Assassinat d'Alexandre : 4 jeunes devant la justice ce mardi

Discussion dans 'Info du monde' créé par RedEye, 21 Mai 2013.

  1. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    L'adolescent de 17 ans avait été abattu de deux balles dans la tête en Seine-Maritime il y a un peu plus d'un an. Les accusés lui avaient tendu un guet-apens.


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    La mère d'Alexandre répond aux journalistes, en mars 2012 devant le tribunal de Grande instance de Rouen. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)




    Quatre jeunes, âgés au moment des faits de 15 à 17 ans, comparaîtront à partir de mardi 21 mai devant la cour d'assises des mineurs de Rouen et le tribunal pour enfants de Dieppe pour l'assassinat en mars 2012 de leur camarade Alexandre, 17 ans, de deux balles dans la tête dans une forêt près de Beauvoir-en-Lyons (Seine-Maritime).

    Les accusés, qui ont reconnu les faits, avaient tendu un guet-apens à leur victime le 26 mars 2012. Après l'exécution, ils avaient tenté de faire disparaître le corps en y mettant le feu. Compte tenu de l'excuse de minorité, ils encourent au maximum 20 ans de réclusion criminelle.

    Selon l'accusation, les adolescents, au casier judiciaire vierge, avaient exécuté leur copain de classe parce qu'ils craignaient qu'il les dénonce pour un cambriolage commis quelques semaines auparavant. Le jour du crime, les accusés avaient appelé Alexandre à plusieurs reprises sur son téléphone portable, lui demandant de les rejoindre près d'une route forestière où ils avaient l'habitude de se retrouver.
    Identification rapide de la victime


    Sur place, ils l'auraient fait asseoir sur un rondin pour l'abattre de deux balles de pistolet dans la nuque avant d'asperger son corps d'essence et de le brûler. Le corps a été découvert en train de se consumer par des gardes forestiers.

    Les morceaux d'une carte bleu et le téléphone portable d'Alexandre, retrouvés sur la scène du crime, avaient permis l'identification rapide de la victime et facilité l'interpellation des quatre garçons, domiciliés dans le village voisin de la Feuillie. En garde à vue, les accusés, connus jusqu'alors pour des incivilités, avaient indiqué aux enquêteurs la mare où ils s'étaient débarrassés du pistolet.

    Les procès se tiendront à huis-clos. Les verdicts et jugements sont attendus pour le 31 mai.



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  2. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    "Il a été surpris qu'Alexandre ne meure pas sur le coup"

    "Il a été surpris qu'Alexandre ne meure pas sur le coup"


    Pour aller de Beauvoir-en-Lyons à La Feuillie (Seine-Maritime), il faut traverser une hêtraie aux fûts gris. C'est là que, dans la nuit du 26 au 27 mars, vers 1 heure du matin, deux agents de l'Office national de la Chasse et de la Faune sauvage (ONCFS) qui faisaient un comptage d'animaux ont découvert les restes d'un corps qui brûlait. "Au début, ils ne savaient pas si c'était un être humain ou un animal", rapporte Dominique Rimbert, le maire.

    Le matin suivant, Anna Castaldo, 53 ans, a voulu réveiller son fils Alexandre, 17 ans, pour qu'il aille au lycée, mais il n'était pas dans son lit. "Quand j'ai ouvert les volets et que j'ai vu les gendarmes devant la maison, j'ai compris", raconte cette femme d'origine italienne, yeux noirs, cheveux noirs, la voix pleine de rage. Près du foyer, les gendarmes avaient retrouvé le portable d'Alexandre et une carte de crédit à demi fondue, que sa mère lui avait donnée la veille pour qu'il s'achète des cigarettes.

    Pas le moindre regret

    Les meurtriers présumés sont ses copains : Jonathan, 17 ans, et Antoine L., 15 ans ; Jeremy, 17 ans, et Jordan S., 15 ans (les prénoms des mineurs ont été changés). Pendant leur garde à vue, à Rouen, ils ont fini par avouer le meurtre. Sans afficher le moindre regret, sauf celui de s'être fait prendre. Le lieutenant-colonel Jeannin, qui dirige la section de recherches de la gendarmerie de Haute-Normandie, n'en revient pas de la "radicalité absolue de leur geste, digne de criminels chevronnés, mélangée à une naïveté profonde, qui leur a fait croire qu'en mettant le feu au corps on ne pourrait pas l'identifier".

    A 120 kilomètres au nord de Paris, le Pays de Bray n'est qu'une succession de champs de colza aux fleurs jaunes, de blé en herbe, de bocage, d'où surgissent, de temps en temps, des maisons un peu basses, entourées de haies, et des villages aux noms bucoliques. L'exécution d'Alexandre de deux balles dans la nuque y a frappé d'horreur les esprits. Ces jeunes, tout le monde les connaissait. "Je les voyais passer sur leurs motos, ils traînaient parfois devant l'établissement", dit la patronne du Café de la Place, à La Feuilllie. Des gamins ordinaires, un peu bruyants, qui jouaient parfois aux caïds. Mais de là à être des assassins...

    Leurs parents, arrivés depuis peu dans la région, sont des gens sans histoires, avec un emploi, une maison, des horaires. Les L. se sont installés il y a moins de dix ans dans un hameau près de Fleury-la-Forêt. Le père travaille comme soudeur dans un atelier qui fabrique des pièces mécaniques. Les S. habitent depuis trois ans un écart à quelques kilomètres de La Feuillie. Ils ont une petite entreprise dans le bâtiment. Lui comme elle sont des durs à la tâche. Quant à la mère d'Alexandre, qui a quitté Belfort pour la campagne normande il y a trois ans, elle fait du conseil en installation de pompes à chaleur et s'est mise à son compte. Elle vit à Beauvoir-en-Lyons.

    "L'air de vrais gamins"

    Leurs ados se sont connus au collège de La Feuillie il y a trois ans, où ils se sont découvert une complicité du fait qu'ils n'étaient pas du coin. Ce ne sont pas des élèves modèles. Depuis quelques mois, les deux aînés ont d'ailleurs lâché l'école. Jordan poursuit dans un lycée professionnel, tandis qu'Antoine continue en 3e. Physiquement, ces quatre-là sont plutôt chétifs. "Les deux plus jeunes ont l'air devrais gamins", selon l'avocat de l'un d'entre eux. Emilie, 19 ans, une amie d'Alexandre, se souvient de les avoir croisés à Etrepagny l'année dernière. "Ils étaient venus en scooter avec Alexandre. A un moment, ils ont joué au foot avec les garçons d'ici. On avait l'impression qu'ils avaient peur des autres. La balle, quand on s'approchait d'eux, ils la donnaient."

    Alexandre, lui, en impose : 1,85 mètre et une belle présence physique. "C'était un mec franc, attachant, un grand coeur, qui ne fermait pas sa bouche, poursuit Emilie. Il adorait sa mère." Mais l'adolescent a grandi de façon chaotique auprès d'elle. "Je l'ai vu en colère taper dans les murs, dans les Abribus", raconte Anna Castaldo. Elle a eu quatre enfants de trois lits différents, et le père de ses deux derniers, chauffeur de bus à Belfort, ne s'est jamais occupé de ses fils. "Il m'en voulait beaucoup qu'il n'y ait pas de papa à la maison. Il rêvait d'une famille parfaite", dit-elle.

    En fait de quotidien paisible, Alexandre doit supporter les compagnons successifs de sa mère, avec lesquels il ne s'entend pas toujours. Alors il découche. L'été 2010, il est hébergé chez les S. "Séverine, c'était sa deuxième maman", reconnaît Anna Castaldo. En 2011, il est encore à la dérive. Il ne va plus en classe. A nouveau, il squatte ailleurs. Cette fois, il passe plusieurs semaines chez les L.

    Leur univers fait peur

    Avec ses copains, ils vivent sur une planète où les adultes n'ont pas leur place. Dans leur chambre, ils passent des heures sur Call of Duty, un jeu vidéo de guerre où l'on vise et l'on tue comme pour de vrai. Leur univers fait peur. Sur son mur Facebook, Jonathan affiche une feuille de cannabis, des armes, de l'alcool et une cible. "Cela aurait pu faire réfléchir", regrette Pascal Legay, le maire de La Feuillie.

    Dehors, ils traficotent leurs motos. "Ils traînent pas trop tard, jusqu'à minuit-1 heure", disent les parents aux enquêteurs. Ils fument du cannabis, et en vendent à l'occasion : "Je sais qu'il fume, mais je laisse couler. Je ne veux pas aller à l'affrontement", explique encore le père de Jonathan. En mars 2011, avec les fils S., Alexandre tente de voler une voiture dans le secteur. Alors, en mai 2011, Anna Castaldo essaie de reprendre la barre sur son fils et se tourne vers la justice.

    Compte tenu de la situation, Alexandre bénéficie d'une mesure éducative judiciaire, et le juge pour enfants lui désigne un éducateur. Une forme de jalousie à l'égard d'Alexandre commence à se cristalliser. Elle surgit brutalement, un jour de juin 2011. "Alors qu'il était chez une amie, Antoine et le petit copain de cette fille sont venus l'agresser devant la maison. Alexandre est sorti, a saisi Antoine par le cou, mais l'autre ado l'a frappé avec son casque et, une fois à terre, ils l'ont savaté à mort", raconte Anna Castaldo. Son fils s'en tire avec quatre dents et une pommette cassées, un traumatisme crânien et quinze jours d'ITT. Les parents, alarmés devant tant de violence, interdisent à leurs ados respectifs de se voir. Eux-mêmes ne se parlent plus.

    "Plus fort que la haine"

    Cela dure quelques mois. Mais Alexandre est un peu naïf. Il vénère Tim Guénard, l'auteur à succès de "Plus fort que la haine", un ex-enfant battu par son père qui ne jure que par le pardon. Il finit par oublier l'incident. Et tout reprend son cours. Pas tout à fait cependant. Car Alexandre semble s'être ressaisi. A la dernière rentrée, au lycée agricole de Merval, installé dans un château du XVIIe, il a démarré une formation en alternance pour adultes, où il apprend à utiliser les engins agricoles et faire des soins aux animaux.

    "Après des mois de flottement, il avait repris le bon chemin, il venait plus régulièrement au lycée. Il avait une petite amie. Compte tenu de ses aptitudes, il avait le profil pour enchaîner un bac professionnel", estime Pascal Lepeletier, professeur d'éducation socioculturelle au lycée. Et même avec sa mère les rapports semblent s'apaiser. "Il avait enfin fait son chemin d'amour vers moi", dit Anna Castaldo, très croyante, à tel point qu'elle déclare à son avocate, au téléphone, qu'elle prépare la cérémonie religieuse de son fils "dans la joie".

    Liquider Alexandre

    Le regain est fragile : Alexandre continue de traîner avec ses "quatre brigands". Peu avant le drame, alors qu'il dormait chez les L., il trouve dans la chambre de Jonathan un bel écran plat et fait le rapprochement avec un cambriolage récent. Ses soupçons inquiètent les deux frères, Antoine en particulier, qui a peur d'être balancé. Car c'est lui qui, ayant appris par un garçon de sa classe que sa famille s'absentait régulièrement le week-end, a fait profiter aux copains de l'aubaine. Lors du casse, ils ont pris aussi des bijoux... et des armes avec des munitions. Alors, le samedi suivant, lors d'une fête d'anniversaire, Antoine parle à Jordan de liquider Alexandre. Le dimanche, les quatre ados tombent d'accord. Les tâches de chacun sont fixées. Pas un ne se ravise.

    Le soir du drame, il semble qu'ils aient aussi contacté Lucas, l'autre témoin gênant, celui-là même dont les parents s'étaient fait voler. Ils lui ont proposé d'aller essayer un pistolet dans les bois. Mais il n'a pas eu le droit de sortir, et l'histoire s'est arrêtée là.

    Alexandre n'a pas cette chance. A 23h30, alors que sa mère est couchée et que Guillaume, le frère aîné, joue à la console dans la pièce d'à côté, Alexandre s'éclipse pour rejoindre Jonathan, qui l'attend à scooter. Il fait nuit noire. Ils roulent vers les bois, jusqu'à l'entrée de la route forestière de la Vierge-Marie. Là, Alexandre s'assied sur un rondin. Il ne se méfie pas. Antoine passe derrière lui, sort son arme, et tire. "Il a été surpris qu'Alexandre ne meurt pas sur le coup", raconte le lieutenant-colonel de gendarmerie. Alors il passe le pistolet à Jonathan, qui le réarme et achève Alexandre d'une balle dans la nuque. Puis ils arrosent le corps d'essence de Mobylette, mettent le feu et filent. Les quatre adolescents sont désormais des meurtriers présumés en attente d'être jugés [leur procès débute ce mardi à Rouen, NDLR]. Ils encourent vingt ans de prison.





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  3. Mysa

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    8adchi twil :p b9a dir l résumé lta7t lol


    la7awla wa la 9owatta illa bi allah !! allah y8di chababna !!
     
  4. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    rah shabahoum hadou mashi diawelna, walakin mab3idash tew9a3 3andna ta 7na, 7it ghadyine mablyine bihoum w b andima dialhoum w baghin n9aldouhoum
     
  5. Mysa

    Mysa Accro

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    Et oui, on converge vers eux :p
     
  6. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    De toute façon, mineurs ou majeurs, c'est un meurtre prémédité.
    Dans d'autres circonstances ça serait la cour d’assises.

    Allah yasterna w ster wladna o jami3 lmosslimin
     

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