Banque Mondiale: Environ 11 % de la population est sans emploi

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 1 Mai 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    le chômage frappe surtout les jeunes en milieu urbain

    Le secteur privé ne recrute pas assez de travailleurs qualifiés
    Environ 11 % de la population marocaine est sans emploi, et le chômage frappe surtout les jeunes en milieu urbain. Bien plus, un nombre croissant de personnes diplômées du secondaire et de l’enseignement supérieur rencontrent des difficultés pour trouver un emploi. Et le niveau moyen d’instruction des sans emplois est plus élevé que celui de l’ensemble de la population active qui devrait atteindre environ 14,3 millions en 2015.
    Ce sont là quelques idées saillantes de la Banque mondiale sur le marché du travail marocain. Un marché qualifié de rigide et présenté comme l’une des contraintes majeure à la croissance économique au Royaume.


    Une autre réalité soulevée : les femmes possédant un diplôme d’enseignement supérieur représentent moins de 10 % de la population active. Le nombre des chômeurs pour cette catégorie représente environ 20 % du nombre total des personnes sans emplois.

    La BM soulève aussi, dans son mémorandum : « Promouvoir la croissance et l’emploi par la diversification productrice et la comptabilité ?, la forte prévalence des emplois informels. Les auteurs de ce document attribuent ce phénomène essentiellement à la faiblesse de la productivité, à la sévérité des réglementations du travail et à la fiscalité. "Les fortes rigidités du travail associées aux forts taux d’imposition représentent des contraintes majeures pour la compétitivité. Les syndicats font partie intégrante du processus politique. Le nouveau Code du Travail a apporté plus de flexibilité sur le marché du travail et une meilleure réglementation en prévention des conflits sociaux, notamment : salaire minimum, horaires de travail, droit de grève et représentation syndicale ainsi que négociations collectives. Il comporte des réformes qui permettent désormais les contrats de travail temporaire et la sous-traitance des services. Par ailleurs, il clarifie la réglementation relative au licenciement. Toutefois, les coûts de recrutement et de licenciement ont augmenté, ce qui n’a fait que renforcer les rigidités préexistantes... ".

    Un autre caractéristique du marché du travail marocain est que le salaire minimum se situe au-dessus du niveau qu’il devrait avoir en termes de gains de productivité, ce qui contribue à réduire davantage la compétitivité. Pour la BM, ce salaire, qui a progressé régulièrement depuis 1988, se situe aujourd’hui au-dessus de celui de ses principaux concurrents : il représente plus de 1,5 fois son PIB par habitant, alors qu’il est à près de 1 en Turquie, et qu’il est en dessous du PIB par habitant en Tunisie, France et Espagne. Reste à savoir, selon toujours la BM, si ces augmentations ont-elles été accompagnées de gains de productivité ? Sa réponse est négative.

    Dans le même sillage, la BM fait savoir qu’un bon nombre des employés des entreprises formelles ne perçoivent pas le salaire minimum.

    Un autre point inquiétant est relatif au secteur privé qui ne recrute pas assez de travailleurs qualifiés. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, dont l’inadéquation des formations et le niveau très insuffisant de la formation continue dans les entreprises, qui fait obstacle à la mobilité des travailleurs.

    Côté perspectives, la BM prévoit que quelque 3,3 millions d’emplois devront être créés au cours des dix prochaines années sous l’hypothèse d’une hausse de 10 % de la population active et d’une croissance moyenne de 4 % par an du PIB réel.

    A souligner dans le même sillage que les derniers chiffres de Bank Al-Maghrib relatifs au marché du travail font ressortir qu’au quatrième trimestre 2005, les créations nettes d’emplois ont atteint 258.000 postes au lieu de 441.000 durant le même trimestre de 2004.

    Ces créations ont été, toutefois, inférieurs à l’augmentation de la population active. Ce qui s’est traduit par un accroissement de 15 % de l’effectif des chômeurs qui a atteint 1.287.000 personnes au lieu de 1.119.000 au cours du même trimestre de l’année d’avant. Aussi, le taux de chômage est passé de 10,4 % à 11,5 % d’une année à l’autre. Pour Bank Al-Maghgrib, cette évolution recouvre une hausse du chômage aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

    Une forte accélération de la croissance est la seule manière pour le Maroc de relever le défit du chômage.


    Un taux annuel de croissance du PIB réel de 6 % permettrait ainsi de réduire de 1,4 million (près de la moitié) le nombre des sans- emplois.


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  2. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Banque Mondiale: Environ 11 % de la population est sans emploi

    le chomage rest un element qui retarde la croissance non comme pert au niveau de baisse des capacité de consomation mais aussi une pert au niveau des capacités intelectuelle des diplomés... mais tous ca n'ait qu'une paille ds une complexité de dams lié au au non rationalité des agents ecoq (secteur prives & publics) a l'origine de l'emplois....
     

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