Aujourd’hui et demain, grève nationale dans le secteur de la Santé et à l’INRA

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 19 Mai 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Aujourd’hui et demain, une grève générale de 48 heures perturbera la marche normale de deux secteurs vitaux : la Santé publique et la recherche agronomique.
    Les 18 et 19 mai 2005, l’activité dans les établissements relevant de ces deux domaines sera totalement paralysée.

    Pourtant, les bureaux syndicaux qui opèrent différemment dans les deux domaines avaient annoncé cette grève il y a plus de deux semaines, dans le but d’entamer avec l’administration de tutelle un dialogue sérieux et serein afin d’éviter le pire. Malheureusement, ni le ministère de l’Agriculture ni celui de la Santé n’ont répondu favorablement à l’appel.

    Concernant l’appel à la grève dans le secteur de la Santé, les fédérations syndicales affiliées à l’UGTM, la FDT, la CDT et l’UNMT ont envoyé plusieurs signaux qui prouvent qu’elles sont prêtes à renoncer à la grève, si de sa part l’administration de tutelle est disposée à négocier. Entre ces signaux forts, l’arrêt de la grève durant tout le mois de mars, qui a connu un événement national de taille, et la lettre de rappel envoyée fin avril au ministre de la Santé évoquant la liste de leurs revendications et les dates proposées comme journées de grève.

    Pour sa part, l’administration de la Santé a réagi à ce rappel mais très négativement. Au lieu de convoquer les bureaux syndicaux pour débattre de tous les problèmes qui entravent la bonne marche de ce secteur et trouver une solution commune, elle a opté pour la politique de la main de fer. Le secrétaire général de ce ministère a envoyé des lettres à tous les directeurs des instituts et écoles de formation, leur demandant de prélever des sommes s’argent des salaires des fonctionnaires qui suivent des formations ou des stages et qui avaient répondu favorablement à l’appel des grèves.

    Ce geste a été très mal reçu dans tous les bureaux syndicaux et ils sont en train d’étudier ensemble ce qu’ils doivent prendre comme mesure pour stopper ces prélèvements qui ne sont pas conformes à la législation en vigueur. Une lettre a été déjà envoyée à la primature.

    Reste à signaler que la fédération syndicale affiliée à l’UMT ne participera pas à ces grèves, car pour son secrétaire général, M. Ouardi, « le moment n’est pas opportun pour la grève, et nous attendons toujours la réponse du gouvernement à nos revendications ». Cette justification faite à « L’Opinion » ne fait malheureusement pas l’unanimité de tous les cadres syndicaux de cette fédération.


    Concernant le secteur de la recherche agronomique qui connaîtra lui aussi un arrêt du travail les 18 et 19 mai, les revendications sont tellement simples et minimes et ne demandent aucun effort. La seule chose à même de limiter ces grèves, c’est la prise de conscience du ministre de l’Agriculture de ses responsabilités.

    Les bureaux syndicaux affiliés à l’UGTM, la FDT et l’UMT demandent en particulier la mise en application des indemnités pour les fonctionnaires classés entre les échelles 1 et 9 des techniciens et informaticiens et bénéficier de la promotion exceptionnelle.

    Tous ces points ont fait l’objet de la circulaire de la Primature sous numéro 20/2004 qui prolongeait les dispositions prises lors du dialogue social au profit des agents et fonctionnaires relevant des établissements publics.

    Une enveloppe de 15 millions de dh a été déjà réservée en 2004. Et pour bénéficier de ces indemnités, il ne reste plus que la tenue du Conseil d’Administration de cet établissement, généralement présidé par le ministre de l’Agriculture. Mais même l’agenda de ce dernier ne lui permet pas d’accorder une heure à ce sujet, l’établissement étouffe par des grèves.

    Ahmed BENKHOUYA
    source: l'opinion
     

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