Algerie: Les premières vagues de détenus islamistes recouvrent leur liberté

Discussion dans 'Scooooop' créé par Casawia, 6 Mars 2006.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Les premières vagues de détenus islamistes graciés au titre de la charte pour la réconciliation nationale, et qui devraient totaliserquelques 3.000 personnes, ont recouvré samedi leur liberté, alors que les activistes encore dans le maquis disposent d'un délai de six mois pour rendre leurs armes et se livrer aux autorités.

    Le dispositif d'application de la charte pour la réconciliation nationale prévoit la grâce en faveur des activistes islamistes condamnés en dernier ressort, l'extinction des poursuites pour les activistes impliqués dans des actes de violence non encore jugés, la commutation des peines en faveur des personnes jugées pour des crimes, viols et attentat à la bombe, la levée des mesures restrictives des droits civiques frappant les repentis au titre de la loi sur la concorde nationale, qui avait permis la reddition de plus de 6.000 activistes islamistes. Sont exclus du bénéfice du dispositif de la charte pour la réconciliation nationale, les activistes impliqués dans des massacres collectifs, viols et attentats à la bombe sur les lieux publics.


    Quelques 3.000 activistes islamistes, non impliqués dans des actes graves, vont être progressivement libérés des différentes prisons algériennes, dont certains dirigeants des groupes armés dont l'identité n'a pas été déclinée.


    Certains des détenus ont été maintenus en prison pendant plus de trois ans sansprocès, selon des témoignages recueillis par la presse, devant les prisons algériennes, où avaient afflué les familles des détenus.



    Ali Belhaj, ancien numéro deux du FIS dissous, dont le père et le fils se sont présentés samedi devant la prison d'El Harrach (Alger) où il est incarcéré depuis l'été dernier, pour apologie de crimes, ne serait pas à priori sur la liste des personnes devant être libérés.


    Selon la presse algérienne, les mesures d'application de la charte devraient concerner au total quelques 30.000 personnes, dont les repentis, environ 8.000, et autant de détenus condamnés en dernier ressort. Les activistes islamistes, encore dans le maquis, seraient au nombre d'un millier, alors que les disparus, dont la charte ouvre droit à réparation en faveur des ayants droit, sont estimés à plus de 6.000 -18.000 selon des ONG-. la charte prévoit également la réinsertion des travailleurs licenciés, au début de la décennie 90 pour leur appartenance au FIS ou au syndicat islamique du travail (SIT), dépendant du FIS.


    Certaines ONG algériennes et internationales restent critiques à l'égard de la charte pour la réconciliation nationale, en ce sens que ce texte, adopté parréférendum en septembre dernier, n'a pas eu pour objectif de rechercher et d'établir la vérité sur les causes de "la tragédie nationale", expression utilisée par le texte officiel, qui n'a pas par ailleurs fait aucune référence à une autre catégorie de victimes de cette tragédie : des milliers d'islamistestransférés au début de la décennie 90 dans des centres de détention préventive dans le sud algérien où ils avaient été détenus sans procès pendant deux à trois années. Ces derniers réclament pour leur part réparation. Ils étaient plus de 18.000.

    Jeune Afrique
     

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