Avancées timides en ingénierie

Discussion dans 'Info du bled' créé par oisis73, 13 Novembre 2006.

  1. oisis73

    oisis73 llit3ejjib yettibla

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    Les entreprises sont toujours réticentes à faire appel à des prestations externes.


    Bien que l'expertise en conseil et en ingénierie industrielle soit un élément essentiel dans tout projet de développement et un levier important pour réussir le programme de la mise à niveau de l'économie nationale, les entreprises restent toujours réticentes à faire appel à ses services. Il est toutefois à nuancer que la tendance serait en train de changer, d'après les dernières données relatives à cette activité.

    La troisième Journée de l'ingénierie qu'organisera la Fédération marocaine du conseil et de l'ingénierie (FMCI), le 14 novembre à Rabat, sous le thème : «L'ingénierie et les grands chantiers du Maroc», sera une occasion pour faire le point sur ces derniers développements, selon le secrétaire permanent de la FMCI, Fouad Assouab.

    « Les chiffres relatifs au recours des entreprises à cette expertise au cours des deux dernières années, que présentera l'Agence nationale de la petite et moyenne entreprise à cette occasion, risquent de nous surprendre positivement», fait-il valoir. Cette amélioration est due notamment, explique-t-il, au rôle joué par le Foman (Fonds de mise à niveau), dont la contribution est décisive à ce sujet.

    Il est à rappeler qu'une étude réalisée sur ce secteur, il y a plus deux ans dans le cadre de la coopération maroco-allemande GTZ, s'attendait à une certaine amélioration de la demande de ces services. Les auteurs de cette étude tablaient sur un effort financier croissant, bien que limité (2 à 3% annuellement du CA) et sur un développement du marché particulièrement dans le domaine des technologies de l'information.


    Ils s'attendaient également à des demandes croissantes en matière de l'accompagnement dans les procédures de droits de propriété industrielle (brevets, marques, modèles), du commerce international et de la mise en place d'une démarche qualité et la certification ISO. De même, cette amélioration devait concerner également l'organisation de la gestion, aussi bien générale que commerciale, et la gestion de production.

    Mais quoi qu'il en soit, on ne peut pas s'attendre à un renversement notable de tendance en l'espace de deux ans seulement, le retard étant important.
    En effet, selon cette étude, la demande était très limitée par rapport aux besoins réels de l'industrie. Ainsi, avait-on précisé, le recours à l'expertise externe en conseil et en ingénierie industrielle mobilisait une part très faible du chiffre d'affaires des entreprises (0,1% en moyenne sans jamais dépasser 0,6%).

    La demande des prestataires externes dépend en partie de la taille des entreprises et la nature des marchés visés (interne ou exportation). Il est pratiqué par les grandes entreprises, les grandes PME exportatrices ou opérant dans des secteurs actuellement protégés et les filiales de multinationales.
    Autre constat, le diagnostic général des besoins de l'entreprise est souvent fait en interne.

    La demande en matière de conseil et d'ingénierie se fait en premier lieu pour la formation du personnel. La démarche qualité, ajoute l'étude, devient incontournable car elle permet de répondre aux cahiers des charges des clients internationaux ou d'être fournisseur d'une entreprise ayant obtenu sa certification.

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    Contribution du secteur à l'économie

    Pour sortir le secteur du conseil et de l'ingénierie industrielle (CII) de son sous-développement, la profession veut se doter d'une stratégie. Celle-ci a pour objectif, selon ses concepteurs, de renforcer cette activité afin d'améliorer sa contribution effective à la mise à niveau des entreprises industrielles ainsi qu'à l'ensemble de l'économie marocaine.

    Cette stratégie découle de l'analyse SWOT du secteur du CII réalisée précédemment. Il est à expliquer que l'analyse SWOT est un outil de planification stratégique permettant d'analyser l'environnement externe et interne d'un projet.

    Elle vise à exploiter le potentiel de développement du marché du CII auprès des entreprises industrielles en exploitant les forces du secteur du CII et en réduisant ses faiblesses.

    Elle se base notamment sur la création de passerelles et l'utilisation des relais existants entre le secteur du CII et ceux de l'industrie, ainsi que sur le développement de points d'ancrages servant de base à la démultiplication des effets des interventions.

    Cette stratégie est en premier lieu proposée pour le secteur du conseil et de l'ingénierie industrielle (offre). Mais, elle a également l'ambition de proposer des interventions au niveau des autres aspects influençant le marché du CII : les conditions cadre, la demande de services par l'industrie et la réduction des coûts de transaction.

    REPÈRES
    Chiffres sectoriels
    -Le secteur regroupe environ 500 unités, dont 190 affiliées à la Fédération marocaine du conseil et d'ingénierie.
    -Effectifs : près de 5.000 dont 30% d'ingénieurs, 45% de techniciens et 25% d'employés.
    -Près de 70% des entreprises sont concentrées dans les régions de Rabat (41%) et de Casablanca (26%).
    -52% des entreprises interviennent dans le secteur du bâtiment, 32% dans les infrastructures, et 16% dans les études générales diverses.


    le matin​
     

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