Alors que l’intégration dans la chaîne de transport est encore insuffisante : Casabla

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 16 Octobre 2009.

  1. Info du bled

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    Il fallait voir ce qui se faisait pour mesurer l’ampleur des chantiers menés sur le site du port de commerce de Casablanca. Aujourd’hui, alors que les autorités portuaires poursuivent leurs efforts de modernisation et d’amélioration de la gestion de l’activité de manutention, l’image du port de commerce a complètement changé, cadrant parfaitement avec l’ambition de la capitale économique du Royaume : être et demeurer une Place portuaire de premier plan du Maroc et l’une des principales portes d’entrée continentales. En effet, les réformes intervenues montrent que tout a changé ou presque et que de réels progrès de productivité ont été réalisés.
    Il était temps, car pour s’adapter aux évolutions du monde et de la société, le port de Casablanca n’avait d’autre choix que de faire sa mue. Chose faite aujourd’hui et l’on pourrait même dire que le port de Casablanca a réussi sa « révolution discrète ».
    Par-delà ses fonctions régaliennes, l’Etat, via l’ANP (l’Agence nationale des ports) n’est qu’un acteur de ce secteur désormais ouvert à la concurrence. A côté de Marsa Maroc, on compte aujourd’hui de nouveaux opérateurs comme Somaport et Mass céréales Al Maghreb (une filiale du groupe Holmarcom capable de décharger un navire céréalier en moins de deux jours grâce à ses équipements ultramodernes).
    Il est vrai, les pouvoirs publics ont engagé depuis plusieurs années déjà la grande réforme portuaire. Au début, c’était difficile et rares sont les gens qui y croyaient. Dans le temps, la presse a fait l’écho des tracasseries et des problèmes engendrés par les retards et les déficits de l’activité portuaire. Tellement les problèmes s’accumulaient que la réflexion et l’action devaient aboutir à la nécessité des « Réformes ». Le statut de l’ODEP et de la fameuse DEPC ne pouvaient permettre une amélioration du secteur. Il fallait donc introduire une série de réformes pour limiter les responsabilités, accroître les investissements, moderniser les équipements, former le personnel et les dockers, améliorer la productivité et par voie de conséquence la compétitivité de la Place.
    Pour l’heure, même si la réforme n’est pas encore menée à son terme, il y a encore d’autres obstacles à la compétitivité et à la modernisation du port de Casablanca. Il s’agit, en l’occurrence de sa desserte terrestre et de son intégration à la chaîne des transports. Le goulot d’étranglement enregistré quotidiennement au niveau de la Porte 4 (l’unique entrée et sortie de plusieurs centaines de camions par jour) n’est pas de nature à permettre une fluidité de la circulation dans la ville de Casablanca.
    Pour M. Benjelloun, DG de l’ANP, « la décision de construire une route à l’intérieur du site est déjà prise ». On pense ouvrir une voie qui peut aller jusqu’au poste de l’ONE, derrière Oukacha, qui sera la principale voie d’évacuation et peut-être l’allonger jusqu’aux limites de Zenata Mohammedia en vue d’assurer une bonne connexion avec le réseau autoroutier, laisse entendre le directeur général de l’ANP, l’autorité de régulation de la filière portuaire. Bien entendu, ce projet n’est pas pour demain matin. Cela nécessite des études de faisabilité et surtout les modalités de financement. Cela dit, on ne manquera pas de rappeler que la gestion de la flotte des camions, aussi bien à l’entrée qu’à la sortie, demeure un obstacle à la compétitivité du port de Casablanca. Le surcoût induit par ce mode de transport et les embouteillages qui en découlent continueront à impacter l’image de la capitale économique. Pourtant, Casablanca bénéficie en théorie d’atouts majeurs pour devenir une véritable Place économique et financière à la pointe de l’Afrique du Nord. Les réaménagements en cours, la marina, le port de pêche, le centre d’affaires et les multiples projets urbanistiques de la ville laissent croire que la commune de Casablanca pourrait un jour mettre son nez dans ce port qui, tel qu’il évolue, risque d’empêcher les Casablancais de voir la mer.

    MARSA MAROC enregistre une baisse de 13 % de son chiffre d'affaires

    Dans un contexte de repli du trafic portuaire consécutivement à la baisse du commerce extérieur du Royaume, MARSA MAROC affiche, au terme du premier semestre 2009, un chiffre d'affaires de 1 238 millions de DH en repli de 13 % comparativement à la même période une année auparavant. Pour sa part, le résultat d'exploitation dégringole de 43,8% à 319,2, suite à la baisse des produits d'exploitation de 13 % combinée à l'augmentation des postes « impôts et taxes » et « dotations d'exploitation » de 62,4% et de 38,1% respectivement.
    Selon les analystes financiers de BMCE Capital, la marge d'EBIT recule de 14,1 points à 25,8%. Malgré l'intégration d'un résultat financier de 30,2 millions de DH en progression de 87,5%, le résultat net s'effiloche de 48,1% à 207,9 millions de DH, réduisant ainsi la marge nette de 11,4 points à 16,8%. BMCE Capital signale par ailleurs que les commissaires aux comptes attirent l'attention sur le fait que l'ex ODEP fait l'objet d'un redressement fiscal sur les exercices 2005 et 2006 pour lequel aucune provision n'a été constatée.








    Source : libe.ma
     

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