BAM juge les banques

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par @@@, 13 Juillet 2009.

  1. @@@

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    Solides, mais attention…

    · Les résultats financiers stagnent

    · Les IFRS gonflent les bénéfices



    Gestion des risques efficiente, rehaussement de la vigilance… sont autant de facteurs qui ont permis au système bancaire marocain de passer l’épreuve de la crise financière sans encombre. C’est, en tout cas, ce qui ressort du rapport de Bank Al-Maghrib sur le système bancaire en 2008. Si les banques ont échappé à la contamination de la crise financière, en revanche elles sont sur le front pour faire face à la crise économique qui touche leurs clients. En effet, dès le déclenchement de la crise, les équipes de la Banque centrale se sont mobilisées pour en évaluer l’impact tout en renforçant le dispositif de veille et de surveillance prudentielle. Celles-ci ont, ainsi, mené des investigations pour déterminer les expositions du système aux crédits subprimes en incitant les banques à communiquer les reportings fréquents et détaillés sur leurs expositions. BAM a, d’ailleurs, invité les banquiers à augmenter le niveau de vigilance et de plus s’impliquer dans leur politique de gestion des risques, notamment pour leurs activités internationales. En parallèle, les échanges d’informations avec les autres autorités de supervision ont été intensifiés.
    Dans ces conditions, le secteur bancaire marocain a montré sa résilience face aux perturbations internationales. «L’exposition globale aux facteurs de risques s’est avérée très peu significative», se réjouit Abdellatif Jouahri, wali de BAM. Cela s’est traduit par la faible proportion des avoirs bancaires libellés en devises détenus auprès des non résidents. Ces avoirs ne dépassaient pas 4% à fin 2008. De même, «les engagements des banques sur ce segment ne représentaient pas de vulnérabilités particulières». Ces facteurs réunis confirment, donc, la solidité du système et son adaptation dans cet environnement détérioré. Cela s’explique en partie par la bonne tenue des crédits, qui comme expliqué dans nos colonnes, ont progressé de 23% en 2008. Leur taille par rapport au PIB passe de 69 à 75% en 2008.
    Cette progression est corrélée au renforcement du réseau bancaire qui s’est étoffé de 400 guichets ramenant le nombre d’habitants par agence à 9.900 contre 10.900 en 2007, ainsi qu’aux acquisitions de filiales bancaires à fort potentiel de croissance de la région.
    Dans ce sillage, le résultat net de l’activité bancaire ressort à 10 milliards de DH, un montant équivalent à 2007. Une stagnation fondée sur le ralentissement de la progression du produit net bancaire en raison de la chute de la croissance des marges d’intérêt et de commissions, de la baisse des résultats des activités de marché ainsi que l’absence de revenus exceptionnels. S’ajoute à cela la légère hausse du coût de risque de crédit. Dans ces conditions, le PNB global du secteur s’est chiffré à 27,2 milliards de DH en progression, tout de même, de 4,7% contre 17,6 en 2007. Représentant 78% du PNB, la marge d’intérêt ressort à 21,3 milliards de DH, en hausse de 10,7% contre 15,2 un an auparavant. La marge sur commission s’établit, pour sa part, à 3,6 milliards de DH en hausse de 4,7% en 2008 après le 28,7% de 2007. Ils représentent, par ailleurs, 13,3% du PNB.
    En revanche, avec l’entrée en vigueur des normes IFRS, certaines banques (8 au total les ont adoptées) ont vu leurs bénéfices s’élargir de 6,6% à 9,5 milliards de DH. Une évolution attribuable à la contribution, en particulier, des activités à l’étranger et non bancaires (l’assurance).
    Et pour se mettre à l’abri des effets, a posteriori, des effets de la crise, BAM a intensifié ses actions pour le renforcement du cadre prudentiel et le dispositif de gestion de risque. Ainsi sur le volet micro-prudentiel, la Banque centrale a, entre autres, attaché une attention particulière au respect du ratio de solvabilité minimum qui a été relevé à 10%. Par conséquent, le ratio de solvabilité moyen s’est élevé à 11,7% en 2008. Dans la foulée, les banques ont été appelées à passer au 3e pilier de Bâle II, qui pose les exigences de publication d’informations sur les fonds propres et les risques.
    Sur le plan macro-prudentiel, BAM s’est activée à réaliser des stress-tests pour évaluer la résilience du système à différents chocs financiers. Selon nos informations, les résultats de ces tests sont prêts mais ils ne seront pas communiqués!


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    Des services plus accessibles

    L’accès aux services financiers en 2008 s’est répandu. Les banques se sont, en effet, attelé à hisser, à court terme, le niveau de bancarisation à plus de 40%. Pour ce faire, elles ont adopté des politiques basées sur de nouveaux modèles de distribution de produits financiers adaptés aux besoins des ménages à bas revenus et des très petites entreprises. A ce titre, les banques se sont efforcées d’améliorer les relations avec leurs clients par le biais de plus de transparence dans l’application des conditions bancaires, de célérité dans le traitement des dossiers et l’efficience de la médiation bancaire.


    http://www.leconomiste.com/
     

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