Bazars de Bab Marrakech : Saison de vaches maigres

Discussion dans 'Scooooop' créé par fax02, 20 Juillet 2008.

  1. fax02

    fax02 Stranger in the life Membre du personnel

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    Achetés pour pérenniser un séjour, gardés comme un objet fétiche, offerts comme cadeaux, placés fièrement dans un intérieur, les produits de l'artisanat marocain ont une grande valeur de par le monde.


    Cependant, le commerce de ces produits n'est pas florissant pour autant notamment du côté des bazars de Bab Marrakech. Tous les matins, les propriétaires de ces échoppes s'adonnent à leur rituel quotidien, disposant minutieusement leurs marchandises et attendant éternellement les amoureux de l'artisanat marocain. Certains d'entre eux s'assoient devant leurs magasins et se limitent à contempler les curieux qui survolent du regard les prix indiqués sur les vitrines. Ce sont les mêmes rituel et optimisme empreints de bravoure affichée au quotidien par ces propriétaires.

    Car depuis quelque temps, le commerce des œuvres artisanales bat de l'aile. Sur la trentaine de bazars qui bordent le boulevard Houphouët Boigny (ex-Al Hansali), les acheteurs n'affluent pas et c'est le moins que l'on puise dire. Nous sommes pourtant en pleine saison estivale, période de l'année qui connaissait, en d'autres temps, une affluence considérable de touristes friands de l'artisanat marocain.
    «Le nombre de clients est en chute continue, spécialement cette année», constate Haj Hassan, propriétaire d'un magasin de vêtements en cuir. C'est après un long soupir que Haj Hassan évoque les regrettables années 80 et 90, plutôt florissantes. «Nos clients étaient en majeure partie de l'ex-URSS, de la Pologne, de l'Ukraine... Ces derniers savent vraiment apprécier la qualité de nos produits de cuir pure», a-t-il affirmé. Et d'ajouter que la concurrence a écrasé les ouvriers des tanneries traditionnelles de Meknès et de Marrakech, ne leur laissant que quelques miettes.

    Selon Haj Hassan, la crise que vit le marché de cuir est due surtout à l'invasion des produits chinois, et aux tendances de mode qui varient chaque année. Même constat auprès des commerçants de boiserie. Ces derniers confirment que les clients se font de moins en moins rares, le nombre des touristes consommateurs diminue, et les Marocains accordent peu d'importance aux produits
    artisanaux. « Les articles en thuya fabriqués à Essaouira non plus la cote comme avant. Les commerçants souiris retournent souvent chez eux chargés de marchandises invendues», nous confie avec amertume Abderahim, propriétaire de bazar. «On est en véritable situation de crise. De fait, on doit attirer à la fois le plus grand nombre de clients et vendre un produit impeccable. Dure besogne, puisque le produit artisanal, très souvent fait à la main, coûte cher», explique un autre vendeur. Selon les commerçants du boulevard Houphouët Boigny, les facteurs de cette crise sont multiples. Pour Ahmed, un commerçant de tableaux et d'objets de poterie, le ministère du Tourisme doit lutter contre l'anarchie dont souffre le secteur.

    «Le problème réside dans le non-agencement des efforts et l'absence de dialogue entre les commerçants d'un côté et l'Etat d'un autre», a-t-il précisé.
    Cependant, certains habitants de la métropole ont une autre vision des choses. Une grande partie de cette clientèle ne cache pas son mécontentement vis-à-vis du comportement d'une partie des «bazaristes». Pour Fatima Zohra, jeune Casablancaise, «les propriétaires des bazars doivent d'abord changer leur comportement avec les clients marocains et prendre en considération que leur bourse est beaucoup moins importante que celle d'un Européen
    par exemple».

    «Certains bazars affichent des prix souvent exorbitants. Ainsi, je me trouve contraint d'acheter des produits artisanaux durant mes visites aux autres villes surtout que Casablanca n'est pas vraiment connue pour un produit spécifique», rétorque un Casablancais sexagénaire. «Faux», répond Ahmed, un vendeur de tableaux. «Les gens avancent que nos articles sont trop chers et qu'ils n'ont pas assez d'argent pour acquérir des produits artisanaux. Mais en réalité, il s'agit d'une non-valorisation et d'une grande négligence du produit marocain.
    Je fais ce métier, depuis des années et je peux vous garantir que les Marocains préfèrent s'asseoir dans un café, fumer une cigarette que de participer à l'encouragement de l'artisanat», explique-t-il sur un ton coléreux.

    Un avis partagé par Malika et son époux en séjour à Casablanca. Ce couple fassi a préféré acheter ses tapis du boulevard Houphouët Boigny. « Les prix ici sont convenables. De plus, les tapis de l'artisanat vendus dans ces bazars ont un charme irrésistible», nous confie la dame.
    Les Marocains sont, en effet, devenus attentifs à la beauté du produit typique et savent admirer sa finesse. Mais, c'est malheureusement un produit qui reste au-dessus de leurs moyens.
    Ils peuvent certes se permettre de s'offrir un article de temps à autre, mais, pour eux, ceci reste un luxe. Le cœur y est certainement, mais le pouvoir d'achat ne suit pas.

    Conscients de cette réalité, les propriétaires des bazars diversifient leurs étalages et adaptent les produits proposés à la demande générale.
    Ils privilégient aussi les nouveaux articles qui ne coûtent pas très cher. Babouches, sandales en cuir et paillettes, poignards, petites boîtes en bois sculpté, lampes en fer forgé et pouffes constituent l'essentiel des produits les mieux vendus. Quelques bazars se sont convertis à la vente d'autres marchandises tout à fait hybrides : des tableaux, des valises, des planches de surf pour amateurs et d'autres objets qui n'ont aucun lien avec l'artisanat.
    D'autres se sont transformés en cybercafés. Un autre indicateur révélateur, cette fois-ci, de la crise qui s'installe dans ce commerce.

    Le Matin
     
  2. @@@

    @@@ Accro

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    les bazaristes sont eux les responsables de cette crise.
    avant ils ciblaient les touristes étrangers et leur vendaient le mensonge parfois :berrad diyal moulay ismail ou le sabre de sidna ali .
    Le touristes est harcelé lors d'une visite dans un bazar et ne peut jamais circuler librement." bonjour la gazelle,entrez c'est juste pour le plaisir des yeux".
    on demande au début un prix qui est réduit souvent et aprés marchandage à plus de 50%.les touristes n'apprécient pas ce comportement et préferent donc fuir ces lieux et bcp gardent une mauvaise image des vendeurs marocains.
    des fois le touriste achete rab3a diyal les épices à 3000 dhs(c'est du vécu).
    il ya 2 semaines et lors d'un circuit de villes impériales un allemand a acheté un bérrad à fes au prix de 16000 dhs(seize mille dhs).le vrai prix de cet objet ne dépasse pas 300 dhs.machi hada monkar ??.
    les bazaristes ont toujours préféré vendre à un touriste qu'à des marocains.
    daba les touristes 3a9ou bihoum et donc ils se retournent vers les locaux.
     
  3. nikita

    nikita P£rsOnNaG£ dOuBl£ [...]

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    kiderbok de99a lnifff kont tchof la place d'artisanat a rabat ossi wow
     
  4. modestyboy

    modestyboy veridique

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    a casa c'est pire!!!!!!!!!!!!! a rabat je pense que le nombre des bazars est tres limité!!!
     

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