Au Japon, la personnalité coule dans les veines

Discussion dans 'Scooooop' créé par estrellajurkid, 18 Avril 2006.

  1. estrellajurkid

    estrellajurkid Visiteur

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    Les A sont perfectionnistes, les O sont des leaders dans l’âme alors que les B ont une fâcheuse tendance à être épris de liberté. Au Japon et en Corée, de plus en plus de voix s’élèvent contre cette croyance populaire, largement répandue, qui veut que le tempérament de chaque individu soit conditionné par son groupe sanguin.

    Pour nombre de Japonais, le sujet suscite la même curiosité amusée que la lecture des horoscopes. <BR> PHOTO AP/Shizuo Kambayashi

    « Si je croise quelqu'un pour la première fois, de nouveaux collègues par exemple, je leur demande souvent leur groupe sanguin pour avoir des indications sur leur personnalité », explique Makiko Ishikawa, employée dans un hôpital. « Vous seriez étonné de savoir tout ce qu'on peut connaître d'une personne rien qu'à partir de son groupe sanguin », assure cette trentenaire.

    Depuis les années 1920 au Japon, le déterminisme lié aux groupes sanguins fait l'objet de débats virulents entre ceux qui y voient une vérité scientifique et ses détracteurs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats du Japon impérial étaient assignés à des tâches différentes selon leur groupe sanguin. Un temps décriée par les scientifiques, la pratique s'est de nouveau répandue dans les années 1970 lorsque le chercheur Masahiko Nomi a publié des ouvrages sur les groupes sanguins de gens célèbres.

    Dans les esprits, une hiérarchie des groupes sanguins s’est vite établie. Les chanceux sont du groupe A, car ils sont considérés comme ordonnés et perfectionnistes, ou du groupe O, dotés de qualités de leaders. En revanche, les porteurs du groupe B, réputés pour placer leur goût de la liberté au dessus des valeurs collectives, un tabou dans la civilisation asiatique, font l'objet de nombreuses vexations.

    Utiliser cette croyance dans les ressources humaines

    Le phénomène a pris tellement d’ampleur que des parents d'élèves et des professeurs japonais se sont plaint en haut lieu de la multiplication de harcèlements d'élèves, moqués par leurs condisciples en raison de leur groupe sanguin. L’équivalent du Conseil supérieur de l'audiovisuel a même dû intervenir auprès des chaînes de télévision pour qu’elles cessent de véhiculer cette croyance. « Les adultes peuvent toujours prendre le sujet à la légère, mais ce n'est pas forcément le cas des enfants », a argué le comité d'éthique pour l'audiovisuel.

    Malgré les critiques, Toshikata Nomi, le fils de Masahiko, affirme que la société japonaise gagnerait à faire usage de ce qu'il considère comme une science. « Si nous réussissons à développer la recherche sur le sujet, nous pourrons améliorer nos résultats dans des domaines aussi divers que le marketing, la gestion des ressources humaines et même l'éducation », plaide cet ancien journaliste, aujourd'hui président de l'ONG « Human Science ABO Center» à Tokyo. Selon lui, Ronald Reagan était du groupe O, comme plus du tiers des dirigeants des grandes entreprises japonaises qui ont participé au phénoménal miracle économique de l'après-guerre.

    Sur le même plan que l’astrologie

    Ses opposants, parmi lesquels de nombreux universitaires japonais, dénoncent l'impact néfaste de cette pratique empirique. « Ceux qui croient au déterminisme du groupe sanguin pensent tout savoir de l'être humain. Il est dangereux d'adhérer naïvement à cette croyance », tranche Daisuke Nakanishi, professeur en psychologie sociale à Hiroshima.

    Pour nombre de Japonais, le sujet suscite la même curiosité amusée que l'astrologie et la lecture des horoscopes. « Je pense que c'est en partie vrai, mais sûrement pas totalement », observe Hidefumi Akashio, un homme d'affaires de 32 ans. « Moi qui appartient au groupe A, je suis censé être ordonné et méticuleux, ce qui n'est pas le cas ».



    Les A sont perfectionnistes, les O sont des leaders dans l’âme alors que les B ont une fâcheuse tendance à être épris de liberté. Au Japon et en Corée, de plus en plus de voix s’élèvent contre cette croyance populaire, largement répandue, qui veut que le tempérament de chaque individu soit conditionné par son groupe sanguin.

    Pour nombre de Japonais, le sujet suscite la même curiosité amusée que la lecture des horoscopes. <BR> PHOTO AP/Shizuo Kambayashi

    « Si je croise quelqu'un pour la première fois, de nouveaux collègues par exemple, je leur demande souvent leur groupe sanguin pour avoir des indications sur leur personnalité », explique Makiko Ishikawa, employée dans un hôpital. « Vous seriez étonné de savoir tout ce qu'on peut connaître d'une personne rien qu'à partir de son groupe sanguin », assure cette trentenaire.

    Depuis les années 1920 au Japon, le déterminisme lié aux groupes sanguins fait l'objet de débats virulents entre ceux qui y voient une vérité scientifique et ses détracteurs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats du Japon impérial étaient assignés à des tâches différentes selon leur groupe sanguin. Un temps décriée par les scientifiques, la pratique s'est de nouveau répandue dans les années 1970 lorsque le chercheur Masahiko Nomi a publié des ouvrages sur les groupes sanguins de gens célèbres.

    Dans les esprits, une hiérarchie des groupes sanguins s’est vite établie. Les chanceux sont du groupe A, car ils sont considérés comme ordonnés et perfectionnistes, ou du groupe O, dotés de qualités de leaders. En revanche, les porteurs du groupe B, réputés pour placer leur goût de la liberté au dessus des valeurs collectives, un tabou dans la civilisation asiatique, font l'objet de nombreuses vexations.

    Utiliser cette croyance dans les ressources humaines

    Le phénomène a pris tellement d’ampleur que des parents d'élèves et des professeurs japonais se sont plaint en haut lieu de la multiplication de harcèlements d'élèves, moqués par leurs condisciples en raison de leur groupe sanguin. L’équivalent du Conseil supérieur de l'audiovisuel a même dû intervenir auprès des chaînes de télévision pour qu’elles cessent de véhiculer cette croyance. « Les adultes peuvent toujours prendre le sujet à la légère, mais ce n'est pas forcément le cas des enfants », a argué le comité d'éthique pour l'audiovisuel.

    Malgré les critiques, Toshikata Nomi, le fils de Masahiko, affirme que la société japonaise gagnerait à faire usage de ce qu'il considère comme une science. « Si nous réussissons à développer la recherche sur le sujet, nous pourrons améliorer nos résultats dans des domaines aussi divers que le marketing, la gestion des ressources humaines et même l'éducation », plaide cet ancien journaliste, aujourd'hui président de l'ONG « Human Science ABO Center» à Tokyo. Selon lui, Ronald Reagan était du groupe O, comme plus du tiers des dirigeants des grandes entreprises japonaises qui ont participé au phénoménal miracle économique de l'après-guerre.

    Sur le même plan que l’astrologie

    Ses opposants, parmi lesquels de nombreux universitaires japonais, dénoncent l'impact néfaste de cette pratique empirique. « Ceux qui croient au déterminisme du groupe sanguin pensent tout savoir de l'être humain. Il est dangereux d'adhérer naïvement à cette croyance », tranche Daisuke Nakanishi, professeur en psychologie sociale à Hiroshima.

    Pour nombre de Japonais, le sujet suscite la même curiosité amusée que l'astrologie et la lecture des horoscopes. « Je pense que c'est en partie vrai, mais sûrement pas totalement », observe Hidefumi Akashio, un homme d'affaires de 32 ans. « Moi qui appartient au groupe A, je suis censé être ordonné et méticuleux, ce qui n'est pas le cas ».



    Les A sont perfectionnistes, les O sont des leaders dans l’âme alors que les B ont une fâcheuse tendance à être épris de liberté. Au Japon et en Corée, de plus en plus de voix s’élèvent contre cette croyance populaire, largement répandue, qui veut que le tempérament de chaque individu soit conditionné par son groupe sanguin.

    Pour nombre de Japonais, le sujet suscite la même curiosité amusée que la lecture des horoscopes. <BR> PHOTO AP/Shizuo Kambayashi

    « Si je croise quelqu'un pour la première fois, de nouveaux collègues par exemple, je leur demande souvent leur groupe sanguin pour avoir des indications sur leur personnalité », explique Makiko Ishikawa, employée dans un hôpital. « Vous seriez étonné de savoir tout ce qu'on peut connaître d'une personne rien qu'à partir de son groupe sanguin », assure cette trentenaire.

    Depuis les années 1920 au Japon, le déterminisme lié aux groupes sanguins fait l'objet de débats virulents entre ceux qui y voient une vérité scientifique et ses détracteurs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats du Japon impérial étaient assignés à des tâches différentes selon leur groupe sanguin. Un temps décriée par les scientifiques, la pratique s'est de nouveau répandue dans les années 1970 lorsque le chercheur Masahiko Nomi a publié des ouvrages sur les groupes sanguins de gens célèbres.


    Dans les esprits, une hiérarchie des groupes sanguins s’est vite établie. Les chanceux sont du groupe A, car ils sont considérés comme ordonnés et perfectionnistes, ou du groupe O, dotés de qualités de leaders. En revanche, les porteurs du groupe B, réputés pour placer leur goût de la liberté au dessus des valeurs collectives, un tabou dans la civilisation asiatique, font l'objet de nombreuses vexations.

    Utiliser cette croyance dans les ressources humaines

    Le phénomène a pris tellement d’ampleur que des parents d'élèves et des professeurs japonais se sont plaint en haut lieu de la multiplication de harcèlements d'élèves, moqués par leurs condisciples en raison de leur groupe sanguin. L’équivalent du Conseil supérieur de l'audiovisuel a même dû intervenir auprès des chaînes de télévision pour qu’elles cessent de véhiculer cette croyance. « Les adultes peuvent toujours prendre le sujet à la légère, mais ce n'est pas forcément le cas des enfants », a argué le comité d'éthique pour l'audiovisuel.

    Malgré les critiques, Toshikata Nomi, le fils de Masahiko, affirme que la société japonaise gagnerait à faire usage de ce qu'il considère comme une science. « Si nous réussissons à développer la recherche sur le sujet, nous pourrons améliorer nos résultats dans des domaines aussi divers que le marketing, la gestion des ressources humaines et même l'éducation », plaide cet ancien journaliste, aujourd'hui président de l'ONG « Human Science ABO Center» à Tokyo. Selon lui, Ronald Reagan était du groupe O, comme plus du tiers des dirigeants des grandes entreprises japonaises qui ont participé au phénoménal miracle économique de l'après-guerre.

    Sur le même plan que l’astrologie

    Ses opposants, parmi lesquels de nombreux universitaires japonais, dénoncent l'impact néfaste de cette pratique empirique. « Ceux qui croient au déterminisme du groupe sanguin pensent tout savoir de l'être humain. Il est dangereux d'adhérer naïvement à cette croyance », tranche Daisuke Nakanishi, professeur en psychologie sociale à Hiroshima.

    Pour nombre de Japonais, le sujet suscite la même curiosité amusée que l'astrologie et la lecture des horoscopes. « Je pense que c'est en partie vrai, mais sûrement pas totalement », observe Hidefumi Akashio, un homme d'affaires de 32 ans. « Moi qui appartient au groupe A, je suis censé être ordonné et méticuleux, ce qui n'est pas le cas ».





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