Bébé sans main contre «bras longs»

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 12 Mars 2009.

  1. Info du bled

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    D’après ses parents, Riham a été amputée de la main droite par erreur. C’était en 2005. Ce n’est que ce jeudi 19 février que deux accusés dans cette affaire, sont appelés à la barre.



    Riham a aujourd’hui 4 ans seulement, mais déjà une longue et triste histoire. Tout a commencé dès après sa naissance, le vendredi 8 avril 2005. «J’ai accouché normalement d’une fillette en bonne santé, pesant 3 kg et demi, à 9h30. Quand j’ai demandé à voir mon bébé, la direction de l’hôpital militaire de Rabat où j’étais hospitalisée avait prétendu que le nouveau-né a été emmené à l’hôpital Ibn Sina de Rabat pour recevoir des soins en urgence. Mais mon mari a pu vérifier que c’était faux. Ce n’est que le lendemain soir, après plusieurs recherches, que nous avons pu savoir que la petite a été emmenée, anonymement, à la clinique Beauséjour à Salé», se rappelle N. Rafika, mère de la fillette. Elle ajoute que le pire allait venir. « Contraints, nous avons crû comprendre que le séjour dans la clinique était nécessaire à notre bébé, surtout que l’on nous avait fait comprendre qu’il souffrait de sérieux problèmes respiratoires. Mais, d’une visite à l’autre, nous avons été surpris de constater que le majeur de la main droite de notre fille bleuissait, sans que nous soit donnée la moindre explication », précise la maman. S. Redouane, père de Riham, confirme : «tout a été fait pour que l’on reste dans le flou et que l’on accepte comme une fatalité tout ce qui allait arriver». Ce qui arrivera ensuite est encore plus dramatique.

    Le mardi 19 avril 2005, alors qu’ils rendaient visite à leur fille à la clinique Beauséjour, les parents de Riham, désemparés, constatent que leur enfant a été amputée de la main droite. Ils répètent encore aujourd’hui à qui veut les entendre, qu’ils n’ont jamais été consultés avant que leur fille unique ne soit opérée. Comme ils n’ont jamais été consultés pour qu’elle quitte l’hôpital militaire où elle est venue au monde. Ils disent même avoir été privés pendant près d’un mois de voir leur bébé.

    Ne décolérant pas, le père de Riham espère aujourd’hui que justice sera faite, alors que le procès de deux accusés dans cette affaire est entamé par le tribunal de première instance de Salé. Ce procès fait suite à une enquête menée par le juge d’instruction pendant près de 4 ans.

    Cependant, S. Redouane demande que tous les responsables sur l’amputation de sa fillette soient appelés à la barre et craint que des pressions soient exercées sur la justice pour étouffer l’affaire. Il raconte qu’il a lui-même fait l’objet de marchandages puis de pressions de la part du principal mis en cause Y.C (qui serait d’après lui l’un des médecins de la famille royale), ainsi que de la part d’un haut gradé qui voulait le faire taire à tout prix. Le père ajoute qu’après l’éclatement de l’affaire de sa fillette, il a été interné, malgré lui, dans un hôpital psychiatrique alors qu’il ne souffrait d’aucun trouble mental. S’en suivra, se rappelle-t-il, sa mise à la réforme du haras royal où il travaillait. Il dit toucher aujourd’hui une pension mensuelle de 850 dirhams. Ce qui ne l’empêche pas de marteler : « Je ne céderai pas !». Une affaire à suivre…



    Source : lereporter.ma
     

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