaires, et taxant les mozabites de bourgeois réactionnaires, affirme cet intellectuel.

    Les mozabites ont toujours été autonomes vis-à-vis de l’État, gérant leurs affaires sur la base notamment d'une solidarité communautaire et économique.

    L'une des causes des conflits dans cette région réside dans le déficit d'intégration des communautés. Ainsi, cinquante ans après l?indépendance, des équipes de football sont créées sur une base strictement communautaire.

    Parmi les facteurs aggravants, il y a l'impunité des responsables des heurts et les changements dans la composition de la communauté mozabite, explique M. Djelmami.

    Auparavant, les jeunes mozabites partaient travailler dans le Nord, mais le développement de la région leur a permis de rester sur place. Et si leurs aînés refusent de répondre aux provocations, les jeunes estiment qu'ils ont le droit de riposter, notent plusieurs notables.
    "Il n'y a pas de problème entre mozabites et chaambas. Le problème se situe entre des criminels, peu importe leur origine, et des mozabites qui défendent leurs biens", estime Mohamed Djelmani.

    Mais les jeunes des deux côtés s'accusent mutuellement et les rancœurs sont perceptibles.

    Le président de la fondation des chaambas, Bouhafs Bouamer, assure que c'est sa communauté qui a été agressée, "par des groupes de mozabites".


    Selon de nombreux observateurs, le conflit actuel ne présente pas de dimension religieuse ni linguistique.

    Des habitants affirment qu'il est "fomenté par les barons de la drogue" qui ont la main mise sur le quartier d'où viennent les casseurs.



    afp / 30.01.2014 : 16h12
    Algérie: à Ghardaïa, la cohésion sociale menacée par des violences | Portail Menara.ma
     
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Bouteflika candidat à sa propre succession


    Alger, 22 févr. 2014 (MAP) -
    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika sera candidat à sa propre succession, lors du scrutin du 17 avril prochain, a annoncé le Premier ministre Abdelmalek Sellal, samedi à partir d'Oran.
    "Je vous annonce aujourd'hui la candidature du Président de la République Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle du 17 avril prochain", a déclaré à la presse M. Sellal, en marge d'une conférence africaine sur l'économie verte dans la capitale de l'ouest algérien.

    Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika a été victime fin avril 2013 d'un "mini-AVC", qui a nécessité son hospitalisation pour près de trois mois en France où il est retourné, à la mi-janvier dernière, pour un contrôle de routine au Val-de-Grâce.

    Convalescent depuis ce malaise, le chef de l’État algérien, bientôt 77 ans, a fait des apparitions publiques en recevant des hôtes étrangers ou un nombre restreint des membres de son gouvernement, en particulier le Premier ministre et le vice-ministre de la Défense et chef d'état major, le général Ahmed Gaid Salah. Mais, il ne s'est jamais exprimé en direct. La dernière fois où il a tenu un discours politique en public remonte au mois de mai 2012 dans la ville de Sétif, dans lequel il avait fait allusion au nécessaire renouvellement des élites en Algérie.

    Légalement, M. Bouteflika avait jusqu'au 4 mars prochain pour se décider, soit 45 jours après la convocation du corps électoral, mais il a longtemps laissé planer le doute sur ses intentions, suscitant des interrogations sur sa capacité de briguer un quatrième mandat.

    Le 2 février courant, le président du Rassemblement pour l'espoir de l'Algérie (communément TAJ) et ministre des Transports, Amar Ghoul, avait fait état du retrait par le président Bouteflika des formulaires de candidature.

    Mais, quelque 24 heures après cette annonce solennelle, le ministre de l'Intérieur, Tayeb Belaiz, a démenti l'information en assurant que le chef de l’État "n'a jusqu'à présent adressé au ministère aucune demande pour le retrait des formulaires de souscription de signatures en vue de sa candidature à la présidentielle du 17 avril prochain".



    JC---BI.

    TR.

    MAP / 22.02.2014 : 13h45
    Algérie: M. Bouteflika candidat à sa propre succession (PM) | Portail Menara.ma
     
    Dernière édition: 23 Mars 2014
  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Alger, 22 févr. 2013 (MAP) - La présidence de la République a confirmé, samedi, la candidature du chef de l'Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, à un quatrième mandat lors du scrutin du 17 avril prochain.


    "Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a fait procéder au dépôt de sa lettre d'intention et au retrait, auprès du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales, des formulaires de souscription de signature individuelle pour les candidats à l'élection présidentielle", ont indiqué les services de la présidence de la République, cités par l'agence APS.

    Un peu plus tôt, le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait annoncé, à partir d'Oran (Ouest), que M. Bouteflika sera candidat à sa propre succession à la magistrature suprême de son pays.
    "A la demande insistante des représentants de la société civile des 46 wilayas visitées lors de mes tournées, je vous annonce aujourd'hui officiellement la candidature du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l'élection présidentielle du 17 avril prochain", a déclaré à la presse M. Sellal, en marge d'une conférence africaine sur l'économie verte dans la capitale de l'ouest algérien.

    Selon lui, "le président Bouteflika est en bonne santé" et "il a toutes les capacités intellectuelles et la vision nécessaires pour assurer cette responsabilité".

    Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika a été victime fin avril 2013 d'un "mini-AVC", qui a nécessité son hospitalisation pour près de trois mois en France où il est retourné, à la mi-janvier dernière, pour un contrôle de routine au Val-de-Grâce.

    Convalescent depuis ce malaise, le chef de l’État algérien, bientôt 77 ans, a fait des apparitions publiques en recevant des hôtes étrangers ou un nombre restreint des membres de son gouvernement, en particulier le Premier ministre et le vice-ministre de la Défense et chef d'état major, le général Ahmed Gaid Salah. Mais, il ne s'est jamais exprimé en direct. La dernière fois où il a tenu un discours politique en public remonte au mois de mai 2012 dans la ville de Sétif, dans lequel il avait fait allusion au nécessaire renouvellement des élites en Algérie.

    M. Bouteflika, qui, légalement avait jusqu'au 4 mars prochain pour se décider, soit 45 jours après la convocation du corps électoral, a longtemps laissé planer le doute sur ses intentions, suscitant des interrogations sur sa capacité de briguer un quatrième mandat. (MAP).


    JC---BI.

    TR.


    MAP / 22.02.2014 : 14h00
    Algérie: la présidence de la République confirme la candidature de M. Bouteflika à un 4ème mandat | Portail Menara.ma
     
  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Bouteflika candidat
    "par procuration",
    selon la presse



    Le président Abdelaziz Bouteflika, qui briguera un 4e mandat lors de la présidentielle du 17 avril, est un "candidat par procuration", en raison de sa santé, estimaient dimanche des journaux

    Le journal arabophone El Khabar estime ainsi que "le gouvernement dirigé par Sellal (Abdelmalek, Premier ministre) et la présidence dirigée par Saïd Bouteflika (frère cadet et conseiller du chef de l’État) ont pris la décision d'annoncer la candidature du président Bouteflika à sa place et peut-être à son insu".

    M. Bouteflika a fait procéder samedi, malgré ses 76 ans et ses soucis de santé, au dépôt de sa candidature pour un 4e mandat.

    Au pouvoir depuis 1999, un record de longévité en Algérie, M. Bouteflika n'a plus pris la parole en public depuis son retour de 80 jours d'hospitalisation en France au printemps 2013 à la suite d'un AVC. Il n'a depuis reçu que quelques responsables étrangers et n'a tenu que deux conseils des ministres.

    Son dernier discours public en Algérie remonte à mai 2012 à Sétif, où il avait laissé entendre qu'il fallait laisser la place aux jeunes générations.

    "Qui va gouverner par procuration", s'interroge également El Watan soulignant que "malgré son bilan politique désastreux et son état de santé incertain, (M. Bouteflika) a décidé de rempiler".

    Dans son éditorial, intitulé "Candidat par procuration", le quotidien francophone Liberté estime qu' "Il y avait encore quelques sceptiques fidèles à la logique et au sens humain qui balayaient d'un coup de main les supputations d'un quatrième mandat d'un homme malade et fatigué qui ne s'est pas adressé à son peuple depuis un certain 8 mai (2012)".

    Mais "finalement, le dernier mot est revenu à ceux qui ont voulu à n'importe quel prix "vendre encore son image" même si cette dernière a été, depuis longtemps, amortie par l'âge et ternie par les méfaits sulfureux de ses proches", souligne Liberté.



    afp / 24.02.2014 : 08h53
    Bouteflika candidat "par procuration", selon la presse | Portail Menara.ma
     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    [​IMG]


    La police a dispersé samedi à Alger une manifestation contre un 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, candidat à la présidentielle du 17 avril, a constaté un journaliste de l'AFP.

    Des dizaines de personnes ont été empêchées par la police de se rassembler devant la faculté centrale d'Alger. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, ont procédé à plusieurs arrestations, selon des témoins.

    Les manifestants répondaient à un appel lancé sur la toile par un groupe d'opposants à un quatrième mandat du président Bouteflika, regroupant notamment des journalistes et des militants des droits de l'Homme, selon la presse.

    Ils scandaient notamment "non au 4e mandat" ou encore "15 ans barakat (15 ans ça suffit).

    M. Bouteflika, bientôt 77 ans, au pouvoir depuis 1999, briguera un 4e mandant malgré des problèmes de santé qui alimentent les doutes sur sa capacité à diriger le pays.

    Jeudi, un ancien chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche, a appelé à faire tomber le régime du président Bouteflika "dans le calme", avec l'aide de l'armée, estimant qu'il n'était plus en mesure de diriger.

    L'ex-président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi, figure majeure de l'opposition, avait appelé mardi ses compatriotes à se mobiliser pour "discréditer ce scrutin, de sorte à laisser l'actuel président candidat à sa propre succession se concurrencer lui-même".



    Crédit image : La police algérienne arrête un manifestant durant une manifestation contre le président Abdelaziz Bouteflika, qui se présente à un quatrième mandat, le 1er mars 2014 à Alger.


    afp / 01.03.2014 : 19h44
    Algérie: la police disperse une manifestation contre Bouteflika | Portail Menara.ma






    afp / 01.03.2014 : 19h44
    Algérie: la police disperse une manifestation contre Bouteflika | Portail Menara.ma
     
  6. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    [​IMG]
    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a déposé, lundi, son dossier de candidature au scrutin présidentiel du 17 avril prochain, selon des témoins oculaires.


    M. Bouteflika, désormais président sortant, s'est rendu, en personne, au Conseil constitutionnel pour faire acte de candidature, comme l'exige la loi électorale.

    Il est arrivé en voiture et est entré directement dans l'enceinte de cette institution, poursuit-on de même, tandis que des médias locaux précisent qu'il était accompagné de son frère cadet Said.

    Dans une déclaration à l'agence APS, un membre de la campagne de M. Bouteflika a indiqué que "plus de quatre millions de signatures ont été collectées à travers les 48 wilayas du pays et auprès d'élus locaux, du Parlement et des citoyens".

    Selon la loi électorale algérienne, le candidat doit présenter soit une liste comportant au moins 600 signatures individuelles d'élus locaux ou de parlementaires répartis au moins à travers vingt-cinq wilayas, soit collecter 60.000 signatures individuelles d’électeurs dans le même nombre de régions.

    Ces signatures ont été collectées principalement par quatre partis, qui font campagne en faveur du président sortant. Il s'agit du Front de libération nationale (FLN), parti de M. Bouteflika, le Rassemblement national démocratique (RND), le Mouvement populaire algérien (MPA) et le Rassemblement pour l'espoir de l'Algérie (communément TAJ).

    Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika, 77 ans, a été officiellement victime, fin avril 2013, d'un "mini-AVC", qui a nécessité son hospitalisation pour près de trois mois en France où il est retourné, à la mi-janvier dernière, pour un contrôle de routine au Val-de-Grâce.

    Convalescent depuis ce malaise, le chef de l’État algérien a fait plusieurs apparitions publiques en recevant des hôtes étrangers ou des membres de son gouvernement, en particulier le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le vice-ministre de la Défense et chef d'état-major, le général Ahmed Gaid Salah.

    Cependant, il ne s'est jamais exprimé en direct. La dernière fois où il a tenu un discours politique en public remonte au mois de mai 2012 dans la ville de Sétif, dans lequel il avait fait allusion au nécessaire renouvellement des élites en Algérie.

    Depuis le lancement de l'opération de dépôt de candidatures, dont le délai expire mardi 4 mars à minuit, quatre postulants ont jusqu'à présent remis leur dossier au Conseil constitutionnel, à savoir le président du Front national algérien, Moussa Touati, le président du Front El-Moustakbel (FM), Abdelaziz Belaid, le président du Rassemblement algérien(RA), Ali Zaghdoud, et la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.

    L'ancien Premier ministre Ali Benflis, candidat indépendant, doit se rendre, mardi matin, au Conseil constitutionnel pour déposer son dossier, a-t-on appris auprès de sa campagne.






    Crédit image : Le président algérien Abdelaziz Bouteflika le 8 février 2009 à Alger | afp

    MAP / 04.03.2014 : 07h46

    Bouteflika dépose officiellement son dossier de candidature | Portail Menara.ma
     
  7. damya2009

    damya2009 Accro

    J'aime reçus:
    1338
    Points:
    113
    Il est en train de mourir mais il ne veut pas lacher la prise , chadd fdnya beddih obsnano :confused:
     
    titegazelle aime ça.
  8. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    wa yeeeee8 o sh7al kaynin men8oum
    Allah I3ammar 9albna b Allah
     
    damya2009 aime ça.
  9. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Dispersion d’une nouvelle manifestation à Alger
    contre la candidature de M. Bouteflika


    Alger, 06 mars 2014 (MAP) - Les opposants à la candidature du président algérien Abdelaziz Bouteflika ont organisé, jeudi matin dans le centre de la capitale, une nouvelle manifestation, rapidement dispersée par les forces de l’ordre, a-t-on constaté sur place.

    Des dizaines de manifestants contre un quatrième mandat du président sortant ont tenté de se rassembler devant la Faculté centrale, située dans la célèbre rue commerçante de Didouche Mourad, mais leur action n’a pas duré longtemps face au grand déploiement de la police.

    Les services de sécurité, qui ont bouclé toute la zone, ont procédé à des interpellations, parfois violentes, des manifestants.

    Parmi les personnes interpellées, figurent des journalistes et des militants du mouvement ''Barakat'', constitué tout récemment par des activistes de la société civile opposés à un nouveau mandat du président sortant.

    Les initiateurs de ces actions prévoient un grand rassemblement samedi prochain dans le centre de la capitale, avec la probable participation de l’icône de la Révolution algérienne Jamila Bouhired.

    Dans une déclaration rendue publique mardi, Amnesty International a dénoncé la "nouvelle vague de répression de la liberté d’expression" en Algérie, estimant que cette attitude "augure mal" de l’élection présidentielle du 17 avril prochain.

    Les arrestations de manifestants pacifiques, depuis le début du mois de mars, montrent que les autorités "ne tolèrent pas que l’on puisse oser réclamer des réformes et s’opposer à la décision du président (Bouteflika) de briguer un quatrième mandat à la tête de l’État", a souligné l'ONG.

    Des dizaines de personnes se sont rassemblées, samedi dernier, à proximité de la Grande Poste, au cœur de la capitale, pour protester contre la présentation du président Abdelaziz Bouteflika au prochain scrutin.

    Les forces de l'ordre étaient intervenues, de manière musclée, pour disperser ce sit-in, au cours duquel des manifestants ont brandi des t-shirts avec l'inscription "Non au 4ème mandat".

    La violente répression de cette manifestation a été énergiquement condamnée par la classe politique, la société civile et des candidats à la présidentielle, qui ont défendu le droit des citoyens d'exprimer librement leurs opinions.

    La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH) a estimé que "le comportement du pouvoir indique que ce dernier se considère en état de guerre contre la population algérienne et qu'à ce titre l'union la plus large doit se concrétiser pour débarrasser le pays des clans, quels qu'ils soient, qui entraînent le pays à la dérive".


    JC---BI. - AJ.

    MAP / 06.03.2014 : 12h45

    Algérie: dispersion d’une nouvelle manifestation à Alger contre la candidature de M. Bouteflika | Portail Menara.ma
     
  10. 3abla

    3abla عبلة شخصيا

    J'aime reçus:
    979
    Points:
    93
    houwa ghir image 7at8a l3asker devant le peuple o safi , amma l3askar howa lli msyer lblad
     
    titegazelle aime ça.
  11. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Algérie : manifestations à Alger,
    violents heurts communautaires dans le sud

    [​IMG]
    AFP

    Aux portes du Sahara, dans la ville multicentenaire de Ghardaïa, à 600 km de la capitale, les affrontements entre Mozabites (Berbères) et Chaâmbas (Arabes) qui ont repris mardi se poursuivent et s'amplifient, selon plusieurs témoignages.


    Partisans et adversaires d'un 4e mandat du président Bouteflika se sont rassemblés en nombre samedi en Algérie, où des affrontements inter-communautaires faisant de nombreux blessés se poursuivent dans le sud.

    S'il est difficile dans l'immédiat d'avoir un bilan précis, des témoins parlent de 100 blessés tandis que l'agence algérienne APS annonçait vendredi une soixantaine de blessés en 24 heures, dont huit dans un état "très grave", brûlés à l'acide.

    "Des centaines de personnes continuent de s'affronter dans le quartier mixte de Hadj Messaoud", a déclaré à l'AFP un notable, Mohamed Tounsi, joint par téléphone.

    Des propos confirmés par le Dr Brahim Baamara. "C'est le chaos. Il est très difficile de se déplacer (...) le quartier de Melika est pratiquement encerclé par des jeunes", décrit cet interne en médecine, également joint par téléphone.

    "Depuis quatre jours, nous soignons jour et nuit" poursuit-il, dénombrant "une centaine de blessés dont cinq graves" qui ont été "évacués à Alger par nos propres moyens".

    Dans le reste de la ville, "un calme précaire est revenu samedi, mais il faut rester prudent", a pour sa part indiqué Hamou Mesbah, de la fédération du Front des Forces Socialistes (FFS) parti très présent à Ghardaïa.

    "Les Mozabites qui habitent les quartiers mixtes et dont les maisons n'ont pas été brûlées veulent emporter leurs affaires pour ne pas tout perdre", a-t-il expliqué.

    Certaines des 200 familles mozabites chassées récemment par les violences étaient revenues chez elles mardi. C'est apparemment ce qui a relancé les incidents avec l'autre communauté, les Chaâmbas (arabes).

    Les dernières violences avaient eu lieu entre décembre et janvier et fait au moins quatre morts parmi les Mozabites, et plus de 200 blessés.

    Atmosphère électorale

    Depuis un mois, la ville vivait dans un calme relatif, ce qui a amené le patron de la police à annoncer il y a une semaine un allègement des forces de l'ordre, dépêchées en grand nombre pour séparer les communautés.

    Selon le wali (préfet), cité M. Tounsi, "les effectifs de la police ont été réduits de 40% une fois le calme revenu".

    "Certains ont profité de cet allègement pour attaquer les Mozabites", estime Brahim, un commerçant mozabite qui se dit "affligé par la centaine de magasins brûlés depuis jeudi".

    Selon Bahmed Babaoumoussa, membre d'un comité de quartier à Thénia, les commerçants mozabites "ont perdu pour plus de 40 milliards de centimes (+ de 4 millions d'euros)".

    Mais pour l'heure, à Alger, l'atmosphère est aux préparatifs en vue de la présidentielle du 17 avril : il n'y a eu aucun commentaire officiel sur la situation à Ghardaïa.

    Environ 3.000 partisans du président Abdelaziz Bouteflika, candidat à un 4e mandat, étaient en revanche rassemblés samedi pour une "rencontre nationale pour la sensibilisation des jeunes au vote".

    Après un long documentaire consacré aux 15 ans de pouvoir du chef de l’État, âgé de 77 ans et amoindri par un AVC qui l'a hospitalisé 80 jours en France, son ancien Premier ministre tout juste promu directeur de campagne a pris la parole.

    M. Sellal a loué la stabilité de l'Algérie face au Printemps arabe, qu'il a comparé à un "moustique". "Nous avons pu fermer la porte pour qu'il n'entre pas et si jamais il essayait de rentrer, nous le combattrons au Fly Tox", un anti-moustique utilisé localement, a-t-il clamé.

    Au même moment, à l'autre bout de la capitale, les plus importantes manifestations anti-Bouteflika depuis l'annonce de la candidature du président ont fait descendre dans la rue, et dans le calme, des centaines de personnes.

    Trois cortèges différents ont défilé, dont le plus important à l'appel du mouvement Barakat ("Ça suffit") sous le mot d'ordre "Barakat la mascarade électorale".


    Mise à jour : samedi 15 mars 2014 20:05 | Par AFP
    Algrie: manifestations Alger, violents heurts communautaires dans le sud - M6info by MSN
     
  12. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Manifestations à Alger,
    heurts communautaires dans le sud

    [​IMG]
    AFP

    Partisans et adversaires d'un 4e mandat du président Bouteflika se sont rassemblés en nombre samedi en Algérie, où des affrontements intercommunautaires faisant de nombreux blessés se poursuivent dans le sud.

    Aux portes du Sahara, dans la ville multicentenaire de Ghardaïa, à 600 km de la capitale, les affrontements entre Mozabites (Berbères) et Chaâmbas (Arabes) qui ont repris mardi se poursuivent et s'amplifient, selon plusieurs témoignages.

    S'il est difficile dans l'immédiat d'avoir un bilan précis, des témoins parlent de 100 blessés tandis que l'agence algérienne APS annonçait vendredi une soixantaine de blessés en 24 heures, dont huit dans un état "très grave", brûlés à l'acide.

    Au moins trois personnes seraient mortes alors qu'elles tentaient de s'introduire de force dans un commissariat à Ghardaïa, selon Bahmed Babaoumoussa, un notable mozabite, mais ces faits ne pouvaient être confirmés de source indépendante. "Des centaines de personnes continuent de s'affronter dans le quartier mixte de Hadj Messaoud", a déclaré à l'AFP un notable, Mohamed Tounsi, joint par téléphone.

    Des propos confirmés par le Dr Brahim Baamara. "C'est le chaos. Il est très difficile de se déplacer (...) le quartier de Melika est pratiquement encerclé par des jeunes", décrit cet interne en médecine, également joint par téléphone. "Depuis quatre jours, nous soignons jour et nuit" poursuit-il, dénombrant "une centaine de blessés dont cinq graves" qui ont été "évacués à Alger par nos propres moyens".

    Dans le reste de la ville, "un calme précaire est revenu samedi, mais il faut rester prudent", a pour sa part indiqué Hamou Mesbah, de la fédération du Front des Forces Socialistes (FFS) parti très présent à Ghardaïa.

    "Les Mozabites qui habitent les quartiers mixtes et dont les maisons n'ont pas été brûlées veulent emporter leurs affaires pour ne pas tout perdre", a-t-il expliqué. Certaines des 200 familles mozabites chassées récemment par les violences étaient revenues chez elles mardi. C'est apparemment ce qui a relancé les incidents avec l'autre communauté, les Chaâmbas (arabes).

    Les dernières violences avaient eu lieu entre décembre et janvier et fait au moins quatre morts parmi les Mozabites, et plus de 200 blessés.

    - Atmosphère électorale -

    Depuis un mois, la ville vivait dans un calme relatif, ce qui a amené le patron de la police à annoncer il y a une semaine un allègement des forces de l'ordre, dépêchées en grand nombre pour séparer les communautés. Selon le wali (préfet), cité M. Tounsi, "les effectifs de la police ont été réduits de 40% une fois le calme revenu".

    "Certains ont profité de cet allègement pour attaquer les Mozabites", estime Brahim, un commerçant mozabite qui se dit "affligé par la centaine de magasins brûlés depuis jeudi".

    Selon Bahmed Babaoumoussa, membre d'un comité de quartier à Thénia, les commerçants mozabites "ont perdu pour plus de 40 milliards de centimes (+ de 4 millions d'euros)".

    Mais pour l'heure, à Alger, l'atmosphère est aux préparatifs en vue de la présidentielle du 17 avril: il n'y a eu aucun commentaire officiel sur la situation à Ghardaïa. Environ 3.000 partisans du président Abdelaziz Bouteflika, candidat à un 4e mandat, étaient en revanche rassemblés samedi pour une "rencontre nationale pour la sensibilisation des jeunes au vote".

    Après un long documentaire consacré aux 15 ans de pouvoir du chef de l'Etat, âgé de 77 ans et amoindri par un AVC qui l'a hospitalisé 80 jours en France, son ancien Premier ministre tout juste promu directeur de campagne a pris la parole.

    M. Sellal a loué la stabilité de l'Algérie face au Printemps arabe, qu'il a comparé à un "moustique". "Nous avons pu fermer la porte pour qu'il n'entre pas et si jamais il essayait de rentrer, nous le combattrons au Fly Tox", un anti-moustique utilisé localement, a-t-il clamé.

    Au même moment, à l'autre bout de la capitale, les plus importantes manifestations anti-Bouteflika depuis l'annonce de la candidature du président ont fait descendre dans la rue, et dans le calme, des centaines de personnes. Trois cortèges différents ont défilé, dont le plus important à l'appel du mouvement Barakat ("Ça suffit") sous le mot d'ordre "Barakat la mascarade électorale".



    Mise à jour : dimanche 16 mars 2014 09:42 | Par AFP
     
  13. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Ghardaïa, la perle du Sud,
    paralysée par les heurts communautaires

    [​IMG]
    AFP

    Ghardaïa, haut lieu du tourisme algérien avec son marché historique et son architecture classée, est paralysée depuis des mois par la peur née de heurts meurtriers entre communautés berbère et arabe dans cette ville millénaire aux portes du Sahara.

    Lundi matin, la ville offrait un spectacle de désolation. Autour de la grande place du marché qui grouille habituellement de commerçants et de clients, de grandes traces noires s'étalaient sur les façades ocres: nombre de bâtiments ont brûlé.

    La tension restait palpable et la ville était largement quadrillée par des forces de l'ordre arrivées en renforts, selon un journaliste de l'AFP sur place.

    La dernière vague d'affrontements inter-communautaires a fait trois morts samedi soir, selon les autorités, et quelque 200 blessés.

    Trois jeunes chaâmbas (arabes), Ibrahim Metahri, Azzedine Ben Taleb et Mohamed Bekai, tués mercredi soir dans des circonstances non élucidées, devaient être enterrés dans l'après-midi.

    - Des flammes et de l'amertume -

    Aux boutiques incendiées des mozabites, des berbères de rite minoritaire ibadite, s'ajoutent désormais celles des chaâmbas, qui flambaient encore dimanche soir malgré l'intervention des pompiers.

    Le "Rahala", le magasin le plus célèbre du marché, n'est plus qu'un tas de débris alors qu'il ouvrait contre vents et marées depuis plus de 60 ans.

    "Je ne fermais mon magasin que lorsqu’il y avait des heurts, et dès que ça cessait, je rouvrais", raconte son propriétaire, Hadj Mabrouk Zahouani, à l'AFP. "Mais j'ai perdu le magasin et son contenu", s'insurge-t-il.

    Ses clients venaient de tout le sud algérien, largement désertique, pour acheter vaisselle, vêtements et chaussures typiques de Ghardaïa. Selon son gendre, Seddik, un pompier, les dégâts dépassent les 50 millions de dinars (près de 500.000 euros).

    Les dommages sont encore difficiles à évaluer. Mais Bahmed Babaoumoussa, un membre du comité du quartier mixte de Thénia, évoquait samedi, pour cette seule zone, des pertes de plus de quatre millions d'euros.

    Dans l'artère principale de Ghardaïa, la rue du 1er novembre majoritairement arabe, les commerces sont fermés en raison des tenions. "Les mozabites n'habitent pas au centre-ville mais ils ont des commerces ici", explique Moussa, un postier d'une trentaine d'années.

    On reconnaît facilement aujourd'hui leurs boutiques, d'abord en raison d'une lourde protection policière mais aussi par des tags sur leurs murs: "ceci est un magasin mozabite" ou "Irhal (dégage)".

    - Tensions et pénuries -

    Certains cafés ont rouvert lundi, après la visite la veille du nouveau Premier ministre par intérim, Youcef Yousfi, pour tenter de calmer le jeu. Mais ils ne vendent que du thé. Il y a pénurie de café avec la fin des approvisionnements auprès des grossistes mozabites.

    Un officier de police posté dans cette artère très grouillante d'habitude n'imagine pas Ghardaïa sans ses commerces et le "tourisme florissant alimenté surtout par les bijoux et tapis typiques de Ghardaïa".

    Cette zone de ksours, sorte de mini-citadelles, aux chemins tortueux et aux maisons basses arrondies, dont l'architecture a inspiré les plus grands bâtisseurs modernes, est classée au patrimoine mondiale de l'Unesco.

    Connue sous le nom de vallée du Mzab, elle abrite la minorité mozabite - qui compte au total 300.000 âmes en Algérie pour 38 millions d'habitants - dont la principale activité a toujours été le commerce. Les chaâmbas ont surtout travaillé dans l'administration.

    Saleh Echeikh, un professeur de droit mozabite de l'Université de Ghardaïa, veut voir "une troisième partie dans le conflit actuel : les groupes criminels, dont se plaignent aussi bien les mozabites que les chaâmbas". "Ce sont eux qui ont provoqué la fermeture des magasins et la paralysie de l'activité commerciale par toutes leurs agressions", juge-t-il, évoquant la multiplication des vols depuis un an.

    Il dénonce aussi "une prolifération de la drogue, bien que cette région soit connue pour être conservatrice".

    Les chaâmbas réfutent l'argument. "La drogue circule encore plus dans les grandes villes et les villes frontalières. Alors pourquoi ces villes n'ont-elles pas aussi pas flambé?", s'interrogent-ils.



    Mise à jour : lundi 17 mars 2014 19:34 | Par AFP
     
  14. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    (Ali Benflis)


    Paris, 22 mars 2014 (MAP) - L'ancien chef du gouvernement algérien et ex-patron du Front de libération nationale (FLN) Ali Benflis, qui se présente une deuxième fois à la magistrature suprême, a souligné que l'Algérie inspire aujourd'hui des sentiments d'"affliction et de frustration".

    "Tant d'occasions ont été manquées, tant de temps a été perdu, tant de retards se sont accumulés. Tout cela, nous en paierons un jour le prix fort", a indiqué M. Benflis dans une interview publiée dans le dernier numéro de l'hebdomadaire "Jeune Afrique", notant qu'il ne peut que constater "la déliquescence du système politique, le délitement de l’État, la dérive des institutions, la perdition économique, la désagrégation sociale et la généralisation de la corruption".

    Dans ce premier entretien qu'il accorde à la presse écrite depuis dix ans, le candidat à la présidentielle algérienne, fait remarquer que l'Algérie ne peut rester indéfiniment un îlot d'anachronismes politiques et de gouvernance obsolète, notant que sa motivation reste d'œuvrer à mettre le pays sur la voie d'un changement démocratique apaisé et coordonné.

    M. Benflis, qui avait subi une défaite lors de l'élection présidentielle de 2004, avec seulement 6,4 pc des voix face au président Abdelaziz Bouteflika, a souligné qu'il n'y a pas lieu de ressentir de l'humiliation, dans la mesure où il n'avait pas été battu par un adversaire politique plus performant ou par l'adhésion citoyenne à un projet politique supérieur au sien.

    "L'adversaire qui a eu raison de moi a un nom connu en Algérie : c'est la fraude, qui n'entrave en rien l'honorabilité de ceux qui en sont victimes",
    a-t-il dit, notant que lors de ce scrutin, il n'a pas eu le sentiment de livrer un combat à armes égales ou l'impression que le code d'honneur a été observé.

    Et de souligner que son chemin s'est écarté de celui de Bouteflika lorsque des désaccords fondamentaux sont apparus entre eux sur des dossiers très lourds, notamment la loi sur les hydrocarbures et celle sur l'indépendance de la justice.

    "Mes désaccords avec le président ne relevaient pas de soudains différends personnels. Nous n'avions plus la même vision de l'intérêt supérieur du pays. Nous ne partagions plus le même projet, nous n'avions plus la même conception de la raison d'être de l'action publique et de sa conduite",
    a-t-il fait savoir.

    Par ailleurs, M. Benflis a relevé que la corruption en Algérie a trois causes principales : une véritable opération de privatisation de l’État, une défaillance des institutions de contrôle, empêchées de remplir leur mission et une justice aux ordres, rendue inapte à réprimer les crimes de prévarication.

    "Le pouvoir fait mine de se préoccuper de ce mal endémique. En réalité, certains segments de son personnel en sont soit les complices, soit les bénéficiaires",
    a-t-il conclu.


    NL---BI. - HN.

    MAP / 22.03.2014 : 15h00

    L'Algérie inspire aujourd'hui des sentiments d'"affliction et de frustration" (Ali Benflis) | Portail Menara.ma
     
  15. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    - Alger, 23 mars 2014 (MAP) -
    L’Algérie est entrée, dimanche, dans la campagne officielle de l’élection présidentielle du 17 avril prochain, qui se déroule dans une atmosphère tendue, exacerbée par des tiraillements entre défenseurs de la continuité du "système" et partisans du "changement".

    Le fossé entre ces deux camps inconciliables, qui se livrent une bataille sans merci à coup de tapage médiatique et de propagande, est tellement profond au point de rendre marginal l’intérêt pour le scrutin en lui-même, le débat démocratique autour des programmes ou le suivi des promesses électorales, aussi rares soient-elles.

    Au grand dam des commentateurs, des observateurs et des analystes, dont les voix sont de plus en plus inaudibles, les joutes verbales sont plutôt focalisées sur la personne du président sortant, Abdelaziz Bouteflika, qui brigue à 77 ans un quatrième mandat à la magistrature suprême. Le comportement des deux clans laisse entendre que l’affaire est d’ores et déjà pliée en faveur du président-candidat, promis à une réélection sans embûches en l’absence d’un rival pouvant venir l’inquiéter, d’autant qu’il bénéficie du soutien de partis politiques considérés comme des machines électorales, avec leurs relais et leurs prolongements dans tous les aspects de la vie sociale et publique, y compris au sein de l’appareil de l’Etat.

    En face, seul l’indépendant Ali Benflis, ancien Premier ministre et malheureux candidat en 2004, semble en mesure de maintenir le suspense, mais son éloignement des projecteurs pour une longue période et son échec à rassembler l’opposition ont diminué ses chances de pouvoir réaliser une quelconque percée.

    Le scénario qui se profile à l’horizon explique en partie le jusqu’au-boutisme des pro et anti-Bouteflika, dont l’antagonisme va éclater au grand jour dès l’officialisation de la candidature du président sortant, avec des manifestations à travers le pays contre le prolongement de son bail au Palais d’El Mouradia.

    Les rassemblements contre le désormais fameux "quatrième mandat" ont été violemment dispersés par les forces de l’ordre, particulièrement dans le centre d’Alger où le mouvement +Barakat+ (ça suffit) est venu remuer les eaux stagnantes, tout en marquant des points dans son combat de meneur de la contestation.

    En effet, le mouvement, qui a bravement résisté à la première vague de répression, a fini par s’imposer comme fer de lance des protestations. Tout récemment, il a été autorisé à tenir un rassemblement au cœur de la capitale, sans que les services de sécurité, sous les feux de la rampe, ne bougent le petit doigt. Un acquis de taille pour les jeunes militants de +Barakat+, qui s’emploient à mieux structurer leur mouvement en vue d’actions plus efficaces.

    Dans l’autre rive, les sympathisants du chef de l’État, qui ont pour credo la préservation de la stabilité, ne sont pas restés les bras croisés. Ils ont assuré avoir collecté "plus de 4 millions" de parrainages pour leur candidat. De même qu’ils ont mobilisé des milliers de personnes dans une grande salle omnisports de la capitale, quoique des informations de presse font état de divisions au sein des soutiens traditionnels de l’actuel chef de l’État.

    A cette dualité qui a émergé avec l’apparition, il y a une année, des problèmes de santé de M. Bouteflika, est venue se greffer une grogne sociale de plus en plus vive, reléguant au second plan, d’une manière ou d’une autre, les discussions autour de cette élection et nourrissant davantage le sentiment de désaffection.

    Adoptant presque la même attitude mais pour des raisons purement politiques ou tacticiennes, un bon nombre de partis et de personnalités indépendantes réunis dans le cadre de la Coordination pour le boycott ont choisi de faire l’impasse sur cette "mascarade", puisque son issue est connue "d’avance".

    Ce collectif, qui mène une campagne à tambour battant pour la non-participation, pointe un "parti pris de l'administration et des différentes institutions en faveur du président-candidat" Abdelaziz Bouteflika, bien parti pour décrocher un quatrième mandat après avoir passé quinze ans à la tête du pays.

    Loin de tenir en haleine les électeurs, qui semblent désabusés tant par un manque de visibilité sans précédent que par l’absence d’une alternative crédible, cette consultation a été précédée par une cascade d’événements ayant contribué à abaisser l’intérêt pour cette échéance et à entraîner la classe politique et le simple citoyen dans un sentiment de grand malaise et d’anxiété quant à l’avenir.

    En plus des interrogations non encore élucidées sur la capacité du président Abdelaziz Bouteflika de conduire le pays pour un nouveau mandat, la scène politique algérienne a été dramatiquement secouée par une polémique inhabituelle autour du rôle de l’institution militaire, en particulier les services secrets.

    Les déclarations contre le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) ont eu l’effet d’une tempête qui a déchaîné les passions et les craintes sur la stabilité et la cohésion nationale, du fait que cette attaque émanait d’une personnalité très proche du pouvoir. Il a fallu une double intervention de la présidence pour circonscrire un feu qui menaçait sérieusement la demeure.

    Les Algériens ont été tout aussi éprouvés, depuis des mois, par une série de grèves sectorielles interminables, notamment l’arrêt de travail de trois semaines dans le secteur de l’éducation, qui a désarçonné les élèves et leurs parents spectateurs impuissants d’un bras de fer entre les syndicats et la tutelle, sans en comprendre ni les tenants ni les aboutissants.

    Cependant, le conflit chronique et lancinant entre Arabes et Amazighs dans la région de Ghardaia, avec son tribut de victimes innocentes et de dégâts matériels, reste l’une des principales sources d’inquiétude pour l’ensemble des sensibilités politiques et sociales dans le pays, qui redoutent surtout ses ramifications communautaires de nature à attiser des tensions locales latentes.

    En témoigne le récent sursaut de colère dans les Aurès après une blague de mauvais goût sur les Chaouis, une composante amazigh de l’Est, lancée lors d’un meeting par Abdelmalek Sellal, directeur de campagne de Bouteflika et Premier ministre démissionnaire.

    Malgré le mea culpa de Sellal qui s’est excusé pour cet impair via la télévision officielle, quelque 5.000 manifestants se sont rassemblés, jeudi dernier à Batna, capitale des Aurès, pour dénoncer ses propos et le quatrième mandat, tout en adressant des messages de sympathie envers Ghardaia.

    Le lendemain du scrutin "ne sera pas un moment de cohésion sociale", selon une prophétie du Front des forces socialistes, principal parti d’opposition, qui a choisi de rester en dehors de ce tintamarre, en refusant la participation sans pour autant appeler au boycott. Peut-être, les camarades du légendaire Hocine Ait Ahmed craignent-ils l’arme à double tranchant du recours à la rue.

    Suite et fin de la prophétie: "Le fossé entre les institutions et les citoyens ne fera que se creuser davantage et l’État se délite chaque jour un peu plus".

    (MAP) - Par Jamal CHIBLI - JC - BI. - RM

    MAP / 23.03.2014 : 10h45

    Algérie: un scrutin présidentiel sous haute tension/ 1 | Portail Menara.ma
     
    Dernière édition: 23 Mars 2014
  16. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Le site officiel du président-candidat Abdelaziz Bouteflika piraté

    [​IMG]
    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika
    le 8 mai 2012 lors la commémoration du massacre de Setif | afp


    Le site officiel de la campagne électorale du président-candidat à l'élection présidentielle du 17 avril, Abdelaziz Bouteflika, a été piraté.


    L’information a été relayée par l’agence algérienne de presse APS citant samedi une source de la direction de campagne du candidat Bouteflika.

    La même source affirme que suite à cette cyber-attaque, "la direction de la communication du candidat Abdelaziz Bouteflika a procédé à la fermeture momentanée du site officiel de la campagne suite à des attaques dont la finalité est d'opérer des intrusions pour transfigurer le contenu graphique et éditorial du site".

    A rappeler qu’outre le président Bouteflika, cinq autres candidats sont en lice pour ce scrutin. Des voix se sont élevées en Algérie pour demander une alternance au pouvoir au moment même où Bouteflika est candidat à sa propre succession espérant rempiler un quatrième mandat. L’état de santé du président algérien est au centre de polémiques persistantes en Algérie.



    Menara.ma 23.03.2014 I 10h18

    Le site officiel du président-candidat Abdelaziz Bouteflika piraté | Portail Menara.ma
     
  17. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Sit-in lundi du mouvement "Barakat"
    devant la télévision officielle


    Alger, 23 mars 2014 (MAP) – Le mouvement "Barakat", qui conteste la candidature du président algérien sortant Abdelaziz Bouteflika au scrutin du 17 avril prochain, a appelé à un sit-in de protestation, pour lundi matin, devant le siège de la télévision officielle (ENTV) à Alger.

    Le rassemblement vise à dénoncer "la fermeture du champ audiovisuel" et "la discrimination" exercée par les médias publics devenus "un instrument au service d’une minorité de corrompus au pouvoir", souligne le mouvement dans un communiqué relayé par les médias locaux.

    "Barakat", qui prévoit un autre rassemblement pour jeudi prochain dans le centre de la capitale, estime que le pouvoir en place "continue sur la voie qu’il a tracée depuis 1962" (date de l'Indépendance, ndlr) qui consiste en "la fermeture du champ politique et l’organisation d’élections présidentielles formelles dont les résultats sont connus d’avance".

    Le mouvement a ainsi appelé l’ensemble du peuple algérien à "rejeter" le scrutin présidentiel du 17 avril, dont la campagne officielle a été lancée dimanche, et à "exprimer son refus par des moyens pacifiques pour arriver à une solution politique civique et consensuelle".

    Par ailleurs, la coordination nationale des partis et personnalités politiques pour le boycott procédera, dans la journée, à l’installation officielle de la commission chargée de préparer "la conférence nationale pour la transition démocratique", rapporte le quotidien +El Watan+.

    La conférence nationale, dont la date n’a pas encore été fixée, sera dotée d’une plateforme ou une charte de plusieurs points, en particulier "le retour au processus démocratique et la période de transition", précise-t-on de même source.

    La Coordination nationale pour le boycott a organisé, vendredi dernier, un grand rassemblement dans une salle omnisports de la capitale pour exprimer le rejet du processus électoral et réclamer le "changement".

    La Déclaration fondatrice de la Coordination incite le "peuple algérien à boycotter massivement ces élections, qui consacrent la médiocrité, la fraude et la corruption".

    La Coordination considère que le résultat de cette "mascarade" électorale "est connu d'avance au vu du parti pris de l'administration et des différentes institutions en faveur du président candidat", Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un quatrième mandat à la tête du pays.



    JC---BI. - HN.

    MAP / 23.03.2014 / 13h15

    Algérie : Sit-in lundi du mouvement "Barakat" devant la télévision officielle | Portail Menara.ma
     
  18. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Bouteflika défend sa candidature,
    début de la campagne électorale


    [​IMG]
    AFP/Archives

    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a affirmé, à quelques heures du début dimanche de la campagne électorale, que ses ennuis de santé ne l'empêchaient pas de briguer un 4e mandat au scrutin du 17 avril, pour lequel il est donné favori malgré une contestation inédite.

    Dès l'annonce de sa candidature le 22 février par le Premier ministre d'alors Abdelmalek Sellal, les manifestations de rue se sont multipliées contre un nouveau quinquennat de M. Bouteflika, et sa capacité à continuer à diriger le pays a provoqué une polémique au sein de la hiérarchie militaire.

    Au pouvoir depuis 15 ans, le président sortant, 77 ans, apparaît considérablement amoindri par les suites d'un AVC en avril 2013 qui avait nécessité son hospitalisation à Paris.

    Il s'était finalement exprimé publiquement lors du dépôt de son dossier le 3 mars au Conseil constitutionnel. Il avait alors, d'une voix à peine audible, annoncé sa candidature pour un nouveau quinquennat sous le slogan "Notre serment pour l'Algérie".

    Face à la contestation et aux appels à renoncer à un nouveau mandat, M. Bouteflika a adressé samedi soir une lettre aux Algériens, reproduite par l'agence APS, dans laquelle il défend sa candidature.

    "Les difficultés liées à ma santé ne semblent pas me disqualifier à vos yeux ou plaider en faveur de ma décharge des lourdes responsabilités qui ont eu raison d'une bonne partie de mes capacités", a-t-il dit.

    M. Bouteflika a affirmé qu'il ne pouvait que "répondre positivement" aux "appels" lui demandant de se porter candidat et d'expliquer: "je ne suis jamais, ma vie durant, dérobé à aucun devoir au service de ma patrie".

    Le 17 avril, il affrontera cinq adversaires mais son principal challenger sera son ancien homme de confiance qui fut aussi son rival à la présidentielle de 2004, Ali Benflis, 69 ans. Cet ex-patron du Front de libération nationale (FLN, au pouvoir) se présente comme "indépendant".

    Campagne par procuration

    Quatre autres candidats vont de nouveau tenter leur chance à la magistrature suprême : Louisa Hanoune qui dirige le Parti des Travailleurs (gauche), le président du Front national algérien (nationaliste), Moussa Touati, et le chef d'un parti nationaliste, Ahd (Serment) 54, Ali Fawzi Rebaïne.
    Enfin le dernier et plus jeune candidat est Abdelaziz Belaid, 50 ans, un ancien du FLN qui a fondé en 2012 le Front El Moustakbel.

    Fait inédit : le favori ne devrait pas participer en personne à la campagne électorale, vu son état de santé.

    Ce sera M. Sellal, devenu son directeur de campagne, qui donnera le coup d'envoi des 22 jours de campagne en se rendant à Tamanrasset, fief des Touaregs dans le Sahara.

    M. Bouteflika sera aussi soutenu dans sa campagne par deux ex-Premiers ministres ramenés au cœur du pouvoir -Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem- et par les ministres Amara Benyounes et Amar Ghoul.

    M. Benflis, lui, entraînera ses partisans à Mascara (350 km à l'ouest d'Alger), ville de l'émir Abdelkader, considéré comme le fondateur de l’État moderne algérien.

    La perspective d'un nouveau mandat pour M. Bouteflika a provoqué une polémique au sein de la hiérarchie militaire, le général à la retraite Hocine Benhadid l'ayant appelé en février à partir "dignement", au nom de plusieurs collègues.

    Il s'en est pris particulièrement au frère du président, Saïd Bouteflika, "premier et principal acteur" du clan, ainsi qu'à un autre de ses membres, le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah accusé de n'avoir "aucune crédibilité".

    Manifestations, boycott

    La rue n'est pas non plus restée silencieuse.

    Depuis plus d'un mois, les rassemblements contre un 4e mandat se sont multipliés.

    Jusqu'à la semaine dernière, la police dispersait à coups d'interpellations ces manifestations. Elle a changé de tactique et se contente désormais de les encadrer.

    Cinq partis d'opposition et l'ex-chef du gouvernement, Ahmed Benbitour ont pour leur part créé une Coordination nationale pour le boycottage du scrutin. Ils ont réuni vendredi des milliers de partisans dans une salle d'Alger.

    Enfin, pour la première fois depuis son retrait de la présidence en 1999, Liamine Zeroual, est sorti de son silence en réclamant l'"alternance du pouvoir" et en critiquant la révision de la Constitution qui avait permis à M. Bouteflika de briguer en 2009 un 3e mandat.


    Mise à jour : dimanche 23 mars 2014 09:22 | Par AFP
    Algrie: Bouteflika dfend sa candidature, dbut de la campagne lectorale - M6info by MSN
     
  19. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Barakat
    à nouveau dans la rue contre le pouvoir


    [​IMG]
    Manifestants à Alger contre la décision du président Abdelaziz Bouteflika
    de briguer un quatrième mandat, le 15 mars 2014 | afp


    Plusieurs dizaines de manifestants du mouvement Barakat (Ça suffit) ont investi mercredi les abords de la faculté d'Alger, dans le centre, pour protester à nouveau contre "le système"

    Les manifestants, en majorité des jeunes, scandaient "Le peuple veut changer le système", "Non au 4e mandat" du président-candidat Abdelaziz Bouteflika, "Barakat la corruption", ou encore "Le FLN au musée", en référence à l'historique Front de Libération Nationale, qui domine la vie politique.

    Samih, 22 ans, étudiant, manifeste car il en a assez de "vivre selon le bon vouloir des autorités", a-t-il expliqué à l'AFP. "On veut vivre comme on veut et être maître de notre avenir, car le temps est venu pour les jeunes de participer à la gestion du pays".

    Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, 15 ans de pouvoir et une santé fragilisée par un AVC il y a près d'un an, est la cible de nombre de manifestations à travers le pays depuis que sa candidature à un 4e mandat a été annoncée, le 22 février.
    Rester sourd

    Autour de l'université, les manifestants distribuaient des tracts reprenant des formulaires qui circulent sur Facebook
    : "Je, soussigné... affirme n'avoir jamais rencontré de membre du gouvernement et n'avoir jamais demandé ni insisté auprès de qui que ce soit pour que vous vous présentiez à un 4e mandat. Sur ce, je vous demande de vous retirer de cette mascarade politique".

    Une façon de répondre à l'affirmation de M. Bouteflika qui a expliqué se représenter à la demande de ses compatriotes. "Il me coûterait de rester sourd à vos appels. Aussi, ai-je décidé pour ne point vous décevoir et de me porter candidat...", déclarait-il notamment dans un communiqué.

    Face à des dizaines de policiers en civil et en uniformes, non armés, qui repoussaient les manifestants sur les trottoirs pour les empêcher de bloquer la route, l'écrivain et journaliste Mostafa Benfodil, affirme que le "combat" continuera "même après l'élection".

    Honte

    Hamlaoui Akouchi, ancien secrétaire général du parti El-Islah (la réforme), la soixantaine, est présent dans le cortège "à titre personnel". "J'ai honte de rester chez moi pendant que les jeunes manifestent".

    Barakat avait déjà protesté lundi pour l'indépendance de la radio-télévision publique devant son siège, jugeant qu'elle était un instrument de campagne de M. Bouteflika.

    Les membres de ce mouvement, qui se déclare citoyen et non politique, s'expriment en différents endroits, toutes les semaines, par petits groupes, contre le pouvoir.




    Menara.ma / afp / 27.03.2014 : 15h40
    Algérie: Barakat à nouveau dans la rue contre le pouvoir | Portail Menara.ma
     

Partager cette page