Athenes

Discussion dans 'Bibliothèque Wladbladi' créé par alexander, 20 Juin 2008.

  1. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    eh oui rien que pour cette ville il nous faut un topic et encore...

    j espere de mon mieux rassemble un max de reference sur cette ville qui porte le non d une divinite a l origine Amazighen.


    bienvenue dans une visite virtuelle a la capiatale actuelle et historique de la grece.
     
  2. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    Athènes

    1. Présentation

    Athènes, en grec Athínai, capitale de la Grèce, chef-lieu du nome de l'Attique, située dans le sud-est du pays, à l'extrémité d'une péninsule qui s'avance en mer Méditerranée.

    ...

    Histoire
    1. Athènes antique
    1.1. Des origines aux prémices de la démocratie

    Si les premières traces d'occupation du site de la colline de l'Acropole remontent à la fin du néolithique, l'histoire des origines d'Athènes fait largement appel à des récits mythiques. Selon la légende, Créops, roi d'une peuplade préhistorique, aurait fondé la première Athènes et unifié sous son autorité douze villages de l'Attique. Plus tard, au XIIe ou au XIe siècle av. J.-C., Thésée, fils d'Égée, paracheva l'unité politique d'Athènes et développa avec faste les panathénées, cérémonies dédiées à Athéna, la déesse protectrice de la cité.

    Foyer d'immigration, notamment pour les Ioniens fuyant le Péloponnèse ravagé par les invasions doriennes, Athènes prospéra et s'agrandit rapidement. Progressivement, à l'instigation de la puissante oligarchie terrienne des eupatrides, la royauté disparut au profit d'un gouvernement dirigé par trois puis, à partir de 683, neuf magistrats, les archontes, désignés par le conseil de l'Aréopage (du nom de la colline où il se tenait). Si le peuple était doté d'une assemblée, l'ecclésia, celle-ci n'avait qu'un rôle très limité puisqu'elle ne pouvait qu'entériner les décisions des archontes. Le système attisa bientôt le mécontentement général et amena l'aristocratie à faire des concessions.

    Après la tentative de tyrannie populaire de Cylon (632 av. J.-C.) et le renforcement de l'agitation sociale qui suivit son échec s'ouvrit une période de réformes, symbolisée par la codification écrite des lois effectuée par Dracon, en 621 av. J.-C. Resté célèbre pour sa grande sévérité (les « lois draconiennes »), ce code législatif ne put résoudre la crise économique et sociale mais amena au pouvoir Solon, élu archonte en 594 av. J.-C. Homme éclairé, il réforma profondément l'organisation de la cité. Les dettes des paysans furent annulées, ce qui eut pour effet de résoudre en partie la grave crise agraire. Les citoyens furent regroupés en quatre classes censitaires, selon leur fortune, ce qui revenait à abolir les privilèges de naissance. Au niveau des institutions, la création du Conseil des Quatre-Cents (la boulê) chargé de préparer le travail de l'ecclésia aux pouvoirs désormais renforcés et la mise en place d'un tribunal populaire (l'Héliée) introduisirent les ferments de la démocratie dans la vie athénienne. Une réforme monétaire et une facilité accrue pour les marchands étrangers à se rendre dans la ville eurent également pour effet de redynamiser la vie économique et de favoriser l'essor du commerce.

    1.2. L'apogée de la cité

    Après une période trouble, le tyran Pisistrate, soutenu par le peuple, s'empara du pouvoir. Son gouvernement (560-527 av. J.-C.) comme celui de ses fils Hipparque et Hippias (527-510 av. J.-C.) marquèrent une ère de grandeur et de prospérité pour la ville ; des mesures favorables à la petite paysannerie furent adoptées mais surtout une politique de grands travaux transforma Athènes : une nouvelle enceinte englobant la colline de l'Aréopage, voisine de l'Acropole, fut édifiée ainsi que les agoras dites de Thésée et de Solon, centres de la vie politique ; dans la ville basse, on construisit un réseau d'égouts, on effectua d'importants travaux de voirie et on édifia le Lycée et l'Académie, gymnases appelés à connaître une grande notoriété.

    C'est Clisthène, au pouvoir en 508 av. J.-C., qui, par ses réformes, est considéré comme le véritable père de la démocratie athénienne. Les quatre tribus initiales furent remplacées par dix tribus, constituées sur la base d'une division géographique de l'Attique, ce qui introduisit une plus grande égalité entre les citoyens puisque désormais leur lieu de résidence et non plus leur fortune leur donnait accès à la vie publique, chaque tribu envoyant cinquante représentants à la boulê qui devint le Conseil des Cinq-Cents. L'ostracisme, c'est-à-dire le bannissement temporaire de la cité, procédure destinée à écarter un individu susceptible d'entraver la démocratie, fut également introduit.

    Pillée et ravagée par les Perses au Ve siècle av. J.-C., Athènes sortit finalement grandie des guerres médiques, notamment après l'éclatante victoire de Salamine, remportée par Thémistocle en 480. Ce dernier entreprit alors de restaurer les fortifications de la cité et du port, et relia Athènes au Pirée par les Longs Murs, un passage fortifié entre les deux points. La cité athénienne prospéra et regroupa ses alliées au sein de la confédération de Délos (ou Confédération athénienne), apparaissant désormais comme l'unique rivale de Sparte. Périclès acheva ces grands travaux vers 450 av. J.-C. C'est lui, plus que tout autre chef démocrate, qui fit d'Athènes le véritable foyer de la civilisation classique. Conseillé par le sculpteur Phidias, il fit établir un plan d'aménagement de l'Acropole, financé par les fonds publics, et édifier le Parthénon, le temple d'Athéna Niké, l'Érechthéion, les Propylées, tandis que, dans la ville basse, l'Agora fut agrandie et redécorée, des maisons de briques construites, de nouvelles voies de circulation aménagées. Athènes rayonnait dans tout le monde antique et s'épanouissait sur le plan artistique et culturel. Les tragédies et les comédies d'Eschyle mais aussi de nouveaux auteurs comme Sophocle et Euripide étaient jouées dans le théâtre de Dionysos, sous l'Acropole tandis que Le Pirée devenait la plaque tournante de tous les commerces en Méditerranée.

    1.3. Le déclin

    La guerre du Péloponnèse entre Sparte et Athènes (431-404 av. J.-C.) marqua le déclin de la cité. La peste ravagea la ville et causa la mort de Périclès (429 av. J.-C.), l'Attique fut pillée par les armées coalisées et la défaite maritime d'Aigos Potamos (405 av. J.-C.) fit perdre à Athènes sa flotte ; les Spartiates prirent alors le contrôle de la ville et imposèrent le Conseil oligarchique des Trente Tyrans comme organe de gouvernement. Cette perte de souveraineté n'entrava pas l'activité intellectuelle d'Athènes : c'est à cette époque que Platon et Aristote créèrent leur propre école philosophique, que Démosthène, Isocrate, et d'autres orateurs amenèrent la rhétorique au niveau d'un art.

    La bataille de Chéronée remportée en 338 av. J.-C. par Philippe II fit entrer Athènes dans l'aire de dépendance de la Macédoine jusqu'au IIe siècle av. J.-C. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia durant cette période de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette de Lycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand (323 av. J.-C.), le successeur de Philippe, et le découpage de l'empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, s'assoupit.

    1.4. La période romaine

    Conquise par le Romain Sylla, en 86 av. J.-C., Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à la pax romana qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : la tour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque.

    j ai pas volu cite le reste du texte qui va jusqu a l actualite
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    PARTHENON

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    1. Présentation

    Parthénon, temple consacré à la déesse Athéna Parthénos (Vierge) sur l’Acropole d’Athènes, symbole de la suprématie politique et culturelle de cette cité et monument majeur de l’art grec classique.

    2. Le temple d’Athéna Parthénos

    Construit sur l’Acropole à l’emplacement des vestiges d’un Parthénon plus ancien, le Parthénon a été édifié entre 447 et 432 av. J.-C. à l’initiative de Périclès sous la direction du sculpteur Phidias. Financé avec l’argent de la ligue de Délos, il sert de trésor de la ligue.

    Le Parthénon, qui comporte également des vestibules et un péristyle doriques, est exceptionnel par ses dimensions (69,50 m sur 31 m), la précision et les multiples raffinements de la construction entièrement en marbre. La statue colossale en or et en ivoire d’Athéna Parthénos, œuvre de Phidias, se dressait dans la cella est (longue de 100 pieds), mise en valeur grâce à une colonnade en fer à cheval et éclairée par la porte et deux fenêtres hautes. Une salle donnant à l’ouest renfermait les réserves monétaires de la cité.

    3. Un chef-d’œuvre du classicisme grec

    Dans le Parthénon, l’ordre dorique admet des éléments ioniques, dont les colonnes du local occidental et la frise en bas-relief qui court en haut des murs et sur l’entablement des vestibules. Elle représente la procession célébrée lors des grandes panathénées pour Athéna Polias (protectrice de la cité), la maîtresse du sanctuaire. Les quatre-vingt-douze métopes extérieures, sculptées en bas-relief, illustrent les combats mythologiques opposant dieux olympiens et Géants (à l’est), Grecs et Amazones (à l’ouest), Lapithes et Centaures (au sud), ainsi que la prise de Troie (au nord). Ces thèmes exaltent les victoires d’Athènes sur les Perses, tandis que les ensembles statuaires des frontons chantent la gloire d’Athéna ; ils figurent sa naissance (à l’est) et sa dispute avec Poséidon pour la possession de l’Attique (à l’ouest). La virtuosité des sculpteurs se déploie dans la technique de la draperie mouillée.

    Devenu église, mosquée, puis poudrière, le Parthénon explose en 1687. Au xixe siècle, le Britannique lord Elgin fait transporter en Angleterre une grande partie des sculptures : la célèbre collection Elgin du British Museum, à Londres, comporte une partie de la frise du Parthénon, des métopes et des éléments du fronton.
    Parthénon - Format imprimable - MSN Encarta
     
  5. alexander

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    L acropole


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    acropole
    acropole, en grec Akropolis (« ville haute »), dans le monde grec antique, promontoire rocheux fortifié sur lequel sont édifiés les bâtiments officiels et sacrés.

    Sous la civilisation mycénienne, l'acropole (sur lequel sont élevés le palais et les tombeaux des rois) est la demeure des dieux, et son pôle majeur est le temple de la divinité poliade, ou protectrice de la cité. Entourée d'une enceinte magistrale, couverte de monuments splendides, lieu de cérémonies fastueuses, l'acropole concentre toutes les richesses matérielles, artistiques et spirituelles de la civilisation grecque. Sous l'âge classique, c’est à partir de l’acropole que s’étend progressivement, jusque dans la plaine, la ville basse (asty).

    De toutes les villes hautes les plus réputées, tels l'Acrocorinthe de Corinthe et la Cadmée de Thèbes et d’Argos, l'Acropole d'Athènes a la prééminence, autant par l'ancienneté de son histoire, que par la qualité de ses monuments et la position dominante de la cité à l'âge classique.

    Les premières traces d'une occupation au pied du promontoire, qui domine la plaine d'une centaine de mètres, remontent au néolithique. Cependant, c'est à l'âge du bronze, dans la première moitié du deuxième millénaire av. J.-C., qu'apparaissent sur le sommet les premiers habitats, contemporains de la royauté mythique de Cécrops, héros fondateur d'Athènes. Un autre mythe attribue cette création à Thésée vers 1300 av. J.-C., époque à laquelle l'Acropole est entouré d'un rempart cyclopéen et abrite un premier palais-sanctuaire. Une deuxième enceinte extérieure est construite dans les siècles suivants. Connue sous le nom d'Ennéapylon, les Neuf Portes, elle enserre les sources qui coulent sur les flancs de l’Acropole : la Clepsydre, l'Agauros et l'Asklèpieion.

    Après les troubles de la fin du Ier millénaire, qui provoquent la ruine et l’abandon temporaire du site, l'Acropole possède, vers 800 av. J.-C., un petit temple d'Athéna mentionné par Homère. Durant le VIe siècle, il est remplacé par un édifice beaucoup plus vaste, l'Hékatompédon, ou temple aux cent pieds de long. Sous la tyrannie des Pisistratides (561-510 av. J.-C.), qui investissent l'Acropole et organisent les premières panathénées empruntant la nouvelle Voie sacrée, est construit le premier temple d'Athéna Niké, déesse de la Victoire. À la chute des tyrans, l'enceinte est partiellement démontée et Clisthène entreprend la construction d'un premier Parthénon, interrompue lorsque les Perses saccagent le sanctuaire en 480 av. J.-C. Dans la décennie suivante, les stratèges Thémistocle et Cimon redressent les murailles en utilisant les matériaux des monuments ruinés.

    Le serment de ne reconstruire aucun des sanctuaires dévastés durant les guerres médiques, afin de témoigner de l'impiété des Barbares, est rompu par Périclès qui, après le transfert du trésor de la ligue de Délos sur l'Acropole, promulgue en 450-449 av. J.-C. un décret autorisant le financement d'un programme architectural ambitieux par des prélèvements sur le phoros, ou tribut versé par les alliés. L'œuvre monumentale de Périclès comprend quatre édifices majeurs, qui donnent à l'Acropole sa physionomie générale définitive : le Parthénon (447-432 av. J.-C., construit par Ictinos et Callicratès), les Propylées (seconde moitié du Ve siècle av. J.-C.), le nouveau temple d'Athéna Niké (430-420 av. J.-C.) et l'Érechthéion (seconde moitié du Ve siècle av. J.-C.) avec son célèbre portique des Caryatides. D'autres édifices dédiés à Zeus et à Artémis, ainsi que de nombreuses statues, dont le bronze colossal d'Athéna Promachos — celle qui combat au premier rang — exécuté par Phidias, complètent l'Acropole athénienne du Ve siècle av. J.-C., sanctuaire panhellénique où se déroulent annuellement les célébrations des panathénées.

    Durant l'époque hellénistique, Attale Ier, roi de Pergame, ajoute sur le site plusieurs statues de Gaulois mourants qui célèbrent ses victoires en Asie Mineure (240-230 av. J.-C.). L'annexion de la Grèce dans l'Empire romain est également marquée par l'implantation, derrière le Parthénon, du Temple rond de Rome et d'Auguste (27 av. J.-C.) et, à proximité de la rampe d'accès aux Propylées, de la statue d'Agrippa (14 apr. J.-C.). Les derniers aménagements importants sont dus à l'empereur Claude, qui installe un escalier monumental (50 apr. J.-C.) et à Hérode Atticus, qui établit sur le versant sud l'Odéon, un théâtre couvert de 5 000 places (v. 170 apr. J.-C.).

    La destruction des temples païens, ordonnée par Théodose II en 435, épargne le Parthénon et l'Érechthéion, transformés en églises. Lors de l'occupation turque (1458-1827), les deux édifices sont respectivement aménagés en mosquée et en harem. En 1640, les Propylées utilisés comme poudrière explosent, et il en est de même pour le Parthénon lors du siège de 1687 par le Vénitien Morosini. Depuis l'indépendance de la Grèce en 1832, et jusqu'à nos jours, les fouilles archéologiques et les travaux de restauration n'ont jamais cessé.


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    PHOTOS D ACROPOLE

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    Citadelle rocheuse d'Athènes dominant de moins d'une centaine de mètre la plaine environnante, l'Acropole fut reconstruite sous Périclès dans la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C. Les Athéniens accèdaient aux temples, comme le Parthénon ou l'Érechthéion, par l'entrée monumentale, les Propylées, grâce à une rampe de 20 m de large pour 80 m de long.

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    Située sur une colline, véritable « ville haute » dominant la « ville basse », l'Acropole abritait des temples et divers bâtiments de l'Athènes antique : Parthénon, Érechthéion, Propylées, temple d'Athéna Niké entre autres. Son aménagement, ordonné par Périclès et conçu, en grande partie, par le sculpteur Phidias, date pour l'essentiel de la seconde moitié du ve siècle av. J.-C. Édifié entre 447 et 432 av. J.-C., le Parthénon, au sommet, est l'un des plus beaux exemples de l'architecture grecque classique.

    Acropole d'Athènes - Médias - MSN Encarta
     
  7. alexander

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    Périclès

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    1. Présentation

    Périclès (v. 495-429 av. J.-C.), homme politique athénien, dont l’importance dans l’histoire d’Athènes a été jugée si primordiale que l’on dénomme souvent le siècle où il a vécu « siècle de Périclès ».

    2. Le champion de la démocratie

    Descendant par sa mère des Alcméonides et fils du chef militaire Xanthippos — vainqueur des Perses à Mycale en 479 av. J.-C. —, Périclès est particulièrement influencé par ses deux maîtres, le sophiste et maître de musique athénien Damon et le philosophe ionien Anaxagore. En 472, il se fait connaître des Athéniens à l’occasion de sa chorégie pour la représentation des Perses d’Eschyle. Exemple de dignité et de réserve, Périclès est doté d’une éloquence, d’une sagacité, d’une droiture et d’un patriotisme qui lui valent alors le surnom d’« Olympien ». Il est entouré d’amis prestigieux — tels le dramaturge Sophocle, l’historien Hérodote, le sculpteur Phidias et le sophiste Protagoras — et a pour compagne une femme de grande culture, Aspasie.

    Partisan de la démocratie, Périclès cherche à permettre à tous les citoyens de participer au gouvernement. Il introduit la rémunération des citoyens pour les services rendus à l’État, et les membres du Conseil sont désormais choisis par tirage au sort parmi tous les Athéniens.

    De surcroît, Périclès joue un rôle majeur dans la consolidation et l’extension de l’impérialisme athénien. Grâce à la confédération de Délos, formée pour parer à toute nouvelle agression des Perses, Athènes devient une grande puissance navale comptant parmi ses alliés et ses sujets presque toutes les grandes îles de la mer Égée et de nombreuses villes au nord.

    3. Un grand stratège athénien

    À partir de 443 av. J.-C., alors que le chef aristocratique Cimon vient d’être frappé d’ostracisme (461), Périclès — systématiquement réélu stratège — devient l’homme le plus influent d’Athènes pendant quinze ans. Il développe la ville aux dépens des cités-États assujetties. Avec les richesses récoltées, Périclès restaure les temples détruits par les Perses et fait construire de nouveaux monuments, dont le splendide Parthénon de l’Acropole. Dirigé par Phidias, ce programme de constructions (fournissant un emploi aux citoyens défavorisés) fait d’Athènes la plus belle ville de l’Antiquité. Sous la direction de Périclès, Athènes devient un grand centre artistique, culturel et littéraire mais sa suprématie suscite la jalousie des autres cités-États grecques, spécialement de Sparte, sa rivale de longue date.

    Craignant les projets impérialistes de Périclès, ces villes cherchent à briser la domination athénienne. Lorsqu’éclate la deuxième guerre du Péloponnèse en 431 av. J.-C., Périclès fait venir à Athènes les occupants de l’Attique et laisse l’armée spartiate ravager les districts ruraux. Mais l’année suivante, la peste éclate dans la ville surpeuplée et Périclès est démis de ses fonctions, jugé et mis à l’amende pour abus de fonds publics. Il est néanmoins réélu en 429, mais meurt peu après, à son tour victime de l’épidémie.

    Périclès - MSN Encarta
     
  8. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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