Aziz Bouderbala : Le PAM, c’est l’avenir du Maroc

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par @@@, 18 Septembre 2009.

  1. @@@

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    Smyet bak ?
    Moulay Hanafi El Idrissi Sbaï Bouderbala.

    Ah le papa est un chrif ?
    Eh oui (rires). Moi-même je m’appelle Moulay Abdelaziz.

    Enchanté N3amas... Smyet mok ?
    Yamna Bent Lahcen.

    Nimirou d’la carte ?
    C’est dangereux, ça ?

    Non, non, vous pouvez y aller.
    B485425

    Alors, comment s’est passé le ramadan ?
    Super. J’ai fait beaucoup de choses. Là, j’ai terminé le tournage d’Al Kadam Addahabi. Je tourne aussi dans un feuilleton, L’farka. Bref, hamdoullah je m’occupe.

    Vous jeûnez ?
    (Il éclate de rire). Oui monsieur.

    Le Conseil des ouléma s’est fendu d’une fatwa autorisant les Lions de l’Atlas à rompre le jeûne le jour du match Maroc-Togo. Une réaction ?
    Je pense que les jours de match, les joueurs pros ne devraient pas jeûner. Après, chacun fait ce qu’il veut. A l’époque où j’évoluais dans le championnat français, je jeûnais tous les jours, sauf les jours de match. Mais dès que je le pouvais, je récupérais les jours manqués. Quand tu rentres sur le terrain, c’est comme une guerre, tu dois affronter un ennemi, donc être dans les meilleures dispositions.

    Que pensez-vous de l’ambiance défaitiste qui plane sur l’équipe nationale ?
    Plus rien ne m’étonne. On aurait pu mettre 3-0 au Togo en déplacement, mais on s’en sort avec un petit match nul, résultat d’un exploit individuel. Tout ça n’est pas très réjouissant.

    Comment jugez-vous le niveau des Lions de l’Atlas ?
    L’équipe actuelle compte des joueurs talentueux, très demandés par des clubs européens. Mais on sent un malaise. Quand les joueurs s’intéressent plus à ce qui se passe en dehors du terrain, c’est que quelque chose ne tourne pas rond.

    L’équipe actuelle aurait-elle passé le 1er tour du Mondial 86 au Mexique ?
    Vous plaisantez ? Le niveau des matchs, à l’époque, était très relevé, la qualité des terrains laissait à désirer, et puis il y avait l’altitude…


    Il paraît que Hassan II suivait les Lions de près...
    C’est exact. Il m’a appelé deux fois pendant le Mondial 1986. Il m’a lancé cette phrase que je n’oublierai jamais : “Bravo 3lik a wouldi, walakin heden l’a3sab dialek”. Il me conseillait de me calmer sur le terrain… Hassan II était super calé en foot, très intéressé par le volet technique. Il était même président d’honneur du WAC.

    Si, comme il l’a fait avec d’autres, Hassan II vous avait demandé de prendre part aux entraînements en portant une minerve “pour avoir une meilleure vision du terrain”, vous auriez accepté ?
    Evidemment, certains entraîneurs européens préconisent cet exercice. Une fois, au palais de Skhirat, le roi a même sorti d’une petite boîte une série d’images illustrant des footballeurs qui jouaient au triangle et d’autres exercices techniques. Ce n’est que plusieurs années plus tard, quand j’ai évolué chez les pros en Europe, que j’ai mis en pratique cet entraînement.

    On vous reprochait d’être un peu perso sur le terrain.
    A l’époque, j’étais surtout un des rares joueurs à pouvoir faire la différence en dribblant, et créer le danger. Au foot, le collectif prime, mais si vous avez un ou deux joueurs qui peuvent faire la différence grâce au dribble, c’est un atout à faire valoir.

    Le dribble, ça sert aussi dans la vie de tous les jours ?
    Et comment ! Sinon, on se prend des tacles. Mais il faut dribbler sans faire de faute, hein.

    Beaucoup de joueurs de football possèdent des grimate, des cafés, etc. Vous, vous possédez quoi ?
    J’ai mieux : la santé, une famille, une vie stable. Je suis marié depuis 20 ans, un père de famille comblé.

    Vous gagnez mieux votre vie aujourd’hui qu’à l’époque où vous étiez pro ?
    Non, c’était mieux avant.

    Vous avez joué en Suisse. Vous avez gardé un compte là-bas ?
    Oui, un compte et une maison.

    Votre insulte préférée Si Aziz ?
    Franchement ?

    Oui, oui.
    Sir Tssala3 (littéralement “va te faire raser le crâne”).

    Vous êtes aussi nerveux dans la vie que dans le foot ?
    J’essaye de me contrôler, j’évite autant que possible les embrouilles. Mais quand je m’énerve, je m’énerve...

    Vous êtes natif de Derb Taliane à Casa, vous habitez où maintenant ?
    Dans le centre-ville, à Palmier. Mais un appartement, pas une villa.

    On disait de vous, à l’époque où on parlait d’un transfert “imminent” vers Marseille ou l’Inter, que vous étiez capable de dribbler de Casablanca à Milan. Vous en gardez encore sous la semelle ?
    Ah non, malheureusement. Là, le dribble, je ne l’utilise qu’en dernier recours.

    Si vous n’aviez pas été footballeur, vous auriez aimé être “fennane” ?
    Oui. J’ai étudié la musique au conservatoire, où je faisais du luth, j’ai aussi pris des cours de théâtre. La musique m’a beaucoup servi quand j’étais pro en France. Jouer du piano me permettait de me calmer.

    Le théâtre, ça sert à simuler des fautes dans la surface de réparation ?
    Non, ce n’est pas mon genre. Ça me permet de faire le spectacle dans Al Kadam Addahabi, ou encore dans la série que je tourne actuellement.

    Ça parle de ?
    D’une équipe de quartier, dont je suis le coach.

    Sélectionneur national, ça vous botterait ?
    C’était mon rêve, aujourd’hui ça ne m’intéresse plus.

    Ça vous fait quoi d’être cité dans une chanson (Heho, mabrouk 3lina, ndlr) ?
    Super plaisir. Même qu’on parlait de moi dans une pièce de théâtre dans les années 1980. J’ai aussi découvert une chanson algérienne qui parle de moi.

    Pourquoi avoir intégré le PAM de Si Fouad ?
    Parce que c’est le seul parti capable de réponde aux attentes de changement de la jeunesse marocaine. Je pense que ce parti sera le numéro 1 du pays.

    Votre plus grande frustration au cours de votre carrière ?
    Probablement de ne pas avoir remporté la CAN. Et aussi de ne pas avoir été couronné ballon d’or africain.

    Le plus grand joueur marocain de tous les temps ?
    Larbi Ben Barek, évidemment.

    Le plus grand joueur marocain de votre époque ?
    Moi, assurément.

    Euh… Une dernière question : dima Wydad ?
    Dima dima Wydad.



    http://www.telquel-online.com/390/interrogatoire_390.shtml
     

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