Ali Lamrabet interdit d'exercer pendant 10 ans

Discussion dans 'Scooooop' créé par FoX, 12 Avril 2005.

  1. FoX

    FoX حديدان آل نهيان Membre du personnel

    J'aime reçus:
    164
    Points:
    63
    Aw Yalla8 gelna koulchi ghadi kayziane felmaghrib !!!!! [07h]
    12/04/2005 16:04 (un scoop ça vient de sortir !!!)
    RABAT (AFP)
    Le journaliste franco-marocain Ali Lamrabet, connu pour ses démêlés avec les autorités marocaines, a été lourdement condamné mardi à Rabat, ce qui risque de relancer le débat sur la liberté de la presse dans le royaume.
    Suite de l'article sur http://www.la-croix.com/afp.static/pages/050412140348.cpshujw0.htm

     
  2. nournat

    nournat Wld l3iyachiya

    J'aime reçus:
    344
    Points:
    83
    hadak ali lmrabet 3andou zhar , ta7 f wa9t mwalmou , amma koun ta7 f les années 70 wlla 80 kourahoum kay9allbou 3la zghob dyalou b lmicroscope , hadak ssiyed mrid , bgha ystaghall une affaire lli 30 mlyoun mghribi m2amen biha bach ibni la gloire dyalou , bnnisba liya 10 snin 9lila 3lih khassou lmou2abad , mlli sa7afi kaystaghal 7ourriyat tta3bir bach inta9am mn lmakhzan 3la dhar cha3b , ma katb9a fiha la 7ourriyat tta3bir la 7ourriyat tkhanzir , ana je suis sur blli hadak khayna le genre lli ila sarf9ouh b chi mliynat , ou 3tawh ra2iss tta7rir dyal chi jarida 7okomiya , iwalli tta houwa mn s7ab : lmaghrib ajmal dawla fi l3alam , ma 3andou mskine tta principe , ba3 rassou l lmoukhabarat dyal l'algerie ou d l'espagne , llah in3alha sal3a ...
     
  3. L9ant

    L9ant Accro

    J'aime reçus:
    167
    Points:
    63
    Hadak khayna indépendentiste ! baghi yakhod isti9lal RRif !!! ma kay7malch l3rab ! ma tay7malch lmalik !! kaystaghll les tribunes internationales bach ymarra soumoum dialou lcha3b lmaghribi lmouwa7ad !!! khass'houm y7aydoulih ljinssia lmaghribia !!
     
  4. Casawia

    Casawia A & S Forever

    J'aime reçus:
    145
    Points:
    0
    hadechi li kaydir lmrabet ghadi nssamih ana le Mrabet Marketing pour vraiment polluer l'image du maroc, o 3andmen mcha? 3and akbar 3adow dyal lblad...sbanya...bach 7el femmou mazyan, almouhim ila kanet sa7afa katmaress b7al hakka c dommage, hada rah machi mess b l malik rah mess b cha3b o blad kamla, o khass tkon chi 7aja bach ikon 3ibra li bgha idir b7alou...

    o bla manhadrou 3la l9adiya dyal sa7ra o magal 3liha...
     
  5. anaayoub

    anaayoub Accro

    J'aime reçus:
    187
    Points:
    63
    wa hada rah lmalik dar m3ah akbar ghalat nhar khalah khraj man l7abss lmara lawla ana li ka na3raf howa ana chakhss lmalik mo9adass o li jabdo bi sou2 khass mo i3dam awh ta safi hada sala m3a kolchi daz lmalik o lwatane b9a lih lah daba o ykamal kolchi bnadam mrid tfou
     
  6. aghanja

    aghanja Citoyen

    J'aime reçus:
    16
    Points:
    38
    lemrabet est un piege pour notre bled , sayfon dou 7addayni ... mabgha itte8dem wala itteble3..... sfoxxxxxx 3li8.

    anaayoub kifach chakhs lmalik mo9addas ? 8owwa brassou kaysef6nna des messages te7t ddef kaygoul lina khoukoum sport O njiw 7na ngoulou 3li8 mo9addas , yemken maghadi i3ejbou 7al...

    Ddostour: docteur , tracteure .....etc dial lli dayer fi8om tti9a w-3a6i8om sala7iyyat makykhedmouch bdamir8o... lmalik ra8 cheftou tzadet 3endo Zzenda w-l9elda ! wa9ila ghadi ibda ichettet f-3ibad lla8 lli dayrin bi8...
     
  7. anaayoub

    anaayoub Accro

    J'aime reçus:
    187
    Points:
    63
    wa rah ana had chi li 9arawni fach dkhalt lmadrassa man dak nhar wana ka n7taram lmlik
     
  8. hskali

    hskali hama9a

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    Au maroc rien n'achangé..Lfilm b9a hoa hoa...seulement les acteurs qui changent





    le maroc est le plus beau pay du monde:
    moudir dial banka sre9 Mlliard dial L'flouss o hkmou 3lih bkafala
     
  9. klar007

    klar007 Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    ali lmrabat khasou eli................... 3lah eli kichak flwahda tourabia ta3 lmaghrib makhasou li3dam baza3 ssidi ola """khalif tou3raf"""
     
  10. Casawia

    Casawia A & S Forever

    J'aime reçus:
    145
    Points:
    0
  11. root76

    root76 Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    3la hadouk les declarations zinine lli dar, ah hagga les prisonniers du polisarion sont bien traités, sir llah yamskhak a lmrabet , hadak khayna kent ghalet fih ana, hna kanberdou l9adiya baghen nraddou sahra wo howa kay l7ass lkappa les algeriens, bgha ydir fiha lwald waymchi ybi3 lfoul daba
     
  12. Casawia

    Casawia A & S Forever

    J'aime reçus:
    145
    Points:
    0
    root76...wa 7ta ana mafhamt walou fhadechi li katbou had khayna f telquel.....mais tu sais wa7ed l7aja belli dak lmrabet li kaygol dakechi 3la sa7ra rah brassou kan machdoud f tindouf....o 8reb...wach 8reb walla homa li khalawe8 i8reb...hadi yamken n3arfouha min be3d....ila khdina sa7ra
     
  13. salama

    salama Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    s'ils ne l'ont pas condamnés depuis longtemps c'est parceque on veut instaurer la democratie mais parceque ils ont peur pour leur image en europe et d'une féssée française, pour moi il a dépassé les limites
     
  14. itry79

    itry79 Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    S'il existait un bêtisier des Etats, le Maroc, grâce à certains de ses gouvernants, figurerait en bonne, très bonne position.
    Après la pierre « sacrée » - la ammaria « sacrée », deux procès qui ont fait le tour du monde et rire, à nos dépens, des millions de personnes et qui ont démontré combien notre justice était « indépendante » de l'Exécutif -, c'est au tour de la dernière condamnation d'Ali Lmrabet pour diffamation après un procès où la défense a été interdite de plaider, et dans lequel on a appliqué, par un tour de passe-passe incroyable, tant le code pénal que le code relatif à la presse.
    Diffamation parce que l'incriminé a parlé de « réfugiés » de Tindouf au lieu de "séquestrés".
    Or, Lmrabet n'a fait que se référer au droit international. C'est ce terme qui est employé par l'ONU, y compris dans les résolutions du Conseil de sécurité, résolutions auxquelles le Maroc a adhéré ou, pour le moins, n'a pas dénoncées. Terme que le Maroc n'a donc jamais condamné ou réfuté devant cette instance internationale
    En condamnant Lmrabet, la justice marocaine, après « un ijtihad exténuant », a donc condamné l'ONU.
    La belle affaire !
    Décidément, le ridicule, l'imbécillité n'ont plus de limite dans « le plus beau pays du monde ».
    On notera que ces associations qui, aujourd'hui, tirent à boulets rouges sur Lmrabet, n'ont jamais fait parler d'elles à l'époque Basri.
    Et si je ne me trompe, l'affaire du Sahara dure depuis plus d'une vingtaine d'années. Peut-être vivaient-elles dans la clandestinité et étaient si bien cloisonnées qu'elles ont échappé à la DST, DGED, le cinquième bureau de la DAG, les renseignements généraux, les services de renseignements de la gendarmerie, etc....
    En fait, elles n'auraient vu le jour qu'en ... 2002 !
    Tout un programme.
    Avant que je n'oublie aussi, pour quelles raisons ces associations qui semblent prendre tellement à cœur nos compatriotes du Sud, n'ont-elles jamais pipé mot à propos de ces ralliés que l'on accuse d'avoir torturé les prisonniers marocains à Tindouf et qui occupent des postes de décideurs... ?
    La liste de ces tortionnaires présumés vient d'ailleurs d'être publiée.
    Etonnant, curieux, suspect est le silence de ces associations qui entendent donner des leçons de patriotisme, alors qu'elles étaient inconnues au bataillon.
    Quant à ceux qui ont commandité cette mascarade, ils doivent être accusés d'avoir porté atteinte au pays. En condamnant Lmrabet pour ce motif surréaliste, ils viennent d'offrir un cadeau extraordinaire au Polisario, à l'Algérie, à tous ceux qui s'opposent à nous dans cette affaire du Sahara. Le timing par ailleurs est « génial », car cette condamnation intervient au moment où le Conseil de sécurité va se pencher, une fois encore, sur l'affaire du Sahara.
    Bonjour les dégâts.
    Pour la liberté de la presse dans notre pays, cette condamnation est unique dans l'histoire mondiale de la presse. dix ans d'interdiction d'écrire montre les limites de cette liberté et nous rappelle, nous autres journalistes, à la dure réalité, à savoir que la liberté de la presse dans ce pays est loin d'être acquise.
    En condamnant Ali à partir sous d'autres cieux et écrire ce qu'il veut... on en a fait un martyr… La réputation du Maroc vient d'être atteinte négativement une nouvelle fois grâce au « génie », - comprendre médiocrité -, la clairvoyance - l'aveuglement - de nos grands stratèges. Pauvre Maroc.
    Cette condamnation dépasse aussi le seul Lmrabet. Elle interpelle chacun de nous et tous ceux qui sont épris d'une justice indépendante, d'une presse véritablement libre. C'est aussi une occasion pour les partis politiques de se positionner. Tout silence dans cette affaire ne peut être que complicité de l'injustice et répression de la liberté d'expression.
    Au demeurant, on est en plein UBU-Roi...

    NB : J'adhère totalement aux réponses faites par les responsables de l'hebdomadaire « Al Jarida al Okhra » à la lettre du directeur du Protocole royal quant au dossier consacré à la princesse Lalla Salma.
    Cette lettre est une atteinte à l'Etat de droit et à la liberté de presse et d'expression dans notre pays.
    Une attitude par ailleurs que l'on ne peut dissocier du verdict inique prononcé à l'encontre de Ali Lmrabet.

    Khalid Jamaï
     
  15. aghanja

    aghanja Citoyen

    J'aime reçus:
    16
    Points:
    38
    Re : Ali Lamrabet interdit d'exercer pendant 10 ans

    M’rabet chez le Polisario)
    Ce qu’ils n’ont pas dit à la télévision
    Par Jamal HAJJAM


    Le M’rabet que les anciens prisonniers de l’Algérie décrivent est, pour ceux qui le connaissent de près, tel qu’en lui-même, provocateur, nerveux, agité, ergoteur, puéril et populiste. « Il tremble et mordille sans cesse le bout de son stylo », précise Kacem Makouchi. Interpellé sur sa position sur le Sahara, il botte en touche : « mon problème est avec le régime et je ne suis pas seul. D’autres journalistes sont dans ma situation et je compte parmi mes amis des gens très importants. » Il n’est pas difficile de suivre le regard désert de toute noblesse de celui qui se prend pour le « prince » de la liberté. Ali M’rabet cible ceux qui dans l’ombre ont activé l’ex-capitaine Adib afin de prendre le relais de sa vaine entreprise de démoralisation de la Nation et faire diversion sur la responsabilité d’Alger dans la détention illégale sur son territoire de prisonniers qui devaient être libérés juste après le cessez-le feu en 1991
    « Saïde ra-isse [Monsieur le président] m’a autorisé à vous voir » lance Ali M’rabet aux militaires marocains prisonniers du Polisario. Ou, plus exactement, de l’Algérie. Un ange plane sur l’auditoire avant que le sergent ne surgisse des rangs pour lui jeter à la figure : « tu veux parler du cabrane ? » Le caporale dialectisé, c’est ainsi que les militaires marocains avaient fini par rebaptiser le président de la république de cocagne, Mohamed Abdelaziz. Prêt à toutes les contorsions et à toutes les concessions pour peu que cela serve ses desseins, l’envoyé spécial du quotidien espagnol El Mundo coule dans le moule et reprend à son compte le sobriquet.

    « Marié plus un » me dit le sergent qui est de ce fait plus gradé aux yeux de ses camarades que le chef de file des séparatistes. Devant mon air interloqué, son compagnon m’explique que cela veut dire qu’il est marié et a un enfant. Le sergent, Mohamed Aït M’hamed, croupissait dans les prisons taudis des camps de Tindouf depuis août quatre vingt sept. Dans les creux de ses joues saillantes de lassitude, il en porte et en portera pour toujours les stigmates. Une histoire désormais banale dans cette guerre d’usure dans l’immensité sableuse du Sahara, et un calvaire désormais commun à de nombreux militaires marocains. Un engagement sur le front, une épouse ou une fiancée au bled, une fille ou un garçon qui avait deux ans et qui a maintenant, un peu plus ou un peu moins, vingt ans d’absence du père, une capture toujours probable, une balade de trois à quatre jours dans les dédales impalpables du désert, un séjour plus au moins long dans le centre de captivité Roubani à 20 Km au sud de Tindouf, un débriefing mené de main de fer par les officiers algériens, puis une vie de forçats corvéables à volonté sans merci ni remerciements.

    « Je suis le premier à avoir reçu Ali M’rabet » se souvient Abdelaziz Hlihal qui, quoi que deuxième classe seulement, avait été coopté par ses camarades permanent de la prison du 9 juin. Dans cette fonction, il était un peu le délégué du camp de détention et le représentant des geôliers. L’½il vif et rusé, apparemment en bonne santé, il ne se fait pas d’illusion sur sa situation. « Je devais gérer l’ingérable » explique-t-il. Et à en juger par les témoignages de ses camardes, il s’en est plutôt bien sorti. Outre le sergent et lui-même, ils sont trois à avoir été aux premières loges de la rencontre avec Ali M’rabet : Abdelkader Ramouni du corps des Forces auxiliaires. Il affiche dix-sept ans de détention et son bonheur d’avoir trouvé, à peine libéré, une future mère pour ses enfants à venir. Ce rêve réalisé, il a un autre but dans la vie, poursuivre Ali M’rabet devant la justice. « Pour l’ihana [l’humiliation] qu’il nous a fait subir », explique-t-il. Le souvenir des deux autres, tous deux caporaux de l’Armée Royale, conserve de lui l’amertume d’une grande déception. Kacem Makouchi, marié plus quatre, et Bouaaza Naciri, marié plus deux, malgré toute la réserve qu’il a suscitée en eux, racontent lui avoir confié des photos et du courrier pour leur familles. Rien n’est jamais arrivé à destination. « En dix sept ans de détention, nous avons eu l’occasion de remettre à des journalistes des correspondances pour les nôtres. C’étaient des Hollandais, des Espagnoles ou encore des Français. Jamais nous n’avons été déçus. »

    Pourtant, quand il se présente au camp de détention, le franco-marocain Ali M’rabet, c’est sa carte d’identité nationale marocaine qu’il exhibe. Abdelaziz Hilhal ne se rappelle pas exactement de la date d’arrivée de l’émissaire d’El Mundo en mission spéciale de dénigrement. « C’était Ramdan de l’année dernière aux alentours de 13 heures, au moment du retour des détenus des chantiers de travaux forcés. » Ce qui situe à peu près la visite aux alentours de novembre 2004. « Je m’en souviens d’autant bien que Bouicha, accompagnateur régulier des journalistes en visite au camp, m’avait dit en riant que [mon] compatriote maârragha. » Manque de psychologie. L’ironie du geôlier n’allait pas arranger les affaires de Ali M’rabet avec des prisonniers marocains déjà décontenancés par l’arrivée de ce « Marocain pas comme les autres ». Pour eux qui ont dans l’observance des rites, les fêtes et les évènements religieux de l’année, non seulement des repères dans leur calendrier perdu mais aussi une raison d’espérance et un refuge dans la détresse, ne pas jeûner dépasse l’infamie.

    « Vous savez, souligne Bouaâza Naciri, avec le temps nous avons appris à repérer du premier coup d’½il les journalistes neutres de ceux acquis au Polisario. Ceux-ci ont pour signe distinctif, pour les hommes, de porter un chache [grand foulard] noir qui couvre la tête et le visage que les gens du Polisario ont l’habitude d’enrouler autour du cou. Pour les femmes, d’avoir du henné à la main. » Le M’rabet ne pouvait le savoir et, fatale ignorance, c’est en journaliste de l’exotisme politico-touristique qu’il se présente dans cet accoutrement de guérilléro de pacotille.

    Le M’rabet que les anciens prisonniers de l’Algérie décrivent est, pour ceux qui le connaissent de près, tel qu’en lui-même, provocateur, nerveux, agité, ergoteur, puéril et populiste. « Il tremble et mordille sans cesse le bout de son stylo », précise Kacem Makouchi. Interpellé sur sa position sur le Sahara, il botte en touche : « mon problème est avec le régime et je ne suis pas seul. D’autres journalistes sont dans ma situation et je compte parmi mes amis des gens très importants. » Il n’est pas difficile de suivre le regard désert de toute noblesse de celui qui se prend pour le « prince » de la liberté. Ali M’rabet cible ceux qui dans l’ombre ont activé l’ex-capitaine Adib afin de prendre le relais de sa vaine entreprise de démoralisation de la Nation et faire diversion sur la responsabilité d’Alger dans la détention illégale sur son territoire de prisonniers qui devaient être libérés juste après le cessez-le feu en 1991.

    L’entretien « journalistique » que Ali M’rabet a avec les prisonniers marocains prend enfin, après les premières altercations, ses véritables formes : une harangue propagandiste aussi vile qu’inefficace. Oubliant à dessein que les hommes de troupes dans toutes les armées du monde sont recrutés dans les couches sociales populaires, il leur lance, juché sur une estrade : « avez-vous déjà vu le fils d’un ministre, d’un industriel ou d’un bourgeois sur le front. Moi, je suis un fils du peuple, je suis né à Tétouan... » Le reste est de la même veine, du pur jus M’rabet. Kacem Makocuhi qui a très peu parlé, sort pour la deuxième fois de son silence. Malgré son visage émacié, son regard bleu perçant n’a rien perdu de son acuité. Un sourire désabusé à la bouche, il laisse tomber : « je me croyais en guerre contre Tindouf et l’Algérie, là je me retrouvais en guerre contre un compatriote. »

    Boulimique des coups d’éclat, l’envoyé très spécial d’El Mundo leur apprend qu’il avait demandé au « président » de lui permettre de ramener avec lui dix prisonniers. Mohamed Abdelaziz lui en a fait la vague promesse qu’il ne tiendra jamais. Lui, rêvait déjà de l’image de sa petite personne faisant le tour télévisé du monde, descendant de l’avion à Madrid avec « ses » dix rescapés des camps de l’horreur. Pendant longtemps, les prisonniers lui raconteront leurs souffrances, leur vie de chiens domestiques au service des caïds du Polisario, des coups qu’ils recevaient tous les jours, des premières tortures et des interrogatoires du début, de leurs maladies et du peu de médicaments, de leurs morts et surtout de celle marquée au fer rouge dans leur mémoire collective de ce camarde enfermé dans une caisse en bois, exposé au soleil et à sa chaleur, a la soif et à l’assèchement lent de son corps, à la faim qu’il n’a que trop fréquenté depuis qu’il était prisonnier, comment dit déjà la convention de Genève ?, de guerre, oui de guerre. Cercueil de fortune dont ils lui ont montré un exemplaire, d’où leur camarade a été délivré par la mort et dont Ali M’rabet n’a pas dit mot. Dans son reportage, il parlera des oiseaux et des arbres, de cet Eden qu’est Tindouf, de l’eau qui coule à flot au Sahara, de la générosité d’Alger et de ces Sahraouis que le Maroc, son pays dont il s’est réclamé devant les prisonniers, considère comme des séquestrés. Ils sont libres et consentants, écrira-t-il en substance.

    3wina : l'opinion
     
  16. anaayoub

    anaayoub Accro

    J'aime reçus:
    187
    Points:
    63
    Re : Ali Lamrabet interdit d'exercer pendant 10 ans

    daba lmaghrib baghi y7ayad 3ou9oubat al i3dam mais m3a b7al had sat rah khasshom ydirou chi 3ou9oba khra b7al lmawt ta7t ta3dib bach b7al hada ytjam3o chwya lmaghrib b9a fih ra chwya o houma baghine ykamlouh a3odo bi lah
     

Partager cette page