Assassinat du Casque bleu marocain en Côte d’Ivoire

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 5 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le gouvernement marocain a condamné vivement l’ignoble assassinat, en Côte d’Ivoire, du casque bleu marocain, le caporal Aziz Radi. Sur hautes instructions Royales, des démarches ont été entreprises auprès des instances onusiennes pour déterminer les circonstances de cet acte barbare et procéder à l’identification et la traduction des responsables de ce crime odieux devant la justice.
    La réaction du Conseil de sécurité de l’ONU ne s’est pas fait attendre. Les membres du Conseil ont condamné mercredi le lâche assassinat du soldat marocain et ont présenté leurs condoléances au gouvernement marocain et à la famille du défunt.


    Une enquête a été déjà instruite par la mission des Nations-unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) pour élucider cette affaire.
    “Dès que l’affaire a été portée à la connaissance de l’ONUCI, cette instance a diligenté les procédures qui s’imposent pour faire toute la lumière sur cette affaire”, a déclaré le général sénégalais Aboulaye Fall, commandant de la mission onusienne en Côte d’Ivoire.
    Pour le moment, rien n’a filtré de cette instruction et l’on ignore encore l’évolution de l’enquête : “A ce stade de l’enquête, je ne puis vous donner d’indications précises sur les tenants et aboutissants de cet événement douloureux”, a ajouté le commandant de l’ONUCI.
    Pour rappel, le caporal Aziz Radi, casque bleu du contingent marocain participant à l’opération des Nations-unies en Côte d’Ivoire, a été enlevé la nuit du 30 au 31 août, avant d’être tué à l’arme blanche par des inconnus à Bouaké, une localité du centre du pays sous contrôle des rebelles ivoiriens depuis le coup d’Etat contre le président Laurent Gbagbo en septembre 2002.
    La mission des Nations-unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) est composée de quelque 6000 casques bleus originaires du Maroc, du Togo, du Sénégal, du Ghana, de la Jordanie ou encore du Bangladesh.
    Ces Casques bleus sont assistés dans leur mission par un contingent français de 4.000 hommes dans le cadre de l’opération Licorne.
    Le caporal marocain n’est pas la première victime de la guerre civile ivoirienne; déjà quatre autres soldats onusiens ont trouvé la mort depuis avril 2004.
    La situation en Côte d’Ivoire reste instable en raison du conflit qui oppose le président Gbagbo à la rébellion au sujet des élections qui devront avoir lieu en principe à la fin d’octobre prochain. Cette confrontation bloque le processus de paix dans le pays malgré les différentes médiations notamment celle de l’ONU et de l’Afrique du Sud qui avait suspendu sa médiation avant de revenir sur sa décision.
    Deux accords de paix avaient été signés entre les rebelles et le pouvoir en place en 2004; cependant ils n’ont pas été respectés, d’où les inquiétudes de la communauté internationale.
    La France, concernée par le conflit, a demandé aux parties concernées d’appliquer les accords signés. Paris voit dans cette nouvelle tension des “signes inquiétants” qui pourraient annoncer une éventuelle reprise des affrontements.
    “Le temps est aujourd’hui à l’application de bonne foi et sans délai par les parties ivoiriennes, des accords qu’elles ont signés”, a affirmé le porte-parole-adjoint du Quai d’Orsay, Demis Simonneau.
    La communauté internationale tente de faire pression sur les différentes parties afin de donner un coup de pouce au processus de paix dans ce pays déchiré par une guerre civile nourrie par des haines et des intérêts politiques.




    Source: LIBERATION
     

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