Attaques de Paris : Evénements

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 14 Novembre 2015.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    f l7a9i9a koul wa7ed khassou yab9a f darou :p

     
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    L'inquiétant réseau terroriste de Daech
    implanté en France et en Europe


    Dans une longue enquête publiée ce mercredi, le New York Times détaille comment Daech a mis en place un réseau terroriste en Europe. Selon le journal, un Français et Un Syrien ont piloté les opérations du 13 novembre à Paris depuis la Syrie.

    Des djihadistes triés sur le volet et envoyés depuis les zones irako-syriennes, des leaders qui "pensent" les opérations... S'appuyant sur des documents des services de renseignements américains et européens et sur l'interview d'un ancien soldat de Daech emprisonné en Allemagne, le New York Times révèle ce mercredi, dans une longue enquête, comment l'organisation Etat islamique (EI) a implanté un vaste réseau terroriste dans le monde et en particulier en Europe.

    La cellule responsable de la planification des opérations extérieures, explique le journal, est l'EMNI: une sorte de service qui mélange policiers chargés de la sécurité intérieure et espions chargés d'organiser les attentats à l'étranger. Les deux "cerveaux" présumés des attentats du 13 novembre à Paris en seraient issus: Abou Souleymane et Abou Ahmad. Ce sont eux qui auraient choisi les recrues à envoyer, les cibles à attaquer et auraient validé les grandes lignes du projet.

    Abou Souleymane, un superviseur français

    Ces deux hommes, qui vivent en Syrie, seraient des "lieutenants" d'Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l'EI et l'un des membres les plus hauts gradés de l'organisation. Abou Souleymane serait un Français d'origine marocaine et tunisienne, âgé d'une trentaine d'années. Selon le New York Times, il a été promu à la tête de la section "Europe", Daech disposant de services par régions, après les attaques parisiennes, considérées par l'EI comme une réussite. Une information déjà évoquée par la lettre spécialisée TTU en avril dernier, qui précisait que l'homme est un "combattant aguerri", marié à une Française et père de deux enfants.

    Le nom de ce djihadiste avait été évoqué par un otage du Bataclan. Selon lui, durant l'attaque, deux des terroristes ont eu un flottement et se sont demandés s'il fallait appeler "Abou Souleymane" pour savoir quoi faire. A l'époque, ce surnom avait été attribué à un autre djihadiste français, mais il semblerait qu'il s'agissait d'une confusion.

    Abou Ahmad, un recruteur syrien

    Toujours d'après le quotidien américain, si Abdelhamid Abaaoud, mort dans l'assaut de Saint-Denis, n'était pas le commanditaire, il disposait toutefois d'une latitude logistique pour mettre en oeuvre, sur place, les opérations du 13 novembre. Il était donc considéré plus qu'un simple soldat.

    Quant au second lieutenant de l'EMNI qui a validé le projet, Abou Ahmad, il s'agirait d'un Syrien d'une trentaine ou quarantaine d'années. Son nom est ressorti au cours de l'audition de l'Algérien Adel Haddadi, arrêté en Autriche et suspecté d'avoir échoué à rejoindre les commandos du 13 novembre pour attaquer Paris. Selon ses déclarations devant les enquêteurs, Abou Ahmad a dirigé tous les préparatifs en Syrie côté terroristes non européens. C'est notamment lui qui aurait envoyé les deux kamikazes irakiens du Stade de France.

    Des cellules dormantes en France

    Enfin, raconte encore le quotidien américain, Daech ne manquerait pas de cellules dormantes en France. Cette information provient du djihadiste détenu en Allemagne et interviewé par le journal. A son arrivée en Syrie avec un compatriote pour mener le djihad, cet Allemand aurait été chargé de rentrer chez lui en vue de commettre une attaque.

    L'EMNI lui aurait expliqué que Daech manquait de volontaires là-bas et au Royaume-Uni. A la question de son camarade qui s'étonnait qu'ils ne mentionnent pas la France, les espions djihadistes auraient hurlé de rire et rétorqué: "Ne t'inquiète pas pour la France".
    C'était en avril 2015, quelques mois avant les tueries parisiennes.





    [​IMG] L'Express - Il y a 5 heures
    http://www.msn.com/fr-fr/actualite/...ch-implanté-en-france-et-en-europe/ar-BBvdztO
     
  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Du baby-sitting pour financer l'attentat

    [​IMG]
    © Fournis par Le Parisien - La lettre d’allégeance à Daech écrite par Inès Madani
    et retrouvée dans l’appartement de Boussy-Saint-Antoine.

    Inès Madani, 19 ans, blessée par l'un des policiers venu l'interpeller alors qu'elle était armée d'un couteau, a été entendue la semaine dernière sur son implication dans l'attentat avorté à la voiture piégée. Cette jeune fille, radicalisée, est soupçonnée d'avoir tenté de mettre le feu à la Peugeot 607 appartenant à son père, remplie de bonbonnes de gaz, retrouvée, dans la nuit du 3 au 4 septembre, stationnée près de Notre-Dame de Paris.

    Selon nos informations, Inès Madani a assuré avoir «renoncé» à son funeste projet, avant d'être mise en examen pour ces faits et reconduite dans sa cellule de prison. Une version largement contredite par sa complice présumée, Ornella Gilligmann, interpellée au lendemain des faits et écrouée depuis. Cette dernière avait expliqué aux enquêteurs de la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle qu'Inès Madani avait tenté d'incendier le véhicule de son père avant de quitter les lieux. S'apercevant que le feu ne prenait pas, les deux terroristes auraient fait demi-tour pour tenter de faire exploser le véhicule. « Elles ont finalement quitté les lieux avant d'avoir pu recommencer parce qu'elles ont cru apercevoir des policiers en civil s'approcher de leur voiture », assure un proche de l'affaire.

    Les bonbonnes de gaz achetées dans des supérettes

    Rapidement interrogée sur ces faits, le 10 septembre, alors qu'elle se trouvait toujours à l'hôpital, Inès Madani a reconnu avoir «pris la voiture sans le dire» à son père. «Les clés étaient dans le tiroir de la chambre, a-t-elle avoué. Je n'ai pas le permis, mais je sais conduire cette voiture parce qu'elle est automatique.»

    Inès Madani a aussi précisé avoir acheté les bonbonnes de gaz «un peu partout». «Dans des supérettes dans le 93, à Sarcelles (Val-d'Oise), a-t-elle indiqué. Une bouteille coûtait environ 50 €. L'argent provenait des économies que ma famille me donnait. J'ai gardé des enfants une ou deux fois et ça me faisait un peu d'argent.»

    A ses côtés dans l'appartement de Boussy-Saint-Antoine, une de ses complices a relaté l'avoir entendue «rigoler» alors que l'affaire de la voiture aux bonbonnes était évoquée à la télé. «Elle parlait de la voiture et de son père, a affirmé sa comparse. Elle disait : dire que c'est mon père qui m'a balancée.»




    [​IMG] Le Parisien - St.S. - Il y a 2 heure
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite...ng-pour-financer-lattentat/ar-BBxh5EY#image=1

    ___________________________


    Après s'être assurés que la porte d'entrée n'avait pas été piégée, les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pénètrent, le 8 septembre, vers 21 h 20, dans un appartement de la résidence la Grange-aux-Belles à Boussy-Saint-Antoine (Essonne). Quelques instants plus tôt, trois femmes, soupçonnées d'avoir projeté un attentat imminent, quelque part en région parisienne, ont été arrêtées sur le parking en bas de l'immeuble d'où elles sortaient.

    Informés le matin même de cette nouvelle menace, les enquêteurs de la DGSI sont remontés, en un temps record, jusqu'à ce commando de femmes fanatisées et téléguidées depuis la zone irako-syrienne par le djihadiste français Rachid Kassim. Les policiers font alors d'une pierre deux coups. Parmi les suspects qu'ils viennent d'interpeller figure Inès Madani, recherchée depuis le 4 septembre pour sa participation à un projet d'attentat à la voiture piégée en plein cœur de Paris. Au petit matin, ce jour-là, une Peugeot 607, avec six bonbonnes de gaz et deux bidons d'essence, avait été retrouvée à deux pas de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le véhicule était celui du père de Madani, qu'elle lui avait volé.

    A Boussy-Saint-Antoine, quatre jours plus tard, les policiers sont intervenus in extremis, juste avant un autre passage à l'acte. Le commando des trois femmes interpellées, même en passe d'être arrêté, est resté déterminé jusqu'au bout.

    Sarah Hervouët, 23 ans, vêtue d'un jilbab noir, femme de ménage dans un hôpital psychiatrique de Cogolin (Var), où elle vit, a poignardé un policier de la DGSI, qui surveillait le domicile conspiratif. Inès Madani, 19 ans, originaire de Tremblay-en-France (Seine-Saint- Denis), a été blessée lorsqu'elle a voulu à son tour s'en prendre à un policier avec un couteau. Quant à la troisième, la logeuse de l'équipe, Amel Sakaou, 39 ans, ancienne responsable sécurité dans un centre commercial tout proche — avant d'abandonner son poste parce qu'elle ne pouvait pas y porter le voile —, elle avait tracé sur le miroir de sa salle de bains juste avant de sortir de chez elle «Maman vous aime». Un message en guise d'adieu à ses quatre enfants ?

    C'est le téléphone de Madani qui a mené les policiers dans cette planque de l'Essonne. Cette jeune fille, déscolarisée après une année de 1re en gestion administrative, avait été géolocalisée, grâce à son portable, du côté de Sarcelles (Val-d'Oise), deux jours après la découverte de la voiture aux bonbonnes. Elle avait ensuite «cheminé» jusqu'à Boussy-Saint-Antoine, où elle assure avoir seulement été hébergée par Amel Sakaou.

    Sarah Hervouët promise tour à tour à Larossi Abballa et Adel Kermiche

    C'est dans cet appartement que le trio se forme, sur recommandation de Rachid Kassim, alias Abou Kassim ou @, 29 ans, qui les avait mises en relation, sur l'application de messagerie cryptée Telegram, en demandant à Sarah Hervouët de rejoindre le duo déjà constitué.

    Celle qui utilise le pseudo de Marie-Antoinette sur cette messagerie a été mariée religieusement pendant un mois à un musulman de Nice (Alpes-Maritimes), avant d'être tour à tour promise à Larossi Abballa, le tueur d'un couple de policiers à Magnanville (Yvelines), abattu par le Raid le 13 juin, puis à Adel Kermiche, un des deux meurtriers du père Jacques Hamel, à l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), lui aussi neutralisé par les forces de l'ordre le 26 juillet.

    Kassim s'accroche à sa recrue à qui il a déjà demandé de passer à l'acte quelques jours plus tôt. Elle devait s'en prendre au maire de Cogolin (Var). Pour le symbole et toucher «en plein cœur le gouvernement français».
    Rachid Kassim lui conseille aussi d'acheter «un pistolet en plastique et des pétards » pour attaquer un lieu public ou une banque et créer la panique. «Il m'a dit que si j'agitais le pistolet devant les policiers, j'allais me faire tirer dessus», confesse encore Sarah Hervouët. Mais l'apprentie terroriste, après un sérieux repérage des lieux, renonce : «Je ne le sentais pas du tout, je ne voulais pas casser la vie sociale de ma mère et le faire là où j'habite», précise-t-elle en garde à vue, précisant aussi avoir eu la volonté de «mourir en martyre».

    C'est ainsi que le 7 septembre au soir, sur l'impulsion de @,Marie-Antoinette monte dans un train en gare de Saint-Raphaël (Var), à destination de Paris, pistolet factice et lampe à impulsion électrique en poche pour retrouver deux «sœurs» qui veulent faire «la même chose» en région parisienne.

    Le lendemain matin, peu avant 8 heures, en descendant sur le quai de la gare de Boussy, elle adresse un SMS à Inès Madani : «L'oiseau est arrivé». Hervouët est alors prise en main par ses deux complices qui, d'emblée, se méfient, la soupçonnant d'être une infiltrée.

    Madani et Sakaou lui intiment l'ordre de se mettre nue puis examinent son portable dans lequel elles trouvent les numéros de deux policiers de la DGSI. Des coordonnées enregistrées après son «débriefing» dans les locaux de ce service alors qu'elle avait voulu se rendre en Syrie au mois de mars 2015... Puis les deux évoquent le projet de s'en «prendre à une synagogue». De quelle manière ? Des bouteilles vides, munies de mèches en papier, s'apparentant à des cocktails Molotov, ont été saisies dans l'appartement de Boussy.

    C'est un appel le 8 septembre vers 19 heures de la fille aînée d'Amel Sakaou, âgée de 16 ans, qui précipite la suite des événements. L'adolescente leur indique qu'il y «a plein de flics à la gare». Le trio jaillit de sa planque et Sarah Hervouët s'attaque, selon ses propres termes, au premier «monsieur» qu'elle aperçoit.



    [​IMG] Le Parisien -
    Stéphane Sellami - Il y a 2 minutes
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/faits-divers-histoire-dun-commando-de-femmes/ar-BBxh85i
     
  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Salah Abdeslam s'est muré dans le silence,
    ses avocats renoncent à le défendre

    [​IMG]
    © Fournis par BFMNews

    Les avocats de Salah Abdeslam, le Français Frank Berton et le Belge Sven Mary, renoncent à défendre leur client, muré dans le silence. Cette décision a été communiquée jeudi dernier au prisonnier, qui ne souhaite plus d'avocat pour le moment.

    Salah Abdeslam, le seul membre des commandos terroristes du 13 novembre encore en vie et actuellement incarcéré à Fleury-Mérogis, n'a plus d'avocat. Ses deux conseils, le Belge Sven Mary et le Français Frank Berton, ont renoncé à le défendre. Ils en ont informé leur client jeudi 6 octobre, et se sont expliqués lors d'un entretien exclusif à BFMTV filmé mardi à Bruxelles.

    "On a décidé l’un et l’autre de renoncer à la défense de Salah Abdeslam, ce n’est pas un abandon, c’est une renonciation", a insisté Frank Berton.

    Sa parole était une condition sine qua non

    Cette décision a en effet été prise en accord avec Salah Abdeslam, dans la mesure où les deux avocats avaient fixé dès le départ cette condition: ils acceptaient de le défendre si Abdeslam acceptait de parler. Puisqu'il reste muet depuis des mois, il ne sera plus représenté.

    "Nous savons et nous avons la conviction, et il nous l’a dit, qu’il ne s’exprimera pas et qu’il appliquera le droit au silence. Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse? Nous avons prévenu, je l’ai dit depuis le premier jour, si mon client reste muet, nous quitterons sa défense", a expliqué l'avocat lillois à BFMTV.

    "Un immense gâchis" pour Frank Berton

    "Cette décision n’est pas celle qu’on voulait prendre au départ", concède Sven Mary, qui dénonce avec Frank Berton un "gâchis". Selon eux plusieurs décisions politiques, et notamment celle de placer Salah Abdeslam sous vidéosurveillance 24 heures sur 24, l'ont conduit à s'enfermer dans le silence. Une mesure de surveillance qui, comme l'avait dénoncé Frank Berton au mois de juillet, n'a fait l'objet d'un cadre légal que deux mois après sa mise en application.

    "J’ai le sentiment d’un immense gâchis. J’ai vu Salah Abdeslam sombrer de mois en mois", explique Frank Berton. "Lorsque chacun scrute même la nuit vos faits et gestes, vous devenez dingue. Et ça c’est une conséquence d’une décision politique. Ce n’est pas une décision de la justice", martèle l'avocat.

    "Les victimes ont droit à cette vérité"

    Une situation que son confrère regrette en particulier pour les victimes des attentats et leurs proches. "On crée un mutisme chez Salah Abdeslem mais les vraies victimes dans tout ça, c’est les victimes des attentats de Paris, parce qu’elles ont droit à cette vérité et elles ont droit à tenter de comprendre l’incompréhensible", déplore Sven Mary.

    Selon les deux avocats, Abdeslam ne souhaite pas être représenté par quelqu'un d'autre pour le moment et va écrire au juge d'instruction pour lui signifier cette décision. Pendant toute la durée de l'instruction, la présence d'un avocat à ses côtés n'est pas obligatoire. Elle le sera en revanche au moment du procès.

    "Il ne dira plus rien"

    En avril dernier, lorsque Salah Abdeslam a été remis aux autorités françaises et qu'il avait accepté de le représenter, Frank Berton décrivait son client comme "désireux de s'expliquer au plus vite devant la justice française".

    Lorsqu'il était en Belgique, il a d'abord été entendu par un magistrat belge. Auditionné deux fois en France par la suite, au mois de mai puis en septembre, Abdeslam s'est retranché derrière le silence face aux juges d'instruction du pôle antiterroriste de Paris.

    "On était persuadés qu’il avait des choses à dire et qu’il allait les dire", insiste Frank Berton. "Il ne dira plus rien. Mais quel dommage."




    [​IMG] BFMTV - Charlie Vandekerkhove avec Cécile Danré - Il y a 2 heure
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite...renoncent-à-le-défendre/ar-BBxjObE?li=BBoJIji

     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Les attentats du 13 novembre n'ont pas coûté plus
    de 82 000 euros aux djihadistes


    [​IMG]
    © AFP Photo/Francis Pellier - Des membres du RAID et de la BRI lors de l'assaut à Saint-Denis
    trois jours après les attentats de Paris le 13 novembre 2015,
    qui auraient coûté près de 82 000 euros aux djihadistes.


    Un think tank spécialisé dans les questions de terrorisme s'est employé à chiffrer les dépenses des commandos djihadistes et leurs modes de financement, pour perpétrer leurs attentats en France, depuis janvier 2015.

    Armes, téléphonie, locations de voitures, réservations de logements... La note est très détaillée. Dans une expertise datant du mois de septembre et à laquelle le Journal du Dimanche (JDD) a eu accès, le centre d'analyse du terrorisme (CAT), un think tank spécialisé, a détaillé le coût des attentats qui ont touché la France depuis janvier 2015.

    Ainsi, les attaques de Charlie Hebdo et de l'Hypercasher de la porte de Vincennes, perpétrées en janvier 2015, auraient coûté près de 26 000 euros aux frères Kouachi et à Amedy Coulibaly. Après avoir épluché les comptes des terroristes, le CAT estime qu'ils auraient dépensé 21 000 euros dans leur arsenal d'armes (avec l'achat de pistolets-mitrailleurs, lance-roquette, fusils d'assaut...).

    Pour le financer, les deux tueurs auraient utilisé une part de fonds personnels, en lançant notamment un commerce au noir de vêtements, et une autre issue de prêts à la consommation, rapporte le JDD.

    82 000 pour les attentats de Paris

    Le coût des attaques du 13 novembre est bien plus conséquent. Pendant plusieurs mois, les tueurs ont multiplié les allers-retours en Europe (notamment effectués par Salah Abdeslam, le seul terroriste du commando encore en vie) et les locations de logements et véhicules, avant de passer à l'acte. Le CAT estime que ces dépenses s'élèvent à 82 000 euros.

    Les déplacements des terroristes auraient à eux seuls coûté 27 000 euros. Les djihadistes ont également dépensé 20 000 euros dans la location de logements (à Alfortville, Bobigny, Schaerbeek, Charleroi et Auvelais) et 11 000 pour 11 voitures de location. Leurs fusils-mitrailleurs, pistolets et vestes explosives auraient coûté 16 000 euros, et les terroristes ont aussi dépensé près de 8000 euros dans de la téléphonie et l'achat de faux papiers.

    Des financements issus de soutiens

    Pour financer ces dépenses, détaille le CAT, l'Etat islamique leur aurait notamment fourni de 2000 à 3000 euros par djihadiste. Mohamed Abrini, suspecté d'avoir aidé à la logistique des tueries, a également reçu des soutiens financiers de la Grande-Bretagne et Hasna Aïtboulahcen (la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats, avec qui elle est décédée lors de l'assaut de Saint-Denis) aurait réussi à récupérer 4000 euros auprès de soutiens en Île-de-France. Les recettes du bar des frères Brahim et Salah Abdeslam, à Molenbeek auraient aussi contribué au financement de leur sanglant commando.

    L'attentat de Nice aurait, lui, coûté 2500 à son auteur, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Soit le prix de l'achat d'une arme et de la location d'un poids lourd pour trois jours. Ce dernier avait vidé son compte en banque avant de passer à l'acte. Pour Jean-Charles Brisard, à la tête du CAT et interrogé par le JDD, il faudrait qu'une banque puisse signaler à Tracfin (la cellule mise en place par Bercy pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme) lorsqu'une personne fichée S vide entièrement son compte en banque. "Un décret en Conseil d'État pour son application est prévu pour ce mois-ci", précise-t-il.

    Des outils légaux, garantissant leur anonymat

    Autre préconisation: créer un "registre central des prêts à la consommation accessible à Tracfin et l'établissement d'une grille d'alerte pour identifier les retraits suspects". Selon Jean-Charles Brisard, les terroristes se servent très aisément des "outils, disponibles légalement, comme les services de transfert d'argent, les cartes bancaires et les cartes SIM prépayées", qui garantissent leur anonymat, "exactement comme les applications de messagerie chiffrée qui sécurisent leurs communications".

    Aujourd'hui, les vendeurs de cartes bancaires prépayées ne sont contraints de demander une pièce d'identité aux acheteurs que lorsque leur achat dépasse un montant de 1000 euros. "C'est insuffisant. D'autant que sans harmonisation européenne, tous ces efforts seront vains...", commente le président du CAT.





    [​IMG] L'Express
    http://www.msn.com/fr-fr/actualite/...0-euros-aux-djihadistes/ar-AAj2rCM?li=BBoJIji
     
  6. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Attaque du 13 novembre:
    de mystérieux commanditaires

    [​IMG]
    Bien que nourri par des centaines de fonctionnaires issus de la fine fleur de la police et par six juges antiterroristes, le colossal dossier judiciaire des attentats de Paris épais de plusieurs milliers de pages, que Le Figaro a pu consulter, reste émaillé de points d'interrogations.

    Les attentats du vendredi 13 novembre, la pire tragédie qu'ait jamais connue la France depuis la Seconde Guerre mondiale, sont toujours nimbés de mystères. Autant de zones d'ombre qui empêchent les familles de faire le deuil des 130 morts tombés sous les balles et les explosifs des kamikazes. Ou de panser les plaies des quelque 400 blessés par la vague sanglante.

    Un an après les faits, l'identité du fantomatique «cerveau» demeure au cœur de toutes les supputations. À huis clos le 24 mai dernier devant la commission parlementaire présidée par Georges Fenech, le directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) Bernard Bajolet a juste lâché: «Nous connaissons le commanditaire, mais je resterai discret sur ce point…»

    Entendu le 29 juillet dernier de manière peu ordinaire à l'hôtel des Invalides par un des magistrats instructeurs soucieux d'en savoir plus, le patron français de l'espionnage a poliment refusé d'en souffler davantage. Motif ? Ne pas mettre en danger les «sources» du service.

    Depuis lors, rien ou presque ne filtre sur cet énigmatique personnage. Juste un nom de guerre : celui d'«Abou Ahmed». Présenté comme l'«émir supposé», ce francophone haut placé dans l'appareil de l'État islamique aurait imaginé puis orchestré depuis la Syrie, peut-être Raqqa où il a été localisé en octobre 2015, les attaques de Paris et Saint-Denis, mais aussi celles du 22 mars dernier à Bruxelles.

    Comme s'il était nécessaire de noircir un trombinoscope déjà encombré, un autre «cerveau» présumé, Abou Souleymane al-Faransi, est épinglé par les services américains comme le «planificateur» du 13 novembre. Son vrai nom est Abdelilah Himich. Membre des services de sécurité de Daech, ce Marocain d'origine né à Rabat en 1989 mais ayant grandi à Lunel, «nid» djihadiste d'où sont partis une vingtaine de «soldats du Sham», aurait soumis les projets de tueries à Abou Bakr al-Baghdadi en personne, calife autoproclamé de l'État islamique.

    Volontiers présenté comme le «Français le plus haut placé» de l'organisation terroriste, retranché quelque part en Syrie depuis 2014, il se serait d'abord engagé dans les rangs d'al-Qaida avant de rejoindre Daech. «Himich a été décoré par la France et l'Otan après avoir servi six mois dans la Légion étrangère en Afghanistan», assure Jean-Charles Brisard, président du Centre d'analyse du terrorisme.

    Des faits d'armes remontant à 2008 sur lesquels les autorités françaises n'éprouvent manifestement guère l'envie de s'épancher. Hasard du calendrier, Himich se serait enrôlé un certain 13 novembre… «De toutes les façons, argue un expert, la genèse des attentats n'a pas germé dans une seule tête, c'est avant tout le fruit d'une décision collégiale.»

    «Le flou qui persiste sur le ou les vrais commanditaires est plus que préoccupant, renchérit de son côté Me Thibault de Montbrial, conseil d'une vingtaine de victimes, dont deux policiers hors service pris au piège du Bataclan.

    Connaître l'éventuelle cellule ayant orchestré la vague d'attentats n'a pas seulement un intérêt documentaire pour éclairer le passé : c'est crucial pour anticiper les risques d'une réplique à l'approche des fêtes de fin d'année…»





    [​IMG] Le Figaro - Christophe Cornevin - Il y a 49 minutes
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite...stérieux-commanditaires/ar-AAk0WDi?li=BBoJIji

     
  7. titegazelle

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    Un organisateur des attentats de Paris
    et de Bruxelles identifié

    [​IMG]
    Des policiers en face du Bataclan à Paris | Ph: Archives

    Un organisateur des attentats de Paris et de Bruxelles a été identifié, rapporte le quotidien français Le Monde dans son numéro daté de mercredi, précisant qu'il s'agit d'un Belge de 32 ans.

    Les policiers belges et français qui enquêtent sur les deux attentats ont désormais un nom : Oussama Atar qui se fait appeler "Abou Ahmad", ajoute la même source, notant que ce Belge a, depuis la Syrie, désigné des cibles, coordonné et financé les cellules qui ont agi sur le terrain, le 13 novembre à Paris et le 22 mars à Bruxelles.

    Cousin de deux des kamikazes, le "vétéran du djihad" avait été emprisonné en Irak en 2005, puis libéré en 2012, avant de rejoindre l'organisation dite "Etat islamique", selon Le Monde.

    Oussama Atar avait déjà été évoqué en août par la presse belge comme un possible "cerveau" des attentats de Bruxelles, sans que son rôle opérationnel soit détaillé, rappelle le journal, faisant savoir qu'un certain consensus existe aujourd'hui au sein de la communauté du renseignement sur son implication dans les attaques qui ont frappé les deux capitales.

    Oussama Atar est suspecté d’avoir coordonné ces deux opérations depuis la Syrie : il a été désigné comme le recruteur des deux kamikazes irakiens ayant déclenché leurs ceintures piégées aux abords du Stade de France à Saint-Denis, le 13 novembre 2015, et est soupçonné d’être l’homme à qui les terroristes ont soumis leurs plans d’action avant de se faire exploser dans la capitale belge, le 22 mars 2016, précise la publication.

    Le rôle central de ce vétéran du djihad dans les attentats de Paris et Bruxelles souligne l’importance des liens familiaux dans cette cellule terroriste, estime le quotidien, notant que deux de ses cousins, les frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, logisticiens des attentats du 13-Novembre, se sont fait exploser dans la capitale belge. Son petit frère, Yassine Atar, sera lui interpellé quelques jours après ce double attentat, en possession d’une clé de l’appartement de Schaerbeek ayant servi de planque aux terroristes, selon la même source.




    Menara.ma / 08.11.2016 : 12h50
    http://www.menara.ma/fr/actualités/...ntats-de-paris-et-de-bruxelles-identifié.html
     
  8. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Attentats de Paris et Bruxelles : les enquêteurs
    pensent avoir identifié le principal donneur d'ordre

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    © Fournis par Francetv info

    Les enquêteurs ne connaissaient que son nom de guerre, sa "kunya" (surnom musulman) : Abou Ahmad. Ce francophone haut placé au sein du groupe Etat islamique (EI) aurait imaginé, puis orchestré depuis la Syrie, les tueries de Paris et Saint-Denis du 13 novembre 2015, mais également celle de Bruxelles, le 22 mars 2016.
    Près d'un an après les faits, les enquêteurs pensent connaître désormais sa véritable identité. Des proches du dossier assurent, mardi 8 novembre dans Le Monde, ainsi qu'à "Complément d'enquête", le magazine de France 2, que ce mystérieux donneur d'ordre serait Oussama Atar, un Belgo-Marocain de 32 ans, bien connu des services de police. Il est notamment le cousin des frères Bakraoui, deux logisticiens des attentats du 13-Novembre et auteurs de l'attaque dans la capitale belge.

    Identifié par l'un de ses complices

    Argent, instructions, soutiens logistiques... Les investigations menées par six juges d'instruction français ont permis de reconstituer, malgré des zones d'ombre persistantes, les pièces du puzzle d'un projet terroriste sans précédent en Europe. Selon les informations du Monde, confirmées par "Complément d'enquête", les services de lutte antiterroristes belges sont parvenus à la conclusion que Abou Ahamad et Oussama Atar ne forment qu'une même personne.

    A l'été 2015, Oussama Atar missionne depuis Raqqa (Syrie) quatre terroristes pour gagner la France cachés parmi le flux de migrants. Deux d'entre eux, censés participer aux équipées meurtrières de Paris, sont arrêtés en Autriche. L'un d'entre d'eux, Adel Haddadi, donnera aux enquêteurs une première description du donneur d'ordre de l'EI. Un homme aux traits fins, aux yeux marron, qui porte un pistolet à la ceinture. Un portrait qui correspond au profil d'Oussama Atar. Et pour cause : l'aspirant terroriste l'a reconnu officiellement il y a quelques semaines sur la base de plusieurs photographies montrées par les policiers français lors d'un interrogatoire.

    Il s'agit d'un pas de géant dans l'enquête. Depuis le début, le nom d'Abou Ahmad, affilié à un numéro de téléphone, revient. Griffonné sur un papier retrouvé dans la poche d'un des kamikazes du Stade de France, dans un ordinateur abandonné dans une poubelle à Bruxelles le matin de l'attentat le 22 mars... Un faisceau d'indices qui mène à Abou Ahmad. Comme lors de cet échange entre lui et Najim Laachraoui, l'un des kamikazes de l'aéroport de Zaventem (Bruxelles).

    "On va t'envoyer nos testaments... je... je... On va mettre ça dans des dossiers tu vois."

    Najim Laachraoui

    Un vétéran du jihad

    Oussama Atar est bien connu des services de police. Interpellé en février 2005 à Ramadi (Irak), alors en plein conflit deux ans après l'intervention américaine, il avait été condamné à dix ans de prison pour avoir franchi illégalement la frontière entre la Syrie et l'Irak, selon son avocat d'alors, Me Vincent Lurquin, cité dans Le Monde.

    Incarcéré dans plusieurs établissements pénitentiaires, il a fait un passage par la prison Abou Ghraib, réouverte par les Américains, et dans celle de Camp Buca, où il aurait croisé la route d'Abou Bakr Al-Baghdadi, calife auto-proclamé de l'Etat islamique. Un CV de vétéran du jihad.

    En 2010, la famille d'Oussama Atara avait choisi de médiatiser l'affaire dans l'espoir de le faire libérer pour raisons de santé. Il avait alors bénéficié d'une campagne de soutien de la part de personnalités politiques ou d'ONG, comme Amnesty International. En 2011, un clip de rap en soutien au prisonnier "toujours retenu prisonnier en Irak malgré son innocence" est relayé sur la plateforme YouTube.

    Dans une interview donnée au quotidien belge Le Soir la même année, il avait expliqué s'être rendu en Syrie "pour étudier l'arabe", avant de se rendre en Irak par l'intermédiaire d'une association pour y acheminer des médicaments.

    Libéré en 2012, le jihadiste, alors âgé de 28 ans, disparaît à nouveau de la circulation. Il rejoint la zone irako-syrienne et les rangs de l'EI. C'est depuis Raqqa, où il a été localisé en octobre 2015, qu'il est soupçonné d'avoir participé à l'élaboration de projets terroristes en Europe.

    Cellule familiale

    Dans ce dossier, le rôle d'Oussama Atar souligne l'importance des liens familiaux à l'œuvre de cette cellule terroriste. Ses cousins, les frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, logisticiens des attentats du 13-Novembre, se sont fait exploser dans la capitale belge. Son petit frère, Yassine Atar, sera lui interpellé quelques jours après ce double attentat, en possession d’une clé de l’appartement de Schaerbeek ayant servi de planque aux terroristes.

    Depuis cette date, Oussama Atar est "l'homme le plus recherché de Belgique et d'Europe", aux yeux de la police belge. En août, plusieurs perquisitions avaient visé sa famille à Laeken, commune rattachée à Bruxelles. Un personnage clef mais qui ne pourrait pas être le seul à être impliqué dans ces attaques. Plusieurs noms de commanditaires, français et étrangers, circulent toujours pour leur implication présumée dans ces attentats.



    [​IMG] Franceinfo
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite...-donneur-dordre/ar-AAk2NPW?li=BBoJIji#image=1
     
  9. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Le parcours sulfureux de Jawad Bendaoud,
    «caïd» de Saint-Denis devenu «logeur de terroristes»

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    © -/AFP Jawad Bendaoud est accusé d'avoir hébergé volontairement les terroristes des attentats de Paris.

    PORTRAIT - Il est connu comme «le logeur des terroristes». Jawad Bendaoud, aujourd'hui incarcéré à la maison d'arrêt de Villepinte, continue de clamer son innocence. Un an après l'assaut de l'appartement de Saint-Denis, Le Figaro revient sur le parcours de ce personnage instable au palmarès judiciaire chargé.

    C'était il y a un an. Le 18 novembre 2015, 110 policiers du Raid et de la BRI lancent l'assaut dans un appartement du 8 rue du Corbillon, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d'être le commanditaire des attentats de Paris cinq jours plus tôt, est tué, tout comme sa cousine Hasna Aït Boulahcen et Chakib Akrouh. Une fois l'opération terminée, des millions de Français découvrent le visage d'un seul homme, défilant en boucle sur leurs écrans: celui de Jawad Bendaoud. Le Franco-Marocain de 30 ans est accusé d'avoir loué l'appartement du troisième étage aux assaillants après avoir négocié avec Hasna Aït Boulahcen. Pis encore, les enquêteurs le suspectent d'avoir «sciemment hébergé des personnes en cavale».

    S'il se présente au départ comme le propriétaire des lieux, l'enquête démontrera que l'appartement était en réalité détenu par trois frères, domiciliés au Raincy et au Blanc-Mesnil. Les trois hommes sont des «marchands de sommeil» et possèdent des dizaines d'appartements en Seine-Saint-Denis. Jawad, lui, n'est qu'un «homme de main». À l'époque, son rôle est de trouver des locataires et de s'assurer que ces derniers payent en liquide, les trois frères n'ayant plus l'autorisation de louer. Son travail consiste à sélectionner des sans-papiers, des trafiquants de drogue et autres personnes en détresse avant de leur proposer un hébergement à court terme.

    La «risée du Web»

    Incarcéré à la prison de Villepinte le 24 novembre 2015 après 6 jours de garde à vue, Jawad Bendaoud ne va pas pour autant réussir à se faire oublier des Français. Au contraire, une scène pathétique, enregistrée par les caméras BFMTV lors de son arrestation dans la rue de Corbillon le 18 novembre, va faire l'objet de toutes les moqueries. «On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je ne savais pas que c'étaient des terroristes», expliquait l'hébergeur face caméra, soutenant qu'il savait juste que ses locataires «venaient de Belgique». «J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit “c'est pas grave”, ils voulaient juste de l'eau et faire la prière», a-t-il ajouté.

    Rapidement, le Web s'empare de l'étrange histoire de Jawad Bendaoud. Sur les réseaux sociaux, sa justification bancale est détournée à de nombreuses reprises et le curieux logeur de Saint-Denis devient dès lors la risée du Web. Sa naïveté et son air benêt sont tournés en ridicule dans des parodies illustrées par exemple à travers le compte Twitter @LogeurDuDaesh (55.000 abonnés) ou l'événement «pyjama party chez Jawad» qui réunira 200.000 personnes sur Facebook.

    Un lourd passé judiciaire

    Si la notoriété de Jawad Bendaoud a pris une tout autre dimension depuis cette affaire, le jeune homme cultive depuis longtemps une certaine réputation à Saint-Denis. C'est ici qu'il a grandi aux côtés de sa mère, nourrice, de son père, sans emploi, et de ses quatre frères qui ne vivent plus dans le foyer familial boulevard Carnot, à l'angle de la rue du Corbillon. Un quartier qui deviendra le théâtre de sa triste histoire. En 2008, alors qu'il n'a que 22 ans, celui qui deviendra le «logeur des terroristes» est condamné à huit ans de prison pour coups et blessures ayant entraîné la mort. La scène se déroule justement dans la rue du Corbillon et la victime n'est autre que son meilleur ami de l'époque. Relâché pour bonne conduite dès 2013, le jeune Franco-Marocain ne semble pas décidé à rentrer dans le rang. Il écopera de nouvelles peines de prison pour différents trafics en 2014 et 2015. Au total, Jawad Bendaoud a cumulé pas moins de 13 condamnations pour des faits liés aux stupéfiants, détention d'armes aggravée en réunion, faux et usage de faux, conduite en état d'ivresse, violences conjugales ou encore violences aggravées en réunion.

    À Saint-Denis, Jawad s'est fait un nom et une réputation. Dès sa sortie de prison en 2013, il est vite perçu comme «le caïd» et le «chef» de la rue du Corbillon en raison des nombreux trafics auxquels il est mêlé. Si on lui prête un caractère «impulsif et nerveux», sa personnalité reste obscure. Est-il vraiment le personnage naïf et simplet qu'il laisse paraître? Difficile à dire tant les témoignages à son égard diffèrent. «Il est à la fois bête, violent et dangereux», confiait au Figaro la mairie de Saint-Denis en novembre dernier. Par ailleurs, certains riverains menacés verbalement auraient déjà déposé des mains courantes à son encontre. À l'inverse, d'autres semblent l'estimer davantage: «Il est pas méchant, un peu naïf» confiait à Sud Ouest une propriétaire d'immeuble de la rue du Corbillon. Jawad est quelqu'un de «pas du tout radical. Il danse, il a rien à avoir avec ça. C'est un mec sexe, drogue, alcool. Il sait même pas où c'est, la mosquée», expliquait de son côté Sami, habitant du quartier, au quotidien régional.

    Sa vie en prison

    Mis en examen le 24 novembre dernier pour «associations de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes», Jawad Bendaoud est aujourd'hui toujours enfermé à la maison d'arrêt de Villepinte. Il encoure jusqu'à vingt ans de prison. Par deux fois il tentera de

    prouver son innocence en rédigeant deux lettres adressées aux juges et dans lesquelles il dit notamment refuser de devenir le «bouquet émissaire» et déplore faire «l'objet de parodie, de blague». S'il a «conscience d'avoir hébergé les pires assassins que la France n'a jamais connus», il affirme dans sa première lettre ne s'être jamais «associé» ni avoir «vu de ses yeux des armes». La seconde est plus virulente: «Est-ce que vous allez imprimer ça dans vos cervelles? Depuis ma sortie de prison, je n'ai même pas préparé un repas et vous me parlez de préparer des attentats. Je n'ai rien à voir avec tout ça. […] Je vais péter les plombs», écrit-il.

    En septembre dernier, une puce de téléphone portable ainsi qu'un chargeur sont retrouvés dans sa cellule. Jawad Bendaoud menacera à cet instant de «faire quelque chose de sale». Plus tard, il mettra le feu à ses vêtements ainsi qu'à des morceaux de papiers glissés sous la porte de la cellule et tentera d'arracher la fenêtre. L'intervention rapide des surveillants permettra d'éviter la propagation de l'incendie. Le détenu passera la nuit dans une cellule anti-suicide.

    Depuis le mois de mai, une rumeur persistante laisse à penser que la mise en examen de Jawad Bendaoud pourrait être requalifiée en «recel de malfaiteurs», lui évitant toute poursuite pour «terrorisme». Selon une source judiciaire citée par Le Monde, cette hypothèse est plus que probable. Si cette requalification était avérée, l'accusé n'encourrait plus que trois ans de prison. Pourtant, en juillet, l'ADN de Jawad Bendaoud est retrouvé sur un gilet explosif que les assaillants portaient au moment de l'assaut, ainsi que sur un rouleau de scotch orange et un morceau de scotch gris qui ont servi aux kamikazes. Un élément qui ne suffit pas, malgré tout, à prouver quoique ce soit. L'avenir judiciaire de Jawad Bendaoud demeure donc, pour l'heure, toujours aussi incertain.

    Jeudi, Jawad Bendaoud était attendu devant les juges de Bobigny pour une affaire de trafic de drogue. Il aurait toutefois refusé d'être extrait de sa cellule de Villepinte, selon l'Agence France Presse. Il comparaîtra finalement le 26 janvier prochain pour des faits de trafic de stupéfiants en récidive, commis entre «courant septembre et le 1er décembre 2015». Mohamed Soumah, soupçonné d'avoir servi d'intermédiaire entre Hasna Aït Boulahcen et Jawad Bendaoud, comparaîtra également à cette date pour le même délit.




    [​IMG] Le Figaro - Paul Louis, il y a 1 jour
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite...nis-devenu-«logeur-de-terroristes»/ar-AAkrnha
     
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    «Sans elle, il n'y aurait pas eu d'assaut» :
    l'incroyable histoire de la dénonciatrice d'Abaaoud

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    © Fournis par Le Figaro figarofr

    INTERVIEW VIDÉO - Journaliste à RMC, Claire Andrieux raconte l'histoire de Sonia, témoin clé qui a permis de localiser la planque des terroristes et donner l'assaut, à Saint-Denis le 18 novembre 2015, quelques heures après les attentats de Paris.

    «Vous avez permis de sauver des vies. Ce que vous avez fait, personne ne l'a jamais fait»: c'est ainsi que le procureur de la République de Paris, François Molins, a qualifié le geste de Sonia (son prénom a été changé), cette femme d'une quarantaine d'années qui a eu un rôle décisif dans la neutralisation d'Abdelhamid Abaaoud le 18 novembre 2015. C'est elle qui a livré l'adresse de la cache des terroristes à Saint Denis, près de Paris. Dans Témoin (Robert Laffont, 2016), la journaliste de RMC Claire Andrieux relate ces jours de traque et d'angoisse et le destin extraordinaire de cette femme qui a sans doute empêché d'autres attaques, notamment à La Défense.

    Proche d'Hasna Aït Boulahcen, la cousine du terroriste, elle a un premier contact avec Abaaoud le 16 novembre, alors qu'il est encore caché dans un buisson, dans la commune voisine d'Aubervilliers.

    «Vous allez voir vos fêtes de fin d'année», menace le terroriste, qui projette alors une dernière attaque à La Défense. Sonia décide alors d'appeler le 197, le numéro de la plate-forme «alerte attentat». Le standard met du temps à prendre son appel au sérieux. Finalement, elle aidera la police à localiser l'immeuble où se sont cachés les terroristes, rue Corbillon, à Saint-Denis. Le risque est énorme. Hasna ne l'a-t'elle pas prévenue: «Il voulait que je te tue, il dit que la France s'est trop imprégnée en toi».

    Aujourd'hui, un an après les attaques, Sonia a tout perdu, son métier, son adresse, et même son nom: elle a dû changer d'identité. Elle a reçu une indemnité financière, mais attend toujours le statut de témoin protégé. Pourtant, si c'était à refaire, elle n'hésiterait pas. «Je ne regrette rien»: c'est par ces mots qu'elle conclut cette enquête palpitante qui nous emmène au cœur d'heures tragiques et décisives.



    Voir la vidéo sur place


    [​IMG] Le Figaro - Eugénie Bastié, il y a 1 jour
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite...toire-de-la-dénonciatrice-dabaaoud/ar-AAkrkEX
     
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    Attentats de Paris:
    les Etats-Unis soupçonnent un Franco-Marocain

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    Police française

    Les Etats-Unis ont inscrit mardi sur leur liste noire de "terroristes internationaux" un Franco-Marocain. Ils le soupçonnent d'avoir planifié les attentats de Paris et de Bruxelles même s'il n'apparaît pas dans l'enquête française sur le 13 novembre 2015.

    Abdelilah Himich, surnommé "Abdel le légionnaire" ou "Abu Sulayman al-Faransi" est né en novembre 1989 au Maroc, a grandi à Lunel, commune près de Montpellier dans le sud de la France, ville marquée à partir de 2013 par le départ vers la Syrie d'une vingtaine de jeunes.

    En le faisant figurer dans cette classification "terroriste" --ce qui déclenche une batterie de sanctions-- le département d'Etat et le Trésor américains considèrent dorénavant le jeune homme comme un "terroriste international", une "figure des opérations extérieures (...) de l'organisation terroriste étrangère Etat islamique".

    D'après Washington, Himich, parti en Syrie en 2014 pour rejoindre l'EI, a mis sur pied l'année suivante une "cellule de combattants étrangers européens, vivier d'auteurs d'attaques en Irak, en Syrie et à l'étranger".

    Son "bataillon a pu compter à un moment 300 membres", avance la diplomatie américaine.

    En outre, le centre français d'analyse du terrorisme (CAT) et une source proche du dossier en France rapportent que Abdelilah Himich "a fait son service militaire dans la Légion étrangère française pendant deux ans, période durant laquelle il a servi en Afghanistan".

    Son parcours dans l'armée, à partir de 2008, expliquerait son "ascension rapide au sein de l'Etat islamique", estime le CAT.

    Mais les autorités américaines vont plus loin et évoquent son rôle présumé dans les attaques de Paris et de Saint-Denis le 13 novembre 2015 (130 morts) et dans celles de Bruxelles le 22 mars dernier (32 morts) revendiquées par le groupe jihadiste.

    Himich "a, selon des informations, été impliqué dans la planification des attentats", affirme un communiqué du département d'Etat, sans toutefois fournir davantage de détails sur la participation précise du Franco-Marocain aux attaques jihadistes en Europe.

    D'autant que, à ce stade, il n'y a pas d'éléments sur Himich dans l'enquête judiciaire conduite par des juges antiterroristes à Paris sur les attentats du 13 novembre 2015.

    - Filière jihadiste de Lunel -

    Son nom apparaît en revanche dans l'enquête ouverte en novembre 2013 sur les départs des jeunes jihadistes de Lunel.

    "Himich a eu un rôle assez important au sein de cette filière, surtout sur place en Syrie, où il aurait été à la tête du groupe des jeunes de Lunel", a expliqué la source proche du dossier en France.

    Dans le cadre de cette enquête sur la filière de Lunel, Himich fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

    L'administration américaine prend très régulièrement des mesures juridiques et financières contre des individus et des organisations qualifiées de "terroristes": cela déclenche des sanctions, comme le gel d'avoirs aux Etats-Unis, le blocage de comptes bancaires et l'interdiction pour tout ressortissant américain d'être en contact et de commercer avec eux.

    Parallèlement au dossier Himich, le département d'Etat et le Trésor ont aussi inscrit sur cette même liste de "terroristes internationaux" Abdullah Ahmed al-Meshedani, un Irakien membre de l'EI chargé de l'accueil de "combattants terroristes étrangers" et de "l'acheminement de candidats aux attentats suicide" et Basil Hassan accusé d'avoir tiré en février 2013 sur le polémiste danois critique de l'islam, Lars Hedegaard.




    Menara.ma / 23.11.2016
    http://www.menara.ma/fr/actualités/...tats-unis-soupçonnent-un-franco-marocain.html
     
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    Fallait-il attendre - juste après l'élection de M. Trump - pour que les Etats-Unis découvrent maintenant que ce monsieur soit le cerveau des deux attentats ?
    Personnellement, il y a matière à réflexion !
     
  13. titegazelle

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    Attentats de Paris et Bruxelles :
    les enquêteurs tentent de percer les secrets d'Abrini

    http://img-s-msn-com.akamaized.net/....img?h=483&w=728&m=6&q=60&o=f&l=f&x=464&y=352
    © DR Attentats de Paris et Bruxelles: les enquêteurs tentent de percer les secrets d'Abrini

    La police tente de percer les secrets de Mohamed Abrini, accusé d'avoir aidé à préparer les attentats de Paris et de Bruxelles.

    Omniprésent tout au long des préparatifs des attentats de Paris et Bruxelles, Mohamed Abrini tente, depuis son arrestation il y a un an, de se présenter comme l'ami fidèle entraîné malgré lui dans les projets jihadistes de ses amis de Molenbeek.

    "Je n'avais aucune intention d'aller vers la mort", répète à plusieurs reprises aux enquêteurs belges "l'homme au chapeau" filmé à l'aéroport de Bruxelles derrière un chariot chargé d'explosifs, avant de prendre la fuite. Quelques instants après, ce 22 mars 2016, 32 personnes meurent dans le double attentat de la capitale belge.

    Son ami Salah Abdeslam, dont il a partagé la fuite après les attentats parisiens du 13 novembre 2015 qui ont fait 130 morts, se mure dans le silence. En revanche, Abrini, 32 ans, mis en examen par les justices française et belge pour son rôle dans les tueries parisienne et bruxelloise, répond volontiers aux enquêteurs belges, selon des auditions consultées par plusieurs médias dont l'AFP.

    Abrini est présenté comme l'un des logisticiens présumés du 13-Novembre, mais son rôle précis continue d'intriguer les enquêteurs. Sa trajectoire dans la cellule jihadiste du groupe Etat islamique (EI) responsable des attaques dans les deux capitales remonte-t-elle à son voyage en Syrie, fin juin 2015?

    "Je n'ai eu aucune activité, ni reçu aucune mission en rapport avec l'EI", maintient-t-il. "J'ai juste visité la tombe de mon frère Soulaimane." De retour en Europe, il passe par l'Angleterre, à la demande d'Abdelhamid Abaaoud, qui coordonnera les attentats parisiens. Un voyage mystérieux d'une dizaine de jours, où il change plusieurs fois de téléphone et fait étape à Birmingham, connu pour être un fief islamiste.

    Les 10 et 11 novembre, il accompagne des amis de son quartier bruxellois de Molenbeek, Salah Abdeslam et son frère Brahim, futur kamikaze des terrasses parisiennes, lors d'allers-retours nocturnes Bruxelles-Paris, pour louer des cachettes. "C'est pas parce que j'accompagne quelqu'un que je l'aide", se défend Abrini, plaidant sa "naïveté totale". Pourtant dans la voiture, "Salah m'a dit que des gens allaient se faire exploser et que ça allait partir en cacahuètes", raconte-t-il.

    Le 12 novembre, Abrini est encore là pour le dernier voyage, depuis la Belgique, avec le commando au complet. "Je n'ai rien vu des préparatifs" lorsqu'il était dans une cache en banlieue parisienne : "Même moi j'étais plus nerveux qu'eux. Ils étaient calmes, tranquilles. Ils préparaient à manger dans la cuisine, regardaient la télé". Puis "j'embrasse une dernière fois tout le monde", "les larmes aux yeux".

    Jeux vidéos

    Pour 365 euros, un taxi le ramène nuitamment à Bruxelles. Le lendemain, jour des attentats, il signe un bail d'appartement avec sa fiancée. Pour se créer un alibi ? Les enquêteurs s'interrogent. "Je suis contre le fait d'aller tuer des gens dans des terrasses, des stades", assure-t-il. Alors pourquoi ne pas prévenir les autorités ? "Je ne balance pas mes amis." Le soir du 13-Novembre, il regarde un match dans un café, raconte-t-il sans mentionner la présence à ses côtés d'Ahmed Dahmani, autre logisticien présumé qui s'envolera le lendemain pour la Turquie où il sera rapidement arrêté.

    La police belge, qui surveillait depuis une semaine le domicile d'Abrini, ne le verra jamais rentrer chez lui. Le chauffeur des jihadistes de Paris prétend avoir continué à travailler normalement quelques jours dans son snack, jusqu'à ce qu'un des futurs kamikazes de Bruxelles, Khalid El Bakraoui, vienne le chercher: "Je sais que je suis recherché, que Salah est recherché, j'ai suivi", à contrecoeur, dit-il. Suivront plus de quatre mois de fuite bruxelloise, de cache en cache. Très vite, le fugitif Abdeslam, "pâle, fatigué", les rejoint. Abrini s'étonne que son ami ne soit "pas allé jusqu'au bout".

    "L'homme au chapeau" soutient ne pas avoir participé à la préparation des attentats du 22-Mars, pas même à la confection des explosifs qu'il transportera à l'aéroport dans des sacs de voyage. "J'étais planqué avec eux mais c'est tout", assure-t-il. Son testament jihadiste, trouvé dans un ordinateur jeté à la poubelle près d'une cachette ? "Ils auraient trouvé bizarre que je n'en fasse pas un. J'ai fait un copier/coller de celui des autres", prétend-t-il. Abdeslam et lui ne prêtent pas attention aux artificiers: "on voyait des gens rentrer, sortir", "j'étais dans ma bulle". Occupé, selon ses dires, à jouer aux jeux vidéos avec son ami de Molenbeek.




    [​IMG] Paris Match - Il y a 3 heures
    http://www.msn.com/fr-fr/actualite/...tent-de-percer-les-secrets-dabrini/ar-BBzPW5W

     
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    Attentats du 13 novembre :
    la France veut entendre le frère d'un suspect-clé

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    © (LP/ Guillaume Georges.) (Archives) Paris, dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015.
    L'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts) vise Yassine Atar.

    Yassine Atar va pouvoir être interrogé par les juges d'instruction français en charge de l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts).

    La justice belge a approuvé la remise à la France, en vertu d'un mandat d'arrêt européen, de Yassine Atar, le frère d'un des coordinateurs présumés des attentats de Paris et de Bruxelles.

    Ce mandat d'arrêt «a été rendu exécutoire lundi», affirme un porte-parole du parquet fédéral, confirmant une information du journal La Dernière Heure, mais la remise du suspect à la France pourrait prendre plusieurs mois, celui-ci étant encore impliqué dans plusieurs dossiers en Belgique.

    L'émission d'un mandat d'arrêt européen signifie que les juges d'instruction français en charge de l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts), souhaitent entendre Yassine Atar en vue d'une probable mise en examen. Ce Belge de 30 ans avait été arrêté dans la foulée des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, qui ont fait 32 morts. Il est inculpé en Belgique dans plusieurs dossiers, notamment dans le cadre du volet belge de l'enquête sur les attentats du 13 novembre pour «assassinats terroristes» et «participation aux activités d'un groupe terroriste en qualité de dirigeant».

    Arrêté cinq jours après les attentats de Bruxelles

    Son frère Oussama Atar, toujours en fuite, est considéré par les enquêteurs comme un des coordinateurs à partir de la Syrie des attentats à Bruxelles et Paris. Yassine Atar avait été arrêté cinq jours après les attentats de Bruxelles avec deux autres hommes. Les domiciles de proches, notamment de sa sœur Asma et de leur mère, Malika Benhattal, ont fait l'objet de plusieurs perquisitions. Toutes deux avaient même été brièvement interpellées.

    Selon la chaîne belge RTL-TVI, Yassine Atar était en possession d'une clé qui donnait accès à une planque de la commune bruxelloise de Schaerbeek où avaient été constituées les ceintures explosives utilisées à Paris et où Salah Abdeslam, seul survivant des commandos du 13 novembre, s'était caché après les attaques dans la capitale française. Selon la même source, des «résidus d'explosifs» ont également été détectés sur lui.

    Oussama et Yassine Atar sont des cousins des frères El Bakraoui, qui se sont fait exploser dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016.



    [​IMG] Le Parisien
    http://www.msn.com/fr-fr/actualite/...-entendre-le-frère-dun-suspect-clé/ar-AAr4TqQ

     

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