BARCELONE - LYON: 5-2 : Lyon n'était pas de taille

Discussion dans 'Uefa competitions' créé par simo160, 11 Mars 2009.

  1. simo160

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    Lyon n'était pas de taille
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    Lyon n'a pas tenu la comparaison avec le FC Barcelone, large vainqueur (5-2) en Catalogne et qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Dominés dans tous les compartiments du jeu, les Rhodaniens échouent en huitièmes pour la troisième année consécutive.​


    BARCELONE - LYON: 5-2 (aller: 1-1)
    Buts: Henry (25e, 27e), Messi (39e), Eto'o (42e) et Keita (90e+5) pour Barcelone. Makoun (44e) et Juninho (48e) pour Lyon.


    "C'était très difficile". En une phrase, Ederson a résumé le sentiment qui a prévalu avant, pendant et après le match qui s'annonçait comme l'un des plus importants de l'histoire de l'Olympique Lyonnais. Face aux nouveaux galactiques ibériques représentés par l'exceptionnel trident offensif composé de Thierry Henry, Samuel Eto'o et Lionel Messi, le mince espoir a vécu un temps. Un laps de temps assez court pour que Juninho et ses compères ne voient qu'à très peu de reprises le bout du tunnel, placé précisément au niveau de la ligne médiane. Dépassés, pris de vitesse, sans âme, sans vie, sans pugnacité, réduits à l'état de faire-valoir, les Gones ont été pris dans une tempête dont ils n'ont pu sortir que sporadiquement.


    Et pour un match d'un tel enjeu face à une adversaire qui aligne l'un des plus grands effectifs de son histoire, les moindres erreurs ont été payées au prix fort. Un errement, un mauvais placement, un dixième de seconde de retard ont puni les hommes de Claude Puel engagés au cours de la première période sur une pente de plus en plus dangereuse. Après le doublé d'Henry (1-0, 25e et 2-0, 27e), dont on pourra toujours dire qu'il fût facilité par les mauvaises appréciations de la paire Boumsong-Cris, les Lyonnais sont devenus spectateurs de leur propre mise à mort. Dans l'arène du Nou Camp, les toreadors blaugrana ont asséné deux coups consécutifs qui ont fait mal avant d'achever, pensent-ils, les septuples champions de France (3-0, 39e et 4-0, 42e).

    Une classe d'écart

    A la tête des mauvais jours de Cris, de Boumsong, a répondu l'énervement de Juninho et de Benzema. Le premier est coutumier de ses sautes d'humeur lorsqu'il ne maîtrise plus ses émotions ou lorsqu'il sent que son équipe perd le fil des évènements. Benzema, handicapé par une hanche sans doute encore douloureuse au coup de sifflet final, n'a pu faire, pour sa part, pencher la balance dans l'autre sens et sonner la révolte, sans doute frustré de toucher aussi peu de ballons. Car c'est évidemment là que s'est joué le sort de l'OL. Sachant bien que Barcelone allait faire le jeu et monopoliser le ballon, le onze rhodanien a subi le pressing tout terrain des Catalans et a commis trop de fautes techniques pour pouvoir se projeter très vite l'avant, philosophie première du jeu prôné par Claude Puel.

    Malheureusement, rien de tout cela n'a été possible. Voyant, le danger devenir de plus en plus pressant devant le but d'Hugo Lloris, Juninho s'est même mué en troisième milieu de terrain défensif pour aider Jérémy Toulalan et Jean II Makoun. Les percussions d'Iniesta et de Yaya Touré ainsi que la capacité de Messi à éliminer les Lyonnais en un contre un ont fait la différence, sans oublier le rôle de premier défenseur joué par un Samuel Eto'o irréprochable ce soir. En plus de la démonstration collective, les hommes de "Pep" Guardiola ont ajouté une pointe de réalisme parfois inhabituelle quand on les sait capables d'avoir besoin de tirer plusieurs fois au but pour marquer.

    Et même malgré la frayeur procuré par la réduction du score de Makoun (4-1, 44e) puis de Juninho (4-2, 48e), les leaders de la Liga ont repris la main sur la rencontre malgré les quelques opportunités qu'a eues Benzema de faire croire à un incroyable retournement de siutation (46e, 82e). A l'issue de la rencontre, une question peut alors se poser: faut-il remettre en cause l'équipe de l'OL la plus défensive de la décennie passée et son épine dorsale Juninho-Cris, en fin de cycle, balayée ce soir par l'équipe la plus spectaculaire de toute l'Europe ? La fin de saison et la suite de l'histoire du club de la Capitale des Gaules attend probablement une réponse à cette interrogation.

    LA DECLA: Claude Puel (entraîneur de Lyon)

    "Il faut féliciter Barcelone. Mon principal regret est de ne pas avoir pu développer suffisamment de jeu en première période et de ne pas avoir pu répondre au gros pressing que Barcelone nous a imposé. Cette équipe nous a mis sous l'éteignoir et nous avons eu beaucoup de mal à deserrer cette étreinte... Il fallait jouer la seconde période pour la gagner, se lâcher, jouer vers l'avant et montrer un autre visage qu'en première période. Il y avait matière à faire mieux en première période. Le Barça nous a étouffé avec la circulation de ballon qu'on lui connaît. Pour notre part, nous n'avons pas su ressortir le ballon suffisamment proprement. Il faut que tout le monde se remobilise et se remette en question."

    Eurosport
     
  2. simo160

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    FC Barcelone 5 - 2 Lyon : Un chef-d'oeuvre inachevé

    Après 43 minutes de corrida footballistique et un avantage de quatre buts, les Barcelonais sont sortis du match et ont laissé à Lyon un infime espoir de retour. Le match presque parfait, presque.

    Les faits et le jeu
    Au coup d’envoi, le Barça était qualifié grâce à son match nul 1-1 ramené de Gerland. Après 43 minutes de jeu, il l’était toujours, mais avec un matelas de quatre buts ! Prodigieux de facilité, le Barça a semblé jouer face à des minimes tant la maîtrise affichée était gargantuesque. Si la perfection footballistique n’est pas de ce monde, ces 43 minutes en étaient proches avec un jeu fluidissime à une ou deux touches qui a multiplié de façon hallucinante les jeux en triangle, les une-deux et les remises. Xavi et Iniesta au milieu ont marché sur l’eau face à des Lyonnais dans le coma et tout juste bons à servir de plots d’entrainements. Pourtant ils ont couru les Lyonnais. Le problème c’est qu’ils n’ont fait que ça. Le terrain du Camp Nou semblait trop grand pour eux.

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    Ainsi, on n’a pas vu le Lyon de la première demi-heure à Gerland qui était allé chercher le Barça très haut ; et on ne l’a pas vu d’une part parce que Lyon souhaitait tenir 90 minutes (et donc ménager ses forces) et d’autre part parce que la maestria technique du Barça a dissous le bloc lyonnais en le baladant de gauche à droite et en l’acculant à des exploits techniques pour garder le ballon. Positionné très haut, et relativement libre de construire dans la zone de Touré, le Barça a pu jouer à sa main en trouvant facilement Xavi et Iniesta. Pressing très haut pour récupérer dès la perte, vitesse de circulation, variété du jeu, verticalité, intervalles : c’était un récital.

    Ainsi, après dix minutes de rodage, la rouleau compresseur catalan se rapprocha de plus en plus du but de Lyon, les vagues succédant aux vagues : coup franc dévié juste à côté de Xavi (12’) ; frappe non cadrée de Eto’o sur une merveille d’enchaînement contrôle-passe d’Iniesta (15’) ; frappe au dessus d’Iniesta à la suite d’un triangle somptueux avec Henry et Xavi (16’) ; duels Eto’o-Clerc puis Eto’o-Boumsong dans la surface (17’, 18’).

    A cela Lyon ne répondait que par un centre de Benzema vers Ederson (20’) pour ce qui constituait sa première véritable entrée dans les 30 mètres catalans, puis ensuite par une « chandelle » de Benzema dans un duel serré avec Marquez (21’). C’était bien maigre pour une équipe forcée d’aller marquer. Surtout que la machine catalane ne relâchait rien et réussissait enfin à trouver la faille à la 25ème minute de jeu avec un Thierry Henry merveilleusement lancé en profondeur par Marquez qui venait de chiper le cuir à Makoun : dans son duel avec Lloris, Henry ne tremblait pas (1-0). Sur sa première frappe cadrée, le Barça ouvrait la marque. Coup de massue sur les Lyonnais, qui n’allaient pas tarder à être KO avec le doublé de Henry une minute trente plus tard seulement, à la suite d’une joli décalage de Xavi (2-0, 27’). On était loin du match contre Bilbao samedi dernier où le Barça avait vendangé une bonne dizaine d’occasions franches.

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    Visiblement non rassasiés, les Blaugrana continuaient sur le même rythme avec un milieu toujours aussi impressionnant.
    Messi et Eto’o, que l’on avait finalement peu vu à l’œuvre, décidèrent de participer pleinement à la joyeuse sauterie. A la 39ème minute, l'argentin partait ainsi de son aile droite pour perforer la défense et trouver Eto’o en appui afin de s’ouvrir la voie du but et de crucifier Lloris. 3-0 ! Muet depuis son doublé au Betis, Eto’o essayait ensuite d’ajouter sa pierre à l’édifice en mystifiant Boumsong mais le Camerounais butait sur Lloris. Ce n’était toutefois que partie remise puisque Eto’o trouvait la faille une poignée de secondes plus tard à la suite d’une passe de Henry et d’un jaillissement raté de Cris (4-0, 43’)

    Avec ces quatre buts, et donc avec neuf phalanges et demi en quart de finale, le Barça se relâcha fort logiquement… et encaissa un but dans la foulée ! Sur un corner totalement anodin concédé sur l’engagement, Makoun, aussi limité en centimètre qu’adroit avec son crâne, profitait d’un moment d’absence totale de la défense catalane pour réduire la marque et sauver l’honneur lyonnais (4-1, 44’). Visiblement les Barcelonais étaient déjà rentrés au vestiaire. La sortie des artistes était manquée mais le souvenir des 43 minutes précédentes pas pour autant effacées, loin de là... Il s’agissait juste d’un petit avertissement, du genre la bête gît par terre, grièvement blessée mais elle bouge encore.

    Visiblement l’avertissement ne fût pas entendu et au retour des vestiaires, les Blaugrana commirent une nouvelle erreur de concentration en défendant très mal sur Delgado dont le centre trouvait Juninho tout seul à l’angle des six mètres (4-2, 48’). Quatre buts à deux après avoir affiché autant de maîtrise et s’être ouvert une autoroute californienne vers la qualification, voilà qui était plus que rageant. Car après tout, encore un but lyonnais, et c’était retour à la case départ ! Lyon incapable de la moindre révolte jusqu’alors se voyait mâcher le travail et pouvait toujours garder quelques illusions. Le spectre du match retour contre l’Espanyol en Coupe du roi où le Barça avait mené 3-0 en se baladant avant de laisser revenir son adversaire à 3-2 et de finir le match en serrant très fort les fesses faisait ainsi doucement son apparition.

    Néanmoins, la révolte lyonnaise n’arrivait pas. Certes les débats se rééquilibraient, mais le Barça ne paniquait pas pour autant. Il se créait même les occasions les plus sérieuses par Eto’o (56’), Henry (59’), Xavi (60’) ou Messi (78’).

    Au fil des minutes, l’impuissance des Lyonnais était patente, mais le risque, bien que minime, demeurait. Le caractère facétieux des dieux du football et la friabilité affichée dans ce match et depuis deux bons mois par l’assise défensive catalane ne pouvaient complètement écarter ce scénario. De fait, certains supporteurs lyonnais pourront sans doute s’amuser au jeu du « et si » en repensant au tir raté de Benzema à la 82ème minute.
    Mais Lyon, avec un Benzema catastrophique dans ses prises de balle, n’a jamais réussi ni à donner le frisson au Camp Nou, ni à instiller le doute dans les esprits du onze catalan. La gestion du Barça a été un peu poussive, certes, surtout après une telle première mi-temps, mais bien suffisante pour assurer le coup face à un Lyon aussi limité.

    Ainsi le temps s’écoulait, tandis que l’énervement lyonnais montait et aboutissait à l’expulsion logique de Juninho (90’). Keita, entré en jeu à la place de Henry, jaillissait alors finalement dans les arrêts de jeu pour corser définitivement l’addition en marquant le cinquième but barcelonais. 5-2, contrat plus que rempli avec du spectacle, du jeu et des buts.

    Nul doute néanmoins que Guardiola, en éternel perfectionniste, aurait aimé que le chef d’œuvre auguré par les 43 premières minutes soit plus abouti.

    En l’espace de deux matches contre Bilbao et Lyon, le ciel catalan grevé de nuages il y a peu, s’est subitement éclairci. Le soleil brille à nouveau. Le coup de barre n’a pas duré. Néanmoins, et ce sera essentiel pour la suite dans cette compétition européenne, le Barça a encore eu la preuve que le moindre relâchement se paye cash. On apprend de ses erreurs parait-il.

    Les joueurs :
    Valdes : 6
    Impuissant sur les deux buts lyonnais. Au chômage technique le reste du match.

    Alves : 6
    Un match presque moyen du Brésilien. Il faut dire que l’on a un certain niveau d’exigence avec ce joueur vu ce qu’il a montré cette saison. Le danger est rarement venu de ses montées et il a peu combiné avec Messi. Son activité a néanmoins été importante, notamment en deuxième mi-temps. Bizarrement il fut l’un des joueurs catalans les plus brouillons dans ce match où la qualité technique était globalement stratosphérique.

    Marquez : 6,5
    Une ouverture lumineuse pour Henry et une prestation défensive très sérieuse. Un jeu long diabolique. Il est court sur le second but Lyonnais.

    Piqué : 6,5
    Un match très solide notamment dans la couverture de Benzema et la relance.

    Sylvinho : 6
    Bon match du vétéran brésilien qui a bien tenu son couloir et qui a apporté ponctuellement le surnombre offensivement. Contrat rempli.

    Touré : 8
    Monstrueux, il a aimanté tous les ballons avec un placement toujours judicieux et une agressivité parfaitement dosée. Son jeu calme, propre et plein de vista a encore été une des clés du match.

    Xavi : 8
    Il a mangé le milieu de terrain lyonnais par ses déplacements et sa technique. Deux passes décisives. Allez, on va bien trouver un bémol : il oublie Makoun en fin de première mi-temps sur le corner du but.

    Iniesta : 8
    A nouveau insaisissable, il a illuminé le jeu catalan et permis à Xavi de s’exprimer totalement. Un bonheur pour les yeux.
    Remplacé par Hleb.

    Messi : 7
    Discret, mais tellement précieux avec ses prises de balles et son sens du jeu qui ont tétanisé la défense lyonnaise. Il a vraiment joué collectif avec en prime un but « à la Messi » (je pars de l’aile, j’enrhume tout le monde en repiquant et j’enroule) magnifique.

    Eto’o : 7,5
    Un vrai poison devant car il a vite pris l’ascendant sur Cris et Boumsong en jouant un rôle de point d’appui essentiel (comme sur le but de Messi). Alternant entre l'axe et le couloir droit, il a retrouvé le chemin du but tout en participant énormément au jeu collectif.
    Remplacé par Bojan.

    Henry : 8
    Un doublé qui a exécuté Lyon. Un réalisme total pour le Français qui nous a pourtant tellement habitué à vendanger. Allez, pour faire le grincheux, on dira qu’il a manqué le triplé qui aurait définitivement achevé Lyon. Dans le jeu il a été très présent et disponible avec pour couronner le tout une passe décisive pour Eto’o. Un carton jaune idiot pour protestation.
    Remplacé par Keita, buteur.

    Fiche technique :
    FC Barcelone : Valdés ; Alves, Piqué, Márquez, Sylvinho ; Xavi, Touré, Iniesta (Hleb, 90+ 2') ; Messi, Eto'o (Bojan, 85'), Henry (Keita, 74').

    Olympique Lyonnais : Lloris ; Clerc (Bodmer, 45'), Cris, Boumsong, Grosso ; Juninho, Toulalan, Makoun ; Delgado (Kallstrom, 61'), Benzema, Ederson (Kader Keita, 84').

    Arbitre : Tom Henning Ovrebo (Norvège).
    Avertissements : Cris (12') ; Juninho (34' et 90') ; Henry (45') ; Delgado (49') ; Grosso (63'); Makoun (70') ; Toulalan (75').
    Expulsion : Juninho (deuxième avertissement 90')

    Buts :
    1-0, Henry (24')
    2-0, Henry (27')
    3-0, Messi (39')
    4-0, Eto'o (43')
    4-1, Makoun (44')
    4-2, Juninho (48')
    5-2, Keita (90+4')


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