AMO : Les biologistes signent ; enfin ça marche...

Discussion dans 'Info du bled' créé par kochlok03, 13 Avril 2006.

  1. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

    J'aime reçus:
    114
    Points:
    0
    • Les médecins refusent toujours

    • Les dentistes posent leurs conditions

    Alors que les négociations entre médecins et gestionnaires de l’assurance maladie obligatoire (AMO) butent toujours sur la tarification de référence, les biologistes signeront la première convention nationale demain jeudi 13 avril. La cérémonie de signature débutera à midi, au siège de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM), à Rabat.
    Selon Abderrahim Tazi, président du Conseil national de l’Ordre des biologistes, plusieurs concessions ont été faites de part et d’autre, pour arriver à cette signature.
    «Nous sommes relativement satisfaits de cette convention et nous partons sur un préjugé favorable», lance Tazi. Selon lui, «la bonne» organisation de la profession et son «grand» niveau d’informatisation sont pour beaucoup dans la rapidité du résultat.
    La première réunion des biologistes avec le Premier ministre avait eu lieu le 28 février. Les gestionnaires avaient alors proposé une tarification de 0,90 DH pour la valeur-clé B que les biologistes ont jugée «inacceptable parce que dérisoire». Ces derniers voulaient maintenir la tarification officielle appliquée depuis 1985 et qui s’élève à 1,34 DH. Ils avaient également proposé l’application de mesures d’accompagnement afin de mieux gérer la profession. «Limiter les négociations à la tarification seulement est très réducteur», estime Tazi. Parmi ces mesures d’accompagnement figurent la régulation des contrôles des prescriptions d’analyses, et leur forfaitisation. «Les médecins doivent aller à l’essentiel et éviter les redondances dans la prescription des analyses». La tarification a finalement été fixée à 1,10 DH après quelques réunions.
    Pour les médecins, les négociations sont pour l’instant au point mort. Tout laisse croire qu’on se dirige vers une décision ministérielle bien que cette solution avait été écartée après la reprise des négociations (cf. www.leconomiste.com).
    La dernière réunion la semaine dernière entre les représentants de la profession (Syndicat national des médecins du secteur libéral et l’Association nationale des cliniques privées) et les gestionnaires n’a rien changé à la situation. Les deux parties campent sur leur position: les gestionnaires proposent une tarification référentielle de l’ordre de 80 DH pour une consultation chez un médecin généraliste, 150 DH pour le spécialiste et 20 DH pour le K, la lettre-clé des actes chirurgicaux. Les prestataires de soins veulent 100 DH pour les généralistes, 180 DH pour les spécialistes et 25 DH pour le K.



    Chirurgiens-dentistes Cachez-moi cette nomenclature!



    Le torchon brûle aussi entre la Fédération nationale des syndicats des chirurgiens-dentistes du secteur libéral et l’Anam. La dernière version de la nomenclature des actes bucco-dentaires qui leur a été présentée par l’Agence a eu l’effet d’une bombe. La Fédération considère qu’elle représente un «grave» recul par rapport à l’actuelle liste qui date de 1977, «elle-même obsolète». «Beaucoup d’actes sont dévalorisés et d’autres ont été définitivement retirés de la liste. Les cas les plus flagrants concernent les obturations définitives, les prothèses conjointes, les couronnes céramométales», explique une source à la Fédération. Selon cette dernière, si cette nomenclature est publiée au Bulletin officiel, même les personnes bénéficiant d’une assurance privée seront lésées. La liste des soins remboursables par les assurances privées sera réduite. Pour la Fédération, l’autorité de tutelle a fait fi de la nomenclature présentée par la Commission 3, qui regroupe tous les acteurs du secteur (les représentants de la Faculté de médecine dentaire, de la Délégation spéciale qui assure l’intérim de l’Ordre des médecins dentistes, la Fédération nationale des syndicats des chirurgiens-dentistes du secteur libéral, un représentant des militaires, la Cnops, la CNSS et le ministère de la Santé). Pour poursuivre les négociations sur la tarification de référence pour l’AMO, la Fédération pose la condition de modifier cette nomenclature. Contactée par L’Economiste, l’Anam s’est contentée de souligner que les négociations sont en cours.

    source:l'economiste
     

Partager cette page