Balbutiements: mon recueil

Discussion dans 'Vos poésies' créé par raftus, 26 Novembre 2007.

  1. raftus

    raftus Touriste

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    voici, klkes poèmes ke je vous ai concoqueté, j'espère k'ils sauront vous plaire;
    j'attends vos commentaires. PS:si vous donnez votre avis sur un poeme, veuillez précisezson n°, merci.


    1-tableau hivernal


    Dans le tumulte du silence,
    Des fracas s’acharnent,
    Sur la place immense,
    Sombre à décor morne.


    Le ciel furieux et funeste,
    Lâche ses eaux enragées,
    Sur les bêtes terrestres,
    Par la peur saccagées.

    Vite la ville s’inonde,
    Par une vague écumeuse,
    Qui emporte tout le monde,
    Vers une fin mystérieuse.

    Le lendemain, le soleil jaillit,
    D’un horizon distrait,
    Sur une terre qui refleurit,
    Comme si hier, rien n’était.

    2-Je t’adore

    Dans tes yeux limpides,
    Meurent et naissent,
    Mes jours et mes nuits,
    Ma joie et ma détresse.

    Sur tes lèvres cerises,
    Fleurit mon printemps,
    Poussent mes rêves,
    Et murissent mes chansons.

    Dans tes cheveux champêtres,
    Dorment mes souvenirs,
    Bercés par ton parfum,
    Chauffés par mes soupirs.

    Sur tes tendres joues,
    S’écrit mon histoire,
    Mes caresses et tes promesses,
    Mes illusions et mes espoirs.

    Dans tes mains potelées,
    Se perdent les miennes,
    Se dessine mon bonheur,
    Et s’evanouissent mes peines.

    Que puis-je dire,
    Encore et encore,
    De ton charmant sourire,
    Du reste de ton corps,
    Un seul mot me tient à cœur,
    Et je le crierai haut et fort,
    Je t’adore.


    3-La dignité

    Il était une fois,
    Dans un pays lointain,
    Une mauvaise foi,
    Régnant sur ses terrains,
    Elle possédait le roi,
    Aveuglé par ses biens,
    Il imposait ses lois,
    A son peuple crétin,
    Leurs vies entre ses doigts,
    Il en tuait chaque matin,
    A sa guise, un ou trois,
    Parfois même dix ou vingt,
    Semant partout l’effroi,
    La misère et le chagrin.
    Un jour, il alla au bois,
    Chasser avec son chien,
    Il se promenait plein de joie,
    Entre les hauts sapins,
    Guettant vainement une proie,
    Lorsqu’il entendit soudain,
    Le chant d’une belle voix,
    Venant d’un lac voisin,
    Il y vît avec émoi,
    Discrètement de son coin,
    Une chevelure de soie,
    Tombant sur de beaux seins,
    Il viola de sang froid,
    La jeune fille du marin,
    Que le sort maladroit,
    A mise sur son chemin.
    Plongée dans le désarroi,
    Elle rentra mine de rien.
    Au dernier jour du mois,
    Jour du grand festin,
    Elle dessina la joie,
    Sur son visage serein,
    Tendît un verre au roi,
    Mixant vin et venin,
    Il but tout à la fois,
    Et tomba comme un chien,
    Sous son trône de fin bois,
    Aux pieds du chérubin,
    Qui par cet exploit,
    Apprit aux crétins,
    Que la dignité et les droits,
    Se gagnent comme le pain,
    Et que la justice flamboie,
    Si on force le destin.

    4-mon fils
    mon fils, mon fiston,
    écoute bien cette chanson,
    je l'ai écrite pour toi,
    pour que tu n'ais jamais froid,
    pour que tu t'habilles de bonheur,
    pour que tu n'ais jamais peur.

    ne te laisse jamais emporter,
    par une brise d'amour,
    ne te laisse jamais tenter,
    par sa patte de velours,

    car souvent souffle le vent;
    dans les coeurs ruinés,
    qui pour quelques instants,
    ont cru au verbe aimer.

    ne réponds jamais à ses appels,
    n'écoute pas ses promesses,
    que ses complices cruelles,
    te répéteront sans cesse.

    il te mènera en bâteau,
    vers un île hantée,
    de chagrins et de maux,
    et t'y gardera à perpétuité.

    ne crois pas les troubadours,
    quand ils font ses louanges,
    car le paradis de l'amour,
    n'est qu'un désert de mensonges.

    tu y voyageras sans guide,
    par une nuit noire,
    et rentreras les mains vides,
    trainant ton désespoir.

    je ne veut pas te voir souffrir,
    comme j'ai souffert,
    d'avoir aimer à mourir,
    une femme, ta mère.


    5-Novembre

    Le ciel est nuagé,
    Je le vois de ma chambre,
    Exigue et plongée,
    Dans le noir et le cendre.

    Quelques rayons fatigués,
    Percent la masse sombre,
    Dessinant sur la chaussée,
    Des monstres à cent membres.

    Dans les rues inondées,
    Je vois quelques ombres,
    Qui courent pressées,
    Fuyant Novembre.

    6-On dit que l’amour

    On dit que l’amour est une folie,
    Des cœurs innocents et niais,
    Des yeux tendres et jolis,
    Des âmes en liberté.

    On dit que l’amour est une bêtise,
    Des vieux enfants,
    Un caprice, une sottise,
    D’un âge troublant.

    On dit que l’amour est un péché,
    un sacrilège, une insolence,
    Une débauche, une perdition,
    Un crime, une extravagance.

    On dit que l’amour est un mensonge,
    Des contes de fées,
    Des diables et des anges,
    Des récits insensés.

    On dit que l’amour est une souffrance,
    Une blessure, une maladie,
    Un malaise, une défaillance,
    Du corps et de l’esprit.

    on a beau dire et médire,
    de l’amour et de ses chagrins,
    mais on préfère toujours mourir,
    que vivre sans son parfum.


    7-RIM

    On était jeune,
    On faisait des folies,
    On se foutait du monde,
    Qui nous boude et nous médit,
    Et des saisons qui défilent,
    Aux vitres de notre nid.
    On fumait à grandes taffes,
    Les plaisirs de la vie,
    On riait de tout,
    Des échecs et des ennuis,
    De l’argent qui nous fait défaut,
    Et de l’amour qui nous fuit.
    On tournait le dos,
    A l’avenir indécis,
    On tuait le jour,
    Pour vivre la nuit.
    On n’était pas né,
    De la dernière pluie,
    On n’était pas rebelle,
    Mais non plus soumis,
    On vivait notre temps,
    Chaque jour est un défi.
    Et maintenant, sans toi,
    Tout est fini,
    Rien n’est plus le même,
    Tout est détruit.
    Rien ne me chante,
    Rien ne m’ébloui,
    Je ne sais plus où aller,
    Je ne sais plus qui je suis,
    Mon bonheur est mort,
    Et mes rêves aussi.
    Tu étais notre étoile,
    La force qui nous unit,
    Tu étais notre voile,

    La plaie saigne encore,
    Depuis que t’es partie,
    Tes rires résonnent encore,
    Aussi bien que tes cris,
    Dans le vide qui m’entoure,
    Dans ma solitude infini,
    Mes poèmes n’ont plus de Rim,
    Depuis ce jour maudit.
    Que dieu aie ton âme,
    Mon amie, ma chérie,
    Tu vivras toujours en moi,
    Jamais je ne t’oublie,
    Qui sait, peut-être un jour,
    On se retrouvera au paradis.

    8-aleas

    Une fleur épanouie,
    Dans une immense prairie,
    Habillée de couleur,
    Rayonnante de bonheur.

    Elle faisait sa toilette,
    Avec les gouttes de rosée,
    Et se coiffait la tête,
    Par les mains du soleil.

    Un papillon vient l’embrasser,
    Une abeille la caresse,
    Toute la nature prosternait,
    Devant la jolie princesse.

    Mais personne n’est à l’abri,
    Du destin et ses malheurs,
    Quand une chèvre lui sourit,
    C’était bien sa dernière heure.


    9-Jérusalem

    Sur mes livres et mes cahiers,
    Sur mon ardoise et mon tablier,
    Sur mon cartable d’écolier,
    J’écris ton nom.

    Sur les chemins de mon errance,
    Sur mes souvenirs d’enfance,
    Sur le journal de mes souffrances,
    J’écris ton nom.

    Sur l’air que je respire,
    Sur mes larmes et mes rires,
    Sur les tombes des martyrs,
    J’écris ton nom.


    Sur les portes des maisons,
    Sur les murs des prisons,
    Sur les fruits de chaque saison,
    J’écris ton nom.


    Sur l’herbe et les fleurs,
    Sur l’ombre des malheurs,
    Sur le soleil du bonheur,
    J’écris ton nom.


    Sur les couleurs de l’arc-en-ciel,
    Sur tes lèvres gout miel,
    Sur les ailes des hirondelles,
    J’écris ton nom.


    Sur les églises et les mosquées,
    Sur les temples sacrés,
    Sur la justice crucifiée,
    J’écris ton nom.


    Sur la vérité imuable,
    Sur l’histoire inexorable,
    Sur la incurable,
    J’écris ton nom.


    Sur le front du destin,
    Sur la paume de ma main,
    Les bateaus des marins,
    J’écris ton nom.


    Sur l’eau de la mer,
    Sur les montagnes de la terre,
    Sur mon ame et ma chaire,
    J’écris ton nom.


    Sur la pleine lune,
    Sur les chaines de dunes,
    Sur les graines brunes,
    J’écris ton nom.

    Toi qui a un nom si beau,
    J’aimerais bien l’écrire de nouveau,
    Mais, hélas, je ne trouve plus de mots,
    Pour décrire ton nom.

    Je dirais simplement que je t’aime,
    Et c’est à toi que je dédie ce poème,
    Ville des chagrins, ô Jérusalem,
    Je t’offre mon sang.


    10-Adieu et merci

    Alors, c’est fini,
    T’as rangé à jamais,
    Nous deux dans l’oubli,
    T’as brulé sans remords,
    Les souvenirs de nos folies,
    Balayé nos chansons,
    Comme de vieux débris,
    T’as déchiré sans regrets,
    Le serment qu’on a écrit,
    De nos pleurs, de nos rires,
    De nos caresses de minuit,
    T’as enterré nos rêves,
    Sans une larme, sans un cri.

    Pourquoi tu fermes la porte,
    Et laisses sous la pluie,
    Mon amour et mes espoirs,
    Qui, à genoux, te supplient,
    De leur ouvrir ton cœur,
    Pour le prendre comme patrie,
    Y construire des châteaux,
    Y créer un paradis.

    Pourquoi cette indifférence,
    Cette cruauté, ce mépris,
    Quel mal j’ai fait,
    Pour être ainsi puni,
    Si t’avoir trop aimée,
    Est un crime à ton avis,
    Châtie-moi encore,
    Je ne me suis pas repenti,
    Mais reste, je t’implore,
    Reste, ou prends ma vie.

    Alors, rien à faire,
    C’est ma mort que t’as choisit,
    Ton cœur inexorable,
    Ne s’apitoie, ni fléchit,
    Sous ton air angélique,
    Tes yeux si jolis,
    Se cache un cœur de glace,
    Qui, hélas, t’as trahis.

    Ca te fascine les ruines,
    D’un homme anéanti,
    Par les jeux enfantins,
    D’un assassin sans merci.

    Je te félicite ma reine,
    Je me résigne, tu m’as soumis,
    Tu peux jouir de mes peines,
    Tu peux savourer le fruit,
    De l’arbre de la haine,
    Que t’as semé et nourrit,
    Dans chacune de mes veines,
    Dans mon cœur meurtrit.

    Voilà t’as écrit la fin,
    De ce minable récit,
    Ce n’est pas très drôle,
    On s’en fout tant pis,
    T’as tué un amant,
    Et perdu un ami,
    On ne peut pas mieux faire, pour gâcher sa vie.

    Voilà, c’est terminé,
    On s’est tout dit,
    Je te souhaite bonne chance,
    Adieu et merci.
     
  2. Cercademi

    Cercademi El Poeta

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    Chére RAFTUS,

    Je te remercie de nous avoir régalé avec ses mots tant délices, j'aime beaucoup beaucoup tes poémes et je l'avoue sincérement, je me vois déja devant une boite de chocolat ou friandises que je ne sais par ou commencer ni par quoi, désolé j'ai pas un choix particulier mais j'ai tendance à te lire en tes mots.

    Cerca de mi ...
     
  3. rosée du matin

    rosée du matin Accro

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    En ma qualité d'admiratrice de toute poésie expressive, et en ayant un faible pour les images poétiques, je me permets de commenter le premier poème que tu as mis dans ce topic. tableau hivernal...Titre nous renvoyant, en premier lieu, sur une description. S'agit-il d'un paysage? d'une saison? d'un personnage au milieu d'une Intempérie? Les hypothèses se multiplient en rêfléchissant sur le titre seul. Et la réponse apparraît une fois la lecture du texte poétique est poursuivie!


    1-tableau hivernal

    Dans le tumulte du silence,
    Des fracas s’acharnent,
    Sur la place immense,
    Sombre à décor morne.


    Circonstances Maussades.
    Absence de son et de couleur. Aucun signe de vie....début donnant des frissons

    Le ciel furieux et funeste,
    Lâche ses eaux enragées,
    Sur les bêtes terrestres,
    Par la peur saccagées.


    Changement soudain de décor. La nature se vante, expose sa force.
    Pas d'Equilibre: Nature forte et enragée Vs créatures faibles et terrifiées!

    Vite la ville s’inonde,
    Par une vague écumeuse,
    Qui emporte tout le monde,
    Vers une fin mystérieuse.


    Est-ce une fin? Ou une occasion pour un nouveau début?
    On ne se préoccuppe guèr de ce qui leur arrive! une fin mystérieuse, c'est suffisant pour décrire leur futur!

    Le lendemain, le soleil jaillit,
    D’un horizon distrait,
    Sur une terre qui refleurit,
    Comme si hier, rien n’était.


    Il a fallut quand même du temps..Toute une nuit!
    Après la pluie le beau temps...Et plus encore..c'est la naissance d'un printemps..
    Aucun signe de désastre, aucun cicatrice, aucune plaie....Comme si de rien n'était!


    J'aime bien ce genre de poème. Vraiment ça me berce le coeur!
    Un début pas très confortable
    Une événement qui boulverse le tout
    Une fin heureuse!

    Continu Raftus, tu as tous mes encouragements. :)
     
  4. raftus

    raftus Touriste

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    merci pour les encouragements; et pour cette analyse sensible qui laisse deviner ke t'es une experte; ravi ke ça t'a plu.
     
  5. raftus

    raftus Touriste

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    chui trè déçu; à ce point, mon poème ne vous a pas plu;
     
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    Mon cher ne te décourage pas aussi facilement.
    Tes poèmes sont extrêmement fins, ils sont écrits avec élégance et expriment des sentiments nobles.
    Je t'encourage mon ami et te remercie d'avoir posté de si beaux poèmes.
     
  7. incomprise

    incomprise °°Bleu rêve°°

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    Je me trouve noyée dans cette mer de mots ..où chaque vers sonne en faisant un vrai parfum et surement avec un vrai talent..
    Superbe et sublime[02c]

    L incomprise..
     
  8. raftus

    raftus Touriste

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    merci à tous, mé je crois que je vais arrêter de poster mes poèmes dans ce forum.
     

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